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2 avril 2023 7 02 /04 /avril /2023 06:21

 

 

 

 

 

Quatrième partie

 

 

 

 

 

Voyage en Colombie en 2023

 

 

 

 

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San Agustin

Parc Archéologique

 

 

 

Villavieja

Désert de  la Tatacoa

 

 

 

Zipaquira

Cathédrale de Sel

 

 

 

Bogota

 

 

 

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FORMALITES

 

 

 

 

 

Visa obligatoire seulement pour un séjour de plus de 3 mois.

 

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour pour les ressortissants des pays membres de l'Union européenne.

 

Billet retour ou de continuation nécessaire (mais on ne nous l'a pas demandé).

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vaccination

 

 

 

 

 

Vaccination obligatoire

 

. Covid 19 (deux doses) 

 

 

Vaccins recommandés

 

. Hépatite A. Fièvre jaune. Paludisme.

 

Pour les séjours longs et ruraux : Hépatite B. Rage et typhoïde.

Paludisme : transmission toute l'année dans les zones rurales ou de jungle jusqu'à 1600 mètres d'altitude.

 

 

 

 

 

 

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Question argent

 

 

 

 

 

 

Taux de change dans les officines de rue de janvier à mars 2023.

COP = peso colombien.

Le + haut = 1 euro pour 5 050COP.

Le + bas = 1 euro pour 4 600COP.

 

Changer dans les grandes villes (taux plus intéressant).

 

 

 

 

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Question transport

 

 

 

 

 

 

Aérien

 

Par AIR CANADA

 

 

 

Vol aller le 18 janvier 2023. (2 bagages en soute).

Paris 14h00 - Montréal 15h45.

Montréal 21h30 - Bogota 4h00 le 19 janvier. 

 

 

Vol retour le 15 mars 2023. (2 bagages en soute)

 

Bogota 9h00 - Montréal 16h25.

Montréal 21h50 - Paris 9h45 le 16 mars.

 

Total : 1129,96€. (Billets achetés le 17/08/2022).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terrestre

 

 

 

 

 

 

 

Excellent réseau de bus dans le pays.

Que ce soit dans un bus confortable, en buseta (bus de maximum 20 places), en colectivo (minibus court trajet) où en chiva (hybride bus/camion), l'état des routes et la topographie accidentée du pays ne facilite pas la durée des trajets. En moyenne, c'est du 30k/h. Ne pas se fixer au kilométrage. Oublier aussi l'optimisme des compagnies de transport. Leur fiabilité est aléatoire et ne permet pas d'être précis dans les heures d'arrivée.

Gros avantage pour un visiteur qui a "le temps" : l'approche plus facile de la population et la contemplation des paysages...   

 

 

Le TransMilénio à Bogotà : transport en commun économique, sûr, fiable et assez rapide mais souvent plein aux heures de pointe. Alternative économique importante pour les locaux et les touristes, le trajet coûte environ 0,60cts d'euro.

 

 

 

 

 

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Popayàn-jonction Pitalito : bus local. 5h de trajet. 135 kilomètres. 100 000COP/2.

Jonction Pitalito-San Agustin : taxi. 10 kilomètres. 15 minutes. 7 500COP.

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San Agustin-Pilapito-Neiva : Cnie Coomotor. 5h de trajet. 220 kilomètres. 100 000COP/2.

 

Neiva-Villavieja : camionetta. 1h de trajet. 40 kilomètres. 20 000COP/2.

 

 

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Villavieja-Neiva : camionetta. 1h de trajet. 40 kilomètres. 20 000COP/2.

Neiva-Bogota : bus. 6h de trajet. 300 kilomètres. 160 000COP/2.

 

 

 

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Bogota-Zipaquira A/R : bus SITP. 50 kilomètres de trajet. 32 000COP/2.

 

 

 

 

 

 

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Question hébergement

 

 

 

San Agustin

 

Hotel El Turista

Calle 3 N° 10-60.

Personnel très accueillant. Emplacement central. Très bon rapport qualité/prix.

Réservation par Booking.com. 2 nuits sans p/d + 1 nuit en direct. 127 500COP.

 

 

 

 

Villavieja

 

Hotel Arambulo

8-30 Calle 5.

Très bon accueil. Hôtesse aux petits soins. Elle propose tout le temps, quelque chose à boire (café ou rafraîchissement). Chambre très propre et petite terrasse bien agréable.

La propriétaire nous a mis en contact avec un jeune guide, Abel (garçon avec énormément d'humour et un prix intéressant) que je recommande vivement.

Réservation par Booking.com. 2 nuits avec p/d 200 000COP.

A recommander.

 

 

 

Bogota

 

Explora Hostels

Calle 12 c N°3 - 19 - La Candelaria - Centro Historico.

 

Personnel très accueillant. La jeune femme à l’accueil donne tous les renseignements nécessaires pour se déplacer dans Bogotà et dans les environs. Hôtel très propre, serviettes changées tous les jours. Très bonne literie. Petit-déjeuner (non inclus) copieux et varié, servi dans une petite terrasse fleurie.

Très bon rapport qualité/prix. Emplacement idéal (au calme) dans le quartier animé de La Candelaria. Dans la même rue, une très bonne pâtisserie française.

Réservation par Booking.com 2 nuits sans p/d 270 000COP.

En direct 3 nuits sans p/d 256 500COP + petits déjeuners.

A recommander.

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Question au quotidien

 

 

 

 

 

Décalage horaire : 6 heures de retard avec la France. Lorsqu'il est midi à Paris, il n'est que 6h du matin à Bogotà.

 

1 ananas : 3 000COP.    2 repas du jour : 25 000COP.

1 bll d'eau de 1,5l : 4 000COP.   4 tomates : 3 000COP.

Croissants (2) 3 000COP.   Empanadas (2) 4 000COP.

1 bière de 50 cl : 4 000COP.   2 poulets frites : 20 000COP.

1 gallon (3,800 l) de diesel : 9 600COP.

1 gallon (3,800 l) d'essence : 10 600COP.

 

Péage routier : VL 9 200COP.

 

 

 

 

 

 

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Cartes de la Colombie

 

 

 

Itinéraire flèches en rouge : première partie.

 

Itinéraire flèches en bleu : deuxième partie.

 

Itinéraire flèches en rose : troisième partie.

 

Itinéraire flèches en noir : quatrième partie.

 

 

 

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

 

 

 

. Le séjour à Popayàn et dans sa région restera gravé dans notre tête :

. L'architecture coloniale préservée de la ville. La (belle) rencontre inattendue avec la famille.

. Un dépaysement total avec la richesse des paysages et le respect des traditions de la population andine. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 5 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ciel est voilé par quelques nuages lorsque nous montons dans un taxi pour nous rendre au terminal des bus de Popayàn.

 

Dans le hall, un rabatteur nous dirige vers le guichet de la compagnie (100 000COP) qui assure le transport pour la ville de San Agustin. Le bus de 8h (le premier) vient de partir, nous allons prendre celui de 9h45.

 

Une odeur de poulet frit flatte nos narines, elle provient du grand hall. 3 ou 4 fast-foods proposent la même cuisine typique de la région. Nous nous installons pour prendre un petit-déjeuner salé. Pas de poulet, mais pour chacun, une omelette accompagnée de galettes de yuccas, et pour terminer un café... On devrait tenir le coup !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Départ normal, c'est-à-dire avec un léger retard.

 

Quelques kilomètres parcourus, et déjà, nous restons bloqués sur la route par des travaux. Des bulldozers défoncent le sol et d'énormes engins arasent le flanc d'une falaise. Le travail informel est très présent dans les villes, il concerne surtout les emplois précaires. La durée légale de travail des ouvriers est de 48 heures, mais ils peuvent effectuer jusqu'à 12 heures supplémentaires. La semaine de 5 jours n'existe pas en Colombie !

 

Les fonctionnaires colombiens s'ont mieux lotis que les employés du privé, mais seulement 25% des personnes âgées peuvent arrêter de travailler à 62 ans, l'âge prévu. En général, les colombiens "poussent" jusqu'à 73 ans...  Nous sommes loin des manifestations qui bloquent la France en ce moment, contre la modification de l'âge de départ à la retraite !

 

Plus loin, des policiers font stopper le conducteur. Les passagers locaux subissent un contrôle (recherche d'armes et de drogue par palpation). Un agent s'arrête à chaque siège, à notre hauteur, il capture notre visage et celui de nos voisins avec une caméra, toujours pour des raisons de sécurité.

Avec la nuisance des travaux, ce sont des situations normales et quotidiennes pour tous les passagers des bus dans le pays...

