Naples
Escapade de 10 jours à l'Automne 2019
Visa
Pour un séjour de moins de 3 mois : carte d'identité ou passeport en cours de validité. Pas de contrôle administratif aux frontières italiennes, l'Italie fait partie de l'espace Schengen.
Vaccination
Pas de précaution particulière.
Question argent
Attention, les loueurs de voitures et de scooters refusent les cartes de paiement avec la mention "débit".
Question transport
Avion
Vol assuré par la compagnie Volotea.
Bordeaux/Mérignac - Naples : 226,12 € pour deux.
Réservation effectuée en juillet 2019.
Ferry
Société Caremar. Billets aller-retour achetés au Port de Sorrente.
Sorrente-Capri. 25 minutes de trajet. 16,90 € le billet.
Capri-Naples. 1 heure 15 de trajet. 12,30 € le billet + 1,55 € de majoration pour la réservation.
Train
Naples-Sorrente. 1 heure de trajet. 3,90 € le billet.
Scooter
Agence Jolly Rent. 3, corsa Italia à Sorrente. 40 € la journée. Bon accueil. Bon matériel.
www.jollyrent.com. info@jollyrent.com.
Question hébergement
Naples
B&B Eugenia e Donato
7, piazzetta Matilde Serao.
appt réservé par Booking.com. Hôtel transformé en b&b mais sans hôte. Bon wifi. Bruyant la nuit. 4 nuits 255 €.
Hôtel Bella Capri
4 via Melisurgo. Molo Beverello.
Bon accueil. Excellent emplacement (port et Alibus). Très mauvaise literie. Sanitaire ancien. Bon wifi. 60 € la nuit.
Sorrente
International Camping Nube d'Argento.
21, via Capo.
Bon accueil. Chalet sommaire. Belle vue sur le Vésuve. Piscine. Wifi à la réception. Bon rapport qualité/prix. 4 nuits 200 €.
info@nubedargento.com.
Adresse à recommander.
Anacapri
Hôtel Carmencita
4c, viale Tommaso de Tommaso.
Excellent accueil (coupe de bienvenue), chambre confortable avec balcon. Superbe buffet pour le petit-déjeuner. Wifi. Piscine. 2 nuits 150 €.
carmencita@capri.it.
Adresse à recommander.
Carte de Naples
Dimanche 22 septembre 2019
Départ de Bx-Mérignac à 10 heures. Vol rapide en Airbus A319.
L'avion se pose à l'aéroport de Naples à midi. La température est agréable, mais le ciel est couvert, un orage menace.
À 300 mètres, face à l'entrée principale de l'aéroport, nous nous installons dans le bus rouge nommé "ALIBUS".
Le transport, direct pour le centre-ville, est peu onéreux (5 € le billet). 40 minutes plus tard, le conducteur nous dépose à l'arrêt de la Station Maritime Beverello au niveau du Castel Nuovo, au cœur de la cité.
À pied, nous prenons la direction de l'hôtel Eugénia e Donato.
Il n'y a pas de réception ! Nous prenons possession de la chambre par l'intermédiaire des employés du nettoyage.
La chambre, confortable et vaste, "donne" directement dans la Galerie Umberto I, la vue est superbe.
Cette Galerie Marchande, construite entre 1887 et 1891, est en forme de croix. Immense et haute, elle est surmontée d'un dôme en acier.
L'élégante bâtisse marque le début pour la ville, d'une période riche et prospère. La galerie mêle boutiques, bureaux et de nombreux cafés et bars. Le lieu, monumental, est très vivant.
Dès les sacs déposés, nous nous empressons d'aller arpenter les rues. Nous entrons dans le quartier historique par la via Tolédo, très passante et commerciale, elle est un des axes importants du quartier Spagnoli.
Un léger orage s'abat sur la cité, mais trop curieux, nous décidons de continuer sous l'ondée.
À l'angle de la Place Trieste E Trento, à la Antica Pizza Fritta da Zia Esterina Sorbillo, "la pizza fritta" (3,5 €) est le symbole culinaire de la cité.
La recette de la pizza est simple : une garniture (ricotta, charcuterie, tomate) placée au centre de la pâte avant de plier celle-ci (genre calzone). Puis, il faut la jeter dans l'huile... elle gonfle, les ingrédients à l'intérieur fondent et ça devient une pizza "beignet".
Denise prend un ticket, il faut attendre sur le trottoir une bonne heure, tant les gourmands sont nombreux. Enfin, nous pouvons goûter le symbole de cette cuisine populaire et savoureuse.
C'est gras, puisque c'est frit... Mais qu'est-ce que c'est bon ! Amateur de régime, passez votre chemin !
Assis à la terrasse, des consommateurs s'interpellent à voix forte, d'autres "parlent" avec chaleur et enthousiasme avec les mains !
La langue italienne est faite autant pour parler que pour chanter.
La Piazza del Plebiscito, est le lieu comportant des édifices symboliques de Naples :
Le Palazzo Réal (Palais Royal).
La Basilique Saint François Paola.
La Préfecture et le Palais de Salerne.
Des merveilles architecturales, comme seuls la foi et le génie en produisent parfois. De nombreuses manifestations et des concerts sont organisés sur cette place.
Nous taillons notre route à travers mille obstacles dans le quartier de San Fernandino. Les immeubles se succèdent, ils rivalisent par leurs dimensions, la richesse de leurs décors et leur élégance. Le portail d'entrée en marbre du Palais Zevallos est somptueux.
