Voyage en Corée du Sud en 2012
Préambule du voyage en Corée du Sud
Denise et moi, cette année, nous avons décidé de faire découvrir la Corée du Sud à nos enfants, c'est leur pays d'origine. Ce projet, nous l'avions en tête depuis de nombreuses années.
Nous souhaitons leur permettre de découvrir des paysages et une culture bien différente de l'Europe, et de la France en particulier. Aucune motivation, ne s'est manifesté de leur part, pour rechercher, ou pour tenter de renouer avec leurs familles biologiques.
J'ai tenté de trouver un maximum de documentation sur le patrimoine historique, les villes modernes, les paysages, la cuisine et l'actualité militaire de la DMZ. Pas ou peu d'informations... Le pays semble être ouvert au tourisme, mais principalement asiatique. J'ai établi un itinéraire, qui semble essentiel et incontournable, pour un périple de 17 jours.
La Corée du Sud, est un territoire à peine plus grand qu'un quart de la France : quatre cent cinquante kilomètres, entre la frontière avec la Corée du Nord, et la côte méridionale, au sud de la péninsule ; deux cents kilomètres de largeur, entre la Mer Jaune et celle du Japon.
Séoul
Gyeongju
Busan
Jeju-Do
D M Z
- - - - - - - - - - - - - - -
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Visa
France - pas de visa de tourisme pour des séjours inférieurs à 90 jours.
Le passeport doit être valide encore au moins 6 mois après la date de retour.
Vaccination
Aucun vaccin spécifique n'est requis pour la Corée du Sud.
Question argent
La monnaie est le won.
Mai 2012. 1 euro = 1 460 wons (KRW). Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 9 heures 30 à 17 heures 30, et le samedi jusqu'à 13 heures 30. La carte Visa est acceptée dans les grands magasins et dans les grands hôtels.
Question hébergement
Séoul
Stay Koréa.
Hébergement réservé par Internet. Site www.staykorea.co.kr. Accueil très sympathique de Sun, la propriétaire. Le Français est parlé par le personnel. Le logement est bien situé dans la ville, dans le quartier de Hongdae, près de la station Hongik University, à la sortie 2. 50 000 KRW la nuit.
Gyeonju
Momo Jein.
Rue Dongseongno.
Petite pension familiale de quelques chambres, dans le centre ville. Hébergement bien situé en centre-ville. Très bon accueil. 50 000 KRW la nuit.
Busan
Blue Backpackers.
8-8. Sincheon-daero 102 beon-gil.
Hôtel propre. L'accueil du personnel est très sympathique. L'accès est facile. 50 000 KRW la nuit, avec le petit-déjeuner.
Jeju-Si
Tapdong hôtel.
Établissement bien situé, avec de jolies chambres, directement avec la vue sur le front de mer. 55 000 KRW la nuit.
Seongsan-Ri
Ilchulbong Tourist Hôtel.
244. Hando-Ro.
Grand hôtel, très propre et confortable. Belle vue sur le volcan. 40 000 KRW la nuit.
Question transport
Air
Compagnie Air Busan
Vol de Busan à l'Ile de Jeju-do = 350 800 KRW les 4 billets.
Compagnie Jeju Air
Vol de Jeju-do à Séoul = 195 200 KRW les 4 billets.
Routier
Bus
Séoul - Gyeongju : 320 kilomètres. 3 heures 30 de trajet. 80 200 KRW les 4 billets.
Gyeongju - Busan : 90 kilomètres. 1 heure de trajet. 18 000 KRW les 4 billets.
Questions au quotidien
Un sentiment de sécurité règne partout dans le pays. Les Coréens sont chaleureux, attentionnés, disciplinés et respectueux. Ils sont toujours prêts à rendre service, sans rien demander en retour. Les Coréens sont pressés... Toujours pressés ! Aussi, tout est fait pour leur facilité la vie.
Pour les déplacements, les moyens de transport par rail, bus et métro sont très développés, confortables, et propres. À Séoul, le réseau du métro est excellent et pas cher. Il faut se procurer la carte T-money. Les informations sont efficaces.
L'usage de l'anglais est très recommandé. Le tourisme, pour l'instant est limité, et il est difficile de communiquer et de se faire comprendre, dans les lieux non-touristiques.
Décalage horaire : neuf heures de moins qu'en France l'hiver, et huit heures l'été.
Mardi 15 mai 2012
Nous arrivons à Paris par le TGV, dans la matinée. Nous consacrons la visite de la capitale, au Louvre et au Sacré Cœur. Le temps est pluvieux et frisquet, heureusement, la météo, semble plus optimiste du côté de Séoul.
Nous passons la nuit à l'hôtel Altona. Depuis des semaines, j'ai planifié l'itinéraire du voyage. Quel itinéraire choisir ? Où aller ? Combien de temps à chaque étape ? Dans le salon de l'hôtel, je présente mon petit travail de recherche sur les lieux d'intérêts, qui devrait nous permettre de profiter d'un séjour agréable... Visites culturelles, se détendre à la plage, randonner dans les montagnes, ou se faire plaisir autour d'une bonne table...
Mercredi 16 mai 2012
L'avion de Manuela et de Benjamin, décolle à midi. Le vol est direct, et l'arrivée est prévue à Séoul, demain matin à 7 heures. À la suite d'un quiproquo, il nous est impossible pour nous, d'avoir les sièges sur le même vol.
Notre avion, décolle à 20 heures ce soir. Notre arrivée est prévue jeudi, à 13 heures 30.
Jeudi 17 mai 2012
Dès notre arrivée à l'aéroport Inchon de Séoul, nous nous familiarisons avec les transports publics coréens. Sun, notre logeuse, nous a fait un petit topo, par Internet.
Les formalités administratives sont très vite réglées. Nous grimpons dans le train Arex Airport Express. Les rames sont modernes et confortables. Nous descendons, 50 minutes plus tard, à la station Honjik, près du Stay Koréa, dans le quartier Hongdae.
Quelle belle surprise, Manuela et Benjamin nous accueillent dans la petite cour de l'auberge. L'accueil de Sun est chaleureux. Les contacts par mails, les mois précédents, ont été très cordiaux.
Dès notre installation terminée, nous partons à la découverte de la capitale. Pour déjeuner, Sun nous a conseillé les restaurants, qui sont proches du Marché de Gwangjan.
Nous prenons place, à la table d'un restaurant, à la cuisine populaire et traditionnelle. L'ambiance moderne et chaleureuse, est parfaite pour découvrir un monde de saveurs et de couleurs.
Sur un barbecue, placé au centre de la table, nous faisons griller de fines côtes de bœuf marinées, appelées galbi, et du travers de porc, appelé dwaeji.
Les viandes sont accompagnées par du kimchi. C'est l'indispensable condiment qui accompagne la cuisine coréenne. Il agrémente tous les repas de la journée. Emblème de la cuisine, il n'existe pas une recette unique de kimchi, mais près de deux cents sortes. Il est confectionné avec du chou chinois, des radis blancs et des concombres, plongés dans la saumure. Ce mélange est assaisonné de piment rouge et d'ail... Puis pour terminer, il est mis à fermenter dans des jarres.
Le serveur, nous apporte sans avoir passé la commande, des petites assiettes colorées. C'est le banchan... Servis en petites portions, les assiettes peuvent être remplies de nouveau, et c'est toujours gratuit !
Benjamin, amateur de cuisine coréenne, reconnais le gamjang jorim (des pommes de terre braisées avec de la sauce de soja), le doenjang (de la pâte de soja) et le gochujang (de la poudre épicée de piment rouge, de soja et de farine de riz). La gastronomie locale, avec ses saveurs uniques et sa méthode de préparation, devrait nous offrir une expérience culinaire inoubliable.
Le défi est réussi ! La viande du barbecue... Un régal. Mais il me faudra un peu plus de temps, pour apprécier le kimchi.
Munis d'un plan des rues, nous nous dirigeons vers la N Séoul Tower, un des monuments touristiques les plus connus de la ville.
La N Séoul Tower est édifiée au cœur de la métropole sur la colline de Nansam. Construite en 1969, sa flèche culmine à 236 mètres de haut. Elle sert de tour de télécommunications depuis 1971. L'observatoire en haut de la tour a été inauguré en 1975. La plateforme, abrite un complexe culturel et touristique... Avec bien sûr, énormément de boutiques de souvenirs.
Pour accéder à la tour, il y a trois possibilités.
- En bus ou en navette.
- En téléphérique.
- À pied, par un sentier.
Marcher est le moyen de transport le moins coûteux, mais le trajet est plus long ! Le sentier est une longue montée, d'une centaine de marches. Les arrêts sont nombreux, pour profiter de la vue incroyable sur la capitale.
La Tour est ouverte tous les jours de l'année de 10 à 23 heures. La nuit est tombée, lorsque Denise achète les billets. Pour entrer, il faut payer 9 000 wons chacun. Nous prenons place dans un ascenseur qui nous mène vers un mirador.
L'attrait principal de l'édifice est son observatoire. Du quatrième et du cinquième étage, Séoul, grâce à des moyens technologiques, se dévoile sur 360°. Dans la nuit, les rues de la tentaculaire mégapole scintillent de mille feux.
La terrasse extérieure est un lieu privilégié pour les amoureux. Les jeunes couples, viennent célébrer leur amour et passer un moment romantique.
Les Sud-Coréens sont les rois de la mise en scène. Les amoureux accrochent un cadenas, sur des équipements publics (rambardes et garde-corps). Leurs noms ou initiales, avec la date de leur venue, sont gravés. La coutume veut que les amoureux jettent la clé pour ainsi sceller leur destinée.
Il y a des cadenas d'amour partout !
La Tour, visible depuis chaque point de la capitale, est un point de repère incontournable.
Nous nous enfonçons dans le centre-ville. Dans les rues, l'ambiance est un peu "folle" ! Enseignes lumineuses à gogo... Sonos qui crachent de la musique devant les magasins, et ça grouille de monde. Au Marché Namdaemun, les ruelles, sont bordées de "10 000" échoppes. Chaque stand, met en valeur la restauration populaire et traditionnelle. Une énergie incroyable se dégage dans ce quartier.
C'est le plus grand et le plus ancien marché de Corée du Sud. Fondé sous le roi Taejong, il accueillait les marchands. Au fil des siècles, il est devenu, un atout majeur pour toutes les marchandises. Le marché est coloré et très achalandé, on y trouve de tout !