 

 

Ce n'est pas aujourd'hui que l'on verra la chaîne des volcans, dont le majestueux Purace. À l'horizon, le ciel est bouché par un amas de nuages épais, couleur ardoise. Dommage, car la vitesse moyenne du bus est très négligeable et favorise la "contemplation".

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

La route promet d'être longue... Mais nous sommes habitués aux trajets sans fin. J'étale la carte du pays sur mes genoux. Tout le long du long trajet, il n'y a ni villes ou "coins" touristiques. À part la beauté de sa végétation exceptionnelle, la région est à l'abri du tourisme de masse.

 

Nous atteignons l'altitude du Paramo (plateau au biotope tropical). Entre 3 000 et 4 000 mètres, les conditions climatiques sont rigoureuses, le soleil joue à cache-cache dans un ciel cotonneux. Il fait froid dès que l'on ouvre une fenêtre.

 

La route bitumée est remplacée subitement par une piste étroite en terre battue. Les nids de poule sont de petites piscines. Sous la pluie, il est impossible d'évaluer leur profondeur. Doubler, demande aux conducteurs une attention soutenue, de l'adresse et de la concentration.

Les camions, par dizaines, transportent de tout, lourdement chargés jusqu'à la gueule, ces mastodontes crachent une fumée épaisse, grasse et noire.

 

Seul, notre voisin, avec son coq sur les genoux, semble insensible aux balancements incessants que l'on subit.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Vers la fin du voyage, nous retrouvons des conditions plus clémentes et une végétation tropicale. Nous sommes dans une région de traditions, le plat culinaire typique est l'asado huilense, du porc grillé au barbecue.

A notre passage, la fumée qui se répand dans une rue, dégage une odeur alléchante. Le dimanche, c'est la fête, les habitants se réunissent pour discuter et faire la fête sur la place publique.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

À une intersection appelée "jonction Pitalito", nous changeons de moyen de transport pour monter dans un taxi (7 500cop). Des conducteurs sont sur le bas-côté, en attente ! L'employé de la compagnie de bus, au guichet ce matin, a "oublié" de nous signaler cette particularité...

 

Le conducteur est fier de nous vanter la diversité des paysages de la région. Il fait deux arrêts à des belvédères qui surplombent un canyon. La vue à 180° est exceptionnelle, la Magadalena n'est encore qu'une rivière. Après avoir traversé tout le pays, à la fin de son parcours, elle devient un grand fleuve qui se jette dans la Mer des Caraïbes, à Baranquilla tout au nord du pays.

 

La région produit un des meilleurs cafés au monde... À perte de vue, au milieu des bananiers, les plantations s'accrochent sur les flancs des collines. Le vert se décline en de nombreuses nuances.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Le conducteur nous dépose dans la rue principale, à la porte de l'hôtel El Turista.

L'accueil est sympathique. Le personnel agréable et disponible. Seul le perroquet nous fait comprendre qu'il est chez lui, et vu la taille de son bec, il ne profitera pas de nos caresses !

 

Après s'être installés, on part faire un tour. La ville est de taille moyenne, mais en fin de semaine, les villageois sont attirés par le marché et les diverses activités économiques, sportives et culturelles.

La ville de San Agustin est perchée à 1700 mètres d'altitude, dans les montagnes luxuriantes de la Région du Huila.

 

Les paysans des alentours viennent en chivas (un bus/camion coloré). Personnalisées de motifs symboliques, peintes en jaune, bleu et rouge (couleurs du drapeau Colombien), les toits sont chargés de marchandises, parfois même d'animaux.

 

 

 

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Les conducteurs des deux-roues, dans un flot intense, vrombissant et chaotique, sont particulièrement téméraires. Du nord au sud et de l'est à l'ouest du pays, le code de la route est rarement respecté. La conduite à moto fait partie du folklore local.

 

Le taux de mortalité à motos et scooters est un des plus importants au monde ! Pas du tout surprenant, c'est le mode de transport le plus utilisé pour aller au travail ou porter les enfants à l'école.

 

Parfois à quatre ou cinq sur une "bécane", le bébé dans les bras de la mère, le pilote (le seul avec un casque) dépasse à droite, à gauche, parfois avec le téléphone à la main. Chacun adopte ses règles...

 

Il faut être attentif en permanence ! Un piéton en Colombie n'a pas la priorité de passage...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

La halle du marché couvert offre de quoi s'habiller de la tête aux pieds ; des chapeaux, divers vêtements et des bottes. Nous flânons dans ce petit labyrinthe tout en ombres et lumières.

 

Les produits exotiques occupent une place de choix et titillent les narines. Assises derrière des étals colorés, plein de saveurs et de senteurs attirantes, des femmes apathiques et silencieuses, proposent toute la journée, des fruits et des légumes, à des chalands peu nombreux.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

À l'extérieur, sur un parking en terre battue, une odeur agréable embaume les environs. À l'arrière de son camion, un producteur a étalé des ananas à la belle couleur dorée.

Mûrs à souhait, ils mettent l'eau à la bouche. Nous imaginons déjà la salade de fruits que l'on peut composer avec les mangues à la peau lisse et rebondie, exposées sur un étal voisin.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Nous remontons la rue centrale. Dans une ruelle limitrophe, des motos sont alignées en grand nombre.

Curieux, on se dirige vers une salle de sport couverte. Aujourd'hui, se déroule la finale régionale d'un match de foot en salle (futsal)... La ferveur patriotique du public rayonne dans les gradins pendant la diffusion de l'Hymne National, repris par le public entier, dans un vacarme à faire frissonner.

 

Le ton est donné, le foot et les Sud-Américains, c'est un autre monde ! Adversaires peut-être, mais les supporters colorés et bruyants partagent la même bonne humeur.

 

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

San Agustin le dimanche est un gros bourg assoupi. Les rues ne sont pas les plus jolies, elles n'ont pas le charme de celles de Mompox ou de Jardin.

 

Toutes les maisons ont les façades peintes en blanc et en vert. L'architecture coloniale est présente, parfois ici et là, des œuvres d'art urbain donnent des couleurs inattendues.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Sur la plaza principale, je goûte une spécialité locale. Le dulce de pata y gelatina negra. La "gelée sur pattes" est une douceur obtenue à partir du collagène des pattes de la vache.

Après une longue cuisson, la viande, la peau et l'os sont séparés. Le collagène (protéine) est ensuite mélangé avec de la "panela" (sucre de canne).

 

Dans un chariot, le mélange préparé à l'avance est étiré longuement par un homme pour ajouter de l'air, ainsi, la texture devient plus lisse. Une femme décore le dessert. Je déguste ce "bonbon". C'est particulièrement crémeux et collant... Il faut parfois subir pour connaître toutes les traditions gourmandes d'un pays !

 

La région est célèbre grâce à de mystérieuses statues, héritage d'un passé très ancien. C'est la raison de notre présence à San Agustin. Demain matin, nous lèverons le voile sur ces vestiges archéologiques...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 mars 2023

 

 

 

Le Parc archéologique de San Agustin 

Le brin de mystère du voyage

 

 

 

 

 

 

Au petit-déjeuner pris sur la terrasse de l'hôtel, nous faisons honneur aux fruits achetés hier au marché, ils sont excellents.

 

 

À pied, nous nous dirigeons vers le Site Archéologique de San Agustin à seulement 3 kilomètres du centre, vers l'ouest. Nous passons devant l'église, la place donnée à Dieu en Colombie, est omniprésente dans la vie quotidienne des habitants, mais là, il est encore très tôt, le parvis est vide.

En flânant dans les rues ensoleillées, nous prenons le temps de contempler et de détailler les graffitis qui fleurissent sur les murs. Ces "chefs d'œuvres" sont très représentatifs de la culture de la région.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Le temps est splendide, le soleil brille de tous ses feux. Hors des limites de la ville, nous attaquons une petite ascension. La route n'est pas très intéressante, mais le couvert forestier offre une climatisation naturelle.

 

Pour des touristes curieux, il y a toujours un détail à découvrir... Une orchidée en fleur dans un arbre, ou un oiseau endémique de la région. Comme le dit la chanson ; il en faut peu pour être heureux !

 

Les plus pressés peuvent prendre un minibus ou un taxi depuis le Parque Central.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Une petite heure plus tard, nous voilà devant le guichet d'entrée du parc. Nous réglons le droit de visite, 130 000COP pour nous deux.

