Voyage Sardaigne 2018
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Alghero
Bosa
Oristano
Ile San Pietro
Cagliari
Olbia
Iles de la Maddalena
Castelsardo
Sassari
Stintino
Informations générales
Visa
Pas de visa pour les ressortissants de l'U.E. La carte nationale d'identité ou le passeport en cours de validité suffit.
Vaccination
Être à jour des vaccins traditionnels, surtout ne pas oublier la crème solaire et un répulsif pour les moustiques.
Question argent
La monnaie est l'euro. On trouve de nombreux distributeurs de billets. La carte bancaire est acceptée partout dans les commerces.
Attention payement en espèces dans certains B&B et établissements modestes.
Question hébergement
Arles. France.
Ibis Budget
Arles Sud. Sortie 6.
Bien situé et facile d'accès. Accueil agréable. 62 € la nuit avec le petit-déjeuner.
Ferry Corsica Sardaigne
Cabine double avec salle de bain + voiture à l'aller (trajet de nuit) et sans cabine au retour (trajet de jour) : 131, 67 €.
Alghero
B&B Villa Téodora
Viale della Resistenza 4.
Bien situé. Accueil sympathique et chaleureux. Tout est parfait. Parking. Bon wifi dans la chambre. 50 € la nuit avec un très bon petit-déjeuner. Excellente adresse.
info@villa-teodora.it.
À recommander.
Bosa
B&B Vista Fiume
Via Lungo Temo 85.
Bien situé. Excellent accueil. Chambre de 4 lits, confortable et agréable. Salle de bain très propre. Vue sur la rivière. Wifi. 50 € la nuit avec le petit-déjeuner.
vistafiume.vacanze@gmail.com.
Oristano
B&B l’Arco
Vico Ammirato.
Bon accueil de la propriétaire. Chambre excellente, salle de bain partagée, tout impeccable. Très bonne literie. Bon wifi dans la chambre. 60 € la nuit avec un petit-déjeuner très copieux.
paolacuba@tiscali.it.
À recommander.
Carloforte
B&B Ippocampo
Località Tacca Rossa SNC.
Bon accueil. Belle chambre avec vue sur la mer. Belle terrasse. Excentré de la ville. Bonnes infos de notre hôte. wifi depuis la terrasse. 65 € la nuit avec le petit-déjeuner.
gcampo78@gmail.com.
À recommander.
Cagliari
Hôtel Dedoni
69 via Camillo Benso Cavour 69A.
Bien situé, personnel accueillant. Chambre confortable avec une salle de bain. Bon wifi. 70 € la nuit avec le petit-déjeuner.
Villasimius
Hôtel Affittacamere da Angela
Via Fume 36.
Très bon accueil de la propriétaire. Hôtel situé en centre-ville et près des plages. Parking gratuit à proximité. Chambre confortable avec la salle de bain.
Boissons chaudes à volonté dans la journée. Bon wifi. 75 € la nuit avec un petit-déjeuner copieux.
affittacameredaangela@gmail.com.
À recommander.
Dorgali
Hôtel S’Adde
Via Concordia 38.
Bien situé en centre-ville. Confortable. Bon Wifi. 75 € avec le petit-déjeuner info@hotelsadde.it.
B&B Fancello
Via Pietro Nenni 12.
Situé en centre-ville. Excellent accueil du propriétaire. Hébergement simple et très propre. Café offert à l’arrivée. Wifi. 55 € avec le petit-déjeuner.
simfanc@inwind.it.
Adresse à recommander.
Olbia
B&B Monica
Via Brindisi 37.
Situé à 20 minutes à pied du centre historique. Très bon accueil. Chambre confortable, belle salle de bain partagée. Bon wifi. 55 € avec le petit-déjeuner
À recommander.
Maddalena
B&B Le Stelle
Via Filippo Turati.
Bien situé. Accueil en Anglais. Chambre confortable avec salle de bain. Bon wifi. 170 € les 3 nuits avec le petit-déjeuner.
info@bblestelle.com.
Santa Teresa de Gallura
Hôtel Comfort Scano Inn
Via Lazio 4.
Bien situé en centre-ville. Confortable. Wifi. 54 € la nuit avec le petit-déjeuner.
info@albergoscano.it.
Castelsardo
B&B La Colbula
Via Giovanni Pascoli 5.
Bon accueil. Situé au pied du centre historique. Belle chambre avec salle de bain, et une cuisine attenante. Copieux petit-déjeuner (sucré et salé). Bon wifi dans la chambre. Excellente adresse.
info@lacolbula.com.
À recommander.
Sassari
B&B Allogio Turistico Le Calle
Situé à l’extérieur de la ville. Belle maison, chambre agréable avec salle de bain. Petit-déjeuner basique en self-service.
allogioturisticolecalle@hotmail.com.
Porto-Torrès
B&B Quattro Mori
Strada Provinciale 57 N 13.
Établissement éloigné de la ville. Chambre propre et agréable. Responsable accueillante et disponible. 48 € la nuit avec le petit-déjeuner.
nera1@live.it.
Une loi nationale italienne, impose aux propriétaires des maisons d'hôtes de servir uniquement des produits manufacturés au petit-déjeuner (des biscottes et des gâteaux sous papier cellophane, confitures et pâte à tartiner).
Trois B&B, nous ont servis des produits salés, des pains et des croissants frais.
Excellente literie et propreté impeccable dans tous les établissements. Petit-déjeuner très souvent très sucré.
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Toulon
Ibis Budget
200 Avenue F. Roosevelt.
Près du quai d'embarquement. Personnel très accueillant. 65 € la nuit sans le petit-déjeuner.
Question transport
Maritime
Ferry : Toulon-Puerto-Torres.
131 € : voiture + cabine pour deux à l’aller (de nuit). Retour direct (de jour).
Ferry : Portoferme-Carlaforte. Aller - 26, 50 € (voiture + 2 adultes).
Ferry : Carloforte-Casaletta. Aller - 19, 80 € (voiture + 2 adultes ).
Ferry : Palau-Maddalena. Aller et retour - 42, 60 € (voiture + 2 adultes).
Question au quotidien
1 croissant : 0,90 €. 1 plat : 10 €. 1 pack de 12 litres d’eau (6x2L) au super marché 1, 44 €. Diesel de 1, 50 € à 1, 78 € - Super, de 1, 60 € à 1, 88 €. 1 part de pizza (pizza taglio)1, 50 €.
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Quelle année 2018 ! Denise à la "bougeotte", et souhaite découvrir de nouveaux horizons. Il a fallu organiser et planifier plusieurs destinations : où aller ? Combien de temps ? Quelle période ? Quels itinéraires choisir ? Quel budget ?
Le monde est vaste et nous avons déjà pas mal bourlingué depuis 50 ans !
Après avoir cherché l'inspiration dans les blogs des voyageurs, compulsés des guides touristiques, jetés un coup d'œil sur le climat et la météo, les visas et la sécurité, Denise valide pas une, mais plusieurs destinations...
En mars et avril, le Guatémala, le Mexique (Chiapas et Yucatán) le Belize et une incursion au Honduras.
En juin, une semaine à Budapest.
Mais dès le retour de Budapest, en voyageuse passionnée, elle est tentée par une petite escapade d'une quinzaine de jours. La Sardaigne est le choix idéal en septembre. L'ile n'est pas très éloignée des côtes françaises, et on peut la découvrir en voiture. Il suffit de prendre le ferry, Denise, en quelques minutes, choisi la date de départ et procède à la réservation d'une cabine et le passage de la voiture...
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Lundi 3 septembre 2018
Le soleil est déjà chaud, lorsque l'on quitte Langon à 9 heures par l'autoroute jusqu’à Toulouse. Puis je m'engage sur l'ancienne R.N. 113.
La vue est dégagée sur la Cité de Carcassonne. La forteresse, les remparts et les tours, se détachent dans le superbe panorama.
À notre droite, les Pyrénées, à notre gauche, la Montagne Noire, le contrefort du Massif Central. Un patrimoine, chargé d'histoires et des vues à couper le souffle !
Étape pause-café à Sète. Enfin, je m gare à Arles vers 17 heures. Nous allons passer la nuit à l’hôtel Ibis Budget. Il est idéalement placé pour reprendre la route demain matin.
Arles, plus grande commune de France, est connue pour ses nombreux monuments, inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco.
La cité, est après Rome, la ville qui compte le plus de monuments romains.
Épris et intéressés par les vieilles pierres et l'histoire du pays, nous débutons la balade en plein cœur de la cité. L'Hôtel de Ville, achevé en 1676, marque le triomphe du style classique. L'édifice, est le témoin de l'opulence et du faste de cet épisode du XVIIe siècle.
L’Obélisque, qui agrémente la place, provient d'un cirque romain. Elle est entourée de fontaines et d'un bassin, décorés de masques d'Hercule.
Nous sommes séduits par les petites rues pittoresques de la cité. Désertées par la foule de touristes, les ruelles fleuries sont calmes, paisibles et discrètes... Elles invitent à la flânerie et à l'imagination.
Nous découvrons le Théâtre Antique. Construit à la fin du 1er siècle avant J.C., il connut de nombreux spectacles, tragédies et comédies. L'édifice pouvait accueillir 10 000 personnes. Récemment restauré, ouvert au public, nous déambulons dans les gradins, dont une grande partie à disparue, et devant les arcades qui ornent l'enceinte extérieure, sur la partie sud.
Impossible de se promener sans passer devant l'Amphithéâtre Romain. Le monument, est le plus visité de la cité. Dans les arènes, il se déroule de nombreuses représentations théâtrales, des corridas et des courses camarguaises. Il est trop tard pour faire la visite complète, mais nous avons l'impression de parcourir un véritable musée à ciel ouvert.
Une belle manière de voyager dans le temps.
Au plus haut de la ville, nous nous rendons à l'Église Notre-Dame-la Major. L'ancienne collégiale surplombe les arènes. Du premier édifice érigé en 452, le bâtiment a subit un remplacement, des extensions, et même des travaux, suite à un bombardement en 1944.
Près des rives du Grand Rhône, nous nous arrêtons devant les vestiges des Thermes de Constantin. La construction est caractérisée par une alternance de moellons de calcaire et de briques.
Mardi 4 septembre 2018
Nous retrouvons à 9 heures, la N113. Pause-café à Aubagne. La météo est idéale pour flâner quelques minutes au marché de plein air. Denise fait le plein de quelques produits régionaux, nous les dégusterons plus tard.
L'arrêt à Cassis, nous offre les saveurs et les couleurs de la Provence. Balade sur le port de pêche. Seul point noir, la difficulté pour se garer tant l'affluence touristique est importante.
J'apporte nos achats dans un parc, pour s'offrir un pique-nique royal. Rassasiés, nous poursuivons le voyage en passant par la route des crêtes. Des falaises du Cap Canaille, le panorama est impressionnant sur la ville et sa baie à ses pieds.
L'étape suivante, est la ville de la Seyne-sur-Mer. Au gré de notre promenade sur le port, nous apprenons l'histoire de la ville et des chantiers navals, dans une salle du petit Musée du Pont Tournant.
Depuis la terrasse du dernier étage, nous découvrons au loin, la rade et la ville de Toulon.
Nous nous baladons dans le centre historique. Des centaines de parapluies colorés, habillent et apportent de l'ombre aux rues étroites.