Dans les allées, soigneusement organisées, le brouhaha est ininterrompu. De l'aube au crépuscule, le marché est ouvert 24 heures sur 24.
Les Séoulites et les touristes, plongent dans la journée, dans un monde rempli de boutiques de vêtements, de produits alimentaires, d'articles ménagers et de souvenirs. Le soir, c'est la cuisine coréenne qui devient une excellente incitation à voyager... Nous en prenons plein les yeux et les narines. Les stands de restauration sont envahis par une population de gourmands !
Vendredi 18 mai 2012
Nous préparons le petit-déjeuner dans la cuisine du gîte. Avant de partir, Sun, très attentive, nous donne un plan du métro. Avec cette carte, nous pouvons planifier facilement nos déplacements dans les quartiers appelés "Gu". La capitale en compte 25.
Il fait beau, le ciel s'enflamme et le soleil, plonge sur la façade en verre incurvée du City Hall. Ce bâtiment moderne, est imposant, et haut de 13 étages. À l'intérieur, derrière un spectaculaire mur végétal, il abrite les bureaux de l'administration municipale. Son architecture audacieuse est superbe.
Achevé en 2011, l'utilisation du verre et de l'acier, lui donne une impression de "futurisme", représentant en version moderne, les thèmes architecturaux traditionnels coréens.
Dans les rues, nous sommes entraîné par la foule de touristes qui se presse devant l'élégante porte Gwanghwamun, qui donne accès au Palais de Gyeonbokgung.
La porte principale se situe au sud du palais... Elle est magistrale. Construite dans un style grandiose en 1395, elle possède un pavillon à double toiture et trois petites portes. Elle fait partie des sites incontournables à visiter. Il y a trop de monde, nous y reviendrons plus tard, pour détailler tous les décors architecturaux.
Le Palais de Gyeonbokgung date de 1395. Entouré par les montagnes Bugaksan, Namsan, Inwangsan et Naksan, il fut le premier palais royal. Le site est vaste et composé de plusieurs édifices.
Dans la grande cour, la relève de la garde a débuté... Cette cérémonie a lieu deux fois par jour, à 10 heures et 14 heures. Les gardes portent les costumes traditionnels de l'Ère Joseon.
Les simples soldats, ont revêtu des kimonos, d'un bleu électrique, et les officiers, un kimono rouge vif et jaune citron... La chorégraphie est millimétrée. Les gardes, portent des armes, des boucliers, des drapeaux et des étendards.
La relève, s'effectue au son des différents instruments traditionnels. L'esthétisme, fonctionne avec la tradition, au "Pays du Matin Calme".
Jongno-Gu est connu pour être le cœur culturel et historique. Situé au nord du fleuve Han. Ses rues animées témoignent de l'histoire millénaire de la Corée, tout en célébrant sa modernité. Sa rue principale exprime le métissage historique du pays.
Gwanghwamun Square, se trouve dans la rue Sejong-daero est le au beau milieu de Séoul. Une grande place piétonne, de 560 mètres de long, abrite la statue de l'amiral Yi Sun Shin, et celle de Sejong le Grand. Roi de la Corée, il est à l'origine des caractères du "hangeul", l'alphabet qui a été inventé, pour donner au peuple, un accès facile à l'écriture.
Dans le quartier, les vieilles pierres, côtoient les immeubles en verre, les Palais, voisinent avec les restaurants et les boîtes de nuit à la mode.
Le village Hanok de Buckchon, est vieux de 600 ans. C'est un village préservé dans le quartier historique.
Bukchon, signifie "le village du nord" o servi de quartier résidentiel pour les nobles et les fonctionnaires de la dynastie Joseon. À l'ombre des immenses buildings modernes, Bukchon Hanok Village conserve cet héritage. Les rues étroites, sont bordées par des centaines de "hanoks", ce sont les maisons traditionnelles. Visiter ce lieu, c'est faire un voyage dans le temps. Aujourd'hui, le décor un peu "lisse", mais incroyablement charmant. Certains foyers ont été transformés en musées, galeries d'art, en ateliers d'artisanat et en maisons de thé.
Environ, 900 maisons composent le village. Le style traditionnel est caractérisé par les toits inclinés en tuiles noires et les portes colorées. Les matériaux pour la construction sont diversifiés, je reconnais des pierres, du bois, de la terre et du papier de riz. Là, dans un réseau de venelles et de culs-de-sac, règne dans un silence bienvenu, mon appareil photo mitraille sans relâche.
Le Cheonggyecheon, un ancien cours d'eau, asséché dans les années 1960, serpente dans le centre-ville sur 11 kilomètres. Une voie express bitumée fut aménagée. Au début des années 2000, le maire de la capitale, a mis en place un projet de restauration urbain... Une autoroute est détruite, et une belle promenade est créée le long du cours d'eau.
Oasis de verdure dans la ville, très populaire, ce lieu est idéal pour flâner et se relaxer, en passant par des ponts piétonniers, ou pour se rafraîchir près de petites cascades.
Les Séouliens et les touristes, se pressent vers le Marché de Kwang jang. Nous sommes dans le temple du commerce de Séoul, il est gigantesque, toujours marqué par la tradition. Dans ce tohu-bohu, nous pénétrons dans un univers coloré... Que d'émotions. Dès l'aube, le marché explose de bruits, de senteurs et de couleurs.
Odeurs des anguilles grillées, des soupes et des coquillages. Éclat du bleu, du jaune, du rouge, du noir et du blanc sur les étals des marchands de tissu. Dans les bassines des maraîchères, s'entassent les aubergines, les navets et les épinards. Festival de couleurs, dans les bacs des étals de restauration... Navets salés, les choux et radis, marinés et fermentés et les algues brunes. Plats de roi : du thon cru, du pulgogi, un faux-filet mariné.
Nous errons dans les allées bruyantes et encombrées. Immersion profonde de sensations, nos sens sont en éveil, dans la cuisine coréenne. Les serveurs ne parlent pas l'anglais... Il suffit de pointer le doigt sur la photo du plat que nous choisissons.
Assis sur un petit banc, je rougis et je sue devant mon assiette, le piment réchauffe le corps. Pas de repas sans riz. Pas de repas sans une dizaine de condiments. Les petits plats, "fait maison", sont cuisinés par des femmes âgées. Manuela et Benjamin, en piochant dans les différentes soucoupes, sont conquis.
Samedi 19 mai 2012
Le soleil est déjà haut, lorsque nous arrivons dans le quartier de Yongsan, à proximité du fleuve Han. S'il y a un endroit, où la vente de l'électronique est concentrée, c'est bien au marché électronique de Yongsan. Nous sommes stupéfaits par la taille du complexe !
Le marché, est un passage obligatoire et surtout le paradis, pour les passionnés d'informatiques. Ce temple des technologies nouvelles, abrite 6 000 boutiques, dans six bâtiments.
Nous passons de l'un à l'autre, par des passerelles. Sur plusieurs étages, nous trouvons des ordinateurs, des portables, des lecteurs MP3 et tous les gadgets inimaginables... Tout y est !
Les passionnés, ainsi que les novices de gadgets, peuvent essayer les dernières nouveautés. Mais attention, lentement, les modes d'achats diffèrent, et le nombre de visiteurs diminue. Les prix sont moins compétitifs, alors, les commerçants se concentrent sur la vente du commerce de détail en ligne.
Nous fuyons l'agitation de la circulation et de la foule. Le fleuve Han, avec ses eaux paresseuses, coupe la capitale en deux. Il est large comme "un delta". La municipalité, a aménagé des espaces verts, le long d'une longue promenade.
Les Séouliens, viennent pique-niquer dans ce lieu de villégiature. Pour les sportifs, des pistes cyclables sont construites, le long de ses rives.
La densité de population est très élevée. Séoul compte environ 11 millions d'habitants. La majorité, réside dans d'immenses blocs d'appartements. L'horizon est constitué d'une barre verticale de bâtiments, dont la conception, ressemble à des structures du futur... C'est impressionnant !
Le Musée National à une particularité appréciable. Son accès est libre sans réservation. Le bâtiment est gigantesque, il se situe près du Parc Familial. La structure moderne, est entourée de jardins, d'un étang et d'anciennes pagodes en pierre.
Plusieurs galeries, mettent en scène l'histoire de la Corée du Sud et les différentes dynasties. Dans ce bel écrin, la visite est instructive et captivante, nous passons un bon moment de découverte et de détente. Une belle entrée en matière, pour s'imprégner de l'histoire, avant de visiter le pays.
L'histoire du pays est retracée, de la préhistoire, pour terminer à l'époque contemporaine. Le Musée est divisé en 3 étages. Les salles d'expositions présentent des collections de calligraphies, des peintures, des sculptures, des céladons et des céramiques. Plusieurs dizaines de milliers de pièces dans sa collection...
Dans le hall d'entrée, exposée au rez-de-chaussée, il est impossible de manquer l'immense pagode en pierre de dix étages et d'une hauteur de 13,5 mètres. Elle est entièrement sculptée d'animaux (dont des lions) et de Bouddhas. Dérobée par les Japonais, elle fut restituée au pays en 1918.
La marche à pied ça creuse, pause repas... Et pause tout court !
L'abondance des petits plats nous laisse perplexes. Par lequel commencer ? Photo photo...
Le temps est splendide, favorable à la marche. Nous reprenons la découverte des quartiers. J'éprouve quelques difficultés pour me guider, car le plan n'est guère explicite, mais la flèche de la Tour Power, chère à Manuela, s'élance vers le ciel. Elle est visible depuis toutes les rues, et nous sert de point de repère.
Nous sommes devant la Porte Gwanghwamun, la porte principale du Palais-Royal de Gyeongbokgung. Le "Palais du bonheur resplendissant", aperçu la veille.
L'arc central était utilisé uniquement par le roi, alors que les héritiers et les fonctionnaires, utilisaient les entrées latérales.
Le Palais a été construit en 1395 par le premier roi de la dynastie Joseon. C'est le site majeur de Séoul, dont tous les touristes sont invités à visiter.
Il fut détruit lors des invasions japonaises et d'un incendie. Actuellement, un chantier de restauration est en cours pour des dizaines d'années. Les trois portes monumentales, richement décorées, séparent des cours intermédiaires, au style épuré.
Ce soir, malgré le nombre important de visiteurs, et tous amateurs de selfies, nous ne ressentons pas l'oppression de la foule, tant les lieux sont vastes.
L'intérieur du Palais est splendide, l'espace est ouvert, et donne une sensation solennelle, à cause de sa hauteur.