 

Le préposé nous donne un bracelet de couleur jaune à mettre autour du poignet. Munis de ce "passeport", nous pouvons visiter gratuitement Alto de los Idolos et Alto de la Piedras, deux sites plus éloignés dans la région. Ce laissez-passer est valable 2 jours.

Le parc est ouvert du mercredi au lundi, de 8h à 17h.

 

Pour faciliter notre visite, nous prenons en photo le plan des divers sites. Avec les explications du G.D.R. ça devrait être suffisant (seul vrai intérêt du guide, pour le reste, il n'y a pas de mises à jour !).

Il est possible de prendre un guide, mais chacun d'entre eux peut interpréter comme il l'entend l'histoire. Aucun écrit n'a été retrouvé pour attester de la vérité...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

A droite de la billetterie, un musée ethnographique regroupe des explications sur la découverte du Parc archéologique. Il présente aussi toute une collection de poteries, de statues et de bijoux de l'époque.

Le site est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1995.

 

La civilisation nommée San Agustin daterait d'une période comprise entre le 1er et le VIIIe siècle. 200 statues sont recensées dans le parc. En comptant celles des sites environnants, il y en a 600.

 

Découvert par un frère capucin en 1756, la première étude des vestiges débuta en 1914. Les archéologues tentent depuis des dizaines d'années de percer le mystère des sculptures de cette civilisation disparue.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Dans un paysage naturel saisissant, se dresse le plus vaste ensemble de monuments religieux, et de sculptures mégalithiques précolombiens d'Amérique du Sud.

Un sentier parfaitement balisé dans la forêt primaire permet de passer dans les 4 secteurs de ce lieu sacré, aux secrets non élucidés.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Nous suivons les indications du plan. Sur des terrasses et des esplanades appelées Mesitas (sites funéraires) élevées par les hommes, se dressent des monuments funéraires, des cryptes, des figurines, des dolmens et des sculptures.

Leur taille varie entre 50 cm et 7 mètres. Le Bosque de las Estatuas ou (forêt des statues) est bien nommé. 40 statues jalonnent le sentier. Pour garantir leur préservation, les archéologues les ont rapatriées de la ville et des champs, dans les vallées.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

L'architecture des tombes est complexe et élaborée, avec des couloirs, des sarcophages et de grandes statues qui représentent des dieux ou des personnages surnaturels.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Plusieurs statues se ressemblent, elles représentent des divinités, des guerriers, des animaux légendaires (des singes, des jaguars, des serpents...).

Mi-hommes, mi-animal, mi-dieu, mi-chaman. Ciselés dans la pierre, nous découvrons des symboles aux formes intrigantes, dont les traductions sont mystérieuses.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Le parc est immense, à l'abri de la chaleur, nous "randonnons" dans le chemin à la végétation abondante. Les touristes sont rares... L'instant présent est bien agréable.

 

Nous descendons une pente raide avant d'arriver à la Fuente de Lavapatas. C'est la partie la plus humide et luxuriante du parc.

 

Nous débouchons devant une série de modestes chutes d'eau qui s'écoulent pratiquement à l'horizontale. Le site est une illustration du savoir-faire et de la créativité de la culture de cette civilisation.

 

Les canaux conduisent l'eau vers trois bassins modelés par les hommes. Depuis une passerelle en bois, en se penchant, malgré l'érosion, on distingue assez facilement, taillés dans le lit rocheux d'un ruisseau, des visages humains, des représentations animales et des formes géométriques... Le spectacle est fascinant, nous nous prenons au jeu de la découverte...

 

Les archéologues pensent que cet espace fut un site sacré et dédié aux cérémonies religieuses.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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En face, nous gravissons une colline par un escalier très raide, c'est le seul accès qui nous permet d'atteindre, 200 mètres plus haut, Alto de Lavapatas. Cinq minutes de montée intense, mais courte.

 

Du sommet aplani de la colline, nous avons un panorama incomparable sur la vallée. Sous des abris de protection, une dizaine de statues imposantes et des petites tombes sont exposées. Nous sommes dans le secteur le plus éloigné.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Nous terminons par la Mesita A. Ça fait 3h que nous avons commencé notre déambulation... Le temps est passé très vite.

 

L'interprétation des symboles reste aléatoire. Une statue, encadrée par deux autres, représente un chaman tenant un pipeau. Le regard mauvais, avec des dents de jaguars acérées, et plus original, ses attributs masculins.

 

Que de questions et d'hypothèses lorsque l'on sort du parc !

 

Pourquoi autant de sculptures ? À l'aide de quel moyen ont-ils hissé des blocs de plusieurs tonnes ? Pour quelles raisons et pour qui ?

 

Peu d'explications et des interprétations succinctes. Aucun écrit n'a été retrouvé de cette période...

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Nous rentrons à pied, la tête en l'air, à la recherche de quelques orchidées accrochées dans les branchages.

La balade nous a creusé l'estomac. Pour déjeuner, nous nous " en remettons" aux commentaires élogieux du G.D.R. sur le menu du restaurant Donde Richard.

Le cadre est agréable. Les portions généreuses. Pour Denise, une entrecôte épaisse et pour moi, la spécialité du chef, le plat emblématique de la région, un asado huilense (porc caramélisé) avec des frites maisons excellentes... Un repas pour 90 000COP avec les boissons.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Petite balade en fin de journée, le centre-ville se vide peu à peu, les rues sont presque désertes, la fraîcheur nous surprend, le blouson n'est pas de trop !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Mardi 7 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, c'est plutôt pas mal, le ciel bleu est parsemé de quelques nuages, la température de l'air avoisine les 20°.

 

Dans une agence touristique, face à notre hôtel, nous achetons deux billets de bus (100 000COP) pour la ville de Neiva. Départ demain matin.

 

Les sites de La Chaquira et de El Tablon sont seulement à 4 kilomètres de notre logement. Les kilomètres à pied maintiennent en forme et nous ouvrent les yeux sur l'observation de la nature et des paysages. Il ne reste plus qu'à lacer nos chaussures.

 

Nous marchons dans les ruelles, toutes sont plus belles les unes que les autres. À mesure de la progression, en quelques minutes, nous prenons de la hauteur.

Depuis la route asphaltée de la Magdalena, les panoramas à l'horizon s'enchaînent. L'effort en vaut la peine ! Dans le calme de la campagne, sauf au passage des nombreux motocyclistes, nous ne croisons aucun marcheur, la réputation des Colombiens se confirme... Tranquillos !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Au milieu d'une nature exceptionnelle et d'une végétation abondante, les exploitations agricoles ne dépassent guère le stade du lopin. Des arbres fruitiers, de la volaille et un carré de jardin autour des maisons abîmées.

 

À ces chaumières toutes mignonnes, décorées par de généreux pots de fleurs, succèdent des demeures plus confortables. Elles appartiennent aux riches familles de San Agustin. Ici, les propriétaires sont épargnés de la pollution urbaine.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Un panneau indique le sentier qui mène à La Chaquira. Autour de nous, sur les pentes douces des collines, poussent de petites exploitations de café et des vergers.

On se laisse aller dans le calme et dans la détente au contact de la nature. Les maisons se font plus rares, nous marchons protégés des rayons du soleil, sous la voûte protectrice des arbres d'une petite forêt.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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La Chaquira est à une centaine de mètres, le soleil tape fort et éclaire la campagne. Nous passons devant une ferme avant d'atteindre un premier belvédère. Nous sommes récompensés de nos efforts, chaque pas en direction du canyon apporte son lot d'émerveillement... Photo photo...

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Nous descendons une bonne centaine de marches pour avoir une vue, sous un angle différent, des gorges du rio Magdalena.

 

 

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En se retournant, nous distinguons parfaitement des sculptures, plutôt des gravures, qui sont ciselées sur des blocs de pierres. La plus emblématique représente le visage d'un personnage humain particulièrement expressif.

Nous sommes fascinés par la qualité de conservation de ses gravures, qui ont traversé tant de siècles. Étrangement, nous ne trouvons pas de panneaux explicatifs.

Pas d'abris non plus, pour les protéger des intempéries...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Retour sur nos pas. Sur le chemin empierré, nous marchons à petites enjambées, l'ambiance est bucolique. Si calme que l'on peut observer des oiseaux colorés et entendre leur piaillement en toute tranquillité.

Du sommet d'un escarpement, nous découvrons à perte de vue des parcelles géométriques cultivées. Très proche du chemin, le Site d'El Tablon est niché au bas d'une prairie d'une propriété privée.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Des ouvriers construisent un toit pour protéger les sculptures des rigueurs du climat. Nous faisons le tour de la petite enceinte, quatre sculptures sont alignées.