Des partenaires privés, ont offert à la municipalité, des centaines de parapluies pour embellir les ruelles, une décoration originale qui ne coûte pas cher...
En fin de journée, à 20 heures, nous sommes dans la grande file des voitures, qui patientent au quai d’embarquement de Corsica ferry à Toulon. Notre titre de transport est enregistré par un agent de la sécurité.
Prévu à 21 heures 30, le ferry à un léger retard. Nous attendons l'heure d'embarquement, décalé à 22 heures 30.
Pour retrouver l'emplacement de la voiture demain matin, je relève le numéro du pont et la lettre dans la zone de stationnement.
Accompagnés d'un agent de bord, nous disposons rapidement de notre cabine. Bercé par le ronronnement des moteurs et de la langoureuse oscillation du ferry, le sommeil est rapidement trouvé.
Itinéraire en Sardaigne
Flèches rouges : ferry Toulon - Porto Torres.
Flèches bleues : trajet routier.
Flèches vertes : ferry pour les îles.
Mercredi 5 septembre 2018
Réveil à 5 heures. Le nez en l'air, nous sommes plusieurs sur le pont, à deviner les côtes de la Sardaigne.
Après une longue attente dans les couloirs, nous quittons le ferry à 8 heures. La météo est avec nous, le ciel est dégagé et le soleil darde ses premiers rayons.
Nous allons sillonner l'ile en commençant par le nord-ouest, puis explorer la Sardaigne, en effectuant une boucle le long du littoral. Partir à la chasse aux trésors pour découvrir toutes les richesses de l'ile, les villes et les villages, les montagnes, les criques, les falaises et les grottes volcaniques.
Le trajet entre Porto Torres et Alghero est rapide, nous arrivons à 9 heures. Nous avalons un café et des viennoiseries dans un bar, au milieu d'une clientèle d'habitués.
Nous sommes les premiers dans le bureau de l’Office de tourisme. L'employée, très compétente et par chance, polyglotte, nous remet une documentation complète de la région. Il est temps de prendre la direction du B&B La Villa Téodora.
L'accueil des propriétaires est très sympathique. L'italien et l'espagnol sont deux langues extrêmement proches, on peut dire qu'elles sont sœurs, ce qui nous arrange bien.
Nous posons nos sacs dans la chambre et sans perdre une minute, nous partons découvrir la ville. Nous marchons, le long des murailles, au pied des remparts, s'étend le port, puis la jetée et la plage San Giovanni.
Le centre historique, est un véritable bijou d'influence espagnole, avec les vestiges de murs impressionnants et des bastions, qui défendaient la cité. Ils portent les noms de célèbres explorateurs, tels Magellan, et Marco Polo. Le secteur, abrite de massives portes et d'impressionnantes tours de pierre.
La Torre Di Porta Terra, la plus visitée, fut construite, grâce aux contributions d'une importante communauté juive.
Les huit églises de la cité, racontent le passé d'Alghéro. Édifiée en 1 364, La Chiésa Di San Michele, se distingue par son dôme polychrome de tuiles vernissées. Saint Michel, le patron de la ville figure sur un tableau. Deux autels en stuc datent de 1 678.
La Cathédrale Santa Maria, invite aux détours des ruelles, à remonter le temps. Elle mêle les styles de multiples influences. Gothique, Renaissance et Néoclassique. Elle abrite un maître-autel en marbre finement ciselé.
Le centre historique est le quartier le plus animé et séduisant de la ville. Les Sardes sont les rois du corail rouge rubis. De nombreux magasins proposent des pendentifs, bijoux et objets décoratifs précieux.
Devant cette profusion, une seule question : est-ce du vrai ? Il faut savoir que le corail, devient de plus en plus rare, et sa vente est très réglementée.
Un peu plus loin, l'usage du cannabis "light" est légalisé, une boutique en propose à la vente. Les Italiens sont plus à la pointe que les Français !
Vers midi, le repas nous permet de nous initier à la délicieuse cuisine sarde : des spaghettis au poulpe et une salade de calamars.
Un dépliant donné par l'employée de l'office de tourisme, vante la richesse florale du Parc Régional de Capo Porto Conte. Il est proche du village de Maristella, au nord d'Alghero. C'est une aire naturelle protégée, abritant de nombreuses plages et de criques.
Au bout d'une petite envolée routière, je gare la voiture dans un parking. Impossible de trouver le sentier censé longer la baie. Alors, à pied, nous suivons une route goudronnée qui mène à Punta Del Giglio, en bord de mer. Là, un sentier serpente le long de la côte, entre des espèces végétales endémiques de la Sardaigne et des variétés de pins, d'euphorbes et de genêts. Le point de vue est imposant sur le golfe.
La couleur des eaux varie en fonction du soleil. Transparente et limpide, en passant par le bleu turquoise. La présence de sable et de roches dans les fonds marins, crée de nombreuses nuances dans les couleurs de la mer.
Nous faisons un petit détour à la Torre Nueva, une Tour aragonaise, érigée par les espagnols en 1 572. Tout à côté, s'élance vers le ciel, un phare datant de 1 919. Le contraste de style de construction est saisissant.
En fin de journée, nous allons faire une balade sur la jetée. Les rues sont décorées par des lanternes de couleurs, une tradition qui rappelle des souvenirs du passé religieux.
Denise achète des parts de pizzas préparées devant nous. De la promenade aménagée, nous la savourons, en assistant au coucher de soleil... Le ciel s'enflamme et peint la mer. Nous sommes chanceux !
Jeudi 6 septembre 2018
Le petit-déjeuner, que nous prenons en compagnie de 3 couples, est copieux et excellent. Notre plein de carburant est fait pour la journée.
Le séjour dans cette maison va rester dans les bons souvenirs. Merci à Maria Chiara et à sa maman, toujours aux petits soins pour la clientèle.
La température approche déjà les 30°. À 9 heures, nous partons pour le Capo Caccia, à une trentaine de kilomètres.
La route traverse une campagne verdoyante, les bas-côtés sont une succession de massifs touffus de lauriers en fleurs. L'arbuste doit-être tolérant face à la pollution routière !
Le cap, forme une imposante presqu'ile, à l'extrémité nord-ouest de la Sardaigne. Avec la Punta Del Giglio parcourue hier, il ferme le golfe de Porto Conte.
Je gare facilement la voiture à cette heure matinale. Denise achète les billets (16 €) pour visiter la Grotta de Nettuno (Grotte de Neptune).
Une visite guidée est organisée toutes les heures. La descente au niveau de l’eau, se fait par un escalier de 654 marches, le long de la falaise du massif du cap.
Une autre possibilité de visite existe, mais par voie maritime, depuis Alghero, au niveau de l'embarcadère de la Dragunara à Porto Conte.
À 11 heures, un guide vient vers nous. Nous allons effectuer la balade en groupe, et elle est commentée en trois langues.
L'intérieur de la grotte est formé de salles "brodées" par la nature. Les grottes marines, sont ornées de colonnes de stalactites et de stalagmites. Un lac salé limpide, appelé Lago Lamarmora, est long d'une centaine de mètres. Son niveau, est le même que celui de la mer, et il est bordé d'une plage de sable blanc.
Les tunnels et les salles, sont judicieusement éclairés, pour mettre en évidence ce joyau géologique, vieux de deux millions d'années...
Un itinéraire balisé serpente dans les salles pendant 1 kilomètre.
Le guide nous "distille" de nombreuses anecdotes. Chaque salle est affublée d'un surnom. L'Acquasantiera "le bénitier" est au centre. Il donne le surnom à une énorme stalagmite de "l'Arbre de Noël". Plus loin, une impressionnante colonne, haute de 18 mètres, avant d'arriver à la Salle Smith, porte le nom de l'un des premiers explorateurs.
D'autres superbes cavités nous ravissent encore, mais pour certaines, un équipement adapté et des connaissances en spéléologie sont obligatoires.
Nous en avons pris plein les yeux, maintenant, il faut faire un bel exercice physique pour remonter vers le parking. Entre les hautes volées de marches, de nombreux touristes enchaînent les arrêts dits "panoramiques" le long de la paroi verticale de la falaise !
Je reprends le volant, et je m'engage sur la route littorale, en direction de Bosa. Tout au long du parcours, nous prenons le temps d'observer les paysages montagneux et les à-pics vertigineux qui s'écrasent dans la mer.
Nous atteignons Bosa à 14 heures. En déambulant dans les rues, au hasard, nous trouvons une chambre au B&B Vista Fiume. L'accueil du propriétaire, Antonio, est très chaleureux, il nous donne des indications sur les plages des environs.
Nous profitons de ses conseils pour notre première baignade dans l'ile. Nous nous rendons à la plage appelée, spiaggia de Compultittu sur la route d'Alghero. L'étendue se mérite, elle n'est accessible qu'en empruntant des sentiers escarpés. L'eau est limpide et de couleur turquoise, mais la grève est parsemée de galets.
Nous quittons ce petit endroit reculé et caché à la tombée de la nuit. Après un brin de toilette, nous allons nous restaurer. La carte du restaurant propose des spécialités locales ; je commande de l'Agnello (agneau) et Denise, des pâtes, une cuisine typique et de créateur.
Pour rapporter un petit souvenir, la Foccaceria Marongiu Anna Maria, dans une petite ruelle, est la bonne adresse. Les Amaretti (gâteaux moelleux) sont excellents, surtout ceux au goût d'amande amère.
Vendredi 7 septembre 2018
La cité est blottie sur les bords du fleuve Temo. Le jour est levé depuis peu, nous filons sur les quais. D'anciennes tanneries ont été restaurées. Ce sont les reliques du passé économique de la région. L'architecture industrielle, est en totale dissemblance, avec les maisons aux tons pastel qui bordent la rive opposée.
À l'ouest, Bosa Di Marina est la ville balnéaire et portuaire.
La cité, possède dans son centre historique de nombreux édifices, certains en pierre rose. La bastide est un vrai bijou, dans un décor de carte postale.
Depuis un belvédère aménagé, nous avons un point de vue parfait sur les maisons colorées, accrochées à la colline, et plus haut, les remparts de la forteresse. Le panorama est somptueux.
Ce matin, nous allons visiter Santu Lussurgiu, un petit village de montagne, blotti dans la chaîne du Montiferru. Il est édifié à 500 mètres de hauteur. La cité est au centre d'un cône volcanique. Pour y aller, la route suit les ondulations des collines tapissées de maquis du centre de la Sardaigne.
La balade est reposante dans la petite cité médiévale. Le charme se révèle en parcourant les étroites ruelles, bordées de maisons colorées.
Le village est bien plus petit que Bosa, et il est surtout plus rural. À la belle saison, l'artisanat du textile et une fabrication manuelle et traditionnelle de couteaux attirent les touristes.
Mais aujourd'hui, c'est incroyablement silencieux et désertique.
Au milieu des immeubles datant du XVIIIe siècle, l'église Santa Maria Degli Angeli, est de style renaissance. À quelques pâtés de maisons, l'Église San Piétro à la surprenante façade rose, veille sur le quartier le plus ancien.
Nous grimpons sur les hauteurs du village. La vue est saisissante depuis le belvédère du Christ Rédempteur. La forêt verte, très dense, est tout en contraste, avec les maisons, aux façades peintes dans des tons vifs.