Construits au XVIIe siècle, les palais présentent de nombreuses œuvres artistiques. L'accès au niveau supérieur se fait par un escalier monumental, nous sommes admiratifs devant un grand cortile intérieur (une cour) Art Nouveau.
Après avoir photographié ces lieux superbes, nous quittons l'axe central du quartier, pour nous "perdre" dans les rues du quartier espagnol.
À l'origine, dans les années 1500, les vice-rois espagnols bâtirent dans ce secteur, pour y loger les garnisons espagnoles. Parcourir les rues bordées d'arcades qui abritent des échoppes, c'est flâner dans l'histoire.
Les lieux sont escarpés, les rues et ruelles étroites. Les nombreux ateliers d'artisans et les petits commerces, au bas des immeubles défraîchis, souvent décrépis, tranchent avec les boutiques chics de la via Toledo.
Le quartier est l'âme de Naples, il respire la vie. Le lieu est très populaire, les gens s'interpellent, les draps sèchent en flottant au vent, sur une corde tendue entre deux balcons.
À chaque balcon, un seau, sert à monter à l'aide d'une corde, les provisions depuis la rue.
Dans ce damier serré de ruelles escarpées, le quartier, touché par le chômage et la pauvreté, jouit d'une mauvaise réputation. Nous déambulons partout, mais il faut rester sans cesse sur le qui-vive... Ce n'est pas à cause des mafieux de la Camorra, mais des scooters, qui slaloment en pétaradant à grande vitesse !
Des images pieuses et des petites chapelles garnies d'offrandes (fleurs fraîches ou artificielles) ornent les façades et les angles de rues.
Nous arrivons au pied du quartier du Vomero, la zone montagneuse de Naples. Le ciel s'est légèrement éclairci, nous avons un aperçu des édifices, dont le toit en étoile de la Galerie Umberto I.
Au loin, nous contemplons le Vésuve. Rare volcan en Europe actuellement en activité, son cratère à 1281 mètres d'altitude, domine la célèbre baie.
Nous déambulons dans Chiaia. Le secteur n'est pas très touristique, notre chemin, le petit Temple San Sepolcro, bâti dans la falaise, ne fait pas partie des édifices pittoresques, mais il mérite une petite halte.
Loin du bruit, nous changeons d'atmosphère. Fini les quartiers populaires, place aux beaux palais et aux immeubles qui bordent les élégantes rues Dei Mille et Gaetano Filangeri.
Les riches napolitains et les touristes fortunés trouvent leur bonheur dans les magasins de grandes marques de luxe (Rolex, Vuitton, Gucci, etc.).
Les ambassades comptent parmi les plus belles demeures napolitaines. Les anciens hôtels particuliers font partis des joyaux, dans ce secteur où le patrimoine est sauvegardé.
Dans le quartier, l'Eglise Santa Teresa a Chiaia est un bel exemple de l'Art baroque napolitain. Un double escalier permet d'y accéder. Les édifices religieux, comme partout en Europe, regorgent de tableaux.
Nous faisons une pause "douceur" dans une Pasticceria (pâtisserie). La star des gourmands napolitains, le baba, est l'incontournable et savoureux gâteau à la pistache.
Au bord de la mer, nous cherchons le monument le plus important du quartier de Chiaia... La Villa Pignatelli, de style néo-classique. La fermeture est à 16 heures 30, il est trop tard pour une visite. Depuis les grilles, nous nous contentons d'admirer les jardins.
Cette demeure élégante, est passée au fil des ans, dans le giron de grandes familles. La dernière propriétaire en fit le don à l'État italien en 1952, pour préserver ce patrimoine et le rendre accessible au public, sous la forme d'un musée dédié à son époux.
Nous sommes loin de l'atmosphère populaire du centre historique, mais l'environnement Art nouveau du quartier est agréable, identique à certaines riches capitales européennes.
Du 13 au 22 septembre, la ville de Naples accueille un festival avec des spectacles, notamment le championnat du monde des pizzaïolos.
Nous descendons la via Francisco Caracciolo, un petit port pittoresque est le refuge de dizaines de petits bateaux colorés, qui offrent une explosion de couleurs pastel. Le charme opère immédiatement !
La jetée abrite la plus grande pizzéria au monde. Le Napoli Pizza Village, est le festival de la gastronomie italienne qui célèbre la pizza.
44 échoppes proposent leurs classiques, réparties sur 30 000m2. 600 chefs venus de 40 pays vont démontrer leur savoir faire... Les compétiteurs vont se défier dans plusieurs catégories.
Il est juste 17 heures, au milieu des scènes de concerts, la foule se presse. Pour les amateurs gourmands, il est l'heure de se régaler, pour d'autres, des cours du soir sont dispensés par des maîtres pizzaïolos.
Nous longeons la longue promenade du front de mer de la Riviera Chiaia. Le ciel est limpide et le soleil métallique. En arrière-plan, le Castel dell'Ovo se dévoile, la forteresse tient bien debout.
Retour dans le centre-ville et ses rues tortueuses. La Basilique est superbe sous les illuminations. Dans la via Toledo, des vendeurs "à la sauvette" se sont installés à même le trottoir et proposent des souvenirs aux nombreux touristes.
Sous la grande verrière de la Galerie Umberto I, les murs recouverts de stuc resplendissent sous les lumières.
Les flâneurs et les initiés endimanchés jouent les prolongations au milieu des dorures, des stucs et son jeu de miroirs reflétant la lumière.
Épuisés après des kilomètres de déambulation dans les rues, nous regagnons notre chambre, il est temps d'aller se coucher.