Une figure féminine représente la Déesse Lunaire Diosa Luna. La plus grande est riche de nombreux détails, des bracelets, un collier et un ornement au niveau du nez.

 

Un petit musée expose des reliques, il se trouve dans la maison proche.

Comme à La Chaquira, la visite des statues est gratuite. Le prix d'accès au musée est de 10 000COP.

 

 

Le ciel est bas et des nuages menaçants s'accumulent, il ne faut pas traîner. Heureusement, nous sommes à l'entrée de la ville.

Nous prenons l'habituel repas "del dia" dans un resto populaire.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Restaurés et reposés, nous sortons pour une dernière balade en ville. L'air est très frais, les rues sont désertes, les trottoirs vides, et le calme règne. San Agustin est bien différente !

Nous traînons jusqu'à une panaderia. Les odeurs de gâteaux et de café chaud nous attirent; L'accueil est chaleureux, la salle engageante, il fait chaud... Impossible de résister à ces délicieuses douceurs !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Mercredi 8 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette nuit, le vent a balayé les nuages, au lever du jour, la température augmente rapidement de quelques degrés.

Nous laissons nos gros sacs dans le bureau de l'agence de transport, le départ du minibus est prévu à 8h.

Petit-déjeuner sucré, nous nous faisons plaisir en grignotant des pâtisseries en marchant.

 

Histoire de se dégourdir les jambes, nous faisons une nouvelle fois le tour du marché et ses murs de briques recouverts de graffitis.

 

San Agustin à des rues tortueuses et des ruelles fleuries, mais aussi très abruptes. Pour atteindre le sommet d'une colline, le dénivelé est si important, que la circulation des véhicules se termine au pied d'un escalier, ensuite Il faut solliciter e les mollets !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Retour à l'agence, le conducteur du minibus n'applique pas toutes les qualités vantées sur son véhicule. Il attend patiemment d'hypothétiques passagers supplémentaires...

 

Dans les rues, une nouvelle journée débute. Le service de ramassage des ordures en porte-à-porte vient collecter les déchets. Il passe seulement une fois par semaine. Les commerçants, avec zèle et rapidité, déposent leurs sacs sur les trottoirs. Ils ne veulent pas rater le passage, sinon les "recycleurs de rue", fouillent et trient les poubelles, répandant et abandonnant tous les détritus sur la chaussée.

 

 

Le minibus démarre enfin avec une petite demi-heure de retard. Le paysage évoque les Pyrénées-Atlantiques avec de hautes et vastes collines. La route sinue dans des vallons étroits.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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La route suit le massif Colombien de la Cordillère et la rivière Magdalena. À Pitalito, une grande ville, des voyageurs locaux prennent place en nombre dans le véhicule.

Les paysages sont une succession de plantations de café. La terre est fertile aussi pour la culture des fleurs et des légumes.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Le conducteur à le "pied lourd". Il roule à une allure folle, mais il ne peut rien contre les nombreux arrêts dus aux travaux. Pas de souci pour notre déjeuner, en file indienne, les vendeurs ambulants nous proposent des fruits et des empanadas.

Nous arrivons enfin à Neiva vers 14h.

 

Aujourd'hui, 8 mars, c'est la Journée internationale des Droits de la Femme ! Dans les rues, nous ne rencontrons pas des revendications ou des manifestations, mais des étals de fleurs colorés à chaque intersection de rue !

La fête semble être détournée en une grande opération commerciale...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Dans le Terminal de la capitale du Huila, nous grimpons à l'arrière d'une camioneta. Le conducteur attache les sacs sur le toit et prend la direction du petit bourg de Villavieja.

C'est le point de départ pour découvrir le Desierto de la Tatacoa (Désert de la Tatacoa).

 

Les montagnes sont visibles au loin. Dans la vallée, nous traversons, ici et là, des parcelles agricoles et plus étonnant, des marais qui ont été transformés et cultivés en rizières.

Véritable écrin de verdure, les carrés géométriques, impeccablement alignés, offrent toute une palette de couleurs : du vert pâle, du vert émeraude au jaune doré.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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La station des camionetas se trouve à la plaza Centrale. De là, nous nous rendons à l'hostal Arambulo, il est à quelques minutes de marche, dans une rue excentrée.

L'accueil de la propriétaire de cette auberge familiale est chaleureux. Elle nous présente les 4 chambres qui donnent sur un jardin. Nous avons le choix, nous sommes les seuls clients !

 

Il fait une chaleur étouffante, le mercure ne cesse de grimper, nous allons nous promener dans les rues bien ombragées. Preuve des pluies fréquentes du climat équatorial de la région, les ornières, tracées par les tuktuks qui sillonnent le village sont gorgées d'eau.

 

Repas léger sur le Parque principal. Assis sur les bancs publics, quelques habitués profitent de la fraîcheur nocturne sous le feuillage des énormes araucarias.

 

Nous rentrons à notre logement... Position de l'index de réglage du ventilateur sur la position maximale !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Jeudi 9 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pluie est tombée sans interruption toute la nuit. Ce matin encore, une averse s'invite lorsque l'on prend le petit-déjeuner sous la véranda de la maison familiale.

 

Omelette/fromage/fruits et café, les assiettes sont copieuses. Matilde, la propriétaire, est très prévenante. Elle se charge de nous trouver un guide pour visiter le Désert de la Tatacoa cet après-midi.

 

Au téléphone, le gars nous propose le tour avec son tuktuk pour 50 000COP et il nous donne rendez-vous à l'auberge, à 14h. Le prix est correct, nous donnons notre accord.

 

À Villaviéja, la météo fait parfois ses caprices... Normalement, la saison des pluies démarre en avril, le climat change peut-être aussi en Colombie. Nous bravons les intempéries pour faire une balade en ville. On garde le sourire, et on passe à travers les gouttes...

 

Des perroquets impassibles, au sommet d'un arbre semblent attendre un rayon de soleil.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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La façade de la parroquia (église) Indépendiente est imposante sur le Parque Principal. La beauté de l'édifice tient à une alternance harmonieuse de couleur blanc et bleu.

Dans un angle du parc, se dresse la capilla (chapelle) Santa Bárbara. En travaux, on ne peut pas visiter son intérieur.

 

Dans une maison coloniale mitoyenne, un petit Musée Paléontologique présente des fossiles de mammifères et de reptiles. Pas de touristes, le musée n'a pas encore ouvert ses portes.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Nous prolongeons vers le malecon (promenade) qui surplombe le Fleuve Magdalena. Les pilotes de la lancha (pirogue à moteur) qui effectue des navettes avec la ville d'Aipe sur la rive opposée, attendent patiemment des passagers.

 

Les averses se succèdent, nous trouvons un refuge sous la terrasse d'une tienda (épicerie). Le propriétaire nous assure notre dose quotidienne de vitamines, le jus d'orange frais est exquis. La flânerie est déjà terminée, le petit bourg au charme si discret doit avoir une dizaine de rues.

 

La pluie tombe drue, ici et là, l'eau ruisselle. Nous nous réfugions dans la chambre.

 

Plus tard, dans le jardin, au-dessus de nos têtes, une trouée bleue, au milieu des nuages nous donne un espoir pour la réussite de la balade.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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14h30, l'homme se fait attendre... La visite du désert semble compromise. Il nous semble qu'il va être trop tard, et pour demain, nous avons déjà réservé par "mail", une chambre à Bogotà.

 

Il est 15h, notre logeuse lui téléphone. Le gars ne doit pas être stressé, il assure qu'il sera là, à 15h30... Qu'il fera beau et que l'on pourra profiter du coucher du soleil !

 

Je peste un peu... Heureusement, l'observation du va-et-vient des colibris attirés par les fleurs, et un perroquet curieux, dans le feuillage d'un arbre, me fait baisser la pression !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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15h30, le guide se présente, il se prénomme Abel. Il est très énergique et volubile, nous grimpons dans son tuktuk, le désert est à 8 kilomètres.

 

Nous laissons derrière nous le village et le fleuve. La route asphaltée se termine... Maintenant, nous roulons sur une piste de terre. Malgré la dextérité de notre pilote, ça secoue pas mal, de droite à gauche.

De chaque côté de la piste s'élève des cactus. Beaucoup de cactus...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Abel gare le véhicule et nous entraîne quelques mètres plus loin au sommet d'un tertre qui fait office de mirador. Face à nous, une zone spectaculaire abrite d'incroyables variétés de paysages, dont des formations rocheuses étonnantes de couleur rouge.