Retour à Bosa. La visite du Château Malapina se mérite. Nous ignorons la route qui y mène en voiture et on s'offre une petite promenade dans le dédale des ruelles, agréablement décorées et fleuries.
Pas d'itinéraire précis, le dénivelé est important pour atteindre l'édifice, il suffit de lever la tête pour se diriger à vue.
L'entrée du château est fermée, la visite se résume à faire le tour des remparts. Dans l'enceinte, une église renferme des fresques apparemment bien conservées.
Des remparts, la vue panoramique est époustouflante, sur les toits des maisons imbriqués, les uns aux autres. Au loin, la vue porte jusqu'aux collines pelées, sur la rivière, qui ondule dans la plaine, puis glisse jusqu'à la mer... Bellissima !
Le Corso Vittorio Emanuele II est l'artère principale. La rue pavée est encadrée de boutiques, de restaurants et de quelques maisons aux couleurs vives.
Le Duomo de l'Immaculée Conception (la Cathédrale) en direction du Ponte Vecchio, est coincé entre une ruelle et le quai. Modifiée à de nombreuses reprises depuis le XIIe siècle, elle semble, par manque de recul, massive à sa base.
Sa toiture est dominée par deux coupoles vernissées. L'intérieur est riche et majestueux.
Quelle surprise ce soir. La Pizerria Giovanni est une adresse mythique. Le chef propose des pizzas rondes, mais des groupes d'amis sont attirés par la Pizza-Taglio, une pizza vendue au mètre. Dans une ambiance bruyante, très sympathique, les gens font la queue, l'attente peut être longue. Denise achète deux parts que nous allons savourer dans un bar à côté, accompagné d'un verre de Vermentino rouge.
C'est la fin de semaine, autour de nous, l'ambiance est familiale et communicative. Les Italiens sont très démonstratifs !
La soirée serait incomplète sans faire un détour à la Panicerria Marongiu. Des paquets d'Amarettis aux amandes et de pâtes, introuvables chez nous, viennent alourdir le coffre de la voiture.
Des chants s'échappent d'une maison. Curieux, nous avançons à la porte d'un local. Une personne nous invite a entrer. Un groupe de chanteurs, est en pleine répétition de chants polyphoniques, issus de la tradition orale de la Sardaigne. Les choristes sont en cercle pour s'écouter les uns les autres, il chante à capella, la tradition ne se perd pas à Bosa. C'est très beau, envoûtant et émouvant.
Le groupe a fondé une association qui porte le nom de Coro Di Bosa. La chorale, a édité des CD et chante pour les mariages, les funérailles et participe à des concerts en Europe.
Nous les écoutons jusqu’à tard dans la nuit, en dégustant un vin rouge de la région, offert par les responsables de l'association.
Une nouvelle très belle rencontre sympathique.
https://www.facebook.com/pages/CORO-di-BOSA/832719826756910?fref=ts
Samedi 8 septembre 2018
Comme tous les matins, le "prima colazione" est très sucré, nous l'accompagnons d'un thé brûlant.
L'étape a été trop courte, la ville nous a conquis. Au volant, je longe le littoral, en passant par Bosa Marina et sa longue plage. Pas un nuage à l'horizon, et la température est déjà élevée.
Le long de la route, vers l'intérieur de l'île, nous apercevons de belles plantations d’oliviers et de vignes dans la montagne.
À l'entrée de la ville d'Oristano, nous nous arrêtons à la Cantina Della Vernaccia. L'établissement viticole organise des dégustations des vins de la région.
Un jeune employé, dans un excellent Français, nous fait bénéficier de ses connaissances sur la vinification. Quelques souvenirs liquides trouvent une place dans le coffre de la voiture.
Une fête patronale est associée à une grande foire annuelle. Les fidèles sont conviés à la grand-messe le matin, le commerce est réservé pour l'après-midi.
Nous nous baladons dans le marché local. Dans les allées, nous découvrons les véritables trésors de l'ile : parfums, saveurs et savoir-faire.
Les vendeurs, autour des étals colorés, attrapent les clients à voix haute. Sur une place, des bancs et des tables sont dressés dans des échoppes. Dans l'air, flottent les parfums de la mer, les arômes des herbes sauvages. La méthode de cuisson locale combine le charbon de bois ou le four à bois. Le contenu de nos assiettes mêle des anguilles et des calamars frits à du porcelet grillé au barbecue. Les parts sont généreuses, et le verre de Vermentino blanc est très rafraîchissant.
Je gare la voiture dans le centre-ville d'Oristano. Les rues sont désertes.
L'employé de l'Office de tourisme est efficace. Il nous donne quelques adresses pour le logement et des informations touristiques sur la région. Nous posons nos sacs, au B&B l'Arco, dans une impasse proche de la Piazza Martini. L'accueil de la propriétaire est très chaleureux.
Nous ne perdons pas une seconde pour visiter la cité. Le centre-ville est réservé aux piétons, idéal pour découvrir le riche passé historique.
La Cathédrale Santa Maria est dominée par un campanile imposant et hexagonal, recouvert de tuiles multicolores. Le portail d'entrée est en bronze ciselé. L'intérieur, mélange différents styles. Il est somptueux, avec son autel en marbre rose.
La Piazza Eléonora d'Arborea, rend hommage à la grande dame de la ville. Cette femme, s'est battue pour l'indépendance de la Sardaigne, contre l'occupant aragonais. Sa statue trône au centre de la place.
Cœur stratégique et commerçant, la place centrale, est entourée par de beaux édifices. Le Palazzo Corias-Carta magnifiquement restauré, met en valeur le patrimoine de la région. Le Palazzo degli Scolopi date du XVIIe siècle, autrefois, il abritait un couvent, de nos jours il est occupé par l'hôtel de ville.
Le Corso Umberto, démarre à l'angle de la place. Aujourd'hui, il est désert, les plus belles boutiques sont fermées.
Nous flânons dans les ruelles, dont les murs sont habillés de superbes peintures. Nous saluons la Torre di Mariano II. C'est l'héritage qui reste des murs de l'enceinte médiévale. Elle est un des derniers vestiges, avec la Torre Portidxedda, de l'enceinte médiévale datant du XIIIe siècle.
Plat incontournable, ce soir, nous partageons une pizza qui n'a rien de diététique, nous la dégustons sauvagement avec les doigts !
Dimanche 9 septembre 2018
L'hôtesse, très attentive à notre bien-être, nous sert un délicieux petit-déjeuner. La région possède un site archéologique reconnu, unique en son genre, appelé Su Nuraxi dans le village de Barumini.
À 9 heures, je m'engage sur une route 4 voies, puis sur des routes départementales. Les pentes du massif montagneux, sont recouvertes de bois de chêne et de pistachiers. Nous traversons de petits villages quasi-déserts.
Le Parc Régional, par endroit territoire lunaire, avec des vallées encaissées, où la culture de la vigne et des oliviers est difficile, offre des paysages magnifiques.
Nous arrivons au site archéologique vers 11 heures. Su Nuraxi est la plus grande forteresse Nuragique de Sardaigne. Denise achète les billets d’entrée (24 €), visite du musée comprise. La présence d'un guide est obligatoire, le nôtre est anglophone.
Les ruines sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1997.
À l'âge du bronze, au cours du IIe millénaire (av.J.-C.) des tours défensives circulaires, en forme de cône, appelées nuraghi, sont construites en pierres de taille. Elles sont dotées de salles intérieures voûtées. Une tour centrale massive, est entourée de 4 tours auxiliaires, reliées par un mur de pierre massif. L'ensemble est ceint par les vestiges d'un second mur extérieur. Le guide est d'une grande disponibilité pour apporter mille réponses aux questions du groupe.
Su Nuraxi, est l'exemple le plus beau et le plus complet de cette forme d'architecture préhistorique. Le site est chargé d'histoire, mais uniquement basé sur des hypothèses. Il ne reste que peu de traces intactes et explicites.
Le village est un dédale de passages, entre les maisons en pierre, des puits et des citernes. Les salles sont relativement bien conservées, sans doute par l'éloignement des lieux, qui les rendait inaccessibles.
Des historiens pensent que les nuraghi servaient de temples religieux, d'autres de maisons, de forteresses ou de sites funéraires...
Su Nuraxi fut abandonné au VIe siècle (av.J.-C.) Le site connut des périodes d'occupation lors des siècles suivants. Le début des fouilles archéologiques date de 1950.
Le village de Barumini abrite une église et le Musée Archéologique, installé dans le Palais Zapata. Nous avons de la chance, le guide est francophone.
Le Palais Zapata, a été construit au XVIe siècle par la famille aragonaise Zapata. La demeure, rassemble un condensé, où se rencontrent l'histoire, l'archéologie et l'ethnographie.
La visite permet de comprendre l’histoire du site, grâce à des documents originaux, des photos anciennes et des objets regroupés en secteurs thématiques.
Sous le plancher du palais, les murs d'un nuraghe, appelé "Nuraxi'e Cresia", sont découverts en 1 990, les vestiges sont visibles depuis des passerelles et des planchers en verre. Suivre le groupe demande trop de contraintes, nous terminons en "solo" !
Des panneaux explicatifs, nous détaillent la vie de cette civilisation. Des objets et des pièces en céramique, sont présentés dans des salles au 1er et au 2e étage.
Su Nuraxi de Barumini, constitue un témoignage de la culture sarde et de l'évolution des conditions sociales et politiques, de cette communauté insulaire de l'âge de bronze.
À l'extérieur, le soleil est violent, la chaleur étouffante, lorsque je prends la direction vers le sud. La vue porte sur un enchevêtrement de collines couvertes d'oliviers. Puis, dans une étroite vallée, les figuiers de barbarie changent le décor. Nous nous dirigeons vers l’Ile De San Pietro.
Nous arrivons au quai des ferries, dans la ville de Portovesme. Dans une guérite, Denise achète les billets, voiture +2 adultes = 24,50 €. Le bateau quitte son appontement très rapidement. Le trajet est rapide, environ 30 minutes de traversée, nous avons la chance d'apercevoir des dauphins.
Dans Carloforte, la ville principale de l'ile, nous avons une petite difficulté à trouver une chambre. La météo splendide qui règne en ce moment sur la Sardaigne, est une destination idéale pour de nombreux visiteurs, et avec les nouvelles techniques de réservation, genre Booking.com ou Expedia, la recherche de logement parait parfois insurmontable...
Le Routard dans une main, nous choisissons une adresse au hasard. L'accueil du propriétaire du B&B Ippocampo est très cordial. Sa maison d'hôtes est excentrée, mais elle jouit d'un superbe panorama sur la mer. Nous posons nos bagages pour deux nuits.
Dès notre installation terminée, nous nous dirigeons vers les anciennes salines, aux portes de la ville. Depuis des années, le sel n'est plus exploité, les zones humides sont devenues l'habitat pour de nombreuses espèces d'oiseaux.
Une colonie de flamants roses est installée à l'année. Les oiseaux se nourrissent de mollusques et de petits crustacés qui peuplent les étangs.
La capitale de l'île fait partie des "plus Beaux Bourgs d'Italie" et nous séduit immédiatement. Le centre-ville est agréable, flâner dans les ruelles est un bol d'oxygène, elles sont trop petites pour la circulation des véhicules.