Lundi 23 septembre 2019
Très mauvaise nuit... Le niveau sonore des bars et des restaurants dans la Galerie Umberto I, a été en accord, avec les cris et les conversations animés, jusqu'à 2 heures du matin.
Puis le rangement des tables et des chaises... et la reprise de l'activité à 6 heures, avec le service de nettoyage !. Nous regrettons d'avoir payé, à l'avance, les 4 nuits...
Nous prenons notre petit-déjeuner (compris dans la réservation) typiquement italien, léger et sucré, très sucré, des gâteaux (dans des emballages plastiques) et du thé.
Nous sommes les premiers dans les locaux de l'Office de Tourisme.
Maintenant, j'ai le plan détaillé de Naples dans la main. Nous nous dirigeons vers une Tabaccheria (bureau de tabac) de la galerie marchande encore déserte, pour acheter des cartes Artecard Napoli, au prix de 21 € par personne.
La carte, valable pour 3 journées, permet d'accéder de manière illimitée au transport urbain, et à l'accès gratuit à 3 sites et des remises de 25 à 50 % sur d'autres sites.
Il fait soleil, la température est plaisante pour découvrir de nouveaux quartiers.
Ce matin, repartir est difficile tant les toxines de la veille engorgent chacun de nos muscles, mais peu à peu, les endorphines jouent leur rôle et la douleur physique diminue.
Bordant la Piazza Trieste e Trento, enserrée entre des immeubles commerciaux et la Galerie Umberto I, l'église San Fernanino est du plus pur style baroque du XVIIe siècle.
L'intérieur se distingue par un beau plafond, un élégant autel en marbre et une étonnante "crèche".
Les crèches sont de véritables instantanées de la vie de Naples. Les échoppes et les étals de la via San Gregorio Armeno perpétuent la tradition de la Crèche Napolitaine, de nombreuses personnalités (de la politique, du sport) y trouvent leur place.
Nous nous dirigeons vers un célèbre monument de la ville, le Castel Nuovo (Château Neuf) appelé aussi Maschio Angioino (donjon angevin) qui offre une vue splendide sur le port.
Édifié à partir de 1279 par Charles d'Anjou, il fut par la suite modifié, et aujourd'hui, il présente plusieurs styles.
Nous visitons la Salle des Barons. Le décor est dépouillé avec des voûtes superbes.
Cet édifice abrite le Musée Civico et la Chapelle Palatine, malheureusement, elle est fermée comme de nombreuses autres salles.
Nous laissons l'agitation du centre historique, en longeant le front de mer. Le quartier de Pizzofalcone, la grande via Nazario Sauro, est bordée d'hôtels de luxe et de restaurants.
Nous arrivons au Castel dell'Ovo (Château de l'oeuf) en passant par le Borgo Marinari, un petit port de pêche blotti au pied du château.
Le Castel dell'Ovo, est construit sur un petit ilot que nous rejoignons par une passerelle de pierres, le bâtiment a connu de nombreuses modifications. Construit en 1503, il est l'objet d'une légende qui met en scène le poète Virgile.
La visite est gratuite. Bien rénové, l'imposant bâtiment accueille des expositions.
L'intérêt principal de cette visite consiste à grimper à son sommet pour prendre conscience de son importance stratégique pour la défense de la ville, et profiter de la vue sur la baie de Naples.
Nous longeons la Voie Communale, sur le front de mer, au pied de la colline du Vomero.
Les festivités liées à la pizza sont terminées, il est l'heure du démontage des installations.
Éloignés de la circulation, nous prenons un bol d'air iodé dans le quartier de Chiaia-Mergellina, les beaux quartiers du front de mer, que nous avons déjà arpentés.
Midi pile, l'heure sacrée des Français...
Direction le Marché de la Torretta. Le lieu est intimiste, et oublié des visiteurs étrangers. Le marché couvert abrite le restaurant Cibbi Cotti, dont la clientèle est composé d'habitués du quartier.
Pas de chichi, les nouveaux clients complètent les tables. Nous déjeunons de plats simples et délicieux, un bon repas typiquement napolitain pour 10,50 € pour deux.
Nous traînons un peu en passant devant la Gare Ferroviaire et sa superbe façade. Puis, nous nous engageons dans le très long, sinueux et pentu Corso Vittorio Emmanuelle, un belvédère naturel qui offre une vue exceptionnelle sur la baie.
Nous grimpons dans le Funiculaire de Mergellina, (gratuit avec l'Artecard) le plus récent de Naples.
La pente est raide, mais avec son système à crémaillère, il ne met que 7 petites minutes pour atteindre le quartier de Posillipo Alto sur la colline du Vomero.
Le quartier est le lieu de résidence de la bourgeoisie napolitaine. Il offre les plus beaux panoramas de la ville avec le Vésuve en toile de fond.
La Villa Floridiana, toute blanche, est un édifice incontournable. Datant de 1816, au cœur d'un superbe parc arboré, elle abrite le Musée National de la Céramique de Naples.
D'importantes collections d'émaux, ivoires, porcelaines et objets de l'art oriental sont exposées dans les vitrines.
En quelques pas, nous arrivons au Castel Sant'Elmo. L'entrée est gratuite avec la carte Artecard. La forteresse est un imposant château médiéval qui abrite un musée. La terrasse est immense, nous grimpons sur le chemin de ronde, le panorama est grandiose sur la chartreuse, le centre historique de Naples, la baie et le Vésuve.
L'intérieur est interdit à la visite ; des expositions, des concerts et des spectacles y sont organisés.
