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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 14:11

 

 

Istanbul en 2008

Entre tradition et modernité

 

 

 

 

 

Informations générales

 

 

 

 

Visa

 

 

 

Pas de visa demandé pour un ressortissant français

 

 

 

 

 

Question argent

 

 

 

1 euro = 1,93 livre turque. (ytl).

 

 

 

 

 

 

 

 

Question hébergement

 

 

 

 

Hôtel Atlantis 

 

Divanyolu Cad. Bicki Yurdu Sok N°12. Sultanahmet.

 

Excellent emplacement. À 5 minutes à pied du tramway et des sites historiques.

Service du petit-déjeuner sur la terrasse, à l'étage supérieur.

 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

 

 

 

Carte d'Istanbul

 

 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

 

 

Après avoir sillonné le Vietnam en famille l'an dernier, nous allons découvrir à deux, Istanbul en une semaine. Un dépaysement que l'on espère réussi entre Orient et Occident.

La mégapole est riche de trésors historiques et culturels. Des quartiers plein de charmes qui abritent des souks, des mosquées et des palais. Mais Istanbul, ce n'est pas que le passé et son histoire millénaire. La gastronomie turque, est une autre richesse à découvrir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 6 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ ce matin de Bordeaux-Mérignac. Dans l'avion, je ne dors pas... Je ne lis pas... À travers le hublot, mon regard flâne sur la mer de nuages. L'escale est rapide à Amsterdam. En début d'après-midi, le pilote atterrit sur le tarmac d'Istanbul.

 

À l'aéroport Atatürk, les formalités d'entrée dans le pays sont rapidement effectuées. Nous rejoignons le centre-ville en bus. Notre hébergement, situé dans le quartier Sultanahmet, abrite les monuments les plus prestigieux de la métropole.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

À l'hôtel, l'accueil est chaleureux. Denise a réservé la chambre depuis plusieurs semaines. Dès les bagages déposés, nous partons à la découverte des monuments les plus proches.

 

La Place Sultanahmet est le point de départ de notre balade. C'est ici, que l'on peut comprendre l'importance et le rayonnement d'Istanbul. Si la ville n'est pas la capitale de la Turquie actuelle, elle a été la capitale de trois empires au cours des siècles : byzantin, romain et ottoman.

Istanbul est appelé sous son nom actuel depuis le 28 mars 1930, après avoir porté successivement le nom de Byzance lors de sa fondation, puis ensuite celui de Constantinople.

 

Le quartier, rassemble dans un mouchoir de poche la Mosquée Bleue, la Basilique Sainte-Sophie et le Palais de Topkapi.

 

La visite des mosquées va obligatoirement rythmer notre séjour. Istanbul en compte plus de 3 000, nous allons être obligés de faire un choix.

 

Mon livre touristique, détaille les céramiques bleues de la plus grande... La Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii). Nous traversons des jardins et une esplanade pour découvrir la raison de son nom.

 

Sa construction débuta en 1609 pour finir en 1616. Les façades en marbre, veiné de gris et de bleu, attirent mon regard. Sa stature est imposante et impressionnante. 20 000 tuiles ornent le dôme et une cascade de coupoles. 6 minarets sans fin, donnent l'impression de déchirer le ciel et offrent au muezzin la possibilité d'entonner l'appel à la prière.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

La cour de la mosquée est un lieu de vie. La principale fontaine, sert aux lavements rituels des mains et des pieds que font les musulmans avant d'entrer dans la mosquée pour prier. D'autres, à la sortie, se reposent et discutent dans les jardins somptueux.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Avant d'entrer dans la salle de prière, nous nous déchaussons. Denise, étale un châle léger sur ses épaules. À l'intérieur, les dimensions sont pharaoniques, l'espace semble nous écraser. Avec sa haute coupole au-dessus de notre tête, nous nous sentons minuscules.

 

Les décorations sont de toute beauté. 20 000 carreaux de céramique faits à la main tapissent les niveaux inférieurs. Au niveau de la galerie, les dessins des faïences sont flamboyants avec des motifs floraux, de fruits et de cyprès, ils décorent les murs et les dômes. Plus de 250 fenêtres, inondent de lumière les milliers de carreaux de faïence d'Iznik. 

 

La mosquée Bleue est belle, très belle...

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Encore éblouis par ce chef-d’œuvre d'art classique turc, nous traversons la rue Divan Yolu pour visiter la Citerne Basilique (Yerebatan Sarnici).

C'est une gigantesque citerne souterraine, qui venait en complément d'un aqueduc, pour stocker l'eau suivant les saisons.

Nous réglons le prix d'entrée, 10 ytl chacun. À quelques dizaines de mètres de profondeur, l'atmosphère est humide, mais nous apprécions la fraîcheur, c'est parfait avec le soleil qui "tape" cet après-midi. L'endroit est inimaginable depuis l'extérieur. L'ambiance est unique... On s'en prend plein les yeux !

 

Le souterrain est long de 138 mètres et de 65 mètres de large. 336 colonnes soutiennent sa voûte, dont deux, qui ont comme base une tête de Méduse. Ce n'est pas l'animal marin doté de tentacules, mais une figure de la mythologie... Son regard avait le pouvoir de pétrifier celui qui la regardait !

La capacité est estimée à 80 000 m3. Le réservoir, servait à alimenter en eau, la ville et le Palais de Topkapi.

 

 

Le faible éclairage rougeâtre est subtil, et pourrait donner un aspect magique et mystérieux... Mais c'est impossible, tant les touristes sont indisciplinés.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Nous déambulons sur des passerelles accompagnés par le clapotis des gouttes d'eau. L'alignement parfait des colonnes en marbre, témoigne du génie de création de nos ancêtres.

Nous ressortons, pas très impressionnés par les lieux, mais surpris par ce monument, qui fait partie de la riche histoire de Constantinople.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

La fin de la journée approche, il est temps d'aller à la Basilique Sainte Sophie. Nous réglons le prix d'entrée (20 ytl chacun).

 

Construite en 532, sur les ruines d'une précédente église, Hagia Sophia incarnait la grandeur de l'Empire byzantin. Elle fut la plus imposante église du monde chrétien et a connu de nombreuses périodes difficiles avec des incendies, des séismes, et le pillage de ses trésors.

 

En 1453, elle est transformée en mosquée, à la suite de la prise de Constantinople par les Ottomans. Des minarets et des mausolées complètent l'édifice.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

L'intérieur est un chef d'œuvre de l'architecture byzantine. Dans la pénombre, je suis assez impressionné par la vaste coupole de 32 mètres de diamètre, reposant sur des arcs, et épaulée par des demi-coupoles. 