Le front de mer est une grande esplanade séduisante qui ouvre la ville sur le large. Un petit port de pêche, dans un cadre paisible et plein de couleurs, accueille des bateaux de faibles dimensions, amarrés directement au quai.
Le centre-ville ne manque pas d'attrait. Les maisons aux mille couleurs, les volets verts ou bleus, le linge étendu aux fenêtres, les ruelles pavées fleuries, nous déambulons dans un cadre bucolique.
Ce soir, notre défi est de trouver la meilleure pizza de l'île.
Lundi 10 septembre 2018
Le temps est lumineux au petit matin. Quel privilège ! Notre vue embrasse les côtes de la Sardaigne et nous assistons au lever du soleil sur la Méditerranée.
Nous prenons le petit-déjeuner en compagnie de notre hôte dans la cuisine, les moustiques sont trop affamés sur la terrasse.
La température est douce, lorsque nous allons jouer les touristes. La cité est la seule localité habitée de l'île, elle s'enroule autour de son église principale.
Des façades, très élégantes, construites au XIXe siècle, attirent notre attention. Nous repassons par les mêmes ruelles tortueuses en pente, mais la lumière, différente qu'hier au soir, révèle l'esthétique des façades, ornées de motifs et d'ornements, parfois inattendus.
Soudain, la pluie s'invite. Le centre historique, pratiquement désert se caractérise par ses ruelles étroites, bordées de maisons peintes de couleurs pastel. Des escaliers mènent aux vestiges des murailles de l'enceinte fortifiée.
La découverte de la ville ne laisse pas de répit, ça monte... Ça descend, mais nous avons toujours l'envie d'avancer, la bourgade à un charme bien méditerranéen.
Je prends le volant de la voiture. J'effectue un premier arrêt aux Salines de Carloforte. Derrière le maquis méditerranéen, au milieu d'oiseaux sauvages, nous distinguons de jeunes flamants de couleur grise. La couleur de leur plumage, va évoluer vers le rose, au fur et à mesure de leur nourriture de prédilection.
Je me dirige vers l'ouest de l'île. La route sinue entre les pinèdes, les arbousiers, les chênes verts et les genévriers. Je me gare à hauteur du Capo Sandalo, situé à la pointe la plus à l'ouest de l'ile. Surplombant la mer, un phare est érigé en haut de la falaise.
Ici, les belvédères foisonnent. Les falaises vertigineuses et déchiquetées se découpent dans le ciel. Quel contraste avec l'immensité de la mer.
Quel panorama !
Nous descendons au niveau de l'eau. Un escalier pentu, sculpté dans les rochers est assez bien sécurisé.
Les rochers volcaniques, laissent à chacun son imagination, tant l'érosion modifie l'aspect de la roche.
Sur la route qui mène au sud de l'ile, je ne compte plus les arrêts pour photographier et profiter des sublimes petites criques, nichées entre les falaises ; elles ne sont accessibles qu'à pied.
Entre les falaises se cachent des baignoires naturelles creusées dans la roche. La plage de La Caletta, n'est sûrement pas la plus belle de l'ile, mais le sable est assez fin et l'eau, avec des dégradés de bleu, est magnifique.
L'eau est délicieuse, j'enfile le masque et les palmes pour une balade aquatique.
La soirée approche. Tout au sud, nous arrivons à La Conca. Un amphithéâtre naturel, qui s'ouvre en pente douce vers la mer.
Du haut de la falaise, nous dominons la plage de galets. Les rayons du soleil, enfin au rendez-vous, créent de ravissants reflets sur le fond marin, parsemé de gros rochers.
Côté sud-est, l'Ile de San' Antioco, nous fait un "clin d'œil", elle sera notre prochaine destination.
Nous passons par la plage de La Bobba, nichée dans une petite crique, elle se caractérise par 2 impressionnantes colonnes rocheuses. À proximité, une autre plage, est appelée Punta Delle Colonne.
Le haut de la falaise est un lieu de promenade merveilleux, un petit vent souffle, et entraîne tous les parfums du maquis méditerranéen. De notre promontoire, nous avons pour nous deux, un paysage enchanteur, sur les criques abritées et la mer cristalline.
Ce soir, belle ambiance familiale au restaurant de l’Hôtel Paola, la cuisine est goûteuse et généreuse.
Loin de la foule, la journée a été agréable, nous avons pris un grand bol d'air iodé, mais nous avons été dévorés par les moustiques !
Mardi 11 septembre 2018
Nous traînons un peu, la journée d'hier nous a usé. Aujourd'hui, nous revenons sur la grande ile. Depuis les premiers rayons de soleil, les moustiques sont passés à l'attaque, nous petit-déjeunons à l'intérieur. D'après notre hôte, c'est la première année qu'il y en a autant.
Le temps est radieux lorsque nous embarquons dans le ferry de 9 heures 30, pour rejoindre le port de Calasetta sur l'ile de Sant' Antioco. Ce petit bout de terre est relié à la Sardaigne par un isthme artificiel.
20 minutes de traversée et nous prenons la route de Sant' Antioco, la ville principale.
La "capitale" de 'ile, s'étend le long d'un promontoire, bordé d'édifices colorés. Le port de plaisance est désert, à côté, les cris des pêcheurs, qui vendent les poissons de la nuit, se confondent avec les pleurs des mouettes, au port de pêche.
Nous faisons une halte rapide. À pied, nous grimpons dans la partie haute et ancienne, pour visiter la Basilique de Sant' Antioco Martire. C'est une des premières églises chrétiennes de la Méditerranée. Sa façade rouge, de style baroque, donne un cachet incomparable. L'édifice religieux date du Ve siècle. D'influence byzantine, elle est tout en granit à l'intérieur.
Au sous-sol, d'anciennes catacombes construites dans la roche calcaire, présentent des tombes de chrétiens. Mais l'accès est interdit pour cause de travaux.
Le quartier est traversé par une unique artère, la via V. Emmanuelle et de pittoresques ruelles colorées et pentues. La ville est encore endormie, nous sommes presque les seuls piétons a profiter des vues remarquables sur la Méditerrannée.
Je reprends le volant pour rejoindre Cagliari, la capitale régionale de la Sardaigne.
Nous quittons l'ile par un pont puis une chaussée artificielle sur quelques kilomètres.
Construite par les Carthaginois puis renforcée par les Romains, elle rejoint la route panoramique. Direction plein est... La végétation est luxuriante, parsemée de lauriers-roses à fleurs roses et de bougainvilliers.
Le paysage est une succession de zones humides et d'étangs abritant des flamants.
Le stationnement est un vrai casse-tête dans Cagliari. Je gare la voiture à distance du centre-ville. La circulation est interdite pour les non-résidents dans certains secteurs.
Le Palazzo Civico abrite la mairie. À côté, dans le bureau de l'Office de tourisme, une employée très compétente, nous donne une liste d’établissements pour se loger. Elle nous indique l'emplacement et le fonctionnement du parking de la gare, bien situé géographiquement.
Nous arpentons les rues du centre historique à la recherche d'un gîte. Pas de réservation... Pas d'hôtel semble-t-il dans la capitale !
Après plusieurs refus, nous trouvons une chambre, pour une seule nuit, à l’hôtel Dedoni.
Je stationne la voiture au parking de la gare (10 € les 24 heures). Dès notre installation terminée, nous partons à la découverte de la cité.
Cagliari, bourgade à l'histoire ancienne, a connu le règne de plusieurs civilisations.
Pour atteindre le centre historique, il faut traverser un dédale de ruelles aux senteurs et aux accents de l'Italie. Le linge aux fenêtres, les voisins qui s'interpellent en haut des balcons et quelques murs abîmés.
Le quartier le plus symbolique des Cagliaritains est le Castello.
La première visite est le Bastion San Remy. Ce haut lieu touristique, est une fortification construite à la fin du XIXe siècle, sur les vestiges des anciens remparts espagnols.
De la grande terrasse aménagée, la vue sur la ville, le port, et au loin, les plages est splendide.
De vieilles ruelles, parfois en escalier, nous mènent à la Piazza Palazzo où se dresse la Cathédrale Santa Maria.
La cathédrale est un véritable témoignage de l'histoire et de la splendeur architecturale de l'Italie. Son origine remonte au XIIIe siècle dans le style romano-pisan. Au fil des siècles, elle a subi de nombreuses transformations. Elle a été rénovée en style baroque, puis en 1930 dans le style néo-roman.
À l'intérieur, l'attraction principale est l'Ambon de Guglielmo (un maître sculpteur), avec deux chaires à l'entrée du monument.
La crypte, abrite les riches tombeaux des princes de la Maison de Savoie.
Le soleil tape fort, lorsque nous arrivons à la porte d'entrée de la Torre di San Pancrazio construite en 1305, la forteresse est le point culminant de la ville.
Dans le Quartier de la Stampace, l'église Santa Rosalia se distingue par sa façade de style baroque et un portique adjacent, qui mène à la rue Principe Amédéo.
L'église est un lieu prisé des artistes, diverses manifestations musicales y sont consacrées.
Mercredi 12 septembre 2018
Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel. C'est décidé, nous allons quitter la capitale dans la journée, c'est trop galère pour trouver un hébergement et l'accès en voiture impossible.
Nous déposons les sacs dans la voiture. Cagliari est une ville à taille humaine, nous avons tout notre temps de déambuler dans les rues médiévales qui abritent l'âme des Cagliaritains. La météo est "top" ce matin, alors... Avanti !
Je laisse le plan de la ville dans une poche, nous filons dans le quartier historique.
La Place Yenne, est un lieu de vie important du Quartier de la Stampace. Dominé par le bastion de Santa Croce, ce lieu est la destination shopping de la jeunesse et des touristes, avec des magasins de mode et de design et ses glaciers artisanaux.
La Place de la Constitution est une imposante structure avec, au sommet de l'escalier, un Arc de Triomphe.
Des travaux cachent un peu le monument. Nous reprenons des forces un instant sur une jolie place ombragée. Tout autour, des graffitis sur les façades redonnent de la vie et apportent de l'originalité au quartier... Quel contraste étonnant !
Nous descendons la rue Largo Carlo Felice, qui vit à toute heure du jour et de la nuit, et nous arrivons au Quartier La Marina. La via Roma est une grande avenue, où se côtoient des Palais. Sous les façades néoclassiques, nous avançons sans presser le pas, sous les arcades majestueuses, qui abritent des bars, des boutiques et des magasins de souvenirs.
La rue Sardegna offre un choix incroyable de la cuisine sarde. La rue piétonne, est encombrée par de nombreuses tables qui attendent les gourmands.
Dans le quartier, des vestiges archéologiques ont été découverts en 1990 lors des travaux de l'église de Sant'Eulalia. Les fouilles ont permis de découvrir des vestiges des périodes romaines, médiévales et modernes. Des panneaux explicatifs donnent quelques renseignements.
Depuis la côte, la route grimpe à travers les collines, avant de descendre au sud-est de l'ile. La région recèle des destinations paradisiaques avec des paysages aux couleurs éblouissantes. On aimerait qu'elle ne se termine jamais, le spectacle est toujours au rendez-vous. Puis le littoral se transforme de plages en plages, la route côtière, longe sur près de 10 kilomètres, l'immense et renommée, plage de Poetto.