Nous suivons le flot des visiteurs dans les diverses salles abondamment ornées. Geunjeongjeon, était la salle du trône des rois de la dynastie Joseon pour assurer les affaires importantes de l'État.
La salle repose sur un socle en pierre. Des statues d'animaux complètent la décoration. Le toit est particulièrement décoré, les motifs colorés. L'ensemble est dominé par un joli vert.
La salle est sobre, peu de meubles dans cet espace immense, mes yeux sont rivés en direction du plafond qui est superbe. Derrière le trône, se trouve une peinture, avec une montagne à cinq sommets.
Le centre du Palais, est le plus grand monument en bois, de Corée du Sud.
À l'extérieur, les sculptures sont omniprésentes. Dans cette atmosphère paisible qui se dégage des lieux, c'est une occasion de découvrir la beauté des peintures et des ornementations sculptées.
Le jardin du roi, est tout aussi intéressant. Le pavillon Gyeonghoeru est construit au milieu d'une petite ile sur un lac. Le temple est aménagé en musée. À l'époque, il servait de salon de thé pour les époux royaux. Il n'a pas de murs extérieurs, ni de murs intérieurs. La structure est soutenue par 48 colonnes de pierre. Sa visite est limitée et uniquement sur réservation.
En début de soirée, la température douce et agréable, incite les touristes à profiter de la pelouse.
Une reconstitution historique se déroule sur une scène. Énormément de couleurs, mais pour comprendre les paroles, mieux vaut parler le coréen !
Dans le quartier de Dongdaemun, la nuit, est tombée. L'atmosphère est à la fête. Nous nous laissons entraîner dans ce carnaval qui respecte la tradition. La parade est appelée "Yeon Deung Hoe", également connue sous le nom de "Lotus Lantern Festival". L'événement a lieu à chaque printemps, depuis plus de 1000 ans, à dix jours de l'anniversaire de naissance de Bouddha. Il célèbre sa naissance.
Le défilé nocturne est immense, éclairé par 100 000 lanternes de lotus. À la tombée du jour, des milliers de lanternes, aux couleurs de l'arc-en-ciel, transforment en un kaléidoscope géant, les rues de la capitale.
Les créations artistiques, toutes illuminées sont magiques. Ce jour est férié, le public, très nombreux, fait la fête dans une ambiance joyeuse et festive.
Sur les chars, les lanternes ont la forme de fleurs de lotus, d'autres de dragons, d'animaux ou de fleurs. Les participantes ont revêtu de très beaux hanboks aux multiples couleurs. Nous restons collés sur le trottoir, fascinés par le spectacle, nous avançons jusqu'au milieu de la chaussée.
Le festival est un moment de joie, pendant lequel les frontières sociales sont effacées.
La parade se termine au Temple Bouddhique de Jogye-Sa.
L'heure tardive et la fatigue nous chassent de cette liesse populaire. Mais les effluves agréables, d'un restaurant de barbecue, nous attirent. Les grillades sont accompagnées d'une ribambelle de banchan. Le maniement des baguettes s'impose ! Merci aux enfants.
Retour vers notre logement. Nous rejoignons une station de métro, en parcourant les bords du Cheonggyecheon.
La longue promenade, qui longe la rivière Gaecheon est toute illuminée. L'aménagement des rives est un pari réussi par la municipalité.
L'agencement urbain, est très respectueux de l'environnement. Il permet de réduire la pollution, et de faire baisser la température de quelques degrés. Là, le silence est bienfaisant, nous nous joignons aux Séouliens, qui ont terminé la parade.
Dimanche 20 mai 2012
Dès le petit-déjeuner terminé, nous nous rendons au terminal des Bus Express. Le bus nous éloigne de la capitale et de sa banlieue, construite toute en verticalité, de ses bruits et de ses lumières.
Nous traversons un pont imposant qui surplombe le fleuve Han. Le chauffeur, prend la direction du Sud-est, en empruntant uniquement une autoroute pour aller à Gyeongju. La ville, est l'ancienne capitale du royaume de Silla.
Au fil des kilomètres, le pays recèle de paysages variés, mais dans la campagne, le contraste est différent... Dans les villes nouvelles, l'horizon est garni par des gratte-ciel pour l'habitat... Mais comment font les Coréens, pour habiter dans ces milliers de tours d'habitation ? Comment habiter dans ces "cages à lapin" ?
Malgré ce développement urbain effréné, la nature occupe une place importante... L'autoroute traverse des collines arborées, et une agriculture variée, dans les vallées. Des marais ont été aménagés en rizières. Les carrés d'eau, découpés géométriquement, reflètent la lumière comme un miroir. Des paysans, produisent de l'orge, du coton, du soja, et du maïs. Les céréales, sont à la base de leur alimentation depuis des millénaires. D'autres agriculteurs, cultivent la tomate, le chou, le piment et la pastèque.
Le nez collé à la vitre, les trois heures de trajet, à découvrir de nouveaux horizons, passent rapidement. Le conducteur nous dépose dans le terminal routier de Gyeongju, la ville des temples.
Gyeongju était l'ancienne Capitale du Royaume de Silla, (57 av. J.-C à 935 après J.-C.) qui contrôlait une grande partie de la péninsule.
La ville est surnommée, le "Musée sans murs", elle concentre le plus grand nombre de tombeaux, de temples, de pagodes et de palais de tout le pays. À notre descente, j'ai l'illustration de l'une des difficultés à laquelle nous allons être confrontés dans les campagnes... La communication ! Pas un chauffeur de taxi parle Anglais. Sun, notre hôtesse du Stay koréa, nous a rédigé en coréen, un petit texte, avec l'adresse d'une auberge.
Un passager du bus, qui a fait le trajet avec nous, vient spontanément nous aider. Dans un Anglais parfait, et d'une voix posée, il se plie en quatre pour nous transporter dans sa voiture. Par téléphone, il contacte la propriétaire du logis où nous souhaitons séjourner. Forts de toutes les indications, nous mettons nos sacs dans le coffre.
Très érudit, l'homme nous dépose, devant la Guesthouse Momojein, dans une petite ruelle du centre-ville. Il refuse, malgré notre insistance, tout dédommagement.
L'accueil de notre hôtesse est plein de délicatesse. Voyant Denise admirer un éventail sur une étagère, spontanément, elle le lui offre, en lui précisant que c'est son père qui l'a peint.
Ces deux épisodes confirment le savoir vivre, la générosité et la gentillesse des Coréens. Toutes les qualités, qui sont soulignées dans les brochures...
Le temps est doux et humide, favorable à la marche. Dès nos bagages déposés dans les chambres, propres et confortables, nous allons visiter le Parc des Tumulis, qui renferme des tombeaux des Souverains de Silla.
Après avoir traversé quelques rues commerçantes, nous "tombons" dans le quartier ancien traditionnel. Le village n'est pas immense, mais nous sommes saisis par le charme et le romantisme de quelques hanoks, des œuvres du street-art, et de petits temples. Le centre ancien n'est pas grand, mais c'est différent de Séoul... Un autre monde !
Le Parc des Tumulis est le secteur touristique de la ville. Ce grand espace vert, est fabuleusement beau. La pelouse, ombragée est parfaite, le gazon est court et impeccable. Les locaux viennent s'y détendre, les enfants y jouent aux cerfs-volants.
Encore quelques pas, et nous entrons dans le Parc Wolseong. Il abrite le plus vieil observatoire d'Orient, appelé Cheomseongdae.
De forme cylindrique, il fut bâti entre 632 et 646. 362 pierres, aux diamètres identiques, sont étagées sur 27 niveaux, pour atteindre une hauteur de plus de 9 mètres. Sa conception simple, est très sophistiquée.
La tour est orientée en fonction de certaines étoiles. Son rôle, était de déterminer les différents équinoxes, solstices, et autres moments de l'année solaire.
Nous sommes au cœur des ruines de la Forteresse Banwolseong. Cerné par les montagnes, le décor champêtre d'un immense jardin, sur lequel explosent les vives couleurs des fleurs, nous laisse sans voix...
Des paysagistes, ont accordé un intérêt important, pour aménager les pierres et garder un effet naturel. Les jardiniers ont la main verte !
Dans une allée, nous croisons un petit chien, tenu en laisse par ses propriétaires. Il est accoutré d'un vêtement coloré, les oreilles sont teintées en orange fluo... La scène est cocasse et un peu délirante !
La chirurgie esthétique, c'est pour bientôt ? Dans le pays, les Coréens ont succombé à la tendance botox pour leurs compagnons à quatre pattes... Remodeler les oreilles, raccourcir la queue, ou encore, l'agrandissement des paupières !
Alors que le soir tombe, après avoir traversé la route, nous arrivons sur les rives de l'Étang Anapji. Creusé en 674, après la chute de Silla, ce lieu fut abandonné pendant des siècles. Reconstruit en 1974, sa visite est particulièrement photogénique en soirée.
La nuit est tombée doucement. Les pavillons traditionnels, qui entourent le lac, sont illuminés et miroitent dans l'eau. Les reflets de tous les éléments sont splendides.
Photos, photos... Difficile de détacher les yeux de ce cadre harmonieux et ravissant.
Les Coréens, mangent le soir vers 18 huit heures. L'offre de restauration est pratiquement nulle après 20 heures.
Nous galérons pour trouver un restaurant ouvert. Nous trouvons finalement notre bonheur dans une cantine traditionnelle. Le cadre est sympathique et reposant.
Le serveur nous conseille l'incontournable Bibimbap : du riz, des légumes et du bœuf. La variété du banchan, nous surprend une nouvelle fois. Les assiettes colorées sont une source de questions... Vais-je aimer ? Est ce chaud ou froid, est-ce trop épicé, trop salé ou trop sucré ?
Lundi 21 mai 2012
Virée très matinale pour nous deux. Manuela et Benjamin profitent du calme du Momojein, pour récupérer des longues journées de marche, depuis notre arrivée dans le pays.
L'activité commerciale démarre tout doucement dans les rues. Nous faisons un tour au marché traditionnel de Jungang. Le lieu est un incontournable, lors de la visite dans cette ancienne capitale. Les 700 échoppes sont très achalandées. Chaque allée, conformément à la tradition asiatique, est spécialisée : pour les vêtements, les poissons, les viandes, une zone est particulièrement riche en diverses épices. Nous remarquons souvent les mêmes produits.
La partie restauration attise notre appétit, nous repérons quelques gargotes pour venir y déjeuner plus tard, avec les enfants.