 

La décoration est à la hauteur de l'édifice, magnifiée et enrichie par les différents styles architecturaux religieux. Des mosaïques à fond d'or et des fresques superbes, sont éclairées par la lumière extérieure, qui y pénètre par de nombreuses fenêtres.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Les portraits du Christ, des Saints et des Apôtres, partiellement effacés par les méfaits de l'usure du temps, ornent les murs et côtoient d'imposants panneaux de forme circulaire. Ici, des inscriptions calligraphiques en or, indiquent les noms sacrés de Mahomet et des quatre premiers califes : Abu Bakr, Umar, Othman et Ali... Plutôt étonnant !

Hagia Sophia est tiraillée entre le christianisme et l'islam. L'édifice est une pure merveille, un symbole des différentes cultures.

 

Une des mosaïques byzantines est très connue. Datant du 10e siècle, elle représente la vierge Marie, assise et tenant dans ses bras l'Enfant Jésus. À ses côtés, il y a Constantin le Grand, le premier empereur Romain, fondateur de Constantinople et l'empereur Justinien, qui lui présente la maquette de Sainte- Sophie.

 

 

Mustafa Kemal Atatürk, décide en 1935, d'en faire un musée. Le président Erdogan, au pouvoir depuis 2003, souhaite transformer de nouveau Sainte-Sophie en mosquée...

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Avant de rentrer à l'hôtel, nous faisons un "saut" jusqu'au Palais de Topkapi. Voisin de la basilique, le palais mérite dy consacrer une demi-journée. Nous restons devant la Porte de l'Auguste, décorée de calligraphie arabe. Le portail est encadré par deux arches, encastrées dans une muraille d'enceinte. Les abords sont assaillis par une foule de visiteurs... Nous nous promettons d'y venir tôt, dès l'ouverture.

 

 

Fatigués par cette longue journée, nous retrouvons notre chambre, son confort et une bonne douche tiède.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 7 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons le petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Le serveur est aux petits-soins. L'atmosphère est agréable, je décortique l'histoire de la ville dans le G.D.R. L'histoire d'Istanbul est longue et riche. Dans l'antiquité, la ville créée par les Grecs, vers 650 av. J.-C. est appelée Byzance

 

Après de nombreuses guerres, les Romains prennent le pouvoir. L'empereur Constantin, converti au christianisme, fait de Byzance la "nouvelle Rome" en 330, et lui donne le nom de Constantinople.

Après plus de mille ans de résistance, Constantinople tombe aux mains des croisés en 1204. En 1453, les Ottomans islamisent la ville, puis arrive le déclin ottoman. En 1923, Mustapha Kemal (dit Ataturk) décrète Ankara capitale de l'état turc. Constantinople devient officiellement Istanbul.

 

 

Aujourd'hui, nous avons de quoi faire... Le soleil, est déjà haut et chaud lorsque nous quittons notre hébergement. Nous allons visiter, les quartiers, du côté Européen. Chaque pas que nous faisons, est un rappel sur l'histoire et les différentes cultures, qu'a traversé le peuple turc.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

 

 

Dans la vieille ville, si les monuments sont de pierre, il reste quelques vieilles maisons (dites ottomanes) en bois. Souvent vétustes, mais habitées, elles se caractérisent par une architecture à encorbellement. Les façades des étages, soutenues par des pièces en bois, s'avancent sur la rue.

 

Construites dans des ruelles étroites, elles font le charme d'Istanbul. Mais au vu de leur vétusté, elles semblent "promises" aux promoteurs-bétonneurs des années futures.

Éternel changement d'époque, déchiré entre religion et laïcité, traditionalisme et modernité, carrefour de la culture européenne et du Moyen-Orient. 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Nous arrivons sur les rives du Bosphore. Eminönü est le point central de la ville, le quartier s'étale le long de la Corne d'Or. C'est le coin préféré des touristes, il regroupe les mosquées historiques, mais aussi, le Bazar Égyptien et le Pont de Galata.

 

 

La Mosquée Yeni Camii (la Mosquée Neuve), a été construite à la fin du 16e siècle. L'architecture et son aspect extérieur nous laissent "bouche bée". Elle compte 60 dômes et demi-coupoles décorés de motifs géométriques. Deux minarets à trois balcons, s'élèvent dans le ciel.

Sans être extraordinaire, ni très originale, elle est présente sur de nombreuses peintures ou gravures. L'image familière et très connue d'Istanbul.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Elle est moins touristique que la mosquée Bleue, et pourtant son intérieur mérite le "coup d'œil". La grande coupole, soutenue par 4 piliers, culmine à 36 mètres de hauteur. Les murs, sont ornés de carreaux de faïence, déclinés en diverses nuances de bleu.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous poursuivons la flânerie dans les ruelles animées du quartier. À l'écart du bruit des échoppes, nous trouvons la Mosquée Rüstem Pasa (Rüstem Pasa Camii). Elle est située sur une terrasse, au niveau du premier étage des maisons voisines.

Son extérieur est d'allure modeste, à l'image du quartier très populaire.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Avec les premiers jours de juin, ce n'est pas la canicule, mais la température s'affole ! Nous trouvons la fraîcheur à l'intérieur de la mosquée.

 

Les murs intérieurs et les coupoles, sont recouverts par de somptueuses faïences d'Iznik, où se mêlent toutes les nuances de bleu, celui azuré, jusqu'à la turquoise qui évoque le vert. Les carreaux présentent des motifs floraux et géométriques. Que de couleurs, dans une profusion magnifiques et généreuses. Quelle splendeur !

 

On peut l'apprécier à sa juste valeur, peu de visiteurs s'aventurent dans ce joyau caché, et nous... nous disposons de tout notre temps !

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Le marché aux épices, appelé Marché Égyptien, est tout proche. Il a été construit en 1663 par les Vénitiens, avec l'argent des impôts, collectés au Caire, d'où le nom éponyme.

 

Six portes distinctes permettent d'accéder aux échoppes et aux boutiques traditionnelles du vieux-marché couvert. Il y a des siècles, toutes les richesses d'Orient s'y étalaient. Les riches marchands venaient y acheter, vendre ou échanger des tissus précieux. Maintenant, entre les piles de soieries, le bazar regorge d'épices, de fruits secs, de loukoums, etc.