Ce n'est pas fini, à présent, la route côtière SP 17, épouse le trait de côte en direction de Villasimius, en serpentant entre les montagnes. Les arrêts photos sont un plaisir pour les yeux.
Je roule doucement, le découpage des falaises, offre de beaux points de vue sur les criques, et sur le village de Torre belle Stelle.
Vers 14 heures, nous entrons dans Villasimius. La station balnéaire dispose de véritables atouts touristiques grâce à son littoral sur les bords de la Mer Thyrrhénienne.
Denise, hier soir, a réservé une chambre à l’Hôtel Affittacamere da Angela. L'accueil est familial, immédiatement, la propriétaire nous donne de bonnes informations sur les plages. Elles sont toutes accessibles à pied, nous laissons la voiture au parking.
La baie, en forme de croissant, qui fait la fierté des habitants, nous invite à faire une pause. À l'entrée, la côte ensablée, bordée de dunes et de rochers, est envahie par des promeneurs et des baigneurs qui profitent des plages de Simius et de Timi Ama.
La plage suivante, appelée Porto Giunco, est éblouissante. Nous posons nos serviettes sur le sable fin, à l’écart des nombreux transats.
Le cadre est somptueux, très méditerranéen. L'eau, limpide et cristalline est à plus de 25°, les fonds sont peu profonds avec quelques rochers pour la pratique du snorkeling.
En toile de fond, la silhouette du Capo Carbonara, relié à l'ile, par un isthme de terre, délimite le Golfe de Cagliari.
Nous paressons au soleil tout l’après-midi...
La ville balnéaire est paisible. La douceur de la vie italienne... La Dolce Vita !
En soirée, le centre-ville est animé. Les viandes marinées font fureur, les brochettes de poisson pleines de saveurs... Il y a de tout et pour tous les goûts. Nous flânons au milieu des stands artisanaux. Des bijoux en filigrane d'or ou d'argent, du textile, sans oublier les bouteilles d'huile d'olive.
Ce soir, nous nous partageons en marchant, une pizza, cuite au feu de bois et un cornet de Gnocchetis, enrobés dans une sauce tomate au basilic.
Jeudi 13 septembre 2018
Le petit-déjeuner est merveilleux, le buffet est copieux, nous faisons le plein d'énergie pour la journée. Autour de la table, la discussion se prolonge, la propriétaire est très bavarde, comme nous ! Lorsque nous la quittons, il pleut à verse sur la ville.
La route littorale traverse des étendues sauvages, encore intactes. Au bas des falaises, la vue est généreuse, sur les eaux turquoise de la mer qui baignent de larges baies, des calanques et de belles plages.
Je me gare à la plage de Punta Molentis. Le parking est payant (5 €). La gardienne, gentiment, nous laisse passer pour 15 minutes.
Après un moment de contemplation, chaque tournant dans un sentier propose un nouveau décor sur les paysages et les voiliers au mouillage.
Le panorama est superbe. Sous le ciel nuageux, la mer agit comme un miroir, l'eau présente une teinte typiquement gris-vert.
Dans un cadre montagneux exceptionnel, jusqu’à Capo Ferrato, je ne compte plus les arrêts photos. Ces paysages à couper le souffle, je les retrouve en m'engageant sur la voie rapide S125, puis dans la ville de Lanusei, j'avance dans la S 198.
Le territoire, sauvage, en partie impraticable, est une succession de gorges, de falaises et de pentes, recouvertes de forêts de pinèdes et de maquis.
Nous nous arrêtons au village de Baunei. La terrasse d'un bar nous offre de l'ombre. Le "café Italiano" que l'on nous sert est excellent, mais très fort. C'est un monument en Sardaigne.
Le village est construit au pied d'une muraille de calcaire. Sa position panoramique est exceptionnelle. Du haut d'un belvédère aménagé, nous bénéficions d'un point de vue incomparable sur la baie.
Des dizaines de tournants et de virages spectaculaires, serpentent le long du Canyon de Garroppu.
Nous entrons dans le Parc National du Golfe d'Orosei et du Gennargentu. Le Supramonte, est décrit comme la plus belle région montagneuse de la Sardaigne. De paisibles villages sont adossés aux collines et aux plateaux montagneux, qui se jettent dans la Mer Tyrrhénienne.
Vers 15 heures, je stoppe dans la ville de Dorgali. Pas de réservation effectuée à l'avance. Ici aussi, nous avons des difficultés pour trouver un hébergement, d'autant plus que se déroule la fête patronale.
Une chambre de l'hôtel S’Adde convient à Denise. Dès les bagages déposés, nous partons en ville.
Nous nous faisons surprendre par un gros orage. Le bruit du tonnerre et la lumière des éclairs sont à la fois beaux et inquiétants. Heureusement, le bureau de l'Office de tourisme est ouvert. L'accueil de l’employée est très professionnel. Elle nous donne les plans des randonnées. Le choix est varié et nous incite à prolonger le séjour.
La ville est très vivante. Toute l'économie est concentrée dans deux rues principales. Adossé au versant occidental du Monte Bardia, celui-ci est visible depuis toutes les ruelles.
Dorgali est renommée pour ses traditions artisanales. Le travail de la céramique et des couteaux, la gravure du bois, et des bijoux en filigrane d'or. Sans oublier les fromages et les vins. Denise achète des souvenirs et dans une épicerie, des produits pour confectionner des sandwichs. Demain, j'ai prévu une randonnée.
Par un pur hasard, dans une rue, nous rencontrons un charmant vieux monsieur très chaleureux. Il est le propriétaire d'un B&B. Nous lui réservons une chambre pour les 2 prochaines nuits.
Repas pizzas "Chez Dimitri". Le chef les cuisine à la demande, elles sont très fines et délicieuses.
Vendredi 14 septembre 2018
Petit-déjeuner énergétique pour tous les clients... Les convives sont tous des marcheurs prêts à affronter des défis physiques, la journée va être longue...
Du centre-ville, la signalisation n'est pas parfaite pour trouver la route qui mène au Gola de Gorropu (Canyon de Gorropu). Un vieil homme me dirige vers la bonne direction.
La route asphaltée laisse la place à un chemin de terre. Je gare la voiture dans un parking (6 €) au départ des sentiers.
Je remarque plus tard, qu'il est possible de se garer gratuitement, en traversant le pont qui enjambe le Riu Flumineddu.
Le sentier du Site Nuraghe de Tiscali (GR n° 481) démarre depuis le pont.
Après tous les déplacements en voiture, nous avons retrouvé l'ardeur de marcher. À 10 heures, le thermomètre est déjà prés d'exploser. Je lève la tête, mon regard est interrogatif pour trouver l'accès dans les parois, aussi hautes que menaçantes. Mais on se projette déjà les points de vue qui nous attendent !
Erreur de ma part dès le premier kilomètre. Je zappe les marques peintes en rouge et en blanc qui indiquent le sentier. Nous sommes obligés d'escalader de face, une paroi rocheuse très pentue. Il y a plus facile en guise d'échauffement !
À Quelques centaines de mètres, le sentier est bien signalé. Après un moment de contemplation, nous trouvons la fraicheur d'un sous-bois ombragé. Dans un vallon, nous pouvons respirer, le sentier de terre est magnifique et désert, l'espace nous appartient. Mais l'affaire se corse, le trek devient plus ardu, nous enchainons des montées et des descentes, à l'approche du village nuragique de Tiscali.
Du sommet d'une crête, la vue porte à l'infini aux quatre points cardinaux. En contrebas s'étagent en pente douce des étendues sauvages.
Au milieu d'imposantes roches calcaires, l'érosion a lentement dessiné des gorges et des gouffres. Encore un effort dans les derniers rochers et nous arrivons à l'entrée du site archéologique. Le sommet de la colline culmine à 515 mètres d'altitude.
Denise achète les tickets (10 €) à un gardien. Très sympathique, il nous laisse de la documentation et nous donne des informations sur l'histoire de la civilisation des nuraghes. Ce peuple de bâtisseurs habita les lieux, du IIe siècle, jusqu'à l'époque romaine.
Sous le gouffre karstique, nous faisons face à un vaste trou béant rocheux. Le lieu est insolite et caché. Dans la pénombre, des pierres forment un amalgame de ruines. Il nous faut de l'imagination pour reconstituer des huttes rondes, en pierre, qui constituaient un village.
Tout a été vandalisé avant l'arrivée des archéologues. Il ne reste plus que des amoncellements de pierres, mais les couleurs des roches sont magnifiques.
Découvert à la fin du XIXe siècle, un grand mystère entoure le site. Les fouilles, n'ont jamais permis aux archéologues et aux historiens de découvrir, qui étaient les habitants venus vivre dans ce lieu hostile et inhospitalier.
Nous quittons cet abri secret, dont l'atmosphère reste magique et mystérieuse, au cœur de la montagne. Nous sommes de retour au parking à 14 heures.
Je consulte les dépliants de l'O.T. Le parcours d'une randonnée, longue de 6 kilomètres, démarre près du petit pont.
Le soleil tape fort, nous sommes fatigués, mais moins par les sentiers que par la chaleur. Nous avalons une petite collation et nous nous engageons en direction du sud, vers le Canyon de Goroppu. Le GR n° 485, est très bien signalé.
Coincé entre les parois escarpées et un océan de forêts, le sentier rocailleux longe un ruisseau. Nous croisons des randonneurs, tous sont sur le chemin du retour, car peu de marcheurs se risquent à faire les deux randonnées dans la même journée.
Deux fontaines, à l'eau très pure, nous permettent de se rafraichir et de s'hydrater. Le soleil est implacable, nous avons été très gourmands avec nos bouteilles de réserve.
Nous achetons les billets (5 € par randonneur) qui donnent le droit à l'accès au canyon. Trois itinéraires de difficulté variés sont possibles :
. Le premier, est conseillé aux non-initiés à l’escalade, il est signalé par des points verts, sur les blocs rocheux.
. Le deuxième, est signalé par des points jaunes. C'est celui que l'on choisit.
. Le troisième, est un passage peint avec des points rouges, il demande un équipement spécial et un guide obligatoire.
L'entrée dans le canyon est impressionnante, la gorge est la plus profonde de Sardaigne, et une des plus profondes d'Europe. Au cours des millions d'années, le Rio Flumineddu a creusé la roche.
L'à-pic des falaises est vertigineux ; à 500 mètres de hauteur, elles sont découpées en architecture fantastique. Au bout d'une heure de marche dans les éboulis, entre glissades sur les rochers et de gros efforts, nous faisons demi-tour.
La marche dans le canyon, est courte, par rapport avec la trotte pour y arriver.
Nous prenons le sentier de retour à 16 heures 30, par le chemin identique qu'à l’aller.
Enfin, à 18 heures, nous pouvons pousser un ouf de soulagement !
Nous déposons nos sacs au B&B Fancello. Le propriétaire nous a attendu avec impatience. Il nous offre avec gentillesse le café. Étirements, assouplissements, douche et une petite pause...
C'est la fête ce soir dans les rues. Scène de musique, traditions gastronomiques et de l'artisanat, dans une ambiance bon enfant. Nous, nous sirotons une bière Sarde Ichnusa et ensuite repos !
Samedi 15 septembre 2018
Le petit-déjeuner, préparé par le propriétaire, est copieux, mais encore une fois, très sucré.