Près du secteur commerçant, le quartier de Noseo-Dong abrite des tombes qui datent du Silla. Des tombeaux, construits aux IVe et Ve siècles, Seobongchong et Geumgwanchong.
Nous entrons dans un temple bouddhique, en passant sous une porte, joliment décorée.
Dans la cour, une exposition de lanternes traditionnelles illumine l'esplanade. Le hanji, le papier coréen traditionnel, a de multiples variétés de couleurs, et se transforme en superbes lanternes pour l'anniversaire de Bouddha. Il règne le calme et la sérénité dans ces lieux.
Il est midi, deux estomacs affamés se sont réveillés ! Il est temps de revenir au marché Jungang. La serveuse nous apporte de nombreux petits plats aux mille couleurs. Assis sur des coussins, autour de la table en bois, il faut "jouer" avec les baguettes, pour déguster toutes ces découvertes agréables. Tout est délicieux !
Dès le repas terminé, nous montons dans le bus n° 10, qui relie le centre-ville au site de Bulguksa. Un temple classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1995.
Le complexe religieux est situé à 15 kilomètres, nous traversons la campagne, de la route qui surplombe la plaine, j'admire les rizières qui forment un gigantesque "puzzle aquatique", qui s'étend sur des kilomètres.
Le temple, est construit au sommet du Mont Toham. Aujourd'hui, le ciel est étonnamment bleu, et la température dépasse les trente degrés. De l'immense parking, le temple est invisible. À mesure que nous grimpons, l'air devient plus respirable. Pour arriver au temple, il faut marcher sur un sentier caillouteux, tracé dans la forêt, puis traverser un petit cours d'eau, par un pont.
Construit en 528, après l'adoption du Bouddhisme par la dynastie Silla, le temple et deux pagodes, Seokgatap et Dabotap, sont érigés sur des terrasses de pierres, entourées par une petite forêt de pins.
Le temple a subi les caprices du temps et les guerres avec le Japon. Il a fait l'objet de nombreuses restaurations.
Il faut lever les yeux pour admirer l'élégance et la délicatesse de la charpente du temple... La finesse des détails et des couleurs des peintures est extraordinaire. Quel raffinement ! Le bâtiment principal renferme un bouddha en bronze.
L'architecture du temple et des deux pagodes, appelées Seokgatap et Dabotap, symbolisent le yin et le yang. Quelle délicatesse du travail de la pierre et des boiseries, pendant la dynastie Silla.
De nombreux élèves et leurs accompagnateurs, animent joyeusement et bruyamment le site. Ils sont rappelés fermement à l'ordre par les religieux, qui sont les gardiens du temple.
Dans la cour, devant le temple Gueuknakjeon, trône un des mythes coréen... Un cochon couleur or. Dans tout le pays, cet animal est le symbole de la richesse et de la fertilité.
Rêver de cochons, est une bénédiction, l'heureux dormeur, rencontrera la fortune (loterie, augmentation de salaire, etc.). Benjamin et Manuela, le caressent avec plein d'amour... Et d'espoir !
Nous sommes prêts à partir, Manuela, exécute le rituel d'une autre légende. La coutume, est d'ajouter un caillou, sur un tumulus de terre et de pierres. Il y en a énormément.
Sur le bord du sentier, un homme a installé un étal sur des tréteaux. En Corée du Sud, le mode de vie à tendance à s'occidentaliser, mais les "anciens" sont des adeptes, à croquer des insectes grillés...
En bons Européens, nous sommes assez frileux. Pour nous, pas de cornets de sauterelles ou de chrysalides de ver à soie ce soir !
Retour à Gyeongju. Nous revenons à l'endroit le plus photogénique du Parc des Tumulis Royaux.
Il n'y a personne dans le parc de Daereungwon, nous déambulons en toute quiétude dans les allées qui serpentent entre les tumulis. Les flancs des petites collines sont recouverts d'un gazon parfaitement entretenu. Ce musée à ciel ouvert, contient une vingtaine de grandes et de petites tombes. Les sépultures des rois, des reines et des aristocrates, sont à l'abri dans ces structures recouvertes de végétation. Leur hauteur varie de 1 à 23 mètres.
Les fouilles, dans les principales tombes appelées Cheonmachong, Hwangnamdaechong et Geumgwanchong, ont mis à jour de riches reliques anciennes, qui témoignent de la grandeur de la civilisation Silla... Une couronne en or, des ceintures en or, des armes et de l'artisanat.
Dans les allées, nous sacrifions à un phénomène nouveau de la culture asiatique. Signe des temps, le selfie est devenu un mode d'expression contagieux. Les amateurs et surtout les amatrices, posent fièrement avec le sourire, en faisant le signe V avec les doigts !
Seule différence avec un Européen, celui-ci accompagne le geste, avec le mot "cheese", afin de paraître plus souriant, ici, c'est le mot "peace"...
Pour faire un petit cliché souvenir de Gyeongju, nous nous isolons dans une allée pour parodier les poses farfelues des coréens. Manuela et Benjamin adorent !
Ce soir, au menu du restaurant, pas de kimchi et pas d'insectes... Mais un bon vieux McDo !
Mardi 22 mai 2012
Ce matin, en taxi, nous nous faisons déposer au parking de Samneung. La région abrite un des spots de randonnée le plus célèbre de Corée du Sud... Le Namsan Mountain, est à seulement 5 kilomètres au sud de la ville.
L'ascension du Mont Namsan, en plus de l'activité physique, permet de découvrir des souvenirs du royaume de Silla. 100 temples, 80 statues de Bouddha et 60 pagodes sont disséminés dans la montagne. La colline abrite des vestiges d'un autre âge, comme des sculptures et des bas-reliefs gravés dans la pierre.
À l'entrée du parc, un employé nous remet un plan et nous donne quelques explications sur les chemins à suivre. Nous effectuons un petit repérage sur une imposante carte à l'entrée du site.
Dès nos premiers pas, nous longeons trois tumulis qui abritent des tombes royales. Devant nous, le ciel bleu et limpide s'ouvre vers l'horizon.
Le dénivelé est plat, malgré tout, nous croisons des marcheurs locaux suréquipés en bâtons, en sacs à dos, et le GPS !
L'environnement est superbe, petit à petit, la montée s'accentue, le sommet culmine à 468 mètres d'altitude, mais rien d'insurmontable !
Le Mont Namsan est qualifié dans les brochures de musée à ciel ouvert. À la sortie d'un lacet, nous "tombons" sur une statue d'un Bouddha assis. La relique est en assez bon état. Dans un Anglais parfait, une dame âgée, donne des renseignements à Benjamin, sur les significations des hiéroglyphes et des dessins, incrustés dans les pierres sacrées.
La grimpette se poursuit, mais nous devons rester attentifs, et régulièrement, je jette un coup d'œil sur le plan, car les vestiges se trouvent en dehors du tracé principal.
Les randonneurs, des personnes âgées pour le plus grand nombre, prient avec respect et dévotion devant les reliques de Bouddha. À hauteur d'un temple, une courte pause s'impose pour s'hydrater, car il fait chaud sous l'épais feuillage de la forêt.
Des trouées dans la canopée nous permettent de profiter d'une vue imprenable sur la vallée, ses innombrables rizières et Gyeongju.
Le sommet est en vue. Nous jouons aux acrobates sur d'immenses plates-formes rocheuses. Là-haut, plusieurs panneaux de balisage indiquent des directions opposées. Des randonneurs coréens, équipés pour effectuer l'ascension d'un sommet mythique, sont très heureux de nous indiquer le bon chemin.
Le point culminant est atteint. Le paysage, à cette altitude, porte aux rêve. Il fait chaud, les effets du soleil sont bénéfiques pour notre moral... Mais moins pour notre peau.
Il faut être du pays, pour comprendre la signification qui est inscrite sur la stèle en pierre...
Après une courte pause, nous redescendons par un chemin différent. Nous nous engageons dans un sentier qui demande de la "vista". L'escarpement demande de l'attention, afin de garder une bonne trajectoire. Des rochers et encore des rochers ! Cette allure très lente nous permet de découvrir de nouvelles vues de la vallée et sur des temples éloignés.
Au niveau du parking, sur le chemin qui borde une rivière, séance d'étirements pour Manuela et repos pour moi.
Ce soir, nous oublions la gastronomie coréenne dans une pizzeria.
Mercredi 23 mai 2012
Prendre le petit-déjeuner au marché de Jungang est l'occasion de découvrir la vie quotidienne des locaux. L'ambiance est sympathique et les mets originaux.
C'est avec regret, que nous allons quitter Gyeongju. Dans la rue, j'ai du mal à identifier les dizaines de câbles électriques et téléphoniques, qui s'enchevêtrent sur des poteaux surchargés... Nous sommes bien en Asie !
Le chauffeur du bus démarre à l'heure prévue pour rejoindre Busan. Cette grande ville portuaire, se situe à l'extrémité sud de la péninsule coréenne, dans la région de Gyeongsangnam-do. La métropole est nichée entre les montagnes au nord, la Mer du Japon, au sud et à l'est, et l'estuaire du fleuve Nakdong à l'ouest. Très urbanisée, la cité compte environ 4 millions d'habitants.
90 kilomètres séparent les deux villes. Le conducteur a démarré à 12 heures 30, il nous dépose au Terminal de Dongbu.
De là, nous prenons le métro pour le quartier de Seomyeon, où nous allons loger au Blue Backpackers. L'établissement est facilement reconnaissable, grâce à sa façade bleue, décorée d'un ruban jaune...
Nous prenons rapidement possession de nos chambres. Munis d'un plan des rues et d'une carte de circulation du métro, nous nous dirigeons vers le port. C'est un jeu d'enfant pour se déplacer.
Busan, est le centre économique, culturel et éducatif de la Corée du Sud. Dans le centre-ville, un dédale de rues et de grosses artères, déversent un flot de véhicules.
Son port est un des plus importants au monde. La zone urbaine immense, est construite dans une vallée, entre la Mer du Japon et le fleuve Nakdong qui traverse la ville.
Le grand magasin Lotte, est un immense complexe-commercial chic, où les magasins haut de gamme attirent une clientèle branchée. Au 13e étage, depuis la terrasse d'observation, la vue à 360° englobe le port, hérissé de grues et des centaines de conteneurs, une forêt de gratte-ciel et le Parc Yongdusan et sa haute tour.
L'intérieur du magasin est fabuleux. Le rez-de-chaussée est couronné par un effet d'eau unique, composé de deux rideaux d'eau circulaires. Un chorégraphe a créé, une scène originale artistique précise... Une fontaine, fait danser l'eau en dizaine de jets, qui s'élèvent en unissant l'eau et la lumière.
