Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 octobre 2021 2 26 /10 /octobre /2021 12:06

 

 

 

 

 

Découverte de l'ALBANIE en

septembre/octobre 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME  PARTIE

 

 

 

 

 

 

 

FORMALITES

 

 

 

 

Visa obligatoire seulement pour un séjour de plus de 3 mois.

 

 

 

 

 

 

Vaccination

 

 

 

 

Vaccins recommandés :

 

 

. vaccinations universelles : hépatite B, DTPC.

. Hépatite A, fièvre typhoïde.

 

 

 

Vaccination obligatoire :

 

 

. Covid 19 (deux doses).

 

 

 

 

 

 

Question argent

 

 

 

 

 

La monnaie : le LEK (Lekë au pluriel).

Possibilité de payer en euros, mais mieux vaut changer en monnaie locale pour bénéficier d'un meilleur taux. Dans les grandes villes, il y a partout des bureaux de change (western Union).

Septembre/Octobre 2021 ...     1€ = 121 Lekë.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question transport

 

 

 

 

 

 

 

 

Aérien

 

 

 

 

Bordeaux - Bari : direct.

 

Bari - Bordeaux : direct.

 

Compagnie Ryanair. 104,96€/2 billets + 2 bagages en soute 89,98€.

Total : 194,94€ pour deux (achetés le 10/08).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maritime

 

 

 

 

 

Compagnie Adria Ferries

 

Billets achetés au bureau de la compagnie sur le port de Bari.

207€ pour une cabine double avec salle d'eau privative.

 

Bari - Durrës : départ 23h - arrivée 9h.

 

Durrës - Bari : départ 23h - arrivée 9h.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terrestre

 

 

 

 

Les Bus

 

Pour les destinations "longues distances".

 

Confort variable. Air conditionné. Tarif intéressant.

Le pays est montagneux, l'état des routes est parfois dégradé, les trajets sont assez longs même pour les courtes distances. 

 

 

 

 

Les Furgons

 

Pour les trajets locaux.

 

- Des minibus (9 à 18 passagers) qui démarrent lorsqu'ils sont pleins. Possibilité - très fréquente - de rajouter des sièges pliables au milieu.

 

- Il est possible de trouver de grandes voitures " à partager".

 

- Les départs sont en nombre le matin, puis se raréfient en milieu d'après-midi.

- Sur le bord de la route, repérer le panneau au niveau du pare-brise et lever la main si la destination est la bonne.

 

- Des passagers qui se rapprochent, au fil des arrêts, des sièges des premières places qui se libèrent pour une descente plus rapide.

 

- Des discussions ininterrompues entre les personnes (même celles qui ne se connaissent pas).

 

- Pas de climatisation.

 

- Bon marché.

 

 

 

 

 

 

Les Stations routières

 

 

 

 

 

Effervescence et bonne organisation.

 

Bus et Furgons ont leur station propre, sauf dans les grandes villes où ils se partagent un même lieu.

Lorsque la station est à l'extérieur d'un centre-ville, elle est toujours facilement accessible en bus urbain.

 

 

 

 

 

 

Prix des trajets pour deux billets

 

 

 

 

Ksamil - Gjirokastër : 70 km. 7€. 2 h de trajet.

 

 

Gjirokastër - Permët : 60 km. 5€. 1h30 de trajet.

 

 

Permët - Korcë : 120 km. 10€. 4 h de trajet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question hébergement

 

 

 

 

 

 

Gjirokastër

 

Hôtel Parloto. Rruga (rue) Ismail Kadare.

 

Bon accueil des propriétaires. Près des centres d'intérêts. Au calme. Bon et copieux p/d.

21€/n avec p/d.

A recommander.

 

 

 

 

Permët

 

Keli Guest House. Lagje Bajame Permët Deja Wu.

 

Accueil chaleureux du propriétaire. Bien situé dans le centre-ville. Chambre confortable. 20€/n avec p/d.

A recommander.

 

 

 

 

 

Korcë

 

Bujtina e Bardhe. Rruga Spiro Ballkameni, Mbrapa Katedrales.

 

Belle maison ancienne, à deux pas de la cathédrale. Excellent accueil avec énormément d'informations fournies par le propriétaire. Personnel attentif. Chambre confortable.

25€/n avec un copieux p/d.

A recommander.

 

 

 

A signaler la qualité de l'hébergement dans le pays : gentillesse du personnel et des propriétaires. Le confort et la propreté de la literie et des sanitaires partout.

 

 

 

 

 

 

 

Question au quotidien

 

 

 

 

 

Essence : 172/195 Lekë le litre (1,43/1,62 €) -  Diésel : 170/178 Lekë le litre (1,40/1,48 €) -

1 birek (grand feuilleté au fromage) 40 Lekë (0,34 €). 1 cappuccino 135 lek (1,10€). 1 bière locale (0,50l) 140 lek. 1 bère étrangère (0,33l) 140 lek. 1 bouteille d'eau 60 lek (0,50€).

1 kg de pommes ou de tomates 0,80 lek (0,60€). 1 paquet de cigarettes 320 lek (2,60€).

 

 

 

 

 

 

 

+ + + + + + + + + + + + + + + +

 

 

 

 

 

Difficile de partir pour une lointaine destination avec la pandémie du COVID 19.

Notre choix s'est porté sur l'Albanie, petit pays pas encore envahi par le syndrome touristique, avec des conditions sanitaires allégées à compter de septembre 2021 :

 

- Pass sanitaire (2 vaccinations). Contrôle à l'entrée et à la sortie du pays.

. Pas d'obligation de quarantaine. 

. Port du masque obligatoire à l'intérieur des lieux publics fermés.

 

 

Le pays possède de multiples richesses :

 

Culturelles. Archéologiques. Parcs naturels. Monuments religieux. Villes classées au patrimoine mondial de l'Unesco. La Rivièra albanaise avec les plages de la Mer Ioniènne et de la Mer Adriatique.

 

 

L'Albanie bénéficie d'un gros avantage à cette période de l'année avec un climat méditerranéen sur la partie littorale et doux à l'intérieur.