Notre étape, aujourd'hui est Cala Gonone, la station balnéaire de Dolgari. Le ciel est d'un bleu intense, la température estivale, lorsque je prends le volant.
Le trajet est rapide. Les petites "guitounes" bleu et blanc, des agences d'excursions, sont nombreuses sur le quai de la station balnéaire.
Chez l’agence MCTN, nous choisissons une mini-croisière. C'est l'attraction principale. Le programme prévoit un passage devant des plages et des grottes. Le prix est assez onéreux, 92 € pour deux. Le départ est prévu à 10 heures, avec un retour à 18 heures 30.
Le capitaine, donne des explications sur les différentes plages et criques escarpées. Certaines sont accessibles aussi par des sentiers pédestres, mais uniquement depuis le bord de mer.
Passer dans le Golfe d'Orosi sans prendre la mer est inenvisageable. La côte abrite de beaux trésors... La plage de Mariolu, est le premier. La roche, qui s'élève, forme une petite crique, elle est grignotée par l'action de l'eau et du vent. La mer s'engouffre dans les grottes creusées au bas de la falaise. Le capitaine met le bateau à l'ancre. Nous avons 2 heures pour profiter de la baignade.
Ensuite, le pilote lève l'ancre en direction de Cala Goloritze. C'est la plus éloignée de Cala Gonone, mais une des plus belles du golfe. Mon œil est attiré par un aiguillon rocheux dressé comme une dent acérée. Le capitaine fait ralentir la vitesse, l'accès à la plage est limité à 250 personnes par jour et nécessite une réservation.
Le décor minéral se détache dans le ciel immaculé. Nous passons entre une arche rocheuse et l'aiguille de Goloritze, qui s'élève au dessus des blocs rocheux, à 140 mètres de hauteur.
Le capitaine nous dépose à la Cala Gabbiani. L'eau est turquoise, les vagues s'écrasent sur une plage de petits galets. Des enfants ont investi des rochers qui servent de plongeoir. Pour nous, c'est le tuba et le masque pour une balade sous l'eau. Cala Gabbiani est un petit coin de paradis !
Le dernier arrêt est à Cala Luna. Le "must" des plages de la Méditerranée d'après les guides touristiques. Encaissée entre la mer et la falaise, la baie est protégée par d'immenses parois rocheuses.
À leurs bases, les roches, sculptées par l'érosion, sont creusées de cavités et de grottes naturelles. La plage de sable fin et doré, invite à la "bronzette". Eau limpide et translucide, trop belle... Elle attire aussi de nombreux touristes !
Le capitaine invite les participants à choisir l'heure du retour, le dernier bateau passe à 18 heures 30.
Nous quittons cette plage idyllique à 17 heures 30. 20 minutes plus tard, nous accostons à Cala Gonone.
Dolgari n'est pas une ville facile pour se garer, surtout lors des festivités qui durent un week-end entier.
En soirée, l'ambiance est amicale et festive dans les bodegas. Il fait nuit, la rue prend véritablement vie, au milieu de la foule, il est facile de trinquer, de manger et de faire la fête. Les repas sont servis sur de longues tables dressées au milieu de la rue.
Dimanche 16 septembre 2018
Dès le petit-déjeuner terminé, nous faisons nos adieux à notre hôte et le remercions pour son accueil.
Je prends le volant à 9 heures en direction de la ville d'Olbia.
Une partie du trajet par l’autoroute, puis je m'engage sur la route côtière. Nous entrons dans la région de La Gallura, dans le nord-est de la Sardaigne.
La région offre deux visages :
- le côté bling-bling et huppé, de la Côte d'Émeraude, son nom en sarde est Costa Smeralda . Des villas et des hôtels de luxe, des yachts, une des destinations préférées de la jet-set internationale. Avec un peu de chance, on peut trouver des plages sublimes, moins connues que sur les rives de la Mer Tyrrhénienne.
- Celui, plus authentique de l'intérieur, avec des paysages fleuris, des plantations d'oliveraies et de chênes-lièges.
Mon appareil photo "mitraille" la plage de San Téodoro.
À la sortie de la ville, un spectacle de toute beauté s'offre à nous. Une colonie de flamants roses prend son envol dans un marais, pour se regrouper plus loin et former des lignes majestueuses. Quel plaisir à regarder ce ballet unique.
En début d’après-midi, à la sortie de la ville de Porto Istana, je prends la route du Capo Ceraso, qui borde la mer.
Dans la campagne, la plage n'est pas signalée par des panneaux officiels. Au hasard, je suis la voiture qui nous précède. J'ai fait le bon choix ! Je gare la voiture à proximité de la plage.
Nous posons nos serviettes dans une anse cachée entre les rochers de granit rose... Une crique de rêve.
Nous ne rêvons pas, la plage est une petite étendue de sable blanc, baignée par une eau turquoise. Nous sommes les seuls touristes étrangers au milieu des habitués du coin.
Baignade et snorkeling, tout l’après-midi. Les plages de Poltu Manzu et Li Paduleddi, des petits paradis, ne figurent pas dans les guides et ne sont pas indiqués sur la carte routière.
En fin de journée, dans le centre d'Olbia, nous avons de la chance, le point d'information de tourisme est encore ouvert. L’employée nous donne de la documentation et l’itinéraire pour se rendre au B&B Monica que nous avons repéré sur un guide.
L'accueil de la propriétaire est excellent, la discussion se prolonge autour d’un rafraîchissement.
Après notre installation, nous partons nous dégourdir les jambes en ville, en flânant le long de la jetée.
Nous passons devant des terrasses, installées sur des petites places. Le menu d'un restaurant, fréquenté par des locaux est tentant. Nous commandons seulement le "Primo piatto", les portions sont généreuses : des spaghettis pour moi et un risotto pour Denise. Une halte idéale au soleil couchant avec la vue sur le port.
Lundi 17 septembre 2018
Notre logeuse nous gâte, le petit-déjeuner est copieux et varié. L'adresse est à recommander, le couple qui nous reçoit est très sympathique.
Les journées sont douces dans la région de La Gallura. Les batteries bien rechargées, en visiteurs curieux, nous plongeons dans le centre historique. La cité abrite deux monuments classés et un Musée archéologique.
La Basilica San Simplicio est à la périphérie, proche de la Via Mameli. Édifiée au XIe siècle, elle est de style roman. À l'intérieur, trois nefs, construites en granit gris, sont séparées par des arcades.
Le corso Umberto I, la grande rue dynamique de la cité, est agréable à déambuler, mais derrière des ruelles sinueuses, je préfère découvrir l’Église San Paolo Apostolo.
Construite sur les ruines d'un ancien temple, elle est coiffée d'un dôme en majolique polychrome, luisant au soleil. Un campanile adossé à une façade s'élève haut vers le ciel.
Nous entrons à l'intérieur, le maître-autel est entièrement en marbre, et les murs, sont recouverts de fresques représentant le chemin de croix. L'ensemble, donne au monument, un sentiment de clarté et de légèreté.
La ville est pleine de charme, avec des places pimpantes, où il règne une ambiance décontractée. Nombreux, sont les signes d'un passé ancien, qui a vu les civilisations phéniciennes, carthaginoises et romaines. De superbes façades attirent notre attention, ce sont d'anciens palais, reconvertis maintenant en commerces.
Le court séjour à Olbia est terminé. En guise d'adieu, nous suivons les évolutions d'un groupe de grands dauphins, en quête de nourriture, dans les eaux du chenal.
La route qui longe la Costa Smeralda suit une vallée encaissée, le temps est orageux et pluvieux. Je m'arrête dans le centre du village de San Pantaleo sous une pluie battante. C'est un bourg accroché aux montagnes de granit.
Le village, entouré par de hauts pics, est un des hauts lieux de l'Artisanat d’Art. Des boutiques d'artisan et des ateliers d'artistes s'ouvrent entre les maisons basses. Ici, se dégag un art de vivre tranquille typique de la région, loin de l'activité des villes balnéaires. L'authenticité sarde est ici, bien représentée !
Je vais lentement, entre les montagnes abruptes et la côte au charme irrésistible. Nous arrivons à Palau. C'est ici, que se trouve les quais de départ des ferries pour l’Archipel de la Malladena, un ensemble de 7 îles : Maddalena, Caprera, Budellei, Santa Maria, Spargi, Santo Stefano et Razzoli.
Sur le port, à la gare maritime, deux compagnies assurent la traversée pour les îles. Delcomar et Maddalena Lines. Les prix sont pratiquement identiques.
Denise achète les billets chez Delcomar qui assure le prochain départ. Nous sommes en période de pointe, et les ferries effectuent une rotation, toutes les demi-heures.
La traversée est très courte, le ferry longe à notre droite l’Ile De Santo Stéphano.
15 minutes plus tard, le capitaine accoste dans le port de Cala Gavetta, dans la ville de Maddalena. La ville est le centre névralgique de l'archipel. C'est d'ici, que l'on débarque ou que l'on embarque.
Sans perdre de temps, nous récupérons de la documentation et des informations au point de l’O.T. L'hôtesse nous donne un plan de la ville, pour rejoindre notre B&B réservé hier soir sur Booking.com.
Terminé, la recherche d'une chambre à l'improviste, nous nous adaptons à l'attractivité de la Sardaigne et de l'affluence touristique.
Le centre-ville n'est pas immense, il a le charme des petites villes italiennes. Nous errons le long du port de pêche et les petites rues, bordées d'élégantes maisons du XVIIIe siècle.
Le gîte est un peu excentré du centre. L'employé d'une agence, nous accueille avec une gentillesse exemplaire. En soirée, assis sur un banc, face au port, nous savourons quelques spécialités sardes.
Mardi 18 septembre 2018
Le petit-déjeuner est frugal, nous l'avalons rapidement. Une machine à café est posée sur la table avec des doses individuelles, ainsi que des gâteaux en sachet.
Sur les quais, deux ou trois pêcheurs sont alignés derrière leur étal, mais la pêche n'a pas été fructueuse. Dans le dédale des ruelles de la vieille ville, Denise achète dans une épicerie, de la charcuterie et du fromage, pour confectionner une collation. Nous allons visiter l’ile, en démarrant par le côté ouest.
Je roule le long de la mer, la teinte de l'eau oscille selon l'angle du soleil entre le bleu foncé et turquoise. Le ciel couvert est menaçant. Après une vingtaine de minutes, je stoppe à Punta Tegge Forte. De gros rochers aux reflets roses, affleurent une eau turquoise.
Je reprends le volant, la petite route étroite du bord de l'eau nous mène à Cala Francese. C'est une belle petite plage avec des rochers de granit rose.
Le Carlotto est un petit cap où se dresse la Chapelle Madonnetta au bord de la mer. Ce n'est pas le meilleur endroit pour se baigner, c'est une plage de galets lisses. Les couleurs paradisiaques, la blancheur du granit et le vert du maquis en font l'une des plus belles plages de l'archipel.
Au loin, nous avons un point de vue sur l’Ile Spargi. Ce petit bout de terre inhabitée, n'est accessible uniquement qu'en bateau.
Je suis tenté de m'arrêter à tous les belvédères... Et ils sont nombreux ! Du haut des promontoires, la lumière est unique, les paysages colorés. Photos photos !