L'ensemble est synchronisé avec de la musique coréenne et des classiques internationaux. La mise en scène est très séduisante.
Le magasin fait partie des points d'intérêt prisés des voisins asiatiques, parfois, pour le séjour d'un week-end.
À la cafétéria, la pause est rafraîchissante, mais l'ambiance ne reflète pas la vraie vie locale.
Nous nous dirigeons à pied, vers le Marché Gukje. Il est implanté dans un quartier populaire et animé. Dans le dédale des rues, on y vend de tout, et on peut tout acheter. Le choix est infini parmi les produits, qu'ils soient neufs ou d'occasion.
Des gadgets, des vêtements, de l'électronique, des fruits et des légumes. Pour les clients, la négociation est impérative dans ce formidable bazar. La foule des gourmands se presse dans les alléchants stands de nourriture.
Le marché aux poissons de Jagalchi est tout proche. C'est un paradis pour les amateurs de poissons et de fruits de mer.
Fréquenté par les touristes, le marché est très étalé. Une partie se trouve en extérieur, le long du port de Nampo. Le marché est une institution à Busan, reflétant l'importance économique de la pêche dans la région.
Ce marché aux poissons est unique au monde. Chacun est à sa place... Les femmes, appelées "Ajimae" vêtues de gants roses, de tabliers et de bottes en plastiques servent une multitude de produits de la mer. La tâche des hommes est réservée à la pêche.
Jagalchi est divisé en deux secteurs.
- Une partie intérieure. Un immense bâtiment avec un étage. Au rez-de-chaussée, il est sillonné par de longs couloirs bordés stands de poissons.
Une grande propreté règne sur tout le site... Sur le sol, comme dans les stands et les bassins, alimentés en eau de mer, qui gardent les poissons vivants. À l'étage, les restaurants permettent d'apprécier les spécialités autour de la mer...
- Une partie extérieure, très populaire, avec des mollusques, des calamars, et des poissons. Disposés sur le sol, des poissons sont dans des bassines, remplies d'eau. En plus des produits frais, je remarque de nombreuses sortes de poissons séchés. Les Coréens en sont friands, surtout pour les soupes.
Nous y reviendrons sûrement pour nous restaurer.
La nuit est tombée. L'ambiance est magique. Nous sommes étonnés par la vie trépidante des quartiers. Les magasins de luxe, les cafés branchés, avec leurs enseignes lumineuses, aux néons de mille couleurs, sont envahis par les habitants, qui après leur journée de travail, viennent s'y retrouver pour dîner, prendre un verre et faire la fête.
De retour à Jagalchi, Benjamin et Manuéla sont impatients de découvrir de nouvelles saveurs. Nous nous installons dans un restaurant à l'étage. Assis à une immense table, un employé nous apporte un assortiment de poissons grillés et de fruits de mer très frais... Nous succombons à des morceaux de viande cuits au barbecue. Le tout, est accompagné de kimchi aux mille saveurs.
Jeudi 24 mai 2012
Ce matin, le réceptionniste de notre hôtel nous signale qu'il est impossible de rejoindre l'Ile de Jeju en ferry. En ce moment, la Corée est en période de fête, les transports sont saturés.
Changement de plan ! Nous allons à l'aéroport réserver un vol. Manuela et Benjamin, de leur côté, vont passer la journée dans Seomyeon, le quartier animé.
L'aéroport se situe à 30 kilomètres du centre-ville. Nous empruntons le métro, puis le très moderne train aérien. En s'éloignant du centre-ville, la vue est incroyable la forêt d'immeubles collectifs. Les autorités, avec l'ultra-urbanisation des collines, ont réglé le problème du logement dans le pays...
Les quartiers, sont accrochés à flanc des collines, ce qui leur donne un certain charme.
Gamcheon, perché sur une colline, est un ancien bidonville, construit durant la guerre de Corée pour accueillir les réfugiés. Réhabilité en 2009, il se distingue par ses maisons bariolées, des travaux importants de rénovation, lui ont donné une seconde vie. Des artistes l'ont transformé en pôle culturel et touristique.
Dans le hall de l'aéroport, Denise réserve 4 places, sur un vol assuré par la Compagnie Air Busan. Le départ est programmé pour samedi à 20 heures.
Retour au centre-ville. Le centre commercial Shinsegae Centum est réputé pour être le plus vaste complexe commercial du monde.
Au-delà des boutiques classiques, les clients et les visiteurs peuvent améliorer leur swing sur un practice de golf intérieur, se détendre au spa, patiner sur une piste, ou regarder des films dans le cinéma.
Neuf étages sont dédiés à l'habillement. Au rez-de-chaussée, les enseignes de luxe Gucci, Chanel, Prada, et toutes les marques du monde sont représentées.
Au premier sous-sol, les aliments raffinés, et de tous les continents, sont proposés à une population avide de nouvelles découvertes Occidentales.
Les aires de restauration sont diverses, mais regorgent en particulier de spécialités coréennes et japonaises. La crise ne semble pas affecter le pays, les Coréens sont de gros consommateurs.
L'accès qui mène au métro est somptueux, démesuré, un brin ostentatoire. Mais que viennent faire les statues grecques ?
Nous retrouvons Manuela et Benjamin à l'hôtel. Ils récupèrent doucement... Le voyage à notre rythme, il est vrai, est assez soutenu. Ce matin, ils ont parcouru les étages du grand centre commercial.
Nous terminons la journée dans une échoppe ambulante appelée pojangmacha. Les menus sont très populaires : des brochettes et du poisson.
Facilement reconnaissables, les abris sont recouverts de bâches de couleur orange. Ces installations, sont tenues par les Ajumma, le nom qui désigne une femme âgée. Le matériel de cuisine est chargé sur un chariot, pour être facilement tiré ou conduit à un autre endroit. Nous nous installons sur des petits tabourets, assis à notre table, un couple de Busaniens n'hésitent pas à nous faire la conversation. Le soju (l'alcool de riz) et la bière, délient facilement les langues. Nous apprécions la facilité de Benjamin et de Manuela, pour lier connaissance et discuter en anglais.
Les odeurs de l'anguille épicée, du gésier de poulet et du porc sauté, cuits au barbecue, et des bols de soupe, se mélangent aux fumées. L'expérience est unique, dans une ambiance festive et décontractée.
Vendredi 25 mai 2012
Benjamin et Manuela décident de faire une grasse matinée. En métro, nous prenons la direction du marché aux poissons de Jagalchi. Le cœur de l'activité populaire de la ville, nous attire irrésistiblement par la diversité des produits que l'on y trouve.
J'ouvre grand les yeux, devant les variétés de poissons et des mollusques inconnus chez nous. Certains sont étranges... Voire écœurants comme l'Urechi unicinctus, appelé aussi poisson-pénis. Il s'agit en fait, d'un ver marin comestible. Sa forme est proche d'un petit boudin, et sa couleur, varie du rose au marron foncé.
L'après-midi, tous les quatre, nous allons à l'aquarium situé dans le gu Haeundae. Il fait partie des attractions touristiques à ne pas manquer.
Le bâtiment est immense, il rassemble 35 000 espèces marines, animales et végétales, venues du monde entier.
La visite débute par de petits aquariums (méduses, crabes, poissons colorés) le tout est accompagné d'un texte d'explication. Un énorme poisson lune attire l'attention des grands et des petits.
La grande attraction se déroule depuis le tunnel, sous le bassin monumental. D'impressionnants requins se font voler le spectacle, par le vol majestueux des raies manta.
Entourée par des gratte-ciel, la plage de Haeundae fait face à l'aquarium.
Longue de 2 kilomètres, la plage de sable blanc accueille les touristes et les locaux, désireux de profiter de l'eau, ou de s'étendre sur le sable.
Le Festival du Sable va se dérouler dans quelques jours. Du mois de mai au mois de juillet, des artistes du monde entier vont créer des sculptures de sable. Certains s'entraînent déjà, leurs œuvres sont originales. Les enfants comme les adultes apprécient.
Le front de mer concentre les buildings et les complexes commerciaux futuristes de Busan. Ils se dressent tout le long de la jetée.
C'est le quartier balnéaire par excellence, avec de nombreux restaurants et de grands hôtels internationaux. Le développement commercial est considérable.
Samedi 26 mai 2012
Dernière journée à Busan. Certains sites touristiques sont trop éloignés du centre-ville. Nous nous contentons de déambuler dans divers quartiers. Pour Manuela et Benjamin, cette activité urbaine ne les dérange pas, bien au contraire !
À pied, nous revenons une nouvelle fois au marché Jagalchi. Sur les étals extérieurs, les vendeuses font sécher les poissons. L'ambiance est sympathique, mais l'odeur est forte... Très forte ! Tous les produits de la mer sont présents. Avec dextérité, les poissonniers découpent les poissons sur des rondins en bois.
À l'étage, les tables des restaurants accueillent les clients gourmands. Il faut être un peu téméraire pour goûter des produits qui nous sont inconnus. Comme pour les repas précédents, les poissons sont prédécoupés, facilitant l'utilisation des baguettes... Le couteau n'a aucune utilité. Le lieu est touristique, la facture grimpe !
Dans les rues, nous retrouvons la vitalité et l'énergie dont font preuve les Coréens. L'ambiance et l'atmosphère asiatique, sont à chaque coin au marché Gukje. Dans l'immense bazar bondé, l'air vibre des cris incessants des vendeurs.
Tout ce qui peut être vendu est étalé dans les stands et dans les boutiques. De la tenue traditionnelle Coréenne, aux tee-shirts et appareils électroniques, produit par les grands pays voisins.
Au milieu des passants, deux anciens, assis devant une petite table, semblent insensibles au brouhaha. Très concentrés, ils jouent à une partie de janggi (jeu d'échec coréen), avec passion et réflexion.
Quelques spectateurs avertis, commentent les tactiques employées. Le vainqueur gagnera sûrement une petite somme de monnaie.
Nous récupérons nos bagages à l'hôtel, puis départ pour l'aéroport. Il est 18 heures... Direction l'Ile de Jeju.
Une petite heure de vol, et nous atterrissons à 21 heures à Jeju-Si, la capitale de l'ile. En taxi, nous rejoignons l'hôtel Tapdong, Denise l'a choisi dans le Lonely Llanet. Il est situé face à la mer, près du port.