 

 

Proche de la France, aux portes de l'Europe, le pays, petit par sa surface, il est encadré par le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine du Nord et la Grèce.

 

 

 

 

 

 

Histoire récente de l'Albanie

 

Republika e Shipërisë

 

 

 

 

Ce pays, encore méconnu, a beaucoup souffert de la fermeture de ses frontières durant la dictature de Enver Hoxha de 1946 à 1985 (date de sa mort). 

Il enfoncera son pays dans l'isolement en le faisant vivre en autarcie, sous un régime de terreur.

La situation perdurera avec le dirigeant communiste Ramiz Alia jusqu'au renversement du régime en 1991.

 

Actuellement considéré comme le pays le plus pauvre et le plus isolé de l'Europe, l'Albanie s'est ouvert au monde et souhaite un rapprochement avec l'Union Européenne.

 

D'après les médias, la corruption et la criminalité organisées entravent les grandes institutions : l'Etat, la police et la justice en particulier.

 

 

 

Avec notre curiosité habituelle, à nous de découvrir la culture du pays, ses paysages, ses plages, son histoire ancienne et son passé récent.

 

 

 

 

 

 

CARTE  DE L'ALBANIE

 

 

 

 

Itinéraire de notre voyage

 

 

 

Flèche bleue : Ferry Bari - Durrës . Durrës - Bari.

                         Ferry Koman - Fierze

 

 

 

 

Flèche rouge : bus 1ère partie du périple.

 

Flèche verte : trek Valbonë - Theth.

 

Flèche mauve : Bus 2ème partie du périple.

 

Flèche violette : Bus Frontière de Pogradec à Ohrid en Macédoine du Nord

 

Flèche noire : bus 3ème partie du périple.

 

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

 

Deuxième partie

 

 

 

 

 

Gjirokastër

 

 

Permët

 

 

Korcë

 

 

 

 

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 septembre 2021

 

 

 

 

 

Gjirokastër

 

La ville de pierre

La ville penchée

 

 

 

 

Fin du bol d'air iodé le long des plages de la Rivièra Albanaise, notre prochaine destination est Gjirokastër.

Toujours dans le sud du pays, dans une région montagneuse, sur les pentes de Mali I Gjerë, à 35 kilomètres de la frontière grecque. 

 

P/d rapide dans notre studio de Ksamil, au revoir à nos hôtes. A 8h, on se rend à pied à la station des bus. La navette est archi-comble jusqu'à Sarandë.

La vue des immeubles dans la baie bétonnée nous conforte dans le choix d'avoir choisi Ksamil avec son superbe décor, sa tranquillité et ses plages. 

 

 

A 9h30, on s'installe dans un bus climatisé qui part pour Tirana via Gjirokastër. Nous achetons les billets au conducteur (300 lek/p). 

 

Dès les premiers kilomètres, la route sinueuse traverse des paysages à couper le souffle, les virages se succèdent. On en prend plein les yeux !

 

Les montagnes sont pénétrées par des vallées profondes. On remarque d'abord des forêts denses de feuillus (chênes, hêtres). Plus on prend de l'altitude, plus la végétation décroît...à l'exception des conifères (sapins, pins).

Les hauts pâturages, souvent pelés, coiffent l'ensemble. Nous arrivons dans les zones où montent les troupeaux de vaches et de brebis.

 

En descendant, de coquets villages sont accrochés au flanc des collines verdoyantes. Dans la vallée, la route serpente entre des collines où s'étendent des vergers et des parcelles de vigne. Les champs de céréales déjà moissonnés se prolongent à l'infini.

 

 

On distingue toujours les mêmes demi-sphères grisâtres posées sur le sol des bunkers militaires, construits sous le régime et la volonté paranoïaque d'isolationnisme d'Enver Hoxha. 173 000 bunkers qui n'ont jamais connu de conflit.

 

Aujourd'hui, ils sont délaissés, la plupart à l'abandon. A la campagne, ils servent d'abris aux animaux de la ferme. En ville, quelques-uns sont reconvertis en cafés, petits entrepôts ou logements pour les sans-abri.

Les plus connus ont été transformés en Musée d'art et d'histoire.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Le château de Gjirokastër se voit de loin, en haut d'une colline, il domine la vallée où coule la Rivière Drino

 

Le conducteur nous dépose sur la SH 4, à hauteur d'un grand rond-point, à la périphérie de la ville nouvelle.

Tous les furgons et bus qui empruntent cette route sont rassemblés sur l'accotement.

 

Le centre historique est à deux kilomètres au sud. Sac sur le dos, on se rend à l'Hôtel Palorto. Le sol plat de la grande avenue se termine au débouché d'une ruelle pavée qui mène vers le Bazar. Elle est longue... très longue, elle est pentue... très pentue et il fait chaud ... très chaud !

 

Enfin, nous posons nos sacs à l'hôtel. L'accueil du propriétaire sur la terrasse fleurie est agréable. 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Gjirokastër forme un immense amphithéâtre, avec ses maisons perchées à flanc de colline, mieux vaut recharger les accus avant de commencer la balade.

Dans un restaurant dédié à la cuisine traditionnelle, on se régale avec une moussaka, une spécialité d'influence des voisins grecs.

 

 

Rassasiés, nous partons à la découverte des belles bâtisses traditionnelles en pierre et au beau toit de lauzes grises qui les caractérisent.

 

Pas besoin de plan pour déambuler dans les rues, la cité historique s'appuie sur les pentes des collines. Il fait chaud, on zigzague dans les ruelles pavées de gros cailloux, pour se jouer du soleil en rasant les façades des maisons. Des étais en bois appuyés sur les murs soutiennent les avant-toits qui apportent une protection contre le vent et la pluie.

 

 

La Maison Fico avec sa façade jaune et à l'architecture ottomane détonne de la couleur austère de ses voisines. Etonnant !

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Certaines maisons de ce joyau, inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 2005, datent du 17ème et 18ème siècle.

Beaucoup d'entre-elles sont menacées :

 

. Pas d'entretien fautes de moyens financiers pour les restaurer. Abandonnées et vides, elles menacent de s'effondrer.