Nouvel arrêt. Ici, c'est à Bassa Trinita. La plage est une superbe étendue de sable fin et à l’eau turquoise. Baignade et faire du snorkeling (poissons communs).
À l'extrême nord, face aux Bouches de Bonifacio, Budelli, est un petit paradis. Au milieu de la nature sauvage, la plage peut concourir à être la plus belle d'Italie.
À Cala Spalmatore, je me gare sur le bord de la route. La crique est entre deux petites falaises. Des bateaux sont au mouillage, à l'abri du vent. Les nuances de bleu et de vert sont uniques.
Nous terminons le tour de l'ile en beauté... Quel arrêt pittoresque à Testa di Poulpo (Tête de Poulpe) sur l'Isola Giardinelli.
La route est en très mauvais état pour arriver au parking. Pour accéder à la plage, il faut prendre un sentier caché derrière un gros bloc de roche. 10 minutes de marche dans les odeurs de la garrigue avant d'étaler les serviettes.
La plage est superbe, l'espace limité, les rocs érodés par le vent. Dans la petite anse, beaucoup de minuscules criques intimistes permettent de s'isoler... Les places sont chères.
Dommage, pour les couleurs, le ciel s’assombrit et l’orage menace. Vers 18 heures, la pluie nous oblige à quitter ce petit "paradis".
Nous nous arrêtons dans un supermarché. Denise, prépare le repas, dans la cuisine de la maison d'hôte.
Mercredi 19 septembre 2018
Le ciel est couvert et la météo pluvieuse. On "chipote" le petit-déjeuner, avant de partir dans la vieille ville. Tous les mercredis, un marché en plein air se déroule dans le Quartier Modena.
Des petits producteurs proposent des spécialités sardes, du fromage, de la charcuterie, du vin et de l'habillement. Nous achetons de quoi faire un en-cas.
Je m'engage sur le pont qui relie l'ile de Maddalena à celle de Caprera.
Sur la côte ouest de Caprera, la plage la plus facile d'accès est Garibaldi, elle est entourée de rochers, nous poursuivons à pied vers la plage Serena. Le chemin, bordé de blocs rocheux, de maquis et d'eucalyptus, donne l'impression d'être isolé de la civilisation. Nous sommes ravis par les paysages.
Le petit effort est récompensé. Le sable blanc est très fin, la mer cristalline, la plage très romantique...
De nouveau en voiture, je poursuis le petit périple vers le sud. Nous éprouvons quelques difficultés à maîtriser la légende et les informations de la carte donnée par l’office de tiurisme.
La plage Del Relitto, est réputée pour être une des plus belles. Et c'est vrai ! L'étendue de sable forme un arc parfait. Le cadre est pittoresque, mais je trouve que les pédalos dénaturent un peu ce cadre paradisiaque.
Nous sommes gâtés par les couleurs. Le ciel, qui alterne entre de gros nuages et le soleil, donne des couleurs inattendues et éclatantes à la couleur de la mer.
L'Ile de Caprera, est différente de l'ile principale. Sa beauté est prodigieuse mais fragile. La forêt de pins est plus épaisse, les odeurs du maquis provenant des arbousiers, des myrtes, et des lentisque sont enivrantes. De hautes falaises granitiques tombent dans la mer.
À la pointe nord, je me gare au bord de la route. Un chemin sableux, au milieu des buissons de myrte et des senteurs du romarin sauvage, nous mène à la Forteresse Arbuticci.
Cette œuvre militaire a joué un rôle important dans le système défensif de l'ile. Depuis ses vestiges, dissimulés dans le granit, la vue panoramique sur la Corse et les Falaises de Bonifacio récompense l'effort que nous avons accompli pour y grimper.
Sur le bas-côté de la route, des guides conseillent et rassurent les visiteurs qui veulent se rendre à la Plage de Coticcio, son accès est difficile.
Nos pieds roulent sur le granit du sentier, la pente est raide pour arriver à la petite plage... Elle est déserte, l'eau turquoise et cristalline.
Nous croisons un bouquetin, ce champion de l'escalade, peu farouche, domine le vide en défiant les lois de la gravité... La météo s'améliore, maintenant, la chaleur et le soleil nous accompagnent.
Retour à la forteresse, nous reprenons un sentier dans la pinède. Au bas d'une falaise, se cache un joyau secret... La Cala Napoletana.
La crique abrite une petite plage de sable fin et blanc, l'eau est limpide. Il n'y a pas d'installation commerciale, même pas un transat. Baignade et snorkeling dans cette eau incroyablement claire.
Caprera a été la dernière demeure de Garibaldi, l'artisan de l'unification et de la constitution de l'Italie. L'ile est inhabitée, il ne subsiste seulement que quelques ruines de l’armée et d'anciens fortins. L'ile est restée sauvage, avec des pics acérés. C'est une merveille de la nature.
De nombreux visiteurs viennent se recueillir sur le mémorial du grand homme, mort en 1882. Sa maison est ouverte à la visite.
Jeudi 20 septembre 2018
Ce matin, la météo est capricieuse, le ciel est couvert et pluvieux. Nous avons le choix de l'heure du départ en ferry.
Notre séjour a été fructueux, ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont saper notre moral. Les rues sont désertes, les pavés luisants, nous avons la ville pour nous.
Le ferry quitte le quai, et déjà un autre se présente, avec une flopée de chanceux à son bord.
Au loin, sur la grande ile, au sommet d'un pic rocheux, le Rocher de l'Ours se dégage dans la grisaille.
C'est un énorme bloc granitique impressionnant, érodé et façonné par le vent, sa forme fait penser à celle d'un ours.
Il constitue le monument naturel du Capo d'Orso di Palau qui sert depuis toujours, de point de repère pour les navigateurs.
20 minutes de navigation et nous accostons au port de Palau. Je prends la route qui mène à Santa Teresa di Gallura, la ville est distante de 30 kilomètres.
La météo s'améliore. Nous faisons une petite halte dans le village de Conca Verde. La nature est généreuse, notre regard glisse sur les plages de la Baie de Gabbiani.
Je gare la voiture dans le centre de Santa Teresa di Gallura vers midi. La ville est minuscule, nous trouvons très facilement l’Hôtel Comfort Scan Inn.
La cité balnéaire se trouve à la pointe nord de la Sardaigne, elle surplombe le Détroit de Bonifacio. 9 kilomètres, la séparent des côtes françaises.
En plein centre-ville, une belle plage fait la fierté des habitants. Ce soir, sur la Piazza Vittorio Emanuele I, loin de la fureur des grandes villes, nous allons nous désaltérer au milieu de la population locale.
Vendredi 21 septembre 2018
Le petit-déjeuner sarde, est abondant et bien vitaminé. Le tout est arrosé d'un café fumant.
Le soleil est déjà haut, lorsque l'on se dirige au Capo Testa, une péninsule à 5 kilomètres au nord de la ville, face au Détroit de Bonifacio.
Côté terre, les montagnes sont vertes, et ont le rendez-vous des amoureux de l'escalade, sur des blocs de granit immenses et aux formes improbables.
Côté mer, c'est un spot prisé par les plongeurs. Pour les baigneurs, des criques et de jolies plages à l'eau turquoise et transparente, accessibles depuis le parking du phare.
À l'aide des jumelles, j'ai le regard aimanté sur les Iles Lavezzi et plus étonnant sur Bonifacio, sa vieille ville apparaît comme suspendue, au bord du précipice.
La route panoramique traverse des paysages pittoresques. Nous passons par les baies de Colba et Santa Reparata, un gros cap rocheux, près du phare.
Nous faisons une petite "rando" pour arriver à la Cala Spinosa.
Il est impossible de ne pas tomber sous le charme de cette région. Je m'installe au volant, pour reprendre la route, en direction de Castelsardo. Le long de la Costa Paradiso, l'arrêt est obligatoire à Isola Rossa, un petit port de pêcheurs.
L'endroit est encore préservé, les touristes se regroupent sur la Costa Smeralda. Cette partie de l'ile, est encore inexplorée, pour son plus grand bonheur...
Dans le prolongement du village, les criques offrent un festival de couleurs. La mer transparente et cristalline, sa couleur est d'un bleu profond, mais il suffit d'un nuage et elle prend un aspect presque grisâtre, qui contraste avec les roches roses.
Le décor paradisiaque, près de Castelsardo, offre une curiosité de la nature.
Un énorme bloc de trachyte, de la roche volcanique, haut de 4 mètres, sculpté par le vent, appelé Roccia Dell’ Elefante (rocher de l'Éléphant) se dresse au bord d'une petite route. Sa forme rappelle le pachyderme.
Castelsardo est considéré comme un des plus beaux villages de Sardaigne, il se découvre à la sortie d’un virage. La petite ville semble blottie contre la montagne, les toits des maisons sont dominés par un château.
Nous trouvons rapidement notre hébergement dans la ville basse.
Le propriétaire, nous donne les clés de l'appartement. Dès notre installation terminée, nous partons visiter le centre historique, dans la partie haute.
Les remparts du château, construit au XII e siècle sur un promontoire, dominent la baie. L'ensemble du bâtiment est bien conservé.
Le panorama est sublime le long des murailles. La forteresse abrite le Musée de la Vannerie Méditerranéenne. Denise règle le droit d'entrée, 3 € chacun. La visite est rapide, une petite exposition, est dédiée à l'ancienne tradition locale, en particulier le tissage et le tressage du jonc, ou de l'osier et des objets anciens.
L’église médiévale Santa Maria delle Grazie, de style roman est particulière. Elle ne possède pas de façade ; nous entrons à l'intérieur par une porte, au milieu de trois arcades.
Sombre et austère, elle renferme un des plus anciens crucifix de Sardaigne, représentant un Christ noir.
La Cathédrale Sant’Antonio Abate a subi de nombreuses modifications. Finement décorée, l'intérieur conserve de nombreux retables en bois sculptés et dorés.
L'édifice religieux est flanqué d’un haut campanile, dont la coupole est recouverte de carreaux polychromes.
Nous déambulons dans les ruelles étroites, et dans les escaliers, balayés par une légère brise marine. Le port est un endroit à découvrir. Les barques colorées, tanguent tranquillement sur les eaux d'un bleu éclatant... Là, nous avons un point de vue imparable sur la cité médiévale.
Samedi 22 septembre 2018
Le petit-déjeuner est savoureux. Dans le solarium du B&B, notre hôte est aux petits soins, l'omelette au jambon est coulante à souhait.
Je lève la tête toutes les 10 secondes pour repérer chaque détail de la cité médiévale. Le soleil est resplendissant et met en valeur les couleurs multicolores des façades des maisons.
Devant des portes, des femmes exposent le produit de leur travail, essentiellement de la vannerie et du tissage du palmier nain. D'autres, prennent soin des fleurs et des plantes exotiques, qui décorent les rues et les cours intérieures.
Dans la ville basse, les rues sont à l'image de l'époque, l'art urbain a fait des émules.
Le quartier a retrouvé une nouvelle jeunesse, en faisant intervenir des artistes de rue. Les œuvres habillent des portes et des murs, sur des thèmes sociaux divers, tout en conservant le sens de l'esthétisme.
Au gré des ondulations de la route, nous arrivons à Bulzi. La bourgade, nichée dans la montagne conserve un petit trésor... L'Église San Pietro del Crofisso, de style roman-pisan est isolée en pleine campagne, sur la colline de Monte Acuto.