Nous zigzaguons au hasard des allées, nous ne savons même plus où on se trouve, tant les allées sont bordées d'échoppes minuscules. Une partie importante du marché est consacrée aux produits alimentaires. Les allées labyrinthiques, sont le rendez-vous des touristes, qui ne sont pas très exigeants sur le prix.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Les locaux, nous les trouvons dans les boutiques des ruelles voisines, qui vendent les mêmes produits, mais à des prix plus abordables.
Je me guide à l'oreille et à l'odorat. Les bruits et les odeurs nous mènent jusqu'aux marchands... Le grignotage est "obligatoire". Nous craquons pour des loukoums, du maïs grillé (süt misir) et un petit pain appelé simit, garni de graines de sésame.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Pour rejoindre le quartier de Karaköy, dans le district de Beyoglu, nous empruntons le Pont de Galata qui enjambe la Corne d'Or.

 

Ce pont est un des emblèmes de la ville. Il est peint, photographié, et même immortalisé pour le cinéma.

Le premier pont traversant la baie a été construit en 1845. Napoléon III, en 1863, l'a fait fait remplacer par un pont en bois. Le pont actuel date de 1992. Sa plate-forme est partagée par les voitures, le tram, les piétons et les pêcheurs à la ligne. Elle fait 42 mètres de large.  

 

Sous le pont, de nombreux restaurants ont la réputation "d'attrape-touristes". Mais nous ne les "testons" pas.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Le pont est animé, les gens vont et viennent. Il est fréquenté, de jour comme de nuit, et en toutes saisons, par des dizaines de pêcheurs qui se tiennent côte à côte.

La nuit, les pêcheurs, s'attroupent autour des braseros et sirotent un thé préparé dans des samovars.

Sardines, anchois et maquereaux s'agitent dans des seaux et dans des bassines. L'espoir, pour les pêcheurs, est d'en attraper suffisamment pour nourrir la famille... Et, s'il y en a plus que nécessaire, ils les vendront...

 

Des vendeurs ambulants, ont installé des petits stands pour vendre du matériel et des appâts divers. Il y a aussi, des musiciens et des cireurs de chaussures qui viennent gagner une pièce... L'ambiance est décontractée et bonne enfant.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

Le pont est le trait d'union entre l'Europe et l'Asie. Devant nous, la silhouette cylindrique et imposante de la Tour de Galata constitue le repère le plus significatif du quartier de Beyoglu.

 

Nous empruntons des ruelles étroites, dans un labyrinthe tout en ombres et en lumières et des escaliers qui sont de beaux raccourcis pour atteindre l'entrée de l'édifice.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

Construite en 1348, elle fut tour à tour, un point d'observation pour prévenir les incendies, puis elle permit de contrôler l'activité commerciale maritime. Elle eut aussi la fonction de prison.

 

En fin de journée, les groupes de touristes, ont rejoint leurs hébergements. L'attente pour grimper à la tour n'est pas très longue. Nous ignorons les ascenseurs, ils sont bondés. Il faut un peu de muscle pour grimper les 155 marches qui mènent au balcon. Du sommet, à 68 mètres, la vue panoramique à 360° est superbe.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Au loin, j'aperçois au-dessus de la Corne d'Or, l'imposante Mosquée de Soliman le Magnifique. Ses quatre minarets sont recouverts d'échafaudages tubulaires pour les réhabiliter. Les travaux d'entretien et de réfection durent depuis des années et ne sont pas près d'être terminés.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 8 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, nous déjeunons sur la terrasse, le ciel est radieux. Le serveur, comme tous les jours, nous pose une avalanche de questions.

De quelle région on vient ? Combien d'enfants ? Et surtout... Est-ce que le Président Français veut que la Turquie adhère à l'Union européenne ? Il est sympathique, mais aussi très curieux... Pas facile d'éluder ou contourner ses questions embarrassantes.

 

Le soleil illumine le ciel, nos ventres sont contentés... Deux conditions pour passer une bonne journée. Aujourd'hui, nous allons effectuer une mini-croisière, sur le Bosphore, en direction de l'embouchure de la Mer Noire.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Quelques minutes de tramway suffisent pour atteindre l'embarcadère des bateaux publics d'Eminönü.

 

Au guichet d'une compagnie de tourisme, nous choisissons la version d'une demi-journée. Le terminus est Anadolu Kavagi, un village proche de l'embouchure de la Mer Noire. Le prix du billet est de 17,50 ytl chacun. La croisière porte le nom de Uzun Bogaz Turu. Son trajet dure environ 2 heures. Une pause est prévue jusqu'à 15 heures, avant que le capitaine appareille pour revenir à Eminönü.

 

Bien que nous soyons dimanche, nous sommes une poignée de touristes étrangers et quelques locaux à faire la sortie.

 

Pour les photos, je reste à l'extérieur. Istanbul a ses couleurs et ses odeurs... Mais la ville a aussi ses cris ! Ceux des mouettes qui suivent les bateaux... En plein vol, elles me regardent et attrapent les bouts de pain que je leur jette.

Calé dans un fauteuil sur le pont supérieur, le plan de la ville à la main, je cherche tous les monuments qui bordent les deux rives. Dès le départ, le premier, est le magnifique Palais de Dolmabahçe. Son architecture est monumentale... Nous avons prévu sa visite pour plus tard.

 

 

Quelle surprise d'apercevoir un sous-marin sur notre droite, amarré à un quai, côté asiatique. L'USS Thornback est un ancien navire de guerre américain. Retiré du service actif, il peut-être visité au Musée Rahmi M. Koç.

 

La Mosquée d'Ortaköy est époustouflante. Elle est moins connue, car elle se situe un loin du centre touristique. La mosquée est construite sur une plateforme, à fleur d'eau. Nous restons scotchés devant son extérieur. Quel style élégant !

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous passons sous l'impressionnant pont suspendu Fatih Sultan Mehmet. Un bataillon de voitures et de camions défile entre Kavacik à Hisarüstü, reliant l'Asie à l'Europe.

Ingénieusement étagées à flanc de colline, les hautes murailles et les trois grandes tours de la forteresse de Rumeli Hisari, sont impressionnantes. La citadelle a été construite en 1452, pour contenir les ennemis sur cette partie étroite du détroit.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Le bateau effectue des arrêts dans les quartiers qui bordent le Bosphore. C'est un va-et-vient incessant d'un bord à l'autre. Les touristes, l'appareil photo à la main, veulent bénéficier de la meilleure position pour découvrir les yali, les élégantes résidences, luxueuses et colorées.