Nous avançons à la vitesse d'un escargot, à une centaine de mètres, se dressent la Chartreuse San Martino et le Muséo Certosa di San Martino deux des monuments touristiques incontournables de Naples.
Commencée en 1325, la Chartreuse exige une attention accrue pour observer ses nombreux détails.
Tableaux de maîtres, lapis-lazuli sur le maître autel, plafond. La Chambre du Prieur est un régal pour les yeux.
Le monastère possède deux cloîtres, dont, un avec un cimetière délimité par une balustrade, surmontée de crânes sculptés.
Le Muséo Certosa di San Martino expose les moments importants de l'histoire de Naples. Des sculptures, une grande collection de crèches, des calèches et des bateaux.
Malheureusement, quelques salles sont fermées... Sans explication !
Encore une vue sublime depuis le belvédère. Les paysages sont somptueux, le Vésuve se dresse majestueusement sur les rives de la baie. On ne se lasse pas d'admirer ce panorama de rêve.
L'endroit est calme, un chemin, appelé via Pedamentina San Martino descend la colline en lacets pour retrouver le centre historique.
C'est une venelle abrupte, pavée, et si étroite que deux personnes ont peine à s'y croiser dans les escaliers, nous déambulons entre des maisons décrépies et aux jardins fleuris.
Au pied de la pente raide, nous retrouvons dans la ville populaire un tourbillon de sons, de couleurs et d'odeurs. Tous nos sens sont en éveil...
L'atmosphère est paisible en fin d'après-midi, autour de la charmante Piazza Pignasecca, dans le Quartier Spaccanapoli.
La journée, c'est un lieu bruyant, plein de commerces, et de tonnelles des trattorias. Nous apprécions l'ambiance vivante de ville du sud et l'authenticité de l'endroit, après cette overdose de lieux touristiques.
La lumière décline, Denise achète dans un étal de rue, quelques provisions pour le repas du soir.
Pause fraîcheur dans un bar. Il est temps de souffler, nos jambes sont fatiguées par cette longue balade de 10 heures de marche !
Mardi 24 septembre 2019
Herculanum
Le Vésuve
Nous ne pouvions pas visiter Naples sans parcourir les ruines d'Herculanum, et grimper au sommet du Vésuve, qui fut à l'origine de la catastrophe de l'an 79.
Le petit-déjeuner est identique à celui de la veille. Pas très attractif et diversifié, mais on s'en contentera.
Il est 8 heures lorsque nous prenons la direction de la station de métro Tolédo. Celle-ci a été élue plus belle station de métro d'Europe.
À 30 mètres de profondeur, l'architecte-concepteur, a réalisé un décor de mosaïques bleues, avec un puits de lumière, évoquant la montée vers la voie lactée...
La station est superbe, elle fait la fierté des Napolitains ! Mais est-il raisonnable dans une ville plombée par la pauvreté et le chômage, d'investir un milliard et demi d'euros (financés en partie par l'Europe) pour rendre "design" des stations de métro ?
Notre destination est la Piazza Garibaldi. L'accès au métro est gratuit avec l'Artecard. Le ticket vaut 1,10 €.
Nous descendons à la gare ferroviaire de la Piazza Garibaldi. Denise achète des billets du train Circumvesuviana (2,20 € par passager) pour Herculanum. 1 heure de trajet et nous descendons à l'arrêt Ercolano Scavi.
La météo est favorable, le ciel bien dégagé, nous incite à monter en premier au sommet du Vésuve.
Le système de la visite est rodé. Dès la sortie de la gare, à gauche, les touristes sont dirigés par des panneaux vers le bureau de la société Vesuvio Express.
Denise achète les billets du bus (10 € chacun) et de l'entrée pour le volcan (10 € par personne).
Sans concurrence, le transport est pratique, un bus démarre toutes les 40 minutes. Le trajet est court, environ 45 minutes pour traverser le Parc Naturel.
Après le passage dans une partie urbanisée sur les flancs du volcan, nous traversons un secteur à la végétation variée, avec des vergers, de riches vignobles, des pins, mais aussi des bosquets rabougris.
Plus haut, la couleur de la terre change, d'anciennes coulées de lave tapissent les roches volcaniques dans un dégradé aux couleurs étonnantes.
Le bus nous dépose au parking du site. Un responsable de l'entreprise nous attribue un numéro, car c'est le même bus qui doit nous ramener.
Nous avons 1 heure 30 de "battement" entre la montée, la vue du cratère et le retour au parking.
Il nous faut 25 minutes pour parvenir au sommet. Le sentier, très fréquenté est sécurisé, sans difficulté, mais bien pentu, certaines zones demandent une vigilance accrue. Le volcan à deux cônes, le plus grand, culminant à 1281 mètres. Le cratère à 450 mètres de diamètre, pour une profondeur de 350 mètres environ.
À chaque lacet, et à mesure de notre progression, la vue sur le golfe se dévoile, mais l'Ile de Capri et la Côte Amalfitaine sont cachés par les nuages.
De nos jours, le volcan semble assoupi, et pourtant, il reste en activité. Tous les ans, des centaines de secousses telluriques sont enregistrées et des fumerolles s'élèvent du cratère. Il est sous surveillance constante des géologues... Un plan d'évacuation en 7 jours maximum des populations a été élaboré par bus, ferries et trains, les jours précédant une éruption, 800 000 personnes vivent dans une zone critique.
À cette altitude, la température a chuté sous les rafales d'un vent mauvais. Nous passons 40 minutes autour du cratère, un temps largement suffisant pour parcourir le sentier constitué de morceaux de lave (pouzzolane).