 

Il aime sa région et les particularités du désert. Il débite avec entrain son savoir sur la faune, la flore et la géologie... La couleur rouge est due à l'oxydation du fer contenu dans les minéraux (fer, phosphore et calcium) du sol.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Le Désert de la Tatacoa est une ancienne forêt tropicale sèche qui, sous l'action de la pluie et de l'érosion des sols, au fil de milliers d'années, ont façonné un paysage insolite. Deux zones distinctes se sont formées sur 330 km2.

La Zone Rouge est appelée zone de Cusco et la Zone Grise, située à une dizaine de kilomètres plus loin, est appelée Los Hoyos. Il est trop tard pour aller la visiter.

 

Personne autour de nous, le silence est si profond que le temps semble s'être arrêté. Face à nous, le paysage est un mélange de canyons et de déserts.

Le panorama est à couper le souffle, rien à voir avec les décors aperçus les semaines précédentes, dans les collines et les montagnes verdoyantes.

 

Abel est heureux du petit effet de surprise et nous promet bien mieux au prochain arrêt.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Nous nous garons quelques minutes plus tard dans un parking, près de l'observatoire astronomique, et d'un hôtel qui domine le Laberento Del Cusco (Labyrinthe De Cusco).

 

Marcher entre les formations rocheuses est le point d'orgue de la visite, mais aujourd'hui, le portillon de l'escalier qui mène dans le labyrinthe est fermé suite aux grosses pluies des jours précédents... Pas de balade entre les formes tourmentées des rochers. Le sol dur comme du béton se transforme avec la pluie, en glu qui colle aux chaussures. Le sentier boueux et fragilisé, peut-être imprévisible...

 

Le Désert regorge de magnifiques points d'observations. Les belvédères offrent une vue sur un panorama incontournable. Mon regard se promène au fond de la vaste dépression géologique. Le sol n'est qu'un chaos d'éboulis rocheux. Ces grosses masses sont de couleur ocre, fauve, auburn et de rouge.

 

Ça et là, des éminences aux sommets arasés, aux ravines profondes, des broussailles clairsemées, parsèment de taches vertes ce camaïeux ocre. Quel paysage atypique et polychromique !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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À un nouvel arrêt, c'est une occasion pour nous raconter "mille histoires" ! La découverte du désert en 1538, par Jimenez de Quesada, un conquistador.

Il nous rappelle la diversité des espèces de cactus.

- Les grands cactus candélabres, dont le tronc se termine en haut en plusieurs branches.

- Nous goûtons le petit fruit du melocactus, un cactus de petite taille en forme de melon, rose fluo, sa saveur acidulée est bien agréable.

- Les figuiers de Barbarie avec un tronc plus ou moins large, sont garnis de baies qui poussent sur les raquettes plates et font le bonheur des chèvres...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Le soleil décline à l'horizon, notre pilote/guide nous mène à son "spot" préféré, réputé pour la photogénie des couleurs sur les parois des monticules et les collines, aux dernières lueurs du jour... Photos photos !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Retour sur le Parque Principal de Villaviéja. Nous remercions Abel pour sa gentillesse et son aptitude à faire partager ses connaissances du milieu naturel.

 

 

En soirée, nous nous installons à une table d'un minuscule commerce, à l'intersection des Calle 4/carrrera 5. La journée, c'est une boucherie/épicerie. À la nuit tombée, la Salsamentaria El Triunfo propose de la "gastronomie" de rue quotidienne des habitants du département du Huila.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 10 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matilde, notre logeuse, nous a préparé un petit-déjeuner copieux. Après l'avoir chaleureusement remercié de son accueil, nous quittons son agréable jardin.

Sur le Parque, nous grimpons à l'arrière d'une camionneta (20000COP) pour Neiva.

 

Au Terminal de bus, nous achetons des billets (160 000COP/2) pour Bogota.

 

Une météo, digne des 4 saisons, rythme notre journée en traversant des paysages différents.

 

Soleil et chaleur intense dans les vastes plaines avec des rizières verdoyantes. Pluie et fraîcheur sur les sommets de la cordillère centrale favorisant la floriculture et le maraîchage.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Je ne compte plus les arrêts dus aux travaux. Il y a des centaines de véhicules, pare-chocs contre pare-chocs, dans les deux sens. Depuis des années, des décapeuses, des bouteurs et des pelleteuses permettent d'araser et de creuser des falaises.

Ce ballet d'engins de travaux publics permettra dans un avenir proche d'améliorer et de sécuriser le réseau routier. Un travail titanesque dans tout le pays... 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Enfin, nous arrivons à Bogotà. Dans la froide grisaille, nous traversons une banlieue. Nous prenons la mesure de son étendue sans limite. Les maisons faites de bric et de broc sont accrochées aux montagnes.

Sur les murs décrépis, nous retrouvons les graffitis colorés, c'est une une façon de les embellir et à répandre des messages revendicatifs.

 

Il est 16h, nous avons quitté Villavieja à 9h ce matin, à seulement 300 kilomètres...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Je demande au chauffeur de stopper sur une avenue, proche du centre.

Très rapidement, le conducteur d'un taxi (20 000COP) nous prend en charge et nous dépose à la porte de l'hôtel Explora dans le Quartier de La Candelaria.

Nous retrouvons avec plaisir la sympathique famille, nous y avons séjourné au début du voyage en janvier.

 

Il pleut, la température ne dépasse pas les 12°. Pour se restaurer, le premier restaurant, proche de notre logement est le bon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pluie continuelle toute la nuit. Il fait très frais ce matin, un pull s'impose...

 

À pied, on se dirige vers le Cerro de Monserrate. À chaque coin de rue, nous avons en point de mire, la basilique. Perchée à 3 150 mètres d'altitude, sur le sommet de la colline, elle domine le quartier de La Candelaria.

Nous adoptons une allure de tortue, ce qui nous permet de repérer le graffiti le plus coloré, le plus contestataire...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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A l'approche du site, on ne voit que les nuages accrochés sur les pentes de la montagne. Nous espérons que cette douce balade ne devienne une traversée désagréable.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Pour rejoindre le sommet de  Montserrate, trois possibilités sont offertes aux touristes et aux pélerins :

 

- Le funiculaire. Sa première rotation date d'août 1929. Les guichets sont ouverts du mardi au vendredi de 6 h30 à 23 h30 en semaine, et les jours fériés de 6 h30 à 18 h30.

 

- Le téléphérique. Plus récent, a été inauguré en septembre 1955. Il fonctionne du lundi au samedi de 12 h à 23 h30 et le dimanche de 10 h à 16 h. Pour les deux, le prix du billet est de 5€.

 

 

- À pied. L'entrée est ouverte tous les jours (sauf le mardi) de 5 h le matin à 16h en fin d'après-midi.

 

Pour nous, il n'est pas question de prendre les deux premières... Trop facile !

 

Nos mollets sont "affûtés" par les nombreuses randonnées depuis près de deux mois. Nous optons pour la marche à pied !

 

En vrai marcheur, la pluie ne va pas nous faire reculer. Nous attaquons la montée, en compagnie de quelques touristes. il faut de l'énergie et de la volonté pour avaler les 2 kilomètres et les 1500 marches du sentier. En levant la tête, j'aperçois le clocher de la basilique, 600 mètres plus haut... L'à-pic est saisissant !

 

Enfin, le soleil perce les nuages qui signent une petite trêve. Le chemin est large, la montée dans les sous-bois se fait aisément. Des joggers nous dépassent, d'autres  descendent, mais leur foulée est plus hésitante.

Tout le long de la montée, la sécurité des randonneurs est assurée par des policiers armés.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Depuis des belvédères aménagés et naturels, nous avons des panoramas qui se dévoilent timidement.

L'ascension n'en finit pas, nous somme assailli par une pluie fine et continuelle, la douche est glaciale. Mon k-way, trop léger ne sert à rien et de m'est d'aucune utilité. La pluie froide coule dans le cou.

 

Je marche à mon rythme, Denise, plus légère, "vole" sur les pavés. Moi, avec des pas plus lents, je suis curieux des nouveaux paysages, qui malgré la brume, s'offrent à ma vue.

 

Enfin, nous atteignons le sommet. La Basilique de Monserrate est un bel édifice blanc. Le site est très touristique, les visiteurs sont surtout attirés par les boutiques de souvenirs. Les plus gourmands, empruntent un chemin qui mène à deux restaurants.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Une accalmie (petite) enfin ! C'est le moment de redescendre. L'éclaircie nous permet de profiter d'une belle vue de la capitale qui s'étale au lointain, tentaculaire et démesurée.