 

. Problèmes familiaux empêchant les rénovations. 

 

Le romancier Ismail Kadaré, natif de Gjirokastër, dans une chronique, a décrit sa cité natale comme "la ville la plus penchée au monde".

 

 

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Quelques-une sont réhabilitées pour accueillir les touristes.

 

A la différence de Bérat, visitée il y a quelques jours, les quartiers sont plus aérés, les maisons ont une architecture moins uniforme et toutes ont de la vigne qui s'élève contre un mur, une pergola ou un treillage dans le jardin.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

On se dirige vers la Citadelle au sommet d'un éperon rocheux. Le Bazar sur le chemin est envahit par les touristes, trop de monde, on viendra le visiter demain matin.

Le chemin grimpe encore plus haut, le sommet culmine à 335 mètres d'altitude.

En longeant les murailles, nous trouvons quelques vendeurs de souvenirs près de l'entrée. Après nous être acquittés de notre obole (400 lek/p), nous pénétrons dans les imposantes fortifications.

 

 

Pas d'habitations à l'intérieur comme à Bérat, ici, elle était seulement dédiée à la défense militaire.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

L'enceinte du XIIIème siècle est démesurée. La visite commence par une galerie souterraine qui abrite de nombreuses vieilles pièces d'artillerie. Nous passons rapidement devant un char d'assaut italien.

 

Il faut se baisser pour entrer et découvrir des écrits et des marques sur les murs des cellules dans la prison. Elle a été utilisée par les italiens, les allemands et sous la dictature de Enver Hoxha jusqu'en 1968.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Dehors, on retrouve les rayons du soleil en longeant une série d'arcades en pierre.

 

Sur le terre-plein, la carcasse d' un avion américain est exposé comme un trophée : forcé de se poser en 1957 puis abandonné par l'armée américaine, du temps de la guerre froide.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

A l'extrémité de la citadelle, la Tour de l'Horloge est magnifique, visible depuis la route SH 4, elle sert de point de repère pour se diriger. Après la prise de la ville par Ali Pacha, elle servait à indiquer l'heure des prières.

 

La terrasse est un belvédère géant, la vue est fantastique pratiquement à 360°. 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

Du pied de la citadelle, jusqu'au sommet des collines, nous sommes émerveillés par l'architecture des maisons historiques.

Certaines s'élèvent sur 3 étages, d'autres sont embellies par des tourelles défensives (Kullë turque).

 

Entourée par les nombreuses fenêtres, la pointe du minaret de la Mosquée s'élève dans le ciel. Chaque quartier à sa particularité.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Plus bas, le panorama est généreux sur les hauts immeubles de la ville nouvelle. 

 

A l'horizon, les montagnes et leurs sommets qui culminent à près de 2000 mètres dominent l'immense Vallée du Drino.

Quel spectacle envoutant !

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

On termine la visite par le Mausolée de Babës, deux dignitaires bektashis "Prêtres-Derviches" de l'ordre soufi. Ils sont inhumés dans un petit jardin. 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

On se dirige encore plus haut sur la colline. Sur les pentes très escarpées de la colline, nous arrivons dans un quartier déshérité. Notre recherche reste vaine pour trouver un ancien aqueduc construit sous le règne de Ali Pacha. Il ne reste que des ruines.

Pas de touristes dans les parages, seulement des broussailles, des déchets, quelques maisons en ruine et la VUE ! Unique... rien que pour nous ! 

 

 

Installés depuis un belvédère naturel, nous sommes récompensés par le panorama, à presque 360° c'est grandiose.

Nous comprenons le rôle stratégique de l'immense Citadelle (Kalaja e Gjirokastrës).

Avec ses dimensions démesurées (longue de 600 mètres et 70 mètres dans la partie la plus large).

Elle contrôlait toutes les communications dans la vallée.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Retour dans le labyrinthe étroit des ruelles. Magie et superstition, une particularité des croyances dans le pays est étonnante. Un grigri à l'allure diabolique, est accroché sous l'avant-toit d'une maison. Il est censé protéger ses habitants et chasser les mauvais esprits.

Nous avons souvent aperçus dans d'autres villes, des oursons en peluche accrochés aux toits et aux balcons des maisons, l'animal est aussi un symbole pour conjurer le sort.

 

Le soleil décline, inondant les sommets environnants. Quelle ville... quelle journée !

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

 

Samedi 25 septembre 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Température est très fraîche sur la terrasse lorsque le patron de l'hôtel nous sert un excellent p/d.

 

Nous nous avons privilégié la tranquillité matinale pour visiter le Vieux Bazar appelé par les locaux "Qafä e Pazarit ", le Cou du Bazar.

 

Il nous faut cinq minutes à pied pour y arriver. Si le centre historique s'est structuré dans cette zone, on en a vite fait le tour : 5 rues bordées par une multitude de commerces de souvenirs, des bars et des restaurants.

 

Le quartier n'a plus rien d'ancien. Un programme de rénovation et de réhabilitation récent, initié par l'Etat et financé par des fonds américains et de la banque mondiale a modifié l'environnement.

 

C'est beau, c'est propre, c'est trop propre et trop beau... attablés sur les terrasses où dans les magasins, seuls les touristes semblent profiter des lieux.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

A côté, la Mosquée du Bazar (Xhamia Memi Bey) a aussi un toit typique en lauze. Lors de l'interdiction religieuse par le régime communiste, elle a était utilisée comme salle d'entrainement pour les acrobates de cirque. Aujourd'hui elle est remplacée par une école musulmane. Une jeune femme enseigne le Coran à quelques jeunes enfants. 

 

Son intérieur dépouillé est rehaussé de superbes fresques sur les murs et le plafond.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

Les Kullë de Gjirokastër.

 

 

Gjirokastër possède encore de nombreux trésors culturels et architecturaux.

 

Face à notre hôtel, la Skenduli House est une Maison-Tour ottomane fortifiée datant du XVIIIème siècle. Une des plus anciennes de la ville, construite par une riche famille.