L'Ile de Jeju-Do (appelée également Cheju-Do) est située à 90 kilomètres de la péninsule Coréenne, dont elle est séparée, par le Détroit de Jeju. Le volcan Hallasan est son point culminant.
L'économie provient essentiellement du tourisme, de la culture des oranges et des mandarines.
Dimanche 27 mai 2012
Ce matin, le temps est ensoleillé, nous allons "explorer" la ville à pied.
Jeju-Si est une ville portuaire, elle n'a pas de plage à proximité, mais un front de mer, très prisé en journée, par les pêcheurs à la ligne, et en soirée, par les amateurs de la marche et du jogging.
Aujourd'hui, est un jour de fête. Une manifestation traditionnelle, est organisée par les différentes ethnies qui peuplent l'ile. Les enfants et les adultes participent à un défilé de mode, dans le cadre d'un festival culturel.
Une exposition a lieu dans la rue. Sur les trottoirs, l'appétissante cuisine de rue, concurrence l'élégante cuisine gastronomique des restaurants. L'ambiance est énorme et festive, sûrement due, au flux des touristes chinois.
L'ile est la seule région subtropicale du pays. Avec sa végétation, et ses palmiers, elle est surnommée le Hawaï coréen... La ville est traversée par la rivière Sanjicheon. Ses rives, aménagées en sentiers de promenade, sont superbement illuminées la nuit.
Le marché traditionnel, semi-couvert de Dongmun est haut en couleur. Les stands présentent dans un alignement parfait, des épices, des légumes et une ribambelle d'étals, submergés par des oranges et des mandarines... Que des odeurs agréables !
Même le secteur consacré aux poissons et aux fruits de mer, est d'une propreté irréprochable.
Mais l'ambiance est très feutrée, avec peu de monde. Une sensation rare et étonnante d'un marché en Asie...
Lundi 28 mai 2012
Tôt, ce matin, nous effectuons, Denise et moi, une promenade sur le port. Des petits chalutiers multicolores sont amarrés aux quais. Ils sont tous équipés de projecteurs puissants pour pêcher les calamars.
À l'abri, sous un hangar, une haenyeo prépare son matériel, pour pêcher des fruits de mer, des algues et des mollusques. Sur l'ile, une communauté de femmes, parfois octogénaires, plongent dans la mer, jusqu'à 10 mètres de profondeur, sans masques à oxygène. Ces grands-mères peuvent faire des apnées de 2 minutes.
Il en reste 3 000 environ. La majorité des plongeuses ont plus de 60 ans... Le travail est difficile et dangereux. De nos jours, les jeunes filles font des études pour subvenir à leurs besoins.
Retour à l'hôtel. Benjamin et Manuela sont en forme. Ils nous attendent, les bagages à la main. Nous nous dirigeons à la gare routière, pour rallier Seongsan Ilchulbong en bus.
Après 1 heure 30 de trajet, nous arrivons au village de Seongsan-Ri, qui se situe à la pointe d'Est, au pied du Seongsan Ilchulbong, un immense monticule rocheux, créé par l'explosion d'un volcan sous-marin.
Nous retenons deux chambres pour la nuit, au Ilchulbong hôtel (ça ne s'invente pas) avec vue sur le volcan.
Dès les sacs déposés, nous nous dirigeons au pied du volcan. À notre gauche, un escalier descend vers une plage de sable noir, héritage de l'activité volcanique de l'ile.
Face à nous, un long escalier escarpé mène au sommet, à 182 mètres d'altitude.
Les touristes locaux, très nombreux, gravissent avec plus ou moins d'aisance, la multitude de marches. Les moins vaillants abandonnent à mi-chemin et se reposent sur des bancs. La montée est un enchantement pour le regard.
À chaque mètre gagné, nous sommes émerveillés par la vue imprenable sur le village et toute la côte. Le sommet mythique est prisé pour son panorama à 360°.
Là-haut, la récompense ! Le tableau est paradisiaque. Le cratère éteint est une merveille de verdure, immense... 600 mètres de diamètre et 90 mètres de profondeur. Il ne contient pas de lac en raison de la porosité de la roche volcanique. Ses flancs tombent à pic dans la Mer du Japon.
Le site est classé au Patrimoine Mondial Naturel de l'Unesco depuis 2007.
La descente est rapide, nous l'effectuons en moins de 20 minutes. Les visiteurs coréens respectent le balisage et le fléchage du sens pour la montée, et celui de la descente.
Par un escalier en bois, la descente est tout aussi facile pour atteindre la plage de sable noir. Tous les jours, les haenyeos font une démonstration de leur travail.
Ces femmes de la mer, très courageuses, enfilent, un masque, une combinaison, et des palmes. Dans une main, elles prennent une bouée de couleur, soit orange, soit blanche, qui est reliée à un filet. Le matériel pour pêcher est simple, un couteau et une sorte de crochet.
L'afflux touristique qui vient voir ces dames est très dérangeant, mais il faut apprécier le courage de ces grands-mères, qui partagent leurs prises (poulpes, oursins, crustacés et coquillages) pour améliorer leurs revenus.
Au retour des plongées, elles cuisinent pour les visiteurs, les fruits de mer, qui sont présentés sur des étals. Nous les regardons... Nous les écoutons... Elles sont extraordinaires !
À la droite de la billetterie du volcan, se dresse la très jolie pagode Dongam-Sa. Étonnamment, nous sommes les seuls visiteurs... Elle est décorée par des lanternes, en l'honneur de l'anniversaire de Bouddha. L'ambiance est irréelle... Quelle sérénité !
Encore sous le charme et le romantisme de l'édifice religieux, nous descendons un chemin pour respirer le parfum iodé de la mer.
Niché dans une petite crique, un restaurant propose une carte, qui met en valeur la cuisine locale. La table est recouverte de plats traditionnels... Saveurs... Couleurs... Le repas est excellent !
Mardi 29 mai 2012
Nous laissons les bagages, dans un local, à l'accueil de l'hôtel. L'embarcadère des ferries est à deux pas. Nous allons passer la demi-journée, sur l'Ile Udo-Myon, à 4 kilomètres, au nord-est, de Seongsan-Ri.
À bord du ferry, qui assure un départ toutes les heures, la traversée ne dure que 15 minutes. Dans la brume matinale, nageant à la surface de l'eau, un groupe d'haenyeos est déjà au travail. Dur dur la vie de ces grands-mères.
Udo, malgré le nombre important de touristes locaux et étrangers est très calme et paisible. Sa circonférence est de 17 kilomètres. 1 700 habitants y vivent, ils sont agriculteurs ou pêcheurs.
Arrivés très tôt, tout est vide, nous sommes au début de la saison touristique. Il est possible de louer des vélos pour faire le tour de l'ile, mais sans plan et avec une signalisation inexistante, à l'unanimité, nous choisissons un bain de soleil sur la plage.
Nous étalons nos serviettes sur le sable blanc de la plage de Seobin Baeksa. Mais il faut être attentif, c'est du sable composé de débris de coquillages et de corail très fin. L'eau est d'un bleu profond. De petites vagues viennent s'écraser sur des rochers noirs volcaniques, "squattés" par des cormorans.
La température de la mer est fraîche... Très fraîche, seul Benjamin ose tremper ses pieds dans un bassin naturel. L'eau est translucide, teintée de vert turquoise.
Pendant un instant, à ne rien faire, "perdu entre ciel et mer", nous oublions la frénésie de la Corée du Sud.
La carte du restaurant Pungwon propose des spécialités locales : du riz frit et la fondue d'obunjagi, un coquillage, proche de l'ormeau. Pêché par les femmes plongeuses, il ne peut être goûté que sur l'ile.
L'obunjagi est considéré comme un mets précieux... Et onéreux. Les gourmets, doivent s'assurer à l'avance de leur disponibilité auprès du restaurateur.
Les coquillages baignent dans une sauce au miel. C'est la première fois que nous en mangeons... C'est très bon... À part la sauce, très sirupeuse !
Retour en ferry. L'air est tiède. Manuela prolonge son bain de soleil, décoiffée par une légère brise, qui souffle sur le pont.
En fin d'après-midi, nous grimpons dans un bus pour Jeju-Si. La fréquence des bus est un atout, le service est efficace, sûr, et confortable.
Le cœur de la campagne est marqué par la culture des mandariniers. Au bout des chemins, j'aperçois de vieilles maisons aux toits de chaume. Parfois, le paysage est aride, presque désertique. Au loin, se dessine la silhouette du Mont Hallasan, son sommet culmine à 1950 mètres d'altitude.
De retour dans la capitale, nous retrouvons le confort de l'hôtel Tapdong.
Mercredi 30 mai 2012
Aujourd'hui, nous allons effectuer l'ascension du Mont Hallasan, la randonnée est classée parmi une des plus belles de Corée du Sud.
Le conducteur du bus nous dépose près de l'entrée de la piste Eorimok, longue de 5 kilomètres environ.
Dès le départ, la végétation est composée d'une forêt de feuillus qui laisse ensuite la place à des bambous, des sapins et de grandes broussailles. Les parfums dégagés par cette forêt luxuriante nous sont inconnus. Des azalées donnent une couche de couleur en supplément.
Le sentier, bien balisé, est constitué de marches aménagées par l'homme, à chaque mètre effectué, il devient de plus en plus escarpé.
De nombreux randonneurs, par groupe d'une dizaine de personnes ont déjà commencé l'ascension. La randonnée arrive en première place des activités de loisirs du pays. Les gens sont très chaleureux lors de nos rencontres.
Des miradors permettent de reprendre de l'énergie... Heureusement !
Peu avant le refuge de Witseoreum, le vent se lève, il fait froid. Nous sommes à 1 700 mètres d'altitude. Le bol de soupe aux nouilles que l'on avale, assis autour d'une table, est bien mérité !
Le déjeuner est frugal mais apprécié, la montée nous a ouvert l'appétit.
Le mont Hallasan, est le plus haut sommet de Corée du Sud. C'est un ancien volcan endormi depuis longtemps. Notre ascension se termine à ce niveau, car le sentier qui mène au cratère est fermé pour cause d'éboulement. Nous nous contentons des explications données sur un panneau.
Revigorés par notre en-cas, la descente est effectuée par le sentier Yeongsil, long de 4 kilomètres. En perdant de l'altitude, la météo est plus clémente, le brouillard s'estompe petit à petit.
À la faveur de l'apparition du soleil, un espace incroyablement photogénique se dévoile. Une mosaïque de paysages variés se prête à toutes les découvertes : des falaises de calcaire vertigineuses, des vallées profondes, nichées sous des monts qui s'inclinent en pente douce.