D'un promontoire, nous reconnaissons les rues pittoresques de La Candelaria, la grande Place Bolivar et dans chaque quartier, la pointe d'une flèche ou le sommet d'une coupole, d'un monument religieux...

 

Il fait froid, nous trouvons refuge sous un tunnel. Des vendeurs de souvenirs y sont à l'abri. Ils se distraient avec des jeux de société. Avec cette météo maussade, les visiteurs, peu nombreux, ne s'arrêtent pas facilement. 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Dans cette grande capitale, il pleut au moins une fois par jour. Dans la partie basse, les rues habituellement très animées, sont désertes. Le thermomètre a chuté, nous accélérons le pas pour se réchauffer.

Avec plaisir, nous retrouvons le confort de la chambre et le bonheur d'une douche brûlante.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Dimanche 12 mars 2023

 

 

 

 

 

À deux pas de notre hôtel, Bogota possède un musée unique au monde. Une halte incontournable pour un visiteur dans le pays... Le Musée de l'Or !

Chacun muni d'un parapluie, (notre sympathique logeuse m'en a prêté un), nous sommes parés pour affronter les intempéries.

Il est encore tôt et la file d'attente est fluide. La foule, surtout le dimanche où l'entrée est gratuite, arrive plus tard.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Le musée possède environ 34 000 pièces d'or et de cuivre, et 20 000 pièces et objets en céramique, en pierres précieuses, en textiles et en coquillages.

Les collections sont superbes, la mise en valeur des nombreuses pièces rares, exposées dans les différents étages, est exceptionnelle.

Dans la salle "Travail des métaux", les explications sont claires et concises sur les différentes techniques employées pour travailler chaque matériau.

 

Les civilisations préhispaniques avaient les connaissances nécessaires pour travailler le platine, l'argent, le cuivre et l'or. La poterie aussi, tient une place prépondérante.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Les salles suivantes présentent l'usage des métaux dans l'organisation politique et religieuse des sociétés pré-hispaniques. L'aspect cosmique et symbolique y est aussi consacré.

 

Le "Salon Doré", par un jeu subtil de l'éclairage, met en valeur plus de 10.000 objets en or. Au milieu des nombreux visiteurs, nous sommes accompagnés par des chants et des musiques traditionnelles.

 

Nous passons près de 3h sur les deux niveaux, en admiration devant la créativité de ces pièces d'orfèvrerie, plus sublimes et étonnantes, les unes que les autres.

 

L'or, symbole de pouvoir était destiné déjà à ces époques anciennes aux élites politiques et religieuses.

 

Dans une salle, Il faut patienter quelques instants, pour admirer la pièce maitresse la plus célèbre de l'exposition qui concentre l'attention des visiteurs.

Entièrement en or et très minutieusement ciselée. Petite sensation... Elle est de très petite taille (20 cm de haut sur 10 cm de large). C'est la représentation du radeau de Zipa, qui a donné naissance à la légende de l'El Dorado.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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À la sortie du musée, la météo est toujours aussi désagréable.

 

Nous remontons la Carrera 7 appelée par les locaux Séptima. Pour les Bogotanais, l'activité favorite du dimanche consiste à la parcourir à pied.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Avec une atmosphère de fête quasi permanente, de jeux improvisés sur les petites places, les anciens jouent aux échecs sur des tables, les plus jeunes avec des accessoires plus ludiques. La vie "transpire" à tous les niveaux.

Les étals de souvenirs donnent de la couleur... beaucoup de couleurs.

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La plaza Bolivar est aussi un lieu de manifestations et de revendications.

Installés sur les marches du Capitole National, ces mouvements restent pacifiques. La mobilisation concerne aussi bien les communautés ethniques que les opposants au régime.

La police est en nombre, l'arme à la main... Pas de débordement !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Nous nous dirigeons vers le haut de la Calle 11. Deux édifices importants de la ville sont proches l'un de l'autre : l'Iglesia de Nuestra Seńora de la Candelaria et le Musée Botero.

L'intérieur de l'église abrite des tableaux de grande valeur. Malheureusement, les portes sont fermées.

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Les portes du Musée Botero sont ouvertes jusqu'à 17h. La visite est gratuite.

 

A l'intérieur d'une belle maison, avec un patio, de la pierre et des poutres, toutes les caractéristiques du style colonial d'origine espagnole... 120 œuvres du maître Colombien sont exposées.


Artiste contemporain, son style artistique est unique et facilement identifiable. Des sculptures en bronze de créatures et d'animaux aux proportions exagérées.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Ces tableaux représentent des personnages aux formes arrondies et voluptueuses, dévoilant les cuisses et les bras, mais avec des détails toujours précis.

 

Un élément est propre à son style ; l'expression stoïque de ses personnages, dont les visages n'expriment aucune émotion...

Son œuvre est éclectique, il dresse aussi bien les portraits d'hommes politiques, de femmes de la bourgeoisie, des scènes de la vie quotidienne de la société colombienne, mais aussi des thèmes plus graves, comme le séisme qui a détruit Popayan

 

La palette des couleurs est large : le noir et le blanc y sont privilégiés, mais pour certaines œuvres, il emploie le jaune, le rose, le rouge ou le vert.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Dans d'autres salles, 85 créations d'artistes de renommée internationale sont exposées. La collection est riche ! Tableaux de Picasso, Miro, Pissarro, Renoir, Dali, Claude Monet, etc...

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L'épicentre des différents trafics (drogue, prostitution et délinquance) se trouve dans le quartier historique, celui où nous sommes, mais un peu plus excentré.

 

Sur le retour vers l'hôtel, nous croisons un mendiant qui "sniffe" une étrange substance dans une petite bouteille. C'est du bazuco, un résidu de cocaïne. Il s'expose aux regards insensibles des passants, habitués à ce fléau. 

 

Quel contraste avec les notes émouvantes qui s'envolent du violon d'une jeune fille. Professionnelle ou amatrice, c'est peut-être son seul gagne-pain. 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Lundi 13 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de répit aujourd'hui encore côté climat ; une petite pluie fine et froide s'abat sur la capitale.

Le mois de mars, normalement pluvieux, n'est pas le plus idéal pour une visite. Mais pour nous, c'est la fin et nous avions choisi ces dates en toute connaissance de cause.

 

Au petit déjeuner, nous avons noté quelques indications données par notre aubergiste, pour se rendre à Zipaquira, à 40 km au nord de la capitale.

 

À pied, on se rend à la station Las Ajas du TransMilieno. Nous créditons notre carte transport d'un supplément de 11 800COP puis, nous prenons place dans le bus B74 jusqu'au Terminal Nord.

 

45 minutes plus tard, nous changeons de quai pour grimper dans un des nombreux bus (16 000COP/2) qui assurent la liaison tous les jours avec Zipaquira. Quelle facilité !

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Une heure plus tard, le conducteur nous dépose au centre-ville. Un passager, à qui nous avons demandé de nous indiquer la direction, nous accompagne vers la Cathédrale de Sel.

 

La ville est charmante, sûrement agréable à visiter. Nous traversons la plaza de l'Indépendance bordée par la Catédral de la Santísima Trinidad et des maisons à l'architecture coloniale.

Les murs des rues sont colorés par de belles fresques... Mais nous sommes venus pour visiter la Cathédrale de sel.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Arrivés au pied d'un escalier qui mène à l'esplanade d'entrée, nous sommes précédés de nombreux visiteurs déjà en attente à la billetterie.

 

Les horaires d'ouverture, tous les jours, vont de 9h à 17h45.

 

L'accès coûte 180 000COP pour nous deux. Notre âge, plus de 60 ans, nous permet de bénéficier d'une petite réduction, et nous réglons 168 000COP.

A un autre guichet, un employé nous remet un audioguide en français.

 

Déjà, une file de visiteurs s'est formée à l'entrée d'un tunnel. Des membres du personnel font rentrer les touristes par vagues.

Nous profitons de cette attente pour faire connaissance avec l'histoire du site...

Les mines de sel dans la région étaient exploitées dès le XVIe siècle. En 1954, une première cathédrale est construite : abimée par l'érosion, elle est fermée en 1990. Une nouvelle voit le jour en 1995.

 

La Cathédrale construite à l'intérieur des mines de sel, à 180 mètres sous terre, est un sanctuaire catholique époustouflant.

 

Nous passons sous un porche pour entrer dans un long et immense tunnel. La clarté du soleil disparaît, un savant jeu de lumière éclaire les parois de "mille feux".