 

Son actuel propriétaire, descendant de la 10ème génération, nous sert de guide (200 lek/p). Il a récupéré la maison après sa confiscation par le régime communiste.

Il nous conte les nombreuses péripéties dans un bon français. On ne compte plus le nombre de pièces, il y en a en nombre à tous les étages... 

 

Sur la façade, des poutres latérales en bois soutiennent la structure du toit, en cas de tremblement de terre. Au sous/sol, il nous décrit le système ingénieux des conduites d'eau qui alimentaient une citerne d'une contenance de 130 000 litres.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

L'aménagement intérieur des étages supérieurs est intact et confortable pour l'époque, il est resté dans son "jus". Le premier étage était utilisé à la saison froide, le deuxième servant à la saison chaude.

 

Des meubles en marqueterie dans les chambres, des motifs décoratifs et des fresques florales ornent de nombreuses pièces.

De superbes cheminées peintes (9), plusieurs toilettes et hamans.

 

Les riches propriétaires ne se refusaient rien !

 

La maison avait aussi une capacité de défense élaborée, face aux envahisseurs : Tour de guet depuis l'immense véranda face à la vallée et des meurtrières dans les épais murs. Le maître de maison est prolixe dans ses explications, il nous invite à un superbe voyage dans le temps.

 

La plus belle salle comporte des pièces de Musée, les photos sont interdites, mais quelle beauté. 

 

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Autre incontournable de la cité, la Zekate House (Shtëpia Zkatëve) est une autre Maison-Tour fortifiée.

 

Il faut grimper au sommet d'une colline. La vue sur les toits de la vieille ville et de la vallée est incomparable.

 

Son architecture est différente de la Skenduli House. Sa grande façade à double arche est encadrée par deux tours latérales qui s'élèvent sur 3 étages. 

 

Nous réglons l'entrée (200 lek/p). Pas de visite accompagnée, nous déambulons dans les pièces à notre guise.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

Au Rez-de-chaussée, la cuisine et la citerne de réserve d'eau. Nous montons par un escalier central dans les étages. Des chambres avec tout le confort de l'époque (toilettes et hamam) et des salons de réception.

 

Le "must" est un grand salon, typique des kullë, avec une superbe cheminée, des fresques florales sur les murs et un plafond richement sculpté. Contrairement à la maison précédente, les photos sont autorisées. 

 

Le 3ème étage, au sommet d'un escalier en bois était dédié pour les femmes qui y travaillaient en observant sans être vues !

 

​​​​​​​Le tournage d'un film se déroule pendant notre visite, un acteur, gentiment, pose fièrement dans sa tenue traditionnelle.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Nous descendons dans la ville nouvelle pour repérer la station de départ des "furgons" pour Permët, notre prochaine destination demain matin.

 

Au pied de la citadelle, la ville moderne ne possède pas de monument à visiter. On aime bien l'ambiance.

 

On s'installe à la terrasse d'un bar. La bière (albanaise) bien fraîche est agréable. Comme par magie, en fin d'après-midi, les rues retrouvent une grande animation. 

 

Une poignée d'hommes jouent aux échecs dans un brouhaha étonnant, tout le groupe participe et commente les stratégies. On est loin du comportement habituellement calme et concentré autour de ce jeu. La vrai vie des albanais est dans les quartiers populaires.

 

 

Il fait déjà nuit à 19h, on se rend dans le Quartier Dunavat, au-dessus du Chateau.

 

Il nous faut refaire le plein d'énergie, dans une épicerie/restaurant familiale, on se régale avec de la moussaka, des qoftë (boulettes de viande) et des aubergines farcies. Le patron est bienveillant et aux petits soins.

 

 

Les rues du Bazar sont toutes illuminées, nous avons le plaisir de rencontrer Yann et Yoan, avec qui nous avons partagé le superbe trek entre Valbonë et Theths en début du mois.

Une occasion d'ouvrir le carnet de voyage, en partageant nos impressions ressenties devant les paysages.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

 

Dimanche 26 septembre 2021

 

 

 

 

 

PERMËT la ville des roses

 

 

 

 

 

 

 

Il a fallu ajouter des couvertures cette nuit, il fait frisquet lorsque l'on prend notre p/d, différent de la veille. Belle attention de notre sympathique famille.

 

Sac sur le dos, nous descendons une rue grossièrement pavée. Nous sommes interpellés par un "papy", assis dans son garage, devant un attirail artisanal.

 

Il ne parle pas anglais, je me retrouve très rapidement avec verre à la main, le bonhomme me propose une rasade de raki. Occupé à distiller du marc de raisin, la distillation se fait à son rythme, assis, en surveillant les flammes sous le "Kasan", un chaudron de cuivre.

A l'intérieur, des raisins qu'il a mis à fermenter dans des bidons.

Ça sent la potion magique !

 

Impossible de refuser, mais du raki à 8h30, c'est du costaud !

 

Encore une bonne surprise, l'authenticité et la gentillesse des albanais est une réalité.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Le furgon (300 lek/p) pour Permët démarre à pile à 10h. La route sinue entre les montagnes, dont les sommets culminent à 2000 mètres, on traverse les Gorges de Kelcyre et la Vallée du Drino.

 

On ne croise pas beaucoup de Mercedes, mais des paysans qui se déplacent à dos de cheval.

 

L'heure de trajet est vite passée.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

Nous posons nos sacs à la Kelly Guesthouse qui borde la jolie Place Centrale.

L'accueil du propriétaire est très chaleureux autour d'une tasse de café.

Au premier étage, la chambre est superbe et confortable. Impeccable.

 

Nous partons visiter la ville, qui a le privilège d'être considérée comme la plus propre et la plus verte d'Albanie.

 

La chance est avec nous, par hasard, nous trouvons sur la place, le conducteur du furgon qui fait le trajet pour aller au Pont de Benjë à quelques 10 kilomètres. Nous prenons rendez-vous avec lui pour demain.

L'arrêt des bus pour Korcë est très proche de notre logement. Nos interrogations sur les transports sont vite résolus, c'est du temps de gagné !