Construite au XIIe siècle, sa façade se caractérise par des bandes blanc et noir. Une alternance de marbre blanc et de pierre volcanique.
C'est un vrai plaisir d'apprécier les charmes de l'intérieur de l'ile, il y règne une tranquillité apaisante, loin de la frénésie des stations balnéaires.
Au village voisin de Tergu, nous visitons l’Abbazia Di Santa Maria Di Tergu datant du XIIe siècle. De style pisan, elle est construite en trachyte, une pierre volcanique et en calcaire blanc.
Le bâtiment est un bijou de perfection géométrique, alternant des bandes claires et d'autres d'un rouge sombre. Un bas-relief très caractéristique orne le centre de la façade.
Je sors la carte routière du vide-poche, notre prochaine destination est la Cala Sacro Cuore Ampurias (plage du Sacré-coeur) dans la ville de Lu Bagnu.
Le temps est trop beau. Nous descendons à la plage qui est de toute beauté. Le sable est fin, l'eau limpide, couleur émeraude. Quelques surfeurs assurent le spectacle. Visite, photos, nous jouons un peu les touristes.
En début de soirée, nous dinons à la trattoria Da Maria Giuseppa à Castelsardo. Les portions sont généreuses et la cuisine de bonne qualité. Le buffet recèle d'une multitude d'antipasti, Denise choisie un plat d'agneau, je me régale de spaghettis enrichis de moules et de palourdes. Un Vermentino sec accompagne ce succulent repas. L'addition est légère, 46 €. Un prix correct savourer des spécialités locales.
Le soir, des illuminations peignent le ciel de couleurs vibrantes, créant un décor époustouflant... La dolce vita.
Dimanche 23 septembre 2018
Nous prenons le petit-déjeuner en compagnie de deux motards français. Chacun fait partager ses expériences ou ses conseils sur le thème des voyages.
Comme hier matin, le petit-déjeuner est gourmand et équilibré, notre estomac est rassasié pour la matinée.
Le ciel est tout bleu, la température monte rapidement avec le soleil.
Nous laissons Castelsardo et son patrimoine médiéval derrière nous. Sassari, notre étape du jour, possède également un centre historique, avec des thermes romains.
Le trajet est rapide, le littoral est parsemé de petites criques et de falaises qui surplombent la mer et les plantations d'oliviers bordent la route, jusqu'à la capitale du nord de l'ile.
Je gare la voiture dans le centre historique de la seconde ville de Sardaigne.
Il est trop tôt pour s'installer dans notre location, alors nous allons visiter l’Église Santa Maria Di Betléem. Construite au XIIe siècle, suite à de nombreuses rénovations, elle possède des éléments romans, gothiques et néoclassiques. Les habitants sont fiers du campanile qui est accolé sur un côté. L'intérieur est une belle surprise, avec des ex-voto en forme de cœur accrochés aux murs.
Nous flânons dans une multitude de rues étroites et sympathiques. L'ambiance est très populaire, tout le contraire de l’autre grande ville du sud, Cagliari, où le centre historique a été pensé, en fonction du tourisme.
À pas lents, nous découvrons le Duomo au détour d'une rue.
La cathédrale San Nicola a été érigée entre le XVe et le XVIe siècle. L'imposante et sublime façade baroque attire le regard... C'est un festival d'ornements végétaux, de frises et des chérubins. Dans des niches, 3 statues de martyrs décorent les différents niveaux. C'est de toute beauté.
Capturer la façade du monument est compliqué, je manque de recul, alors je m'éloigne un peu, pour le prendre en photo dans son intégralité. Nous sommes dimanche, le portail monumental est fermé.
La Piazza Italia, est l'espace le plus touristique. La Statue du Roi Victor Emmanuel II, trône au milieu de cette grande place, mais à cette heure matinale, la statue sert de perchoir aux pigeons.
D'imposants bâtiments du XIXe siècle donnent de l'éclat, dont en particulier, le Palazzo della Provincia, le siège du gouvernement provincial, et en face, le Palazzo Giordano, qui accueille les bureaux de la Banca Intesa San Paolo.
Je reprends le volant pour quelques minutes, nous allons déposer nos bagages au B&B Allogio Turistico Le Calle. Denise, y a réservé hier, une chambre par téléphone. Dans la campagne, la maison est cachée dans un grand jardin.
Après avoir pris possession de la chambre, nous retournons en ville.
Pas de chance, le Duomo est toujours fermé. Le soleil couchant met encore plus en valeur la finesse des sculptures de la façade.
Les immeubles sont colorés et rapprochés, les façades possèdent d'élégants balcons en fer forgé ou en pierre.
La Piazza San Antonio, dans un quartier populaire, accueille le festival des Arts du Monde. Un petit orchestre, donne un concert musical dans un rythme effréné. Le public est conquis, l'ambiance est festive et familiale.
Les cuisines du monde sont à l'honneur. Assis sur un banc, nous savourons un étonnant couscous sénégalais.
La Piazza Italia agit comme un aimant, en début de soirée, le quartier est plus dynamique. Des amateurs de véhicules anciens, admirent des voitures d'un autre âge.
Denise retrouve avec plaisir un modèle Fiat 500, plus communément surnommée (pot de yaourt) un modèle qu'elle a possédée, il y a quelques années.
La place, le soir, est le rendez-vous des Sassarais qui viennent déguster une glace... Nous respectons la tradition !
Lundi 24 septembre 2018
Aujourd'hui, c'est notre dernier jour de tourisme. Stintino, au nord de l'ile, va être notre dernière étape.
Ancien port, spécialisé dans la pêche au thon, la ville est la capitale de la région de la Nurra du Nord. L'été, Stintino devient un des hauts lieux du tourisme, grâce à la notoriété de ses plages.
Le trajet est court entre les deux villes. Sur la SS131, nous laissons Porto Torres à notre droite. Encore quelques kilomètres, et le port de pêche, se dessine à l'horizon.
Nous y reviendrons plus tard, pour acheter nos derniers souvenirs et les spécialités sardes, avant notre départ demain.
La Pelosa est décrite pour être une des plus belles plages au monde !
En face, se situent les Iles Piana et d'Asinara. Cette dernière, ancienne prison, abrite un Parc National, riche en faune et en flore.
Nous sommes conquis par la beauté de la plage. Nous posons nos serviettes sur cette vaste étendue. Le sable blanc plonge dans des eaux peu profondes. Les teintes rassemblent toutes les nuances de bleu clair, de turquoise, de vert et d'émeraude.
Je gare la voiture dans un parking payant... Tous les parkings de plage sont payants !
Au pied du Capo Falcone, un promontoire sauvage, la plage est magnifique. Du sable blanc, très fin, une mer aux reflets turquoise et azur, secouée par le vent.
Sur un petit ilot, face à la petite plage de Della Pelosetta, il est impossible de ne pas remarquer la silhouette de la Torre di Pelosa qui se détache sur le bleu de la mer... Pittoresque à souhait, elle a été construite en 1578, elle rappelle la présence et la domination espagnole.
Le panorama est incroyable, la mer avec des dégradés de bleu et de vert est superbe.
Deux petites plages, Ancora et Rocca Ruja sont moins fréquentées, mais possèdent un charme identique. Je range mon appareil, aucune photo ne pourra rendre ce tourbillon de couleurs qui nous émerveille.
Le centre du village de Stintino est agréable, il est encadré par deux petits ports de pêche. Le village s'est modernisé, nous arpentons tranquillement sa jetée, bordée de palmiers.
Des petites maisons basses, aux couleurs pastel abritent des commerces d'alimentation et des boutiques de souvenirs. Denise est ravie... Quel décor pour cette dernière journée.
À Pozzo San Nicola, un petit village, nous nous arrêtons à la fromagerie Demelas. Le pecorino, à la saveur intense est trop bon... Et il y a encore de la place dans la voiture !
Nous rejoignons Porto Torres. Il est trop tard pour visiter l'intérieur de la Basilique di San Gavino. Édifié vers l'an 1100, l'édifice religieux est un chef d'œuvre unique en Italie de l'art roman. L'édifice à une particularité étonnante, il n'y a pas de façade, l'entrée s'effectue sur le côté.
Le B&B Quattro Mori est notre dernier logement, il est caché dans la campagne de Margoneddu, sur la route SP57.
Mardi 25 septembre 2018
Petit-déjeuner matinal, en compagnie de deux couples de Français. Comme nous, ils vont prendre le ferry de 9 heures 30.
Depuis cette nuit, un vent violent traverse le nord de l’ile. Arrivés au port, nous devons changer de quai d’embarquement. Pour une raison de sécurité, le ferry est amarré à un appontement plus à l'abri des éléments.
Le départ, prévu à 9 heures 30 est reporté à 12 heures 30. Une forte houle, balaie la jetée de hautes vagues.
Enfin, nous embarquons. Le ferry quitte son appontement. Dès le premier mile, le vent forcit, la mer se creuse, le bateau gîte davantage. Le capitaine fait le choix de longer les côtes de la Corse pour trouver de meilleures conditions de navigation.
Si la durée du trajet est allongée, nous profitons des magnifiques et imposantes falaises de Bonifacio. Plus tard, la baie d’Ajaccio s'offre à notre vue.
Dernière terre avant le débarquement, nous passons au large de la Réserve de Scandola, la star du Golfe de Porto.
Le ferry s'amarre à son appontement à Toulon à 22 heures. L'escapade en Sardaigne est terminée.
Bilan du séjour
Seconde ile italienne de la Mer Méditerrannée par sa surface, la Sardaigne est séparée de la Corse par les Bouches de Bonifacio. Des panoramas à couper le souffle, ou la nature sauvage, est intacte.
Des criques spectaculaires aux eaux turquoise, des falaises vertigineuses, un feu d'artifice de couleurs, des gorges stupéfiantes... Les paysages ont répondu à nos attentes.
Le séjour en septembre, est une bon choix, lorsque l'on recherche le soleil et des températures agréables, pour une fin de saison estivale.
Les points positifs
Les superbes plages, même si au fil des découvertes, nous avons l'impression de déjà vu... Mais c'est tellement beau !
Les villes balnéaires aux plages de sable blanc. Les villages, perchés au milieu des montagnes, qui baignent dans leurs traditions. Les maisons, aux façades colorées.
La facilité, pour atteindre les iles de la Maddalena et de San Piétro, tant les rotations des ferries sont importantes.
L'excellente qualité des B&B et des hôtels.
L'accueil des Sardes. Dans la rue, dans les commerces, une population chaleureuse et accueillante, souriante et serviable.
L'excellent accueil dans tous les Offices de Tourisme. La langue mélodieuse, l'histoire culturelle et architecturale, la Sardaigne possède de nombreux atouts.
Les possibilités de changer rapidement d'activités : baignade, randonnée, visite culturelle, grâce à la diversité des paysages et des distances réduites.
La gastronomie. Il n'y a pas que des pizzas et des pâtes en Sardaigne. Mais un menu complet de spécialités sardes à un coût !
Les points négatifs
Le stationnement dans le centre des villes, très souvent interdit aux non-résidents. La signalisation est parfois mal indiquée.
La conduite sportive des Sardes, c'est quoi une ligne continue blanche ? Il faut être attentif en permanence...
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