Attentifs, nous apercevons du sel qui s'est cristallisé et a formé des stalactites.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Même pour un visiteur non croyant ou pratiquant, la découverte architecturale et historique est captivante.

 

Dans cette extraordinaire œuvre d'art et de génie, des galeries abritent les quatorze stations du chemin de croix, où alternent des chapelles naturelles, des fresques taillées dans la pierre et des sculptures impressionnantes en sel et en marbre.

 

Il n'y a pas de représentations humaines, chaque station est différente avec des informations très précises grâce à l'audioguide.

 

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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L'atmosphère, qui règne dans ces lieux est "recueillie".

Chaque pas effectué sous les immenses nefs nous fait découvrir un joyau architectural, superbement éclairé grâce au jeu de lumières qui accentuent le côté mystique du site.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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L'apothéose est au bout du long tunnel. Dans un environnement sublime, nous arrivons à une coupole, le point culminant de la visite, qui abrite une Grande Croix.

Ce symbole, taillé dans la roche saline, mesure 22 mètres de haut. Les couleurs, bien choisies de l'éclairage, magnifient le spectacle.  

 

La démesure du lieu est à la hauteur du crépitement et des flashes des appareils photos.


 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Un miroir d'eau attire notre attention. Le bassin est rempli d'une dizaine de centimètres d'eau, mais le jeu de lumière et le reflet du plafond de la cavité, donnent l'impression d'être face à une piscine fluorescente... Identique à un cénote au Mexique.

 

Le site, devenu une attraction touristique importante, les visiteurs viennent par milliers. Une zone regroupe des boutiques (inévitables) que l'on "zappe".

Nous restons 2 h30 dans ce lieu gigantesque.

 

La Cathédrale classée 1re Merveille de Colombie mérite son classement.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
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Le retour à Bogotà se fait exactement dans les mêmes conditions qu'à l'aller.

 

Nous dînons dans la pizzeria d'hier soir, calle 4. Il pleut... Il fait froid... (comme hier) et nous sommes seulement à 3 minutes de notre hôtel !

 

 

 

 

Mardi 14 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

Pour notre dernier jour de visite en Colombie, la météo fait une trêve. De gros nuages blancs dans un ciel bleu coiffent les toits de la capitale, mais pas de pluie. La température est agréable (16°).

 

Nous allons à pied, dans la Calle 19, pour prendre le Transmiliéno de couleur bleue qui s'arrête à la station de bus de Paloquemao Fruit Market.

Nous allons visiter cet immense marché, avec des halles couvertes proposant des fruits et des légumes. Un concentré de couleurs et de saveurs de fruits exotiques, avec aussi, un secteur de restauration, de viande et de poisson.

L'immense ventre grouillant de la capitale...

 

Nous avons bien déjeuné à l'hôtel, mais il est difficile de résister aux Almojabana, des petits beignets délicieux.

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Nous traversons la rue, et là, c'est le royaume des fleurs avec beaucoup d'orchidées. C'est un marché de gros, et l'activité est étourdissante : les marchands croisent les acheteurs. Ça discute affaires de vive voix ou par téléphone.

Odeur, senteur, couleur...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

À l'hôtel, les propriétaires nous ont mis en garde sur la sécurité dans ce quartier. Pour revenir à La Candelaria, nous avons 2 kilomètres à pied à parcourir.

 

Éternel problème des perceptions sur la sécurité dans les grandes villes du pays... Nous sommes en pleine journée, nous avons seulement 2 avocats et des pittayas (fruits) achetés au marché à donner à un éventuel voleur... Nous choisissons de rentrer en marchant !

 

Nous sommes dans un secteur du quartier (barrio) La Favorita, très proche de La Candelaria. Pas de grands monuments, ni de musées.

 

Nous passons quelques minutes à l'église (parroquia) la Sagrada Pasión. Le quartier n'a pas une bonne réputation, c'est vrai, un sentiment d'insécurité doit exister, puisque des propriétaires des maisons et des bâtiments, emploient une stratégie dissuasive, avec des ferrailles, des barbelés et des cadenas.

 

Les grandes fresques qui décorent de tristes immeubles sont intéressantes, mais c'est l'activité "très business"  dans les rues qui attire notre attention, et là, nous ne sommes pas déçus !

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Aux abords des commerces et des maisons, sur la chaussée et sur les trottoirs, partout des scooters et des motos désossés. Des outils étalés sur le sol, des pièces neuves ou d'occasions, des taches d'huile...

Assis ou allongés sur le sol, nez sur les moteurs, des mécaniciens s'affairent devant leurs clients.

Dès qu'une réparation est terminée, c'est un essai pétaradant qui conclut le marché.

 

Il n'y a pas "d'assistés" dans les rues, mais des travailleurs qui ne se ménagent pas pour gagner quelques pesos...

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

Nous traversons l'Avenida Caracas... et entrons dans un autre monde, nous avons parcouru seulement une centaine de mètres... Si proche et pourtant si loin ! Le changement urbain "saute" aux yeux !

 

Plus de barres d'immeubles gris, mais des demeures coloniales aux portes cloutées et aux balcons fleuris. Des plazas, au sol carrelé et propre, où les passants se retrouvent pour discuter à l'abri des palmiers.

 

Nous retrouvons les imposants monuments coloniaux rénovés et dans les rues, toutes les inégalités des populations liées à la hiérarchie sociale.

 

Une réalité aux antipodes de celle que l'on a côtoyée, il y a seulement une dizaine de minutes.

 

Nous "taillons" notre route à travers mille obstacles. Une foule de touristes, beaucoup de colombiens, mélangés à la population locale privilégiée, occupent les trottoirs. Les pavés sont envahis par un marché éclectique de bijoux, de chapeaux, de livres et autres curiosités...ou de stands de cuisine rapide.

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.
Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

En rentrant à l'hôtel, nous trouvons dans notre "adresse électronique" un message de la SNCF.

En raison des grèves contre la loi retraite en France, notre TGV au départ de Paris pour Bordeaux est annulé... Nous retrouvons les problèmes d'un pays riche !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 15 mars 2023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A 6h pile, le conducteur du taxi réservé la veille par notre hôtesse est présent. La ville s'éveille déjà.

 

Dans le hall de l'aéroport, les formalités sont expédiées rapidement. Dernier achat pour liquider le peu de monnaie qu'il nous reste.

 

A 8h30, on s'installe dans l'avion pour rejoindre l'aéroport de Montréal.

Deux heures sur le tarmac ... et un message du commandant de bord nous invitant à descendre : en cause, un incident sur un réacteur.

Longue attente au milieu des nombreux des passagers dans une salle, sans  information sur la durée de l'arrêt.

 

Enfin vers 15h, l'incident est réparé, l'avion décolle, avec 6 h de retard.

Nous atterrissons à l'Aéroport Trudeau vers 22h, heure à laquelle nous aurions dû décoller pour Paris.

 

Le service offert part Air Canada est un modèle d'efficacité !

 

Cinq minutes après être sorti de l'avion, les passagers concernés par un transit sont réunis dans un couloir. Chacun se voit remettre un voucher  (tickets) contenant 1 pour un repas, un autre pour une nuit à l'hôtel Tree Hilton et deux pour le taxi (aller et retour).

 

Notre retour pour Paris est prévu pour demain à 18h30.

 

A nous de trouver de nouveaux billets de TGV jusqu'à Bordeaux !

 

Quatrième partie. San Agustin. Villavieja. Désert de la Tatacoa. Zipaquira. Bogota.

 

 

 

 

 

 

 

Avis sur la 4ème partie du voyage

 

 

 

 

 

San Agustin

 

 

A la fois, une petite ville et un parc archéologique. Les 2 sont séparés par une poignée de kilomètres. Le parc, dans la campagne, est accessible à pied.

La petite ville coloniale jouit d'un climat agréable. Il n'y a pas grand chose à découvrir, mais il est agréable de flâner dans les ruelles, d'acheter des fruits au marché ou de regarder les habitants qui discutent en début de soirée, assis sur les bancs de la place centrale.

 

Le parc archéologique mérite les longues heures passées dans le bus.

Que de questions sans réponse sur la civilisation qui a taillé ces statues. Mi-homme, mi-animal, mi-chaman ou mi-dieu, la finesse des traits et des motifs originaux caractérisent ces sculptures mégalithiques. Une visite incontournable lors d'un voyage en Colombie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le désert de la Tatacoa

 

 

Encore une des belles surprises à la fin de notre séjour. Un paysage déroutant et atypique, un peu l'Ouest américain !

 

Des deux déserts, nous avons seulement parcouru  le secteur de Cuzco. Abel, notre guide, nous a fait partager son amour pour ce désert.