 

La balade permet de faire un saut dans le temps. Ces majestueuses maisons, construites entre le XVIII et le XIX siècles, servaient de résidences d'été pour les riches commerçants, les sultans et les aristocrates.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Actuellement, sur les 660 yali existants, certains appartiennent à l'élite turque, d'autres ont été reconvertis en restaurants et en hôtels. Chaque yali est unique, mais ils ont tous un accès direct au Bosphore.

 

350 environ ont été rénovés à l'identique - histoire oblige - d'autres sont en très mauvais état... Mais un matelot me dit que les investisseurs étrangers sont très intéressés, surtout ceux du Moyen-Orient.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous descendons à l'embarcadère de Anadolu Kavagi, le terminus de la croisière. Le village se situe sur la rive asiatique du Bosphore. Dès les premiers pas sur le bitume, nous sommes assaillis par les rabatteurs des restaurants qui longent le quai. Ce sont exclusivement des "restos touristiques".

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Le temps de l'escale est limité, nous nous contentons de grignoter un sandwich aux poissons. Rapidement, nous prenons la direction du chemin qui mène à forteresse byzantine appelée Yoros Kalesi. Le fort a été l'objet de disputes entre les Byzantins, les Génois et les Ottomans. Le sentier, est bien signalé depuis le centre du bourg. Avec enthousiasme, sous un soleil de plomb, nous montons la pente abrupte d'une colline.

 

Au sommet, le portail d'entrée du château, qui date du 13e siècle, est flanqué de deux tours massives décrépies. Là-haut, il n'y a rien à visiter en particulier.

Loin du tumulte de la métropole et de la foule, nous nous asseyons pour admirer le magnifique panorama de l'embouchure de la Mer Noire. Le va-et-vient des bateaux de croisière, des cargos et des pétroliers qui sillonnent le Bosphore est incessant.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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À 15 heures, le capitaine met le cap sur Istambul. Le bateau s'arrête quelques instants à l'embarcadère de Sariyer, côté Européen.

La nature est belle, avec des collines boisées et la jetée qui est un petit joyau... Mais isolé et à l'écart du village, je vois derrière une modeste barrière de rochers, un groupe de cabanes de pêcheurs, construites à partir de bois et de bâches en plastique. Elles sont délabrées et en piteux état.

Les inégalités économiques sont flagrantes. L'économie repose seulement sur la pêche et l'agriculture. Ici, la vie doit être particulièrement dure et difficile. 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Le capitaine, récupère encore des voyageurs, aux mêmes embarcadères qu'à l'aller. Il est 17 heures, lorsque l'on quitte le pont du bateau.

 

Le soir descend doucement, nous nous "posons" sur le Pont de Galata. La température est agréable. Notre sandwich est déjà loin, nous engloutissons un délicat en-cas, acheté à un marchand ambulant. Autour de nous, les pêcheurs, très opiniâtres et infatigables tentent encore leur chance.

 

Le coucher de soleil et magique... Le ciel nuageux flamboyant nous émerveille. Un camaïeu d'orange avec des dégradés de rouge foncé... Le soleil glisse derrière l'Europe et incendie l'Asie !

 

 

Quelle journée de découvertes ! Un palais majestueux, des demeures fastueuses et des citadelles fortifiées, aperçus sous l'air rafraîchissant d'une brise marine.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Nous quittons l'agitation du pont. Les ruelles pittoresques et tortueuses sont désertes. En même temps, c'est une occasion unique de prendre des photos des maisons "Ottomanes". Bien qu'elles soient dans un piteux état, il est interdit de les détruire, à moins de les reconstruire à l'identique.  

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 9 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au petit-déjeuner, nous discutons avec le serveur. Il nous détaille l'histoire du Grand Bazar, situé en plein centre-ville. Avec environ 4 000 mille boutiques, réparties dans près de 60 allées, il est l'un des plus grands marchés couverts au monde.

 

La partie la plus ancienne du marché couvert date de 1455. Au fil des siècles, il a été agrandi aux gré des règnes et des catastrophes. En 1894, il a été restauré à la suite d'un séisme.

Un important incendie, en 1954, détruit la moitié du bâtiment. Rénové en 1956, il nous explique qu'il a perdu son côté traditionnel. 18 portes, réparties sur tous les côtés du bâtiment permettent d'y entrer.

 

Nous errons quelques minutes dans le quartier, avant de trouver l'une d'elles.

 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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L'endroit est immense, j'ai récupéré, à l'accueil de l'hôtel, un plan du site. Dans les nombreuses allées, le bazar est divisé en cinq quartiers majeurs. Celui réputé du cuir et du textile, mais il ne faut pas être regardant sur les contrefaçons. Il y a celui des étalages, époustouflants par le nombre de pacotilles et de souvenirs. Le quartier des bijoutiers est le préféré des touristes... Une caverne d'Ali Baba ! Mais il faut veiller à la qualité. Le dernier, est celui des antiquités et des tapis.

 

Les articles, sont étalés en grande quantité sur les stands, et surveillés par des commerçants. Tous vantent la qualité des produits, en élevant la voix.

Les devantures des bijouteries ruissellent d'or et de pierres scintillantes. Le défi pour le vendeur, est de convaincre rapidement le client, avant qu'il tourne les talons vers le concurrent voisin, qui lui aussi propose les mêmes articles ! 

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L'atmosphère est orientale, chaleureuse. La découverte est agréable, c'est le lieu incontournable des touristes friands de souvenirs, achetés après un marchandage de rigueur !

 

Nous sommes assaillis et cernés par des rabatteurs. Ils nous promettent de nous faire découvrir une "exposition" et nous prient d'y venir, juste pour voir... Là, le prix n'est pas affiché, car la négociation doit être conservée.

 

Pas d'achat pour nous, mais une dégustation de douceurs sucrées, dans un stand submergé de gâteaux, luisants de miel.

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Nous filons vers la mosquée Nuruosmaniye (Nuruosmaniye Camii). Son entrée est à deux pas du marché. Sa construction date de 1755. L'édifice religieux est flanqué de deux minarets à deux balcons.

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Quel calme à l'intérieur, après l'ambiance survoltée du Bazar, nous prenons une agréable bouffée d'air frais. 

 

Délaissée par les touristes, elle mérite pourtant la visite. Son style baroque ottoman est d'une extraordinaire beauté. 174 fenêtres, surmontées d'arches romaines, inondent l'intérieur de lumière. Les ornementations, qui recouvrent les murs, sont d'un éclat, qu'aucun artisan d'aujourd'hui ne saurait réaliser.