Le volcan, en tant que phénomène naturel, susceptible de provoquer une nouvelle catastrophe est fascinant.
Dans le cratère, des vapeurs sulfureuses s'élèvent des crevasses et rappellent que le volcan n'est pas totalement endormi. Suivant l'orientation du vent, une odeur d'œuf pourri, caractéristique des volcans sulfureux nous prend à la gorge.
Les géologues mesurent régulièrement la température du sol et du sous-sol ainsi que le bruit, les mouvements de la terre, sans oublier les prélèvements des gaz sulfureux.
Suivant les résultats de toutes ces données, une situation de crise peut être décrétée.
La descente du sentier se fait sans problème. L'attente est un peu longue au parking. Les bus assurent de nombreuses rotations.
Ouf ! On est monté sur le Vésuve. Mais que de monde !
Dans la chaleur, nous retournons à Ercolano (Herculanum) pour visiter la cité détruite par l'éruption du Vésuve en 79 apr. J.-C.
La notoriété d'Herculanum est éclipsée par Pompéi et pourtant les fouilles cette cité sont mieux conservées.
Pompéi, a été enfouie dans les cendres, alors qu'Herculanum a été totalement ensevelie sous une couche de matériaux volcaniques de près de 20 mètres d'épaisseur.
L'entrée du site est à 800 mètres de la gare ferroviaire. Nous déjeunons avec un petit en-cas avalé en marchant et nous voici à la billetterie pour acheter les billets (13 € par visiteur). La zone archéologique est à entrée unique.
Après être passé sous un portique, le site se situe en contrebas. La continuation des fouilles est une frustation pour les archéologues, la ville moderne s'est construite autour des ruines.
Les villas regorgent de peintures et de détails architecturaux, attestant la maîtrise des arts à cette époque.
À l'opposé de Pompéi détruit par les cendres, les édifices d'Herculanum, sont mieux conservés. La ville fut anéantie par un raz-de-marée un jour après l'éruption, le 25 août 79. La boue volcanique compacte forma une carapace solide, protégeant les bâtiments des pilleurs et des infiltrations d'eau.
Des Maisons patriciennes, des Thermes séparés pour hommes et femmes, le Siège des Augustales.
Les principaux vestiges sont numérotés, ce qui nous permet de nous orienter facilement par rapport au plan fourni à la billetterie.
La Maison de Neptune et Amphitrite célèbre pour abriter une splendide mosaïque bordent les rues pavées
Dans les Fornici, les entrepôts de l'ancien port, 300 squelettes humains ont été trouvés, tués par les nuages brûlants, alors qu'ils cherchaient refuge vers la mer.
3 heures à découvrir des trésors archéologiques, l'exploration est impressionnante, remplie d'histoire. Seulement 1/4 du site a pu être dégagé. L'état de conservation est exceptionnel et l'immersion dans la vie antique est saisissante...
Retour à Naples, nous reprenons le Circumvésuviana et le métro... Comme à l'aller.
Nous passons à l'hôtel pour un brin de toilette et nous replongeons dans le brouhaha des rues.
En soirée, la cité regorge de trésors culinaires à chaque coin de rue. Naples ce n'est pas que la pizza, nous dinons chez Gagliotta un restaurant-poissonnerie de la Piazza Pignatella.
La journée, c'est une poissonnerie. À partir de 19 heures, le petit commerce fait place à un resto typique ; pas de salle, les tables sont installées dans la rue.
Saveur et fraîcheur garanties. Nous nous régalons d'un excellent plat de pâtes aux mollusques, avec un carafon de vin blanc, pour un prix modique (20 €).
La devanture de la boutique Gay-Odin incarne l'excellence des artisans glaciers. Nous retournons vers notre hôtel avec une glace généreuse et onctueuse à la main.
Mercredi 25 septembre 2019
Comme les nuits précédentes, le brouhaha des voix et la musique qui est bien plus qu'un fond sonore dans la Galerie Marchande, a été intense.
La journée s'annonce belle, le ciel est d'un bleu limpide et la température est déjà élevée. Aujourd'hui, nous allons consacrer la journée à la découverte des monuments du centre historique.
La Basilique San Francisco di Paola est le premier (entrée gratuite) édifice monumental.
Située sur la Piazza del Plebiscito, sa construction débuta en 1808. De l'extérieur, nous sommes frappés par la hauteur du bâtiment qui culmine à plus de 60 mètres de hauteur. Sa façade est composée de colonnes et de deux pilastres.
À l'intérieur, le dôme mesure 53 mètres de hauteur. La nef est entourée de 8 statues de saints et de nombreuses peintures. De forme circulaire, elle est très imposante.
Elle fait face au Palais Real, une des résidences royales utilisées par les Bourbons durant le royaume des Deux-Siciles.
Pas de visite le mercredi, alors nous continuons notre balade urbaine.
Dans la réputée pâtisserie Pintauro de la via Toledo, Denise achète des gâteaux napolitains : une sfogliatella (pâte feuilletée en forme de coquillage fourrée à la ricotta, à la cannelle, à la vanille et aux écorces d'orange) et un baba au rhum parfumé avec de nombreuses garnitures. Un régal !
Le secteur de Spaccanapoli regorge de monuments historiques. De nombreux touristes se sont donnés rendez-vous autour de la Piazza del Gesù Nuovo
Au centre de la place, est érigée l'Obélisque de l'Immaculée, une majestueuse flèche de marbre blanc dédiée à la vierge.
Les Italiens sont très compétents dans la qualité de conserver leur extraordinaire patrimoine.