 

 

La Place est bordée par des bâtiments élevés, terminé les pierres de Gjirokastër. De nombreux aménagements floraux ornent la place et les jardins le long de la rivière.

La ville porte le nom de "Ville des Roses".

 

Un peu de couleur sur les façades pour faire oublier les heures sombres de l'histoire et beaucoup de verdure le long de la Rivière Vjosa.

 

A l'extrémité de la promenade, un énorrrrme rocher !. Comme planté dans le sol, il fait office de belvédère sur Permët. La grosse pierre est considérée comme un monument culturel, de nombreuses histoires entretienne le mythe de la ville.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Le propriétaire de la guesthouse nous a recommandé une randonnée agréable qui mène au village de Lipë à 4 kilomètres dans la montagne.

On entre le nom dans "Maps.Me", alors vamos !

 

On enfile les chaussures de marche, et nous sortons du centre-ville. Rapidement le macadam de la rue principale se transforme en chemin caillouteux. Nous nous arrêtons à la Saint Friday's Church (Kisha e Shën e Premtes).

Construite en 1776, l'église à une architecture longue et basse avec un superbe porche à colonnades. Elle renferme de belles peintures murales, dommage, la superbe porte est fermée à double tour.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

A hauteur des dernières maisons, un habitant nous signale que le chemin est coupé. Vaguement de la main, il nous indique un autre cheminement. On lui fait confiance, la technologie, sûrement un peu plus loin, fera le point si besoin.

 

On traverse un canal d'écoulement des eaux par une échelle de bois. Au de-là, le sentier muletier est bien visible. A mesure que l'on prend de l'altitude, l'harmonie est parfaite entre les paysages de montagnes, les forêts de sapins et de hêtres à l'odeur entêtante et la vue sur la grande ville.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Seul bémol, il fait chaud, très chaud. Nous arrivons dans le vieux village de Lipë, après une 1h45 de randonnée dans une nature vierge. La presque totalité des habitations sont en ruines où abandonnées. Un berger nous tend des grappes de raisins, la rencontre est brève mais très amicale.

 

Rien à voir dans le village, notre nouvel ami nous indique de la main, un chemin qui mène à l'Eglise Sainte-Hélène (Shëin Elenës) à 2,5 kilomètres plus haut. 

 

Le sentier est en partie signalé, une procession a lieu tous les ans, le 21 mai.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

L'itinéraire est difficile et étroit dans les éboulis, seuls les chèvres et les ânes le fréquente. La température est caniculaire, pas de nuages pour cacher les rayons du soleil.

 

Nous arrivons à hauteur d'une immense Croix. A ce niveau, un berger nous montre le sentier qui serpente dans la colline très escarpée.

Un portail avec une grille en fer barre en partie le passage, le chemin qui suit longe des petites grottes à flanc de falaise.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

L'église est minuscule, elle abrite des tables décorées d'offrandes, quelques représentations religieuses et des peintures.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Nous descendons par le même chemin. Dans le village, le berger rencontré là-haut, nous attend avec des grappes de raisins.

 

Quel sens de l'accueil ! les clichés négatifs du pays et de ses habitants vu de France en prend encore un coup. 

 

 

La descente est bien plus rapide vers la grande ville. Dans la vallée, les familles d'agriculteurs cultivent des vignes et produisent, vin et raki maison.

Effectué dans les jardins, le système de distillation est rustique et artisanal.

 

Pas de chemin pierreux, un peu de répit pour les mollets, la dernière ligne droite se fait sur une route goudronnée.

  

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Repos et douche bien apprécié dans le confort de notre chambre.

 

Repas au Restaurant Falmijari et sa cuisine traditionnelle. La sympathique propriétaire nous sert du Tarator (yaourt/concombres/ail/aneth/huile végétale) des Fergesë me speca (poivrons/tomates/gjizë) et des courgettes au parmesan.

 

Accompagné d'un verre de blanc local. Un régal.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 27 septembre 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ciel bleu immaculé et température fraîche, comme tous les matins depuis Gjirokastër

 

Nous prenons notre petit-déjeuner dans un bar, face à la guesthouse.

 

A 8h30, nous sommes près de la Mosquée, à la station du furgon (50 lek/p) pour aller au Pont de Benjë et les Thermes. Les maillots de bain sont dans le sac.

 

Le conducteur parle français. Il nous explique son emploi du temps : en pleine saison deux rotations : Aller/ 8h30. Retour/12h30 puis 13h30 et retour à 18h. Hors saison : Départ à 8h30. Retour à 13h30.

 

Il faut une demi/heure pour parcourir les 15 kilomètres. Nous sommes une poignée de passagers, seulement des locaux avec nous.

Sur le site, dans le creux d'une vallée, quelques camping-caristes squattent les bords de la rivière.

 

Le Pont de Benjë (Ura e Bënjës) de style ottoman est entouré de sources thermales naturelles. C'est magnifique et étonnant.

 

Le pont en pierre relie les berges de la petite rivière dans une courbe parfaite. Six petits bassins ont des eaux à base de soufre. Réputés pour être relaxant et curatif, ils traitent les troubles rhumatismaux, l'estomac où encore la peau.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Sous le pont, nous nous baignons en compagnie d'un professeur d'italien à la retraite.

Dans un bon français, il nous signale que l'eau de ce bassin guérit les maux d'estomac. En fonction de leur composition, de la nature et des propriétés des minéraux, il nous dit qu'il vient tous les jours pour soigner et soulager ses problèmes de santé.

Le grand bassin, à quelques mètres de là, avec son eau à 30°, soigne les maladies de la peau.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Je me dirige dans le canyon en remontant le lit de la rivière sur 400 mètres. Seul un gros filet d'eau roule sur les galets, je saute sur de gros galets d'une rive à l'autre. Des conifères et des fougères s'accrochent sur les falaises.

 

Le long du parcours, 3 petits bassins d'eaux minérales naturelles sont différents. L'odeur soufrée est particulièrement nauséabonde, l'eau plus ou moins chaude.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Assis sur la terrasse du seul bar, près du parking, nous discutons avec le conducteur du furgon.