Une famille coréenne se joint à nous et converse, dans un Anglais parfait, avec Ben. La photo du petit groupe est obligatoire... Encore un instant très sympathique.
La récupération s'impose dans le bus. Manuela a fait un effort que l'on apprécie énormément. Benjamin, quant à lui, ne rechigne jamais à la marche.
Jeudi 31 mai 2012
Départ tôt ce matin pour Séoul. Nous retrouvons la sympathique équipe du Stay koréa.
Manuela et Benjamin vont effectuer leurs derniers achats avant leur retour en France. Nous deux, nous partons de notre côté, vers le Parc Historique et Culturel de Dongdaemum.
Quel contraste lorsque nous franchissons les différents quartiers. Il nous semble traverser les siècles à chaque coin de rue. Les quartiers d'affaires dynamiques, au modernisme futuriste et à l'architecture très verticale.
La mégapole a été classée Capitale Mondiale du Design 2010. Elle a reçu la même année, le titre de "Ville Unesco de Design".
Plus loin, les quartiers populaires, à l'architecture traditionnelle. Ils sont bondés de jour comme de nuit, par une population jeune. Des boutiques de mode, des bars, des spectacles de rues, mais aussi des marchés et les monuments nationaux.
Vendredi 1er juin 2012
L'histoire coréenne est unique. Aujourd'hui, nous allons découvrir la DMZ. La Corée du Nord et la Corée du Sud, sont séparées par une zone tampon démilitarisée... Qui curieusement, est la plus militarisée au monde !
Entre le régime de Pyongyang et le gouvernement de Séoul, les hostilités ont cessé, mais pas la haine. Cinquante-neuf ans après les derniers coups de fusil de la guerre de Corée, la paix n'a toujours pas été signée. Depuis l'armistice du 27 juillet 1953, la trêve est la plus longue de l'histoire...
Sun, à effectué la réservation auprès d'un tour-opérateur. Le prix est de 30 € par visiteur.
Un minibus vient nous récupérer au gîte, vers 7 heures. Puis, nous sommes transférés, depuis le centre de la capitale, dans un grand bus de tourisme. Nous sommes une trentaine de personnes.
Le conducteur prend la direction de Panmunjom, un village dans le nord du pays, à 60 kilomètres de Séoul. La route à l'entrée nord de la capitale, située à moins de cinquante kilomètres de la frontière, est protégée par une dizaine de murs antichars successifs.
Longue de 250 kilomètres et large de 4 kilomètres, la zone tampon, entre les deux Corée, appelée zone démilitarisée (DMZ) coupe la péninsule en deux, depuis l'armistice signée entre les deux pays en 1953. Là, toute la tension entre les deux Corée culmine à Panmunjom.
Le circuit impose des règles strictes de comportement (marcher en file indienne, ou encore pas de photographies) à certains endroits. Les visiteurs doivent porter une tenue vestimentaire correcte (pas de tongs, pas de jeans troués, pas de shorts, les robes en dessous du genou, et pas de vêtements de type militaire)...
Le conducteur se gare sur un parking. À ce point de contrôle, il faut présenter notre passeport (pas une copie, mais l'original) à un officier de l'armée sud-coréenne. Il énumère toutes les conditions obligatoires, avec un air sévère. L'ambiance devient pesante. Mais c'est le seul moyen de pénétrer dans cette zone, à l'accès extrêmement contrôlé et encadré.
Nous stoppons en premier à Imjingak. Le bâtiment, construit en 1972, est un point de passage obligatoire, pour les Coréens ayant de la famille de l'autre côté, et les visiteurs, amateurs d'histoire.
Nous entrons dans le Parc de la réunification. Des stèles commémoratives sont érigées. Plus loin, des messages de détresse écrits par des familles séparées, sont accrochés à des fils de fer barbelé. Des engins de guerre et des chars sont exposés.
L'atmosphère est difficile à admettre. Ce qui devrait être un lieu de recueillement, est balayé par l'hystérie malsaine de quelques touristes chinois très bruyants, qui veulent absolument, se faire prendre en photo, devant les monuments.
Le point principal d'Imjingak est le Bridge Freedom, "le Pont de la Liberté" qui traverse la rivière Imjin. Construit en 1953, le pont servit à l'échange de 13 000 prisonniers de guerre. Anciennement utilisé par le transport ferroviaire, le pont n'est plus utilisé depuis. La rivière est appelée "Rivière des Morts" à cause des cadavres de Nord-Coréens flottant dans ses eaux.
Une vieille locomotive à vapeur, rouillée, cible d'un sabotage pendant la guerre, reste un témoignage de cette époque.
Nous remontons dans le bus pour un trajet très court. La visite en groupe, se poursuit à la plateforme d'observation de Dora (Dora Observatory).
Cet observatoire, offre l'opportunité unique, d'observer la Corée du Nord.
Grâce à nos jumelles, nous apercevons Kaesong. C'est la première grande ville de la Corée du Nord proche de la frontière. Nous apercevons, mais plus difficilement, le village de Kijong-Dong, fief de la propagande nord-coréenne. La rivalité entre les deux pays prend parfois des airs d'une comédie. Le drapeau de la Corée du Sud atteint trente mètres sur vingt. Celui du Nord se venge, il est hissé en haut d'un mât, de cent soixante mètres.
Tout parait désert et sans activité, un aperçu de la désolation, qui règne dans le pays. Le ciel est dégagé, à l'horizon, les courbes des Monts Kumgang, appelés aussi, Montagnes du Diamant, se dévoilent. La zone démilitarisée sert à faire de la propagande. De chaque côté de la frontière, c'est la guerre des haut-parleurs. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le Nord vante les délices de la vie, au pays du dirigeant Kim Jong-un. Le Sud, lui, réplique en musique, ou bien avec des messages à l'attention des soldats nord-coréens afin de les inciter à la défection.
Scène émouvante pour les Coréens du Sud. Ils observent avec l'espoir d'une possible réconciliation... Scènes surréalistes, pour les visiteurs étrangers !
Nous sommes invités à visionner dans un bâtiment, une vidéo qui permet de comprendre la situation. Une maquette permet de situer la géographie des lieux.
La propagande intensive, en Corée du Nord, rend obligatoire la circulation des camions pour signifier une grande activité. Le pays est sous le joug de Kim Jong-un, le dirigeant suprême. Dictateur de père en fils, depuis le fondateur de la République populaire démocratique de Corée. Le pays, est un des plus pauvres au monde.
Devant nous, le paysage est composé d'une vaste et épaisse forêt. Depuis toutes ces années, sans aucun signe de vie humaine, la nature a repris ses droits. Seules, quelques personnes courageuses ou désespérées, qui ont bravé cet interdit, y ont trouvé la mort.
Les chemins sont jalonnés de grillages et gardés par des sentinelles depuis des miradors. La zone est truffée de mines ! Jour et nuit, des milliers de soldats nord et sud-coréens surveillent la frontière. Les pylônes se font face !
Nous reprenons le bus, en direction de la zone sud, pour nous rendre au secteur des tunnels. Appelé Tunnel d'Agression ou Tunnel d'infiltration.
Les militaires sud-coréens découvrirent l'existence de quatre tunnels.
Le troisième tunnel fait partie intégrante des attractions touristiques. Long de 265 mètres, et percé à 73 mètres sous terre, il fut découvert en 1978. L'armée de Corée du Nord, l'a fait creuser pour lancer des attaques surprises, sous la ligne démilitarisée.
Le groupe entre dans un bâtiment qui abrite un musée. Nous visionnons un film, sur l'utilisation des tunnels, puis à l'issue, nous laissons nos sacs dans des casiers. Un employé nous donne à chacun, un casque.
Notre ticket n'inclut pas le transport dans un petit train qui descend sous terre. Nous marchons sur une longue pente aménagée.
La voûte est basse, nous avançons péniblement dans ce tunnel n° 3. L'ambiance n'est pas rassurante, il fait sombre, c'est étroit, de l'eau s'écoule des parois.
Des personnes âgées, abandonnent, ou sont prisent de malaise. Claustrophobes s'abstenir ! Au fond, le tunnel est condamné par un triple mur de béton, et une porte blindée, peu avant la frontière nord-coréenne, mais il nous a permis de passer sous la DMZ.
La visite se résume simplement à l'aspect historique. À part l'étonnante sculpture, érigée sur le parvis, un clin d'œil à l'histoire... L'œuvre représente les 2 hémisphères réunis, symbole d'une Corée réunie.
La visite se termine, nous nous rendons en bus, à la gare ferroviaire de Dorasan. Elle est située sur la ligne Gyeongui qui relie Séoul à Dorasan. C'est le terminus Nord de la ligne ferroviaire de la Corée du Sud. Pour l'instant, la gare, dernier arrêt avant d'entrer dans la zone démilitarisée, n'a qu'une fonction touristique... Mais elle est, un symbole d'espoir, d'une éventuelle réunification des deux Corée.
Elle permettrait de rejoindre directement Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord.
Sur la route du retour, il est impossible d'oublier la menace. Les plages sont rendues inaccessibles par un mur de barbelés. Des postes de guet et d'autres de défenses, aussi bien sur la route, que sur le fleuve Han, à intervalles rapprochés, sont très nombreux.
Quelle visite inhabituelle ! Les trois lettres de la zone tampon sont lourdes de sens... Et ce, depuis 59 ans ! Une étrange idée que d'aller découvrir ce lieu chargé d'histoires. Ici, tout semble vivre au ralenti, mais le calme cache des tensions bien réelles. Une leçon et un rappel, sur l'histoire du pays, que découvre avec attention Manuela et Benjamin.
Pas de regrets, sur l'intérêt de la visite, mais nous repartons, avec un sentiment mitigé. De la curiosité, pour les visiteurs étrangers. De l'émotion, et un espoir pour les familles coréennes. Seul, le côté très touristique et mercantile (de nombreuses boutiques de souvenirs) est gênant.
Les nombreux tours-opérateurs, qui emmènent les touristes, comme dans une vulgaire attraction touristique, diminuent l'importance des relations tragiques et tendues, de ces deux pays.
En fin d'après-midi, nous sommes dans un tout autre univers... Les rues de Séoul brillent de mille feux. Nous passons la soirée dans le quartier de City Hall. Repas de la mer dans un petit restaurant du marché de Namdaemun. Le personnel et les convives plaisantent et discutent avec nous. Autres temps... Autres mœurs !