La place, est bordée par la Basilique Santa Chiara (la visite est gratuite). C'est la plus grande église gothique de la ville, sa construction date 1310.
Sa nef est unique, immense : 130 mètres de long et d'une hauteur de 40 mètres. De part et d'autre, 10 chapelles, où sont inhumés des nobles napolitains.
À côté de la Basilique, il y a le Chiostro di Santa Chiara. Ce cloître de carmélites est magnifique. Le jardin, au centre, est dessiné en croix avec des allées décorées de colonnes et de bancs carrelés de faïences, ornées de motifs de sujets mythologiques, floraux et de paysages. Que d'émotions !
Nous effectuons un passage dans une zone de fouilles archéologiques. Un petit musée retrace les époques de l'histoire napolitaine. Nous terminons la visite par une salle où est exposée une belle et immense crèche garnissant tout un mur.
L'ensemble, basilique et cloître, est un incontournable. Tout est beau à Naples, la ville possède des perles à ne manquer sous aucun prétexte.
Sur le côté nord, nous entrons dans l'Eglise Gesù Nuovo.
Construite à partir de 1584, sa façade est inhabituelle, avec une structure en petites pyramides, constituées de roche magmatique noire : elle date du siècle précédant.
La nef centrale est bordée de deux chapelles. La hauteur sous voûte est importante.
Marbres, peintures et sculptures caractérisent la beauté de l'édifice.
Que de richesses (religieuses bien sûr) et quel contraste avec les immeubles délabrés et vétustes des rues environnantes ! Nous sommes en Europe, en Italie...
Dans le tumulte des rues, nous revenons à la réalité napolitaine. Nous déambulons sur les trottoirs saturés, pour arriver à la Piazzetta Nilo.
La placette doit son nom, à la statue antique, représentant le dieu Nil, allongé sur un haut socle.
Dansle brouhaha, les touristes se dirigent vers l'église baroque rouge appelée San Angelo a Nilo, ainsi nommée, du fait que le quartier fut occupé par une colonie de marchands égyptiens au 1er siècle. Dommage, les photos sont interdites à l'intérieur.
Au milieu du bruit des vacanciers qui s'interpellent et s'exclament, s'élève la flèche consacrée à Saint Dominique, au centre de la Piazza San Domenico Maggiore.
Cet endroit animé, est bordé par de nombreuses et agréables terrasses, où des habitués viennent siroter un verre, devant les nombreux palais et la Basilique San Domenico Maggiore.
Construit à partir de 1283, l'édifice religieux mélange des éléments gothiques et baroques. L'extérieur semble modeste, mais l'intérieur est riche en peintures et en sculptures.
Dans La Salle du Trésor a San Domenico Maggiore, située dans la sacristie, 45 cercueils sont exposés sur les balcons. La plupart contiennent les cadavres embaumés des rois d'Aragon. Entrée 4 € par personne.
Dans une salle, des objets sacrés et des vêtements précieux, sont exposés dans des armoires immenses de 3 à 4 mètres de hauteur.
Enfin, nous reprenons la découverte à petite allure. Nous nous accordons une pause, qui fera office de déjeuner, dans une pizzeria de la via Duomo. Le choix est limité, mais nous profitons de cet instant de repos, la balade n'est pas terminée.
Heureusement pour nos articulations, les monuments à visiter sont dans un périmètre restreint.
Le Duomo est la Cathédrale de Naples. L'entrée est gratuite. Sa construction fait suite à la demande de Charles 1er d'Anjou. De nombreuses retouches furent apportées à l'édifice.
L'intérieur est constitué de trois nefs avec de nombreuses chapelles.
Deux fois par an, le Duomo accueille la cérémonie de la liquéfaction du sang de San Gennaro, une fête religieuse attendue par tous les Napolitains.
La Crypte du Succorpo abrite des Statues Renaissances de Tommaso Malvito et des bustes des premiers évêques de Naples.
Dans une chapelle jouxtant la cathédrale, le Museo del Tesoro di San Gennaro (musée du Trésor) est considéré comme "le plus riche au monde". Denis règle le prix de l'entrée 5 € chacun.
Le trésor provient de dons des souverains, des papes et des riches napolitains, pour remercier San Gennaro.
Il comporte plus de 20 000 pièces. La plus remarquable est la mitre de San Gennaro. 3 694 pierres précieuses enchâssées : 198 émeraudes, 168 rubis et 3 328 diamants, en tout... 18 kilos de bijoux !
Il y aussi des candélabres, de la vaisselle et des bijoux... Sans oublier les peintures murales et les plafonds peints en caissons.
Toutes ces merveilles sont impressionnantes.
Retour dans les rues, et dans le monde réel. Du désordre, des bruits et un brin d'anarchie, mais c'est ce qui fait le charme de Naples.
Nous ne sommes pas très loin du Museo Archeologico Nazionale (Musée Archéologique National) ou nous finissons notre journée. L'entrée est gratuite avec Artecard.
La bâtisse est immense, au rez-de-chaussée, nous admirons une importante collection de statues, en très bon état, provenant de Pompéi et d'Herculanum.
Le Musée est divisé en quatre étages, un grand espace est dédié à la riche collection Farnèse.
Malgré quelques salles fermées, la visite est un excellent complément aux excursions de Pompéi et Herculanum.
Il fait un soleil d'enfer à la sortie du musée, la dégustation d'une gélato s'impose. Nous nous posons un instant sur la petite piazza Bellini, à l'écart du flux touristique.
Quelques vestiges, au centre de la place, révèlent les ruines souterraines de l'ancienne ville grecque de Neapolis.