Comme dans toutes les mosquées, des lustres sont très bas, ils tombent du plafond... Brillants de mille feux, ils sont démesurés et aériens, une particularité ottomane.

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Il est midi, nous commandons notre repas dans une gargote, au cœur du quartier du Grand Bazar.

 

Le soleil est radieux, la balade est plaisante. Le quartier, très populaire, est en décrépitude. Nous découvrons le Büyük Valide Han, un des nombreux hans qui sont disséminés dans la ville. Érigé en 1651, c'est le plus grand d'Istanbul.

La porte d'entrée du caravansérail est délabrée. La bâtisse n'est pas répertoriée dans les guides touristiques, seuls quelques voyageurs informés et les curieux s'aventurent dans les lieux.

C'est un caravansérail, où logeaient les marchands et leurs chameaux, qui commerçaient entre l'Orient et l'Occident. Ces édifices, construits en briques de terre, servaient exclusivement de relais de poste. Par la suite, ils ont été entourés avec de robustes fortifications.

À l'intérieur des murs inattaquables, à l'origine, des artisans et des commerçants rendaient service aux voyageurs.  

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Nous entrons... Il n'y a pas âme qui vive. L'endroit est en ruine, l'atmosphère semble mystérieuse. Ici, il n'y a pas de commerçants pour nous accueillir pour vendre des tapis !

 

Déambuler dans les couloirs en ruine donne une idée de la construction. Les plafonds, sont soutenus par des arcs romans, en pierres parfaitement taillées. Malgré mille ans d'intempéries et de catastrophes, la construction résiste toujours. La curiosité, l'emporte sur notre hésitation pour découvrir ce lieu atypique.

 

Le couloir pourrait figurer dans le décor d'un film. À l'étage, dans d'étroits ateliers, des artisans travaillent le cuivre, ils occupent de minuscules pièces transformées en échoppes. À chaque pas en avant, le dépaysement est garanti.

 

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Un vieux monsieur, vient à notre rencontre, et nous dit être le gardien. Après avoir réclamé un léger droit d'entrée, il nous ouvre une porte pour accéder aux toits.

Le caravansérail comporte plusieurs chambres-cellules, chacune est pourvue d'un foyer. Un escalier se trouve derrière une porte, notre cicérone insiste pour que nous grimpions... La surprise est totale, sur les toits, des petites coupoles ont résisté aux tremblements de terre et à l'érosion.

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Nous sommes seuls ! D'ici, nous avons une vue unique sur Istanbul, et les allées et venues ininterrompus des bateaux.

 

La vue est magnifique, enrichie par les sons de la ville et les chants des prières, qui font écho, d'une mosquée à une autre. 

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La journée est sur le point de s'achever. Des centaines de personnes se pressent, sans compter les touristes, dans les rues pavées, où flottent mille odeurs. Elles proviennent des inévitables brasiers, sur lesquels rôtissent les meilleurs kébabs. Le fumet des viandes s'élève et se mélange à celui des poissons grillés, péchés dans le Bosphore.

 

C'est au crépuscule, que les mosquées illuminées, révèlent toute leur splendeur. Lorsque leur coupole, souvent imposante, donne l'impression de veiller sur la ville et que les minarets se dressent dans le ciel.

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Mardi 10 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'hôtel est confortable, mais depuis trois jours, nous sommes réveillés à 5 heures. Le quartier compte une poignée de mosquées et autant d'imams. À l'heure de la prière, ils poussent à fond la sono pour attirer les fidèles.

 

Nous partons ce matin, découvrir les quartiers de la rive asiatique.

Le bateau est le moyen idéal pour traverser de part et d'autre le Bosphore​​​​​​, avec pour avantage d'éviter les embouteillages. Au débarcadère d'Éminönü, de 6 heures à 23 heures, de petits ferries assurent la liaison, toutes les 15 minutes, avec le débarcadère d'Üksüdar, sur la rive asiatique.

 

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10 minutes de navigation seulement. Au milieu d'une flottille de pêcheurs, nous saluons l'antique Tour de Léandre (Kiz Kulesi) qui baigne dans la baie. Construit à 200 mètres des quais, le petit ilot est une des attractions touristiques du quartier. ​

 

La première tour fut construite en 408 av. J.-C. pour contrôler les navires perses. Reconstruite en 1110, la fonction de la tour a varié, passant d'un poste de phare, à une tour de défense puis en asile de quarantaine. Actuellement, elle abrite un café-restaurant.

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Le quartier d'Üsküdar à une longue histoire, un mélange de culture byzantine, romaine et ottomane. Aujourd'hui, c'est un centre actif et populaire.

Moderne et très conservateur à la fois, le quartier est le reflet de la mixité et de l'histoire d'Istanbul. Il fait un temps magnifique, sur le côté gauche de la jetée, nous trouvons un peu de fraîcheur dans le parc et les fontaines qui bordent la mosquée Yeni Valide. Le portail, est ouvert pour le prochain appel à la prière. Les calligraphies intérieures sont exceptionnelles.

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Nous crapahutons depuis une bonne heure. Le soleil timide ce matin est franchement chaud lorsque l'on arrive dans le quartier de Kadiköy. Nous suivons la foule qui se dirige vers le marché, un des plus réputés de la ville.

 

La rue est longue, nous sommes submergés par son agitation et son énergie. Les habitants viennent y acheter du poisson, des fromages, des légumes du jardin et des fruits du verger. Les étals débordent de couleurs, les légumes sont alignés au cordeau.

 

Quel plaisir de se gaver de cerises sucrée et pulpeuses, à l'ombre des allées d'un parc, face au Bosphore.

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Nous voilà de retour sur la rive européenne. La silhouette imposante de la Mosquée Süleymanie (Soliman le Magnifique) domine la ligne d'horizon.

 

Ses quatre minarets, cerclés de 10 balcons, indiquent que Soliman le Magnifique était le 4e sultan ottoman et le 10e de la dynastie.

En rénovation, les minarets sont entourés d'échafaudages. Le complexe comprend une école coranique, une bibliothèque et un hammam. L'accès à l'intérieur est interdit, une importante partie de la mosquée est en travaux. Alors, nous nous promenons dans les jardins superbement entretenus qui entourent l'édifice.

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La journée marathon est terminée. Nous avons un petit creux... La cuisine sans chichi sur les quais du Bosphore est idéale. Nous sommes entouré par des familles turques. L'environnement est chaleureux et populaire, le poisson grillé est savoureux !