Des couleurs flamboyantes, une palette d'ocre et de rouge, des falaises superbement sculptées par l'érosion et des cactus... Et encore des cactus ; des géants et des petits, avec de minuscules fruits roses fluo, au goût acidulé.

 

Le site est très peu fréquenté, nous avons eu le sentiment de vivre un moment privilégié.

 

La ville de Villavieja, porte d'entrée du désert, est un petit bijou, elle est pleine de charme. Des ruelles fleuries et ombragées, des petits monuments religieux, de jolies maisons coloniales et la gentillesse et le sourire des habitants.

 

 

 

 

 

 

 

La cathédrale de sel de Zipaquira

 

 

Une attraction touristique originale majeure de la Colombie. Au-delà de la religion, la visite de la cathédrale, à 180 mètres sous terre, est un voyage extraordinaire : les Jeux de lumière, les sculptures et les autels taillés dans le sel et dans le marbre, le miroir d'eau.

Un bon point pour l'audio-guide en français... Malheureusement le site est aussi une activité TRÈS COMMERCIALE, qui dénature l'endroit... Dommage !

 

L'accès à Zipaquira est facile depuis le quartier de la Candelaria à Bogota. Prendre le transmilenio jusqu'au Terminal del Norte Usaquén, puis grimper dans une navette qui assure le transport toutes les 15 minutes.

 

 

 

 

 

 

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Avis sur la Colombie

 

 

 

 

 

 

La population :

 

. Les Colombiens sont très fiers de leur pays. Accueillants et attentionnés, nous avons toujours été bien reçus. Ils sont d'une irrésistible curiosité, qu'ils assument sans gêne... D'où viens-tu ? Où vas-tu ? Comment tu trouves mon pays ? Sans rien attendre en retour, Les Colombiens sont tous des guides touristiques.

 

. Un air de musique dans la rue et aussitôt, ce sont des couples qui se forment pour danser sur les petites places publiques.

 

. Malgré un passé récent douloureux, les Colombiens nous ont séduits par leur gentillesse : ils sont souriants et chaleureux. La phrase que nous entendons à longueur de journée, dans les commerces ou au restaurant, résume leur caractère : "À la orden", à votre service !

 

Pour notre part, nous avons constaté que les informations relayées par les médias papiers ou télévisions sur la sécurité dans ce pays sont disproportionnées par rapport à la réalité.

 

Les enlèvements, la guérilla et le trafic de drogue ont souvent fait leur une. Depuis le début des années 2000, le pays est plus sécurisé, le "climat" plus serein.

 

 

 

 

 

La sécurité :

 

Comme dans tous les pays d'Amérique du Sud, il est possible de voyager en "indépendant" en toute sécurité. Encore faut-il suivre les règles individuelles de bon sens.

 

° Ne pas rentrer seul à l'hôtel la nuit. Ne pas prendre son téléphone, sa carte de crédit ou ses bijoux en or, toujours la nuit (mais aussi la journée pour les bijoux).

 

 

° Se balader avec une copie du passeport suffit.

 

 

° La présence de drogue est importante avec des conséquences sur l'environnement (déversement des produits chimiques, déforestation). A Cali, en soirée, dans la rue, nous avons eu des propositions. Attention pour les amateurs, la police n'est pas loin dans les secteurs touristiques !

 

 

° Le vol à l'arraché et l'escroquerie sont les risques les plus répandus... Comme en France !

 

Nous avons discuté avec des touristes, hommes et  femmes, voyageant seuls et qui n'ont jamais rencontré de problème.

Les bus de nuit sont confortables, les routes sûres. Pour la conduite des usagers, c'est beaucoup plus aléatoire...

 

 

 

 

 

La gastronomie :

 

 

La gastronomie est essentielle et fait partie intégrante d'un voyage dans un pays inconnu.

 

En Colombie, celle de la rue est incontournable.

 

° L'arepas : des tortillas de maïs qui sont servis à toute heure, farcies avec presque tout (des œufs, du fromage, du porc frit appelé chicharron).

 

° L'empanadas : des chaussons frits (épinard, poulet et fromage, pomme de terre).

 

° Le tamales : une papillote de maïs, farcie de légumes, de porc ou de poulet.

 

° L'obleas : des galettes sucrées avec du dulce de leche, du coco, de la confiture et du sucre.

 

 

Au restaurant, la nourriture reste très basique. Les mets les plus populaires ne sont pas les plus savoureux :

 

Nous nous sommes toujours régalés avec diverses soupes.

 

La trucha (truite) est cuisinée de différentes manières, mais elle est toujours succulente.

 

La bandeja paisa, roborative et traditionnelle se compose de haricots, de viande, de chorizo, de boudin, d'œufs au plat, de bananes frites et est accompagnée d'arepas... Buen provecho !

 

 

 

 

 

 

 

Le Climat :

 

 

Nous avons connu des températures fraîches et de la pluie à Bogota et dans les régions andines du Boyaca.

 

Une chaleur intense dans la région de Mompox et de celle de Carthagène des Indes. Il fait pratiquement toujours entre 30 et 35° Celsius.

 

La saison sèche semble avoir été un bon choix. Dans tous les cas, mettre dans le sac : un pull, un imperméable et un maillot de bain.

 

 

 

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Les coups de coeur

 

 

La Colombie est un des pays à la biodiversité la plus riche de la planète : des pentes des montagnes andines aux plages de rêve de la côte caribéenne, des vallées marécageuses de Mompox aux forêts tropicales luxuriantes, riches en café.

 

La Colombie est attachante et envoûtante. Les déplacements se font facilement, les locaux cordiaux et chaleureux.

 

 

Grâce à ses multiples écosystèmes, le pays regorge d'une multitude d'oiseaux colorés. La Colombie compte 20%  des espèces de la planète.

 

Nous avons adoré notre voyage en Colombie. Toutes les destinations que nous avons visitées sont relatées dans quatre articles.

 

 

 

 

Les moins

 

 

Les pollutions :

 

. La pollution de l'air, liée principalement à la congestion du trafic routier, surtout sur les routes montagneuses.

 

. La pollution plastique et la pollution des déchets urbains.

 

Il est bien malheureux de voir des "recycleurs" hommes, femmes et enfants fouillant les poubelles pour trier les déchets qu'ils vont vendre pour quelques pesos.

 

 

 

 

 

 

 

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Le coût de la vie

 

 

 

 

Budget transport

 

Total 2 939 850COP.

Taxis. Bus locaux en majorité : pour 2 = 53 452COP soit 12€ par jour/2.

 

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Budget hébergement

 

Total 55 nuits : 4 748 320COP

- Chambre double en hôtel économique ou chez l'habitant : 86 340COP soit 19€ la nuit.

 

 

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Budget nourriture

 

Total 3 875 530COP.

 

70 500COP soit environ 15€ pour deux et par jour.

 

 

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Budget visites et activités

 

Total 2 970 000COP soit 655€.

 

° Guide et trek au Paramo d'Oceta : 140 000COP soit 28€ pour deux, parce que nous avons effectué le trek en groupe de 6 randonneurs.

Sinon, 200 000COP soit, 40€ pour deux.

 

° Parapente à San Gil au Canyon de Chicamocha : 1 vol de 25 minutes à 200 000COP pour un + 1 transport pour un accompagnateur à 25 000COP = environ 40€.

 

° Bateau pour les Iles San Bernardo : la journée, 140 000COP soit 30€ pour deux.

 

° Tickets pour le Parc Tayrona : pour 2 jours. Entrées 158000COP  avec l'assurance, soit 32€ pour deux.

 

° Guide et balade en tuktuk au Désert de la Tatacoa :  50 000COP soit environ 10€ pour deux.
 

 

 

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  • : Le blog de claudenise
  • : Récit de voyages et photos de deux globe-trotters retraités. Nous sommes deux amoureux de voyage. Un an après notre mariage, visite de l'Espagne en ... 1976. Les années suivantes, c'est le grand saut. Safari photo au Kenya, puis la Birmanie et la Thaïlande. Le virus nous ronge ! on le transmet à nos enfants... Cuba, le Costa Rica, New-York, Moscou et de nombreuses autres destinations, mais toujours en esprit nomade ! Pour garder une trace de nos pérégrinations, la création d'un blog s'impose. Lire et relire nos articles les plus anciens. Faire partager à nos enfants et nos amis les beaux paysages, les rencontres et l'histoire des pays visités. Si comme nous vous êtes curieux, ouvrez les articles et que le voyage commence...
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