La visite des monuments se termine à la Capella San Severo (entrée 6 €).
De style baroque, la chapelle abrite deux squelettes humains exposés dans des vitrines, mais les visiteurs viennent surtout pour admirer la sculpture en marbre du "Christ Voilé".
La finesse du voile, d'une étonnante transparence, démontre une maîtrise parfaite de l'artiste. Beauté et mystère !
Nous avançons en zigzag, soucieux d'éviter les vacanciers et les Napolitains, qui envahissent le quartier très populaire de Forcella. Un lieu décrit comme étant abandonné par l'état et occupé par la Camorra (la mafia napolitaine). Nous ne remarquerons rien d'anormal.
Les marchés de rue, parfois désordonnés, sont très animés et accueillent une foule bruyante.
Denise fait quelques achats pour le repas du soir, ainsi que des variétés de pâtes que nous ne trouvons pas en France.
Sur des stands, des articles plus insolites sont en vente. Nous découvrons la tradition vivante de la Crèche Napolitaine, où les artisans font cohabiter les figures de la Vierge Marie, de Jésus et de Joseph, mais aussi de Berlusconi et de Maradona...
Tout à côté, un étal propose des rouleaux de papier toilette, avec les effigies de personnages de la politique locale et internationale (notre président à la sienne) du foot, sauf les joueurs du Napoli !
Les commerçants napolitains proposent de tout ! Sur la piazza voisine, un magasin distribue du cannabis "ultra-light" avec moins de 0,2 % de THT (légalisation en janvier 2017).
Sur des stands, des articles plus insolites sont en vente. Nous découvrons la tradition vivante de la Crèche Napolitaine, où les artisans font cohabiter les figures de la Vierge Marie, de Jésus et de Joseph, mais aussi de Berlusconi et de Maradona...
Tout à côté, un étal propose des rouleaux de papier toilette, avec les effigies de personnages de la politique locale et internationale (notre président à la sienne) du foot, sauf les joueurs du Napoli !
Les commerçants napolitains proposent de tout ! Sur la piazza voisine, un magasin distribue du cannabis "ultra-light" avec moins de 0,2 % de THT (légalisation en janvier 2017).
En fin d'après-midi, les rues débordent d'animation. Sous des porches et sur les trottoirs, les voisins sortent des chaises devant leur porte... Les discussions et les rapports amicaux créent et développent un sentiment de communauté.
Nous croisons des personnes sur les bancs des grandes artères. Le Ciao est la star des salutations, le Buongiorno matinal s'entend du matin au début de l'après-midi, alors que le Buonasera apparaît vers 17 heures jusqu'au coucher.
Les Italiens parlent haut et fort, et expressifs, ils s'expriment souvent avec les mains !
Jeudi 26 septembre 2019
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Départ ce matin pour Sorrente, la Côte Amalfitaine et l'Ile de Capri.
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Retour à Naples le mercredi 2 octobre 2019.
Mercredi 2 octobre 2019
Le ciel est bouché et la température d'une fraîcheur automnale sur Capri. Nous prenons un copieux petit-déjeuner avant de quitter l'ile pour rejoindre Naples.
La station du bus urbain (2 € par passager) est placée idéalement devant notre hôtel pour rejoindre Marina Grande.
Le ferry quitte son quai à 9 heures 30 et nous laissons derrière nous, avec un peu de nostalgie, la très agréable Ile de Capri.
À cette heure-ci, il y a peu de passagers au départ. Le flux se fait surtout dans l'autre sens (la plupart des passagers viennent sur l'ile pour la journée). Sur notre droite, le sommet du Vésuve est caché par les nuages.
À l'approche de la métropole, nous reconnaissons les différents quartiers dominés par le majestueux Castel San Elmo sur la colline du Vomero.
Le ferry accoste au port de Cala Porta di Massa, à quelques centaines de mètres à pied de l'hôtel Bella Capri, où Denise a réservé la veille une chambre par Booking.com.
Le service d'accueil est excellent et en français. C'est notre dernier jour, dès les sacs déposés à la chambre, nous partons pour une dernière visite.
Trait d'union entre le port et le centre-ville, l'immense Piazza Municipio, avec sa fontaine, est bordée de bâtiments importants (le Palazzo San Giacomo et le Théâtre Mercadante).
Dans les ruelles de Naples, la chaussée est réservée à la légende italienne... La Vespa !
L'icône de l'Italie est aussi amusante qu'élégante, elle vrombit dans les rues pavées et en permanence le touriste doit être attentif !
Il est difficile parfois d'avancer entre les poubelles, les motos stationnées et les étals des marchés.
Malheur au piéton sourd, car c'est l'oreille qui jauge la vitesse, la taille du véhicule et le klaxon qui sert de manière préventive : soit pour signaler son approche, soit pour le plaisir !
Nous flânons dans les petites ruelles en direction du quartier La Sanita. Quel plaisir de retrouver cette ambiance dans ce dédale.
Tout est dépaysant... Les monuments religieux, les immeubles décrépis, les vendeurs de bric et de broc... Jusqu'aux provisions hissées dans les étages au moyen d'une corde.
Le quartier se trouve au nord de Naples, plus haut que le Vomero. Le quartier est pauvre, il est associé à la mafia napolitaine. Nous, on aime bien cette ambiance méditerranéenne.
Le Palazzo San Felice et le Palazzo dello Spagnolo, malgré le peu d'entretien, ont gardé beaucoup de charme et d'élégance.
Attablés dans une trattoria, nous dégustons un cappuccino avec gourmandise et un Fiocco di Neve (flocon de neige) à la pistache et à la vanille de la Pasticceria Poppella.