Il a passé deux années en Belgique, faute de papiers, il a été obligé de rentrer au pays. La vie est est compliquée, mais il envisage l'avenir avec espoir.

 

Dans le véhicule, le professeur nous conseille une randonnée facile, vers le village de Leusë, dans la montagne, à 2,5 kilomètres de Permët.

 

Le passage est rapide à la chambre. Un byrek rapidement avalé et nous voilà sur un chemin large, caillouteux et bien signalé.

 

On prend de l'altitude, l'horizon dégagé dévoile une vue fantastique sur la vallée.

 

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Niché dans la forêt, Saint Mary's Church (Kisha e Shën Marisë) reconstruite au XVIIIème siècle fait partie du patrimoine culturel.

 

Le monastère est riche en peintures et en fresques. Sous les colonnades, elles sont impressionnantes. La porte est fermée par un cadenas. Pas de visite possible de l'intérieur.

 

On quitte ce lieu paisible et enchanteur, nous croisons un paysan et ses chevaux, il assure le ravitaillement du village avec la grande ville.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Il faut grimper un chemin escarpé pour atteindre le village de Leusë. Minuscule, il semble vidé de ses habitants. Quelques habitations en mauvais état, des meules de paille et un panorama à couper le souffle.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Nous prenons le même chemin pour le retour. A l'entrée de la ville, la nature est généreuse, les grenadiers et les figuiers croulent sous le poids de leurs fruits, pour notre grand plaisir.

On passe devant des habitations aux façades toutes en couleur, la population veut oublier les bâtiments de l'époque communiste, il y a encore à faire... 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Retour à la chambre. Repos... et repos.

 

On retourne en soirée au Falmijari Restaurant. Les assiettes sont copieuses : spaghettis/tomates et légumes frits... et le sourire et la gentillesse de la patronne.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

Mardi 28 septembre 2021

 

 

 

 

 

 

 

KORCË Le petit PARIS

 

 

 

 

 

Il faut se lever tôt ce matin, le furgon Mercedes (600 lek/p) pour Korcë démarre à 7h, c'est le seul de la journée. 

 

Malgré les nuages gris au-dessus des montagnes, nous enchainons les montées et les descentes dans les magnifiques forêts de feuillus et de fougères qui se parent des belles couleurs rouges et pourpres de l'automne.

 

Le conducteur respecte la vitesse, des travaux et encore des travaux sur la chaussée. Entre la détérioration des routes, faute d'entretien et certaines qui sont inachevées, nous retrouvons toujours les mêmes soucis pour les conducteurs depuis le début de notre périple.

 

Deux arrêts pause-café, conduire demande de la vigilance.  Nous rencontrons plus de chèvres en liberté que de véhicules. La circulation est rare.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

A l'approche de Korcë, terminé les forêts de sapins et de hêtres. La route traverse de nombreux vergers, principalement des pommiers, de la vigne et des cultures de maraichage.

 

Nous arrivons 4h plus tard, dans la récente station routière. Moderne, elle est digne d'une grande métropole. 

Pour se dégourdir les jambes, rien de mieux que de parcourir, sac sur le dos, les 2 kilomètres pour arriver au centre-ville.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

Le ciel est toujours aussi couvert, la température lourde. On s'accorde un moment de repos dans un bar de la Rruga Greço. Nous commandons un café et un byrek pour reprendre des forces.

 

Quelques minutes plus tard, on pousse la porte de l'Hôtel Bujtina e Bardhe, une vieille maison ottomane parfaitement rénovée. 

 

L'accueil du jeune propriétaire est chaleureux. Autour d'un café, il nous donne de nombreuses informations sur la ville et les attractions touristiques de la région.

Heureux de rencontrer des français, il nous apprend que la ville porte le surnom de "Petit Paris" car durant la première guerre mondiale, Korcë a été placée sous administration française. 

 

 

La fenêtre de notre chambre donne directement sur l'arrière de la Ngajalla e Krishtit Cathedral

 

On commence la visite de la ville par le monument religieux. La Cathédrale Orthodoxe a été bâtie en 1994, à la suite de la chute du régime communiste. Elle est toute en coupoles et clochers. 

Du haut d'un escalier, sur une terrasse et faisant face à la grande rue piétonnière, elle a un côté tape-à-l'oeil.

Des dômes entourés de deux clochers surmontent ses façades de forme circulaire.

A l'intérieur, de la dorure, des fresques et des peintures de couleurs vives tout cela est éclairé par des lustres énormes.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

En bas du Bulevardi Shën Gjergji, au Point d'Information Touristique, nous achetons une carte de la ville (200 lek).

 

Comme tous les centres historiques, les principales attractions sont dans un petit périmètre.

Le Vieux Bazar, n'a rien plus d'authentique. Autour d'une placette, une récente réhabilitation des immeubles, permet d'accueillir une flopée de magasins de souvenirs, de bars et de restaurants réservés aux touristes.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

De la place du Bazar, le minaret, haut de 32 mètres, de la jolie Mosquée Iliaz Bej Mirahori, s'élève bien au-dessus des toits, facile pour trouver l'édifice. Le minaret démoli sous le régime communiste a été reconstruit en 2014.

Construite en 1496, elle est le plus ancien monument de la ville. Pas de gardien... pas de visite, la porte est fermée.

 

 

En face, la Tour de l'Horloge est de construction récente, elle remplace l'ancienne (18ème siècle) entièrement détruite par un tremblement de terre en 1961.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Nous nous "enfonçons" dans les ruelles pavées du Vieux Korcë, à la recherche du temps passé. Entre les boulevards bordés par des immeubles de l'époque communiste, quelques rares maisons ottomanes subsistent, certaines en très mauvais état. 

 

Le régime dictatorial avait expulsé les anciens propriétaires classés "bourgeois", pour les remplacer par des ouvriers et des cadres du parti.

Mais sans argent, le patrimoine a perdu de sa superbe : toitures non réparées, peintures à l'abandon et gros rafistolage et bricolage.

 

Nous repérons quelques demeures à l'architecture traditionnelle.  

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

Le Musée National d'Art Médiéval est au nord du quartier. 