Samedi 2 juin 2012
Il est 5 heures, le ciel est sombre et les étoiles scintillent, lorsque le réveil sonne. Nous grimpons dans le métro, pour rejoindre l'aéroport d'Incheon. Dans quelques heures, à 9 heures 30, l'avion emportera Manuela et Benjamin à Paris.
Nous passons quelques minutes ensemble dans une salle d'attente. La séparation est pleine d'émotions... Nous refaisons notre voyage !
Pour rassurer nos enfants, j'ai préparé l'itinéraire de notre prochaine étape. Denise et moi, nous partons pour 45 jours en Indonésie. Je gribouille sur une feuille de papier, le chemin qui nous attend.
Manuela et Benjamin ont embarqué. Nous retournons directement dans le centre-ville, en grimpant dans le bus n° 611.
En ces premiers jours de juin, le temps est doux mais pluvieux sur la capitale. Après une courte pause dans un bar, nous filons au Sanctuaire Royal de Jongmyo. L'édifice est un ensemble religieux, consacré aux dirigeants de la dynastie Joseon. Le sanctuaire et les Palais Changdeokgung et Changgyeonggung, font partie depuis 1995 du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Au milieu des gratte-ciel, le passé et le présent cohabitent dans un petit périmètre.
Nous allons revoir, à notre rythme, ces vestiges impériaux qui témoignent de l'importance, jadis, des différentes dynasties qui ont dominé la Corée.
Jongmyo est un sanctuaire confucéen, construit au XIVe siècle par le fondateur de la dynastie Joseon. Nous avons eu notre "dose" de palais et de sites historiques... Pour cette dernière journée, nous allons consacrer la visite aux jardins, et à la nature.
Si les édifices, tous d'origine, sont très élégants, nous préférons nous engouffrer, à l'allure d'un pas de vagabond, dans un chemin pavé, qui serpente au milieu d'un jardin bien entretenu.
Sous les arbres, la chaleur a baissé, les Séouliens viennent se retrouver dans les parcs, assis sur des bancs, pour jouer au jeu du go.
Des artistes, peintres en calligraphie, sous le regard d'un public connaisseur, mettent en valeur la beauté de l'écriture, à travers des caractères coréens (le hangeul). Chaque coup de pinceau, est parfaitement exécuté. Les compositions sont esthétiques et harmonieuses.
Chaque pas nous réserve une nouvelle découverte. Au pied des gigantesques buildings, les Séouliens viennent faire une pause spirituelle dans le Temple bouddhiste Mahabodhi. Les murs et les avant-toits des pavillons sont ornés de dessins qui retracent la vie de Bouddha... Quels décors !
Avant de l'atteindre, nous longeons un chemin bordé de petites boutiques. Les Coréens se sont résolument tournés vers l'international, mais ils savent garder et préserver le patrimoine culturel, ses traditions et ses pratiques religieuses bouddhistes.
Le Palais de Changdeokgung est unique. Appelé aussi palais de la Prospérité, il est le monument le plus enchanteur, il est aussi le palais le mieux préservé des cinq palais royaux.
Nous y entrons par la porte principale. De nos jour, le palais abrite des trésors importants, comme le hall Injeongjeon, c'est la salle du trône. Elle est riche de décorations, de lustres, de rideaux et de plafonds magnifiques. Le gigantesque monument est séparé par des cours et des jardins.
Le palais est en parfaite harmonie avec la nature... Sûrement une des raisons pour laquelle les amoureux, viennent y poser en tenue traditionnelle (le hanbok).
À deux pas, le Palais Changgyeonggung, est moins populaire et moins impressionnant. Le palais a servi de lieu de résidence pour les reines et les concubines. Ce complexe comporte 10 pavillons, des jardins et des résidences de la famille royale... Nous ne verrons pas tout !
Nous allons dépenser nos derniers billets dans une gargote de rue. Le repas terminé, nous récupérons les bagages au Stay Koréa. Nous remercions, Sun de son accueil, et de sa disponibilité. Gentiment, elle nous souhaite un bon voyage... En taxi, nous prenons la direction de l'aéroport.
Le vol est prévu à minuit. Destination la ville de Surabaya sur l'Ile de Java en Indonésie via Kuala Lumpur en Malaisie.
Au revoir la Corée
안녕히 계십시오. 한국
Bilan du séjour
La Corée du Sud, est une destination encore méconnue, avec pour l'instant peu d'informations touristiques, hormis Séoul et la DMZ, en raison des tensions, relatées par les médias.
Le pays est très sécuritaire et les habitants, très respectueux. Leur mode de vie est totalement opposé à celui des occidentaux, heureusement, les Coréens sont en général très indulgents, car des gestes ou des comportements peuvent être interprétés de manière différente.
Séoul est une capitale dynamique et moderne. Les bâtiments futuristes, côtoient l'architecture traditionnelle des palais. Pour comprendre la culture coréenne, il est nécessaire et primordial d'être bien informé. Sur place, c'est trop tard... La barrière de la langue est immense.
Dans les villes, le manque de place pour loger les habitants, est compensé, par la construction d'une multitude de tours d'habitation.
La cuisine est particulière, très épicée, le kimchi est incontournable. Seuls les barbecues nous ont pleinement convaincus.
Nous avons fait de belles rencontres, avec une population respectueuse, serviable et chaleureuse.
Les +
Séoul. Son architecture dépaysante, son aspect culturel et la découverte des temples et des palais. Sa jeunesse, très exubérante, les soirs de fête.
Gyeongju. Son charme provincial. Son histoire, véritable trésor culturel.
Busan. L'effervescence de ses marchés traditionnels. La joie de vivre de cette cité vivante et festive.
L'ile de Jeju. Ses belles eaux bleues et son sable blanc. Le volcan Seongsan, très touristique, mais immanquable. Les courageuses hanenyeos.
La DMZ. Elle fait partie de l'histoire des deux Corée. La visite est très (trop) touristique. Pour un touriste étranger, la visite n'est pas indispensable, il faut simplement retenir, cette incroyable séparation d'un même peuple, en deux états.
La gastronomie coréenne... Asie et riz sont indissociables. Les amateurs de cuisine relevée seront ravis avec les "tteokboki", des galettes de riz. Les nouilles sont à la base de nombreux plats. Les "banchan", les plats typiques accompagnent chaque repas de la journée, du petit-déjeuner au dîner.
Le plus connu est le "kimchi", le chou chinois fermenté.
Le "Korean barbecue". Le plat convivial par excellence, le paradis pour un amateur de viande grillée. Nous lui décernons le titre de meilleur du monde !
Les -
La nuit, les sacs-poubelles de déchets éventrés, alignés dans les ruelles de Séoul. Rien de très étonnant en Asie du Sud-Est... Mais plus surprenant dans la capitale. Mais à part les quartiers très festifs, le pays est très propre et la qualité de vie est exceptionnelle.
L'architecture urbaine. Peu de charme dans toutes les grandes villes. Des forêts de grandes tours d'habitation, sont construites sur les flancs des collines, sur le front de mer. Heureusement, les centres historiques sont plus charmants.
La cuisine coréenne. Déclarée comme étant une des meilleures au monde. Peut-être, mais alors, il faut y mettre le prix. Notre expérience culinaire s'est concentrée dans les échoppes des marchés et les restaurants populaires.
C'est au "petit bonheur la chance". Dans les établissements, l'Anglais est rarement parlé... Pas toujours d'illustrations ou de photos des menus. Un point positif, au marché aux poissons de Busan.
Le kimchi. Incontournable, mais il ne nous a pas particulièrement enthousiasmés...


/image%2F1530467%2F20250828%2Fob_e4772d_carte-villes-coree-du-sud.jpg)
/image%2F1530467%2F20240116%2Fob_781ef9_caption.jpg)
/image%2F1530467%2F20240116%2Fob_08e46b_seoul-city-hall.jpg)
/image%2F1530467%2F20250811%2Fob_4bfac0_statue-du-roi-sejong-hangeul.jpg)



/image%2F1530467%2F20250813%2Fob_68da90_photo0jpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20250813%2Fob_269b4b_photo1jpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20250813%2Fob_a3d677_yongsan50.jpg)
/image%2F1530467%2F20250814%2Fob_d2127f_buddha-street-art-gyeongju-600x400.jpg)
/image%2F1530467%2F20240118%2Fob_21477c_3786766c-cfb9-4da1-b800-6fe391ac97bf-l.jpg)
/image%2F1530467%2F20250818%2Fob_291f66_caption.jpg)
/image%2F1530467%2F20250826%2Fob_daffe0_img-8541.jpeg)
/image%2F1530467%2F20250826%2Fob_114ff8_img-8543.jpeg)
/image%2F1530467%2F20240117%2Fob_370dd0_ob-7b2747-esprit-gardien-bulguksa.jpg)
/image%2F1530467%2F20240118%2Fob_416bbc_image-1530467-20240117-ob-a0461e-800px.jpg)
/image%2F1530467%2F20250825%2Fob_cf00fa_le-parc-des-tumulusdaereungwon-11-800x.jpg)
/image%2F1530467%2F20240118%2Fob_55d373_gukje-market.jpg)
/image%2F1530467%2F20240118%2Fob_ae41cf_photo4jpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20250810%2Fob_f3e3f9_rooftop-view-at-night.jpg)

/image%2F1530467%2F20240119%2Fob_e0c74c_caption.jpg)

/image%2F1530467%2F20240121%2Fob_cf0ed2_tropicalfish-140414-1.jpg)
/image%2F1530467%2F20240121%2Fob_1c7c5d_tropicalfish-140414-4.jpg)
/image%2F1530467%2F20240119%2Fob_c1fad3_img-20190720-163131-largejpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20240119%2Fob_c2ce1f_img-20190725-113924-largejpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20240119%2Fob_e32d74_img-20190725-125043-largejpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20240121%2Fob_b19d35_caption.jpg)
/image%2F1530467%2F20240120%2Fob_c6c593_diseno-sin-titulo-15-1672120476559-800.jpg)
/image%2F1530467%2F20240130%2Fob_99a516_ob-c96f9e-20130706-093150.jpg)
/image%2F1530467%2F20240127%2Fob_6d63db_a-1-1024x768.jpg)
/image%2F1530467%2F20240130%2Fob_6f587e_image-1530467-20240130-ob-85c210-dmz-c.jpg)
/image%2F1530467%2F20240130%2Fob_25ac3b_image-1530467-20240130-ob-bd31c3-dmz-c.jpg)