Autour de nous, des habitués, pas avares en gestes, parlent avec leurs mains tout en refaisant le monde.
Les carabiniers, reconnaissables avec leur uniforme noir à bandes rouges et aux boutons argentés viennent faire une petite pause gourmande.
L'atmosphère est chaleureuse, tout se négocie dans un marché où des commerçants vendent leurs marchandises sur des charrettes et des étals. Les fruits et les légumes débordent. Ici, le petit commerce triomphe !
La journée s'achève dans la douceur. Aujourd'hui, nous avons privilégié les scènes de rues plutôt que des visites culturelles.
Pour finir, nous décidons de rentrer en faisant un crochet vers la Piazza Garibaldi en descendant par la via Carbonara, puis la Porta Capuana pour finir dans le Quartier de la Gare.
Comme dans toutes les villes possédant une gare, les alentours sont encore plus sales, on trouve de tout. Des bouteilles plastiques, des canettes et des emballages en tout genre. Nous sommes excédés par la circulation plus dense que jamais.
Le secteur abrite un univers interlope qui rassemble des toxicomanes, des dealers et des sans-logis. Le paysage urbain et impacté par la coexistence des Napolitains de souche et une forte population issue d'une migration contemporaine. La Piazza Garibaldi est le symbole de ces changements.
Comme dans les autres quartiers pauvres, la pollution, due aux déchets qui s'accumulent aux pieds des poubelles non vidées, est un problème majeur dans cette région d'Italie.
Le patron d'un bar nous a expliqué que la mafia avait la "main mise" sur ce marché "très juteux" de la collecte (sans grande efficacité) des déchets.
Nous empruntons le long Corso Umberto I en direction de la Piazza Bovio, l'ancien centre financier de la ville au XIXe siècle, où est érigée une statue en l'honneur de Vittorio Emanuele II.
De beaux immeubles bordent le corso, nous accélérons le pas, car le ciel s'obscurcit, un orage se prépare.
Nous sommes en automne, avec la fraîcheur des soirées, les rideaux des commerces sont fermés, après le passage d'un violent orage. Pas de sortie pour notre dernière soirée...
Jeudi 3 octobre 2019
La station du bus "ALIBUS" (5 € par passager) est à 200 mètres de notre hébergement. Le trajet est rapide, la circulation pour rejoindre l'aéroport, est fluide à 6 heures 30.
Nous prenons congé de Naples sous un beau lever du soleil pour Bx/Mérignac.
Fin du voyage.
Nos impressions sur Naples
L'image de Naples que l'on avait avant notre départ, à travers les reportages télé et les récits, se résumait à la saleté, la dangerosité, le désordre, et à la Camorra. Un lot réservé à beaucoup d'autres villes du Bassin Méditerranéen.
Après une dizaine de jours passés dans la capitale de la Campanie, la Côte Amalfitaine et l'Ile de Capri, nous avons retrouvé certains aspects décrits auparavant, mais la ville ne se résume pas qu'à ça. La vie y est bouillonnante, et haut en couleurs, avec ce charme méditerranéen qui lui est propre.
Naples ne nous a pas laissé insensibles : c'est une ville de contraste, mêlant des monuments d'une richesse architecturale unique (parfois dans un état de délabrement avancé), des activités culturelles de haut niveau et à côté, une politique de ramassage des déchets inexistante, engendrant une pollution visuelle et malodorante.
Mais l'accueil, l'ambiance familiale, et l'entraide qui semble régner dans les quartiers pauvres, le sens de la vie ou de survie, font oublier le seul aspect négatif de la ville (qui se résume en un seul mot "la saleté" qui règne dans les rues).
Mais pour nous, lorsque nous visitons un endroit, nous faisons abstraction de ce genre de problème.
Nous avons aimé la ville pour son panorama naturel d'exception.
La vue sur le Vésuve et le Golfe, sur les iles Ischia, Procida et Capri, depuis les nombreux belvédères implantés sur les collines du fait de la topographie très vallonnée de la ville.
Nous avons aimé la ville pour son héritage patrimonial historique très riche.
. Des forteresses liées aux différents envahisseurs. Grecs, Français et Espagnols.
. Ses monuments religieux.
Voir "Naples et puis mourir". Les Napolitains utilisent cette expression pour caractériser et affirmer la beauté des nombreux monuments.
Le centre-ville est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Naples compte environ 1 000 églises, de styles gothique, roman et surtout baroque. D'innombrables Palais et Villas, de l'époque médiévale, jusqu'au XXe siècle, même si une majorité, sont dans un mauvais état.
Et surtout, nous avons aimé la ville, pour l'amour de la vie qui se dégage de cette population avec une jeunesse importante.
Nous avons aimé Naples pour sa gastronomie.
Traditionnelle depuis l'antiquité et revisitée, peut-on dire à l'heure actuelle, par les dominations espagnoles et françaises.
La cuisine napolitaine, ce sont des recettes de caractère de la région.
- Les pâtes : spaghettis, linguine, gnocchis...
- Les pizzas. La maîtrise du pizzaiolo a été inscrite en 2017 au Patrimoine Immatériel de l'Humanité.
- La pizza frite, la spécialité napolitaine.
- Les fromages et les charcuteries.
- Les desserts. La sfogliatella (pâte feuilletée ou brisée, en forme de coquillage fourrée de ricotta et beaucoup d'autres bonnes choses) le baba au rhum, le limoncello (liqueur de citron) et bien sûr les glaces.



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