C'est un bâtiment tout neuf, sur le Bulevard Fan Noli. Il renferme des trésors de l'Art religieux albanais. Nous réglons l'entrée (700 lek/p).

 

Le responsable nous donne un fascicule écrit en anglais et en albanais. Il nous présente brièvement le plan des salles avec leur couleur respective.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

Le rez-de-chaussée

 

La Salle d'or : elle accueille une innombrables collection d'icônes, accrochée sur 3 murs. Pas du tout expert de cette expression, nous sommes conquis par les couleurs.

Il est difficile de faire un choix entre les fresques et les oeuvres des peintres, connus où anonymes.

 

 

Un escalier central nous mène au 1er étage

 

 

La Salle blanche : les icônes sont alignées chronologiquement du 14ème pour les plus anciennes jusqu'au 17ème pour les plus récentes. Les oeuvres proviennent des églises des régions de Berat et de Korcë.

 

 

La salle noire : cette exposition met le grand peintre Onufri à l'honneur. 8 oeuvres sont exposées, chaque représentation met la couleur rouge en avant. On parle de "rouge Onufri".

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

La Salle rouge : une immense iconostase (cloison de bois dans les églises de rite orthodoxe) en bois sculptée attire le regard comme un aimant. Des oeuvres d'artistes reconnus complètent l'exposition.

 

Le Musée est considéré sans équivalent dans les Balkans

 

Des couleurs : du bleu étincelant, du rouge éclatant, des fonds dorés. Des détails et des traits subtils et expressifs.

 

Même pour un profane de cet art, la visite est incontournable.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Nous revenons rapidement au 21ème siècle et aux "tracasseries" pour un touriste non motorisé.

 

Nous allons à la gare routière, pour tenter de trouver un furgon qui va demain à Voskopojë, un village aux nombreuses églises.

 

Les rues sont désertes, les magasins on baissés les rideaux, très peu de circulation.

 

On en conclu que l'heure de la sieste doit-être sacrée dans tout le pays. Mais c'est le rêve pour un piéton, traverser une rue sans risquer de se faire écraser.

 

Encore une journée de balade intense à parcourir un centre urbain.

Nous avons repérer l'emplacement du furgon pour Voskopojë. De retour au centre-ville, nous reprenons quelques forces dans une brasserie, le menu est très classique. Pas top, on se rattrapera demain !

 

Avant de rentrer à notre logement, on profite des illuminations qui mettent en valeur l'architecture de la Cathédrale.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

 

 

Mercredi 29 septembre 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons apprécié les couvertures supplémentaires dans la chambre, les nuits sont fraîches.

Le p/d est très complet, nous le prenons en compagnie de quelques touristes. 

 

A pied, on se rend à la gare routière. Nous "descendons" le Bulevardi Shën Gjergji.

 

La maison jaune appelée "Maison Roumaine" est emblématique de la ville. L'édifice à l'architecture Belle Epoque abrite le Musée de la Photographie.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Sur le chemin, dans des petites ruelles, nous trouvons l'emplacement du Bazar populaire. 

 

Les fruits et légumes sont étalés sur la chaussée. Sur les trottoirs des vendeurs à la sauvette interpellent la population avec des plantes médicinales et des régimes de bananes à la main.

 

Des échoppes et des ateliers vendent des balais, de la quincaillerie, etc... Enfin, on trouve du bruit et des odeurs.

De nombreux petits commerçants n'ont pas les moyens financiers de s'installer dans l'actuel Bazar touristique.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

A hauteur de la station des bus, dans un parc arboré, des bunkers et de vieux bâtiments d'habitation vétustes, rappellent les années révolues.

 

Heureusement, en face, des immeubles de couleurs vives et à l'architecture audacieuse donnent à la ville une image moderne.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

A 11h, nous montons dans le furgon (100 lek/p) qui nous mène à Voskopojë, la petite ville est à 20 kilomètres, dans la montagne.

 

Le conducteur s'arrête régulièrement, des habitués montent, d'autres descendent, souvent pour faire un tout petit trajet. A 12h, le conducteur nous dépose dans le centre du village.

 

Le ciel s'est complètement dégagé et il fait chaud. Impeccable pour profiter du panorama. A 1200 mètres d'altitude, sur un vaste plateau, le village domine la plaine de Korcë.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

L'employée de l'Office de tourisme, gentiment, nous donne un plan de la ville. Elle possède les clefs des trois églises principales et se propose de nous accompagner.

Apparemment nous sommes les seuls touristes !

 

La ville jadis était un centre culturel et commercial important. Au temps de sa splendeur, au 18ème siècle, 50 000 personnes y habitaient. 

Difficile de le croire lorsque l'on se dirige vers la première église, éloigné de tout. Le village est minuscule, ça sent bon la campagne.

 

La rue pavée est bordée de jolies maison en pierres, toutes sont rénovées dans le respect de l'architecture traditionnelle. Les pensions pullulent. Voskopojë attire de nombreux touristes et il faut les loger.

 

L'Eglise St Nicolas de Moscopole (Kisha e Shën Kollit) orthodoxe date de 1721. Son clocher est séparé, on franchit un portique à colonnades entièrement recouvert de fresques et de peintures, plus ou moins altérées.

A l'intérieur, une iconostase (cloison en bois sculptée) et de magnifiques fresques sous la coupole. Les peintures sont obscurcies et certaines un peu effacées.

 

En sortant, nous passons devant une tombe funéraire qui matérialise la sépulture d'un vétérinaire-major de l'armée française, mort en 1918.

Elle rappelle l'occupation de la région par les troupes françaises qui ont contribué à la création de la "République de Korca".

 

Sur les hauteurs de Korcë, le cimetière militaire français abrite les corps de 640 soldats.

 

Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole
Eglise Saint Nicolas de Moscopole

Eglise Saint Nicolas de Moscopole

La deuxième visite est l'Eglise Ste-Marie de la Dormition (Kisha e Shën Marisëe). Construite en 1699. Là aussi, un clocher séparé, des fresques et une superbe iconostase. Nous sommes encore éblouis par ces chefs-d'oeuvre.