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Mercredi 11 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ciel est lumineux. Pas de petit-déjeuner. Très tôt, nous dégringolons la rue pentue qui relie l'Istiklal au port.

 

Aujourd'hui, nous allons profiter de la nature et d'un bol d'air pur, aux Iles aux Princes (Adalar). C'est un archipel de 9 petites iles, dans la Mer de Marmara, le lieu de villégiature des Stambouliotes, à 15 km au sud-est d'Istanbul. À un coin de rue, nous achetons à un marchand ambulant, des simits, recouverts de graines de sésame, chauds et croustillants. Nous adorons !

 

Le soleil est chaud, tous les passsagers sont de bonne humeur ! Le capitaine, met le cap au sud. Les mouettes volent près de nous, elles crient et déploient leurs ailes, vers les passagers qui ont emportés des bouts de pain pour les nourrir.

À notre droite, sur la côte européenne, dominant des ilots de verdure, le Palais de Topkapi domine le Bosphore. Les minarets de la Basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée Bleue pointent leurs flèches dans le ciel.

Quelle vue magnifique !

 

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1 h30 de navigation, et nous accostons au ponton de l'ile de Büyukada.

 

J'ai lu dans un fascicule, que la circulation des véhicules motorisés - à part les services municipaux - sont interdits dans les quatre principales iles de l'archipel : Büyükada, Heybeliada, Burgazada et Kinaliada.

 

Pour découvrir l'ile, nous avons trois moyens de déplacement... Le vélo, la marche à pied et la calèche... C'est la cohue à la descente du bateau. Les cochers, à l'ombre de vieux platanes, attendent les touristes de pied ferme ! Les fiacres, appelés fayton, sont tirés par des chevaux puissants.

 

 

Nous allons passer toute la journée sur cette ile de 5,5 km². Mon plan, indique le temps de la balade pédestre en 3-4 heures. Pour apprécier les paysages, nous allons marcher. Nous laissons derrière nous les restaurants, les cafés et les touristes.

La météo est radieuse. Un en-cas alourdit notre sac, nous partons gaiement sur une petite route ombragée.

 

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La rue est bordée de vieilles maisons à colonnades en bois. Elles ont été construites par les riches marchands et la bourgeoisie Stambouliote dans les années 1800. Büyükada a conservé tout ce qu'Istanbul a perdu, en particulier, une extraordinaire architecture en bois.

Les jardins, sont fleuris et embellis par de superbes camélias et bougainvillées.

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Nous oublions Istanbul, ses bruits et sa pollution, par la nature et le calme.

Le Monastère Orthodoxe Aya Yorgi Monasteri (Saint Georges) est le site touristique à visiter. La pente est rude, dans le chemin de terre, à l'ombre des pins, l'ile prend des airs des Landes.

Le monastère est au sommet d'un site naturel. Le dénivelé est encore plus important à l'approche du sommet. Nous marchons bien, malgré la chaleur. Les cochers, ont déposé leurs clients, qui doivent grimper eux aussi à pied. Là-haut, nous sommes récompensés... Quelle vue !  

Au loin, le soleil a quelque peine à percer la brume qui enveloppe les quartiers modernes de la mégapole.

 

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Nous observons en détail les murs de l'église. Ils sont recouverts de nombreuses icônes. Le monastère, est interdit à la visite.

Assis dans la pinède sur une falaise, nous avalons notre casse-croûte. À nos pieds, un piton rocheux et aride plonge dans le bleu intense de la mer. Les panoramas sont sublimes sur les petites iles aux alentours.

 

Le temps presse, nous prenons une allure plus rapide pour descendre la colline, il ne faut pas rater le départ du dernier "vapur".

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Quelle belle journée. Un côté "suspendu dans le temps". Un dépaysement total, si près et paradoxalement, si loin de l'agitation de la grande métropole.

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Jeudi 12 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit-déjeuner, comme tous les matins, est abondant : du pain, des tomates, des concombres, des œufs et du fromage salé. Le tout, arrosé du thé traditionnel.

 

 

J'ai prévu une balade qui risque d'être longue. Le Palais de Dolmabahce doit en être le point d'orgue. Nous grimpons dans le tramway jusqu'à la Tour de Galata.

 

Nous arpentons quelques rues pour arriver à la Place Taksim, un des lieux les plus fréquentés.

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Plaque tournante des transports publics et le temple de la consommation, à cette heure matinale, l'activité des boutiques de marques, des bars et des restaurants est au ralenti.

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La rue piétonnière Istiklal Caddesi, longue de 3 kilomètres abrite des boutiques, des librairies, des cafés et des boîtes de nuit. Elle est sillonné par un antique tramway, qui effectue des allers-retours. Le quartier, branché, est réputé pour être le symbole de la modernité.

 

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Après avoir musardé dans les rues et dans les échoppes, nous nous dirigeons, toujours sur la rive européenne du Bosphore, dans le quartier de Besiktas.

Construit entre 1843 et 1854, le Palais de Dolmabahçe est le joyau du patrimoine architectural d'Istanbul.

Dolmabahçe signifie "le jardin comblé". Six grands jardins accueillent les nombreux touristes. Le site était un ancien port, le sultan Mehmet Fatih le fit combler pour en faire un jardin royal, d'où son nom.

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Des jets d'eau monumentaux, de surprenantes statues d'animaux et des parterres, ornés de plantes et de fleurs luxuriantes, se succèdent derrière les portes imposantes. Des symboles, représentants le luxe et la splendeur de l'Empire.

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Nous réglons le prix d'entrée, 15 ytl par personne. La visite est obligatoirement guidée. Le Palais est divisé en trois secteurs : les salles de cérémonies. Le quartier des hommes (Selamlik). Le harem et les appartements de la famille du Sultan.

 

Rapidement, nous nous joignons à un groupe d'une quinzaine de personnes. Les photos, même sans l'utilisation du flash, sont interdites.

La décoration est un mélange de style occidental : baroque, rococo et néoclassique, avec malgré tout, une touche d'art ottoman. Comme quelques visiteurs, je vole quelques clichés avec le smartphone, les autres, proviennent du net...

 

Le Palais, possède une surprenante collection de lustres et de vases, en cristal de Bohême et de Baccarat. Dans le grand salon de cérémonie, le plus grand lustre au monde, en cristal de Bohème, pèse 4 500 kilos et 750 ampoules.

Même la rampe de l'immense escalier est en cristal. C'est magnifique !

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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L'Édifice recèle de nombreux trésors et possède une impressionnante collection de tapis décoratifs et de tapis de prière. Tout, dans le palais évoque l'opulence et la démesure.

 

Au niveau des décorations, nous avons un regard admiratif sur un grand nombre de tableaux de maîtres, de lampes en cristal, de vases en porcelaine. Du côté du mobilier, on retrouve les styles Régence, Louis XV et Louis XVI. C'est Versailles en Turquie !

 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous quittons ces lieux fastueux, pour retrouver les maisons traditionnelles en bois encore nombreuses qui donnent un charme suranné.

Le quartier de Beşiktaş à sa propre identité. Son architecture est disparate, un mélange de l'ancien et du moderne.

 

 

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Se promener pour le plaisir peut-être est déroutant. Le quartier, je l'aime bien, car il sent la mer. Ici, c'est le carrefour entre la vieille ville et les villages du Bosphore. Le port, sans prétention, à du cachet avec quelques belles demeures. De son embarcadère, les bateaux naviguent vers de nombreux quartiers sur les deux rives. La flottille des bateaux de pêcheurs est à quai.

Amateur de foot, le nom du club de Beşiktaş, comme ceux de Galatasaray et Fenerbahçe trotte dans ma tête.

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Dans un parc, nous croisons des familles. Des enfants portent des tenues traditionnelles. Un garçon est habillé en prince ottoman, une coiffe de sultan sur la tête et un sceptre à la main. Est-ce que c'est à l'occasion d'une fête costumée ?

Un homme, qui ne fait pas partie du groupe, nous donne la réponse... C'est un rite religieux et traditionnel. La circoncision !

L'enfant, au sourire crispé est destiné à se faire circonscrire. Après ce rite, il deviendra "un homme"...

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous arrivons dans le quartier de Fatih. Heureusement que nous avons des chaussures confortables, car le secteur est adossé à une colline.

Très populaire, c'est un des plus anciens quartiers, et aussi un des plus conservateurs de la ville.

Les tenues traditionnelles sont de rigueur pour les femmes et quelques hommes. La religion leur dicte les règles de la vie quotidienne. Nous traversons un secteur du quartier délaissé des autorités, sous l'œil intrigué des habitants.

Des maisons sont abandonnées, certaines menacent de s'écrouler. Il est trop tard pour d'autres, elles servent de refuge aux sans-abris.

 

Nous accélérons le pas, la place des touristes n'est pas ici...

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Pas très loin, de nombreux sites ont survécu à l'usure du temps, aux séismes, aux incendies et aux conquêtes.

 

L'Aqueduc de Valens, a été construit en 378, sous le règne de l'Empereur romain, Valens. Restauré à plusieurs reprises, il était un des éléments principaux du système d'approvisionnement en eau de Constantinople. Monument emblématique de la métropole, une section à double rangée d'arches, s'étend sur 900 mètres de long et sur une hauteur de 20 mètres.

 

Pour des raisons d'urbanisme, une partie de l'édifice a été supprimée.

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Près de l'Aqueduc, dans le quartier de Beyazit, nous flânons autour de la Mosquée du Prince (Sehzade Camii).

Ses deux minarets, aux formes octogonales, avec des bas-reliefs représentant des sculptures géométriques, encadrent une haute coupole et quatre semi-coupoles de couleur noire.  

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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La mosquée, fait partie d'un complexe comprenant trois mausolées. Seule la Mosquée est ouverte à la visite.

L'édifice, n'a pas qu'un rôle religieux. c'est aussi un endroit, où quotidiennement, les gens se retrouvent. Les fidèles, après les ablutions dans la délicate fontaine, surmontée d'une coupole se rendent à la prière. Ensuite, ils peuvent se promener et discuter dans les jardins ombragés.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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L'intérieur est vaste et sobre. Une moquette en recouvre intégralement le sol. Les couleurs sont très harmonieuses.

La mosquée est délaissée par les guides touristiques, nous pouvons donc apprécier le calme et le charme des lieux rien que pour nous. 

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La fin de la journée approche. Nous voilà dans le Quartier d'Edirnekapi. Il couvre la sixième colline, sa population est à majorité musulmane, les minarets et les coupoles de plusieurs mosquées dominent les toits. Celle qui a les plus imposantes coupoles, est la mosquée de la sultane Mihrima. Mais j'aperçois le clocher d'une église orthodoxe.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous entrons dans l'église Saint Sauveur In Chora (Kariye Camii Müzesi) de style byzantin. Elle a été construite au Ve siècle. Elle est petite, comparée aux autres églises d'Istanbul, malgré ses six dômes.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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L'intérieur, est orné de fresques impressionnantes. Ses mosaïques, du XIIIe siècle rivalisent avec celles de la Basilique Sainte-Sophie. Elles représentent les étapes de la vie du Christ, et de la Vierge Marie. Elles sont extrêmement bien conservées. Le réalisme des visages et des vêtements, est impressionnant et d'un esthétisme qui décrit parfaitement les sujets.

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Vendredi 13 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 5 heures, l'imam de la mosquée voisine, depuis sa console sonorisée, appelle à la prière. Depuis une semaine, c'est l'heure, à laquelle, je décortique le bouquin qui décrit la mégapole.

Au restaurant, nous retrouvons le serveur avec plaisir. Sympathique et souriant, il nous apporte un petit-déjeuner sucré et coloré : du melon, de la pastèque, des céréales et bien entendu du thé.

 

Dernière journée... Nous n'avons pas de temps à perdre. Le Palais de Topkapi est à quelques pas. Il suffit de suivre la foule de touristes. 

 

Ancienne résidence des sultans ottomans, de 1465, année de sa construction, à 1853, lorsque le sultan Abdülmeçid Ier déplace sa cour au Palais de DolmabahçeTopkapi, en 1924, est transformé en musée.

 

Nous passons sous la Porte du Salut qui mène à une deuxième cour. Sous ses deux tours étranges, qui donnent un aspect médiéval, seul le sultan, suivant une tradition des Byzantins, était autorisé à passer à cheval.

 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous payons le prix d'entrée, 10 ytl le ticket. C'est dans cette cour que se trouve le cabinet des affaires de l'état, appelé siège du Divan.

 

À gauche, la Tour de Justice était la salle de conseil du Sultan. Les affaires de l'État étaient gérées ici, à l'époque de l'Empire Ottoman.

 

À la droite de la cour, nous nous dirigeons vers les cuisines impériales, d'où s'élèvent sur les toits, une vingtaine de cheminées. Une remarquable collection de porcelaine est exposée à la vue des visiteurs.

 

Le Harem impérial, toujours dans la deuxième cour, est composé de longs corridors, qui desservent 400 chambres. Le Harem à une superficie de 15 000 m2. Il n'y a que peu de pièces qui sont accessibles aux visiteurs. L'ensemble du harem est un joyau d'architecture impressionnant et délicat.

Les murs sont ornés de céramiques et de peintures. Mais coincés dans les longues files, l'attente devant les expositions est épuisante !

 

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous passons dans la troisième cour, où se trouve la Salle des Audiences. Le sultan y recevait les vizirs et les dignitaires.

Le trésor impérial, est présenté dans le Pavillon du Conquérant. La salle du trésor renferme des joailleries, des œuvres d'art et des objets précieux, qui en font une des plus belles collections au monde. Des chandeliers en or, des trônes incrustés de pierres précieuses, etc.

Hélas, les salles sont interdites aux amateurs photographes et des gardiens surveillent !

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous terminons la visite dans l'espace le plus reculé du palais. Nous déambulons dans un jardin à plusieurs niveaux. C'était le lieu de repos des Sultans. On y trouve le kiosque d'Abdulmecit, le kiosque de Mustapha Pacha et le kiosque de Bagdad.

Parfaitement entretenu, le parc, parfaitement entretenu présente un mélange harmonieux entre la diversité des plantes, des fleurs et des arbres, et les bâtiments de style ottoman. L'intérêt consacré à la visite du palais nous a pris du temps.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Au calme, loin de l'effervescence du centre-ville, nous prenons un moment de repos sur un banc. Les jardins surplombent la Corne d'Or, offrant une vue dégagée splendide sur le Bosphore et la Mer de Marmara.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
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Nous quittons le Palais. En sortant, nous passons devant la magnifique Fontaine d'Ahmed III.

Son aspect architectural fait penser à un pavillon. Datant du début du XVIIIe siècle, cette charmante fontaine, occupe une place importante.

La foule se presse maintenant à l'entrée. Nous avons choisi le bon plan de venir tôt.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Nous dévalons une rue pavée, en contrebas du palais, en direction des rives du Bosphore. À chaque pas dans le quartier, nous restons bouche bée. Les ruelles pavées sont propres et mises en valeur, les maisons en bois colorées, sont agréablement restaurées. 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

Flâner dans les rues est un résumé de l'ambiance du passé. Tout en bas, le quartier d'Eminönü  abrite la Gare ferroviaire de Sirkeci. Elle est la seule gare sur la rive européenne. Elle est connue pour avoir été le terminus... Et le départ, du célèbre train Orient-Express qui entre 1895 et 1977, relia Istanbul à Paris en quatre jours, via Vienne et Budapest.

L'intérieur est décoré de faïences aux motifs exotiques et de vitraux. Les murs de son restaurant sont tapissés de photos de plusieurs célébrités.

 

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

Aujourd'hui, ce sont les trains de banlieue et certains trains internationaux en direction de l'Europe qui assurent le transport des voyageurs.

Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité
Istanbul en 2008. Entre tradition et modernité

 

Il est temps de récupérer nos bagages à l'hôtel. Notre séjour à Istanbul est terminé. 2 jours supplémentaires, auraient permis la découverte d'autres lieux, et à un rythme, sûrement moins rapide.

 

Nous quittons le centre-ville en tramway, puis en métro pour rejoindre l'aéroport.

 

Au revoir Istanbul.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Souvenirs d'Istanbul

 

 

 

 

Amoureux d'histoire et d'architecture, grâce à son patrimoine fabuleux bien conservé, Istanbul nous a séduit par ses superbes mosquées et ses palais.

 

Byzance... Constantinople... Istanbul, la ville aux sept collines, a un pied sur chacun des deux continents. C'est une métropole aux multiples facettes, tiraillée entre modernisme occidental et traditionalisme religieux. Une découverte surprenante, parfois déconcertante, mais quel plaisir de se "perdre" dans les différents quartiers :

 

Sultanahmet. Touristique et incontournable. Tous les monuments historiques sont concentrés dans ce périmètre restreint.

 

Eminönü, avec sa zone portuaire et la profusion d'articles en vente dans les marchés. Pas une... Mais des cavernes d'Ali Baba. Nous avons adoré le Pont de Galata avec les pêcheurs et les petits restaurants aux allures de guinguette pour se régaler d'une cuisine simple mais savoureuse.

 

Karakoy, le moderne alors que son urbanisation date de l'Empire Byzantin. Quelle vue depuis la Tour de Galata !

 

Kadikoy, Uskudar, la tradition. Mais aussi les meilleurs "spots" pour profiter des plus beaux panoramas sur Istanbul.

 

Nous avons adoré la ville. L'accueil et la gentillesse des habitants. Sa cuisine très riche en saveurs, quel bonheur de savourer les pâtisseries aux amandes, aux pistaches et au miel. Le baklava, le künefe et le loukoum... Sans oublier les kebabs... Les vrais !

 

 

 

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commentaires

J
Istanbul est une ville très attirante. Il est clair que je visiterai volontiers cette ville pour déguster de bons petits plats, mais également pour découvrir davantage cette culture très enrichissante. J’organise en ce moment un voyage à Dubaï et je pense peut-être faire escale dans plusieurs autres villes, y compris Amsterdam et Istanbul. Je pense pour cela souscrire un prêt, mais je suis toujours à décider du type de financement après quelques simulations faites sur https://www.sofinco.fr/simulation-credit.htm . Je me demande bien si je ne devrais pas reporter d’autres plans et prendre de très longues vacances.
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E
Très bien détaillé, merci. Rien que, voir les photos nous donne envie de visiter ces palais et mosquées.
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  • : Le blog de claudenise
  • : Récit de voyages et photos de deux globe-trotters retraités. Nous sommes deux amoureux de voyage. Un an après notre mariage, visite de l'Espagne en ... 1976. Les années suivantes, c'est le grand saut. Safari photo au Kenya, puis la Birmanie et la Thaïlande. Le virus nous ronge ! on le transmet à nos enfants... Cuba, le Costa Rica, New-York, Moscou et de nombreuses autres destinations, mais toujours en esprit nomade ! Pour garder une trace de nos pérégrinations, la création d'un blog s'impose. Lire et relire nos articles les plus anciens. Faire partager à nos enfants et nos amis les beaux paysages, les rencontres et l'histoire des pays visités. Si comme nous vous êtes curieux, ouvrez les articles et que le voyage commence...
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