Eglise Sainte Marie de la Dormition
Eglise Sainte Marie de la Dormition
Eglise Sainte Marie de la Dormition
Eglise Sainte Marie de la Dormition

Eglise Sainte Marie de la Dormition

La dernière est l'Eglise St-Athanasios (Kisha e Shën Thanasit). Construite en 1721, elle sert de cimetière du village. Avec ses deux immenses coupoles qui reposent sur deux piliers et des absides décorées à l'extérieur, elle est qualifiée comme "Sixtine des Balkans". Du sol au plafond, les murs de la nef sont décorés de fresques dans des tons à dominante bleue.

 

 

Nous avons terminé la visite de ses magnifiques édifices, la sécurité impose de les fermer. De nombreux vols à l'intérieur et des dégradations sur les peintures à l'extérieur, impose ses mesures.

 

Nous remercions notre gentille guide. De la main, elle nous indique le chemin qui mène à un monastère, 2 kilomètres plus loin, dans les collines.

Eglise Saint-Athanasios
Eglise Saint-Athanasios
Eglise Saint-Athanasios
Eglise Saint-Athanasios

Eglise Saint-Athanasios

Le soleil est au rendez-vous, il fait très chaud, lorsque l'on s'engage dans le chemin qui mène au Monastère Saint-Jean-Baptiste de Moscopole (Manastiri i Shën Prodhromit).

 

Isolé du village, pour le rejoindre, nous passons sur un ancien Pont Ottoman (Ura e Manastirit) qui a subit récemment un petit lifting. La route serpente le long de la haute colline, découvrant une superbe vue sur le village.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

En bord de route, un grand portail est ouvert.

Très discret de l'extérieur, on entre dans le parc bien entretenu. Le gardien du monastère vient à notre rencontre pour ouvrir le portail en bois de l'édifice religieux.

Il a été construit au XIVème siècle par des moines bulgares.

 

L'église principale abrite des fresques peintes et d'étonnantes fresques monochromes datant de 1659. L'iconostase en bois est remarquable, des têtes de dragon sont finement sculptées. Une pure merveille.

 

Voskopojë est un village Musée.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Nous rentrons au village par le même chemin. Dans un bar, on se désaltère avec une bière albanaise, la Korca. Trop tard pour visiter la fabrique à Korcë, on se contente de la savourer !

 

L'heure de départ du bus est prévue à 16h, nous avons quelques instants pour nous balader dans les environs.

 

Un panneau signale l'Eglise Saint-Michel de Moscopole (Kisha e Shën Mëhilit).

 

Erigée en 1722, elle est fermée à clef. En 1996, elle a connue une situation historique, elle a été attaquée par des extrémistes islamistes qui ont endommagés une vingtaine de peintures des saints. 

 Eglise Saint-Michel de Moscopole.
 Eglise Saint-Michel de Moscopole.
 Eglise Saint-Michel de Moscopole.
 Eglise Saint-Michel de Moscopole.

Eglise Saint-Michel de Moscopole.

Retour à Korcë vers 16h30. On s'accorde un moment de repos à l'hôtel.

 

Avant la tombée de la nuit, on descend par le Bulevardi Republika vers un quartier proche de la Cathédrale. On se sent bien dans les ruelles pavées et étroites.

Deux styles, deux époques qui délivrent souvent de belles surprises architecturales. Les villes médiévales albanaises au cours des siècles ont subies de nombreuses transformations.

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Repas gourmand ce soir au Restaurant Themistokliu. Nous savourons des plats excellents, de la soupe de poulet, des qoftë accompagnés de légumes frits.

Les assiettes sont copieuses et le patron très accueillant. La note est douce : 10€ pour deux avec le vin. 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

 

 

 

Jeudi 30 septembre 2021

 

 

 

 

 

 

 

Le ciel est parsemé de quelques nuages lorsque l'on ouvre la fenêtre de la chambre. Les briques de la Cathédrale "flambent" sous le soleil.

 

Dès le p/d avalé, on se dirige sans but précis dans les rues. Notre bus pour Pogradec démarre à 11h.

 

Nous sommes passés plusieurs fois devant la Red Tower. Sa couleur blanche et rouge tape à l'oeil... nous nous délestons de 50 lek/p, pour monter dans l'ascenseur qui nous mène à 33 mètres de hauteur, sur la terrasse. 

De là haut, nous avons une vue d'ensemble du plan urbain de Korcë et aussi des montagnes environnantes. Encore une belle surprise !

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

Une dernière fois, on part "errer" dans les ruelles de la vieille ville. Si le patrimoine traditionnel est laissé à l'abandon, parfois, bien caché derrière des clôtures, des maisons ont adoptées une architecture qui se modernise et s'occidentalise. 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

D'un pas tranquille, on se rend à la gare routière. Dernier regard dans le Quartier du Bazar auquel on n'aura passé que très peu de temps.

 

A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.
A la découverte de l'Albanie en 2021. Deuxième partie.

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

 

 

 

Suite du voyage dans

 

Albanie Troisième partie

 

 

 

Pogradec

 

Ohrid  (Macedoine du Nord

 

Tirana

 

Krugë

 

Durrës

 

 

 

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

 

 

 

Les coups de coeur de cette  partie du périple 

 

 

 

La ville de Girokastër et ses Maisons-Tours.

 

 

 

La ville Musée de Voskopojë.

 

 

 

Le Pont Ottoman de Benjë et les piscines thermales.

 

 

 

Les balades dans la montagne de Permët.

 

 

 

 

 

Les moins

 

 

. Les infrastructures routières, qui ralentissent les temps de trajet. Des axes secondaires mal entretenus et poussiéreux. Heureusement pour les locaux, de gros chantiers routiers sont en cours, dans tout le pays.

 

. La pollution plastique et les divers déchets sur les plages, dans les villes et dans la nature. La découverte du capitalisme passe par une consommation effrénée. 

L'écologie est loin des premières préoccupation d'une population avide de rattraper son retard.

 

Quelques municipalités font de gros efforts... Permët en particulier.

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires