4 jours à Singapour
Janvier 2020
. Passeport valable encore 6 mois à compter de la date d'entrée dans le pays.
. Billet aller-retour ou de continuation.
. Pas de visa pour un séjour de moins de 30 jours. Au delà, autorisation à demander aux services d'immigration de Singapour.
. Document d'immigration à remplir dans l'avion ou à la frontière. Tamponné à l'arrivée, il sera obligatoirement demandé à la sortie du pays.
Vaccination
Vaccins recommandés :
. vaccinations universelles : hépatite B, DTPC.
. Hépatite A, fièvre typhoïde.
Question argent
1 euro = 1, 49 SGD (dollar singapourien). Change effectué à l'aéroport.
Question transport
France
Ferroviaire
Bordeaux/Paris Charles De Gaulle - Terminal 2, le 7 janvier.
Billets Ouigo. 30 € (20 € pour nous deux + 10 € pour deux bagages et deux sacs à dos). Réservation effectuée le 7 octobre 2019. (Ouverture de la billetterie en ligne, 3 mois avant).
Billets automatiquement (sans aucune démarche de notre part) remboursés 2 jours avant le départ : cause grève de la SNCF.
Dans l'urgence, achat le 1er janvier de 2 billets Flixbus : 116 € pour nous deux.
Départ à 5 heures de Bordeaux. Arrivée à Paris Charles de Gaulle Terminal 3, à 16 heures. Nuit à Paris.
Aérien
Vol avec la compagnie Qatar Airways le 8 janvier 2020. Réservation "Multidestinations" effectuée le 14 septembre 2019.
- Aller : Paris-Singapour avec une escale à Doha.
- Retour : Kuala Lumpur-Paris avec une escale à Doha.
Tarif : les deux billets, 1010,20 euros.
Singapour
MRT (Métro). Aéroport-centre-ville : 2, 40 SGD.
Question hébergement
Paris
HôtelF1 Roissy Aéroport CDG PN 2 le 7 janvier. 44 € la nuit (chambre avec sanitaires).
Singapour
Penta Hotel
33 Birch Road, Little India.
Bien situé (100m du grand magasin Mustapha Center). Accès facile par le métro. Chambre avec fenêtre. S-B et A/C. Bonne literie.
181, 83 SGD (122 €) pour 2 nuits, réservées sur Booking.com.
200 SGD (environ 134 €) pour 2 nuits supplémentaires en direct.
booking@pentahotel.com.sg
Hôtel à recommander.
Question au quotidien
Décalage horaire été/hiver
Le système de l'heure d'été/hiver n'est pas en vigueur à Singapour. La ville peut connaître des variations de décalage horaire avec des pays qui appliquent le système.
L'hiver, Singapour est en avance de + 7heures par rapport à la France. L'été, le décalage est de + 6 heures.
Bière 66cl : 6, 50 SGD (4, 40 €) - 1 blle d'eau : O, 70 SGD (0, 47 €) -
1 thé : 1 SGD (0, 67 €) - 1 glace : 2 SGD (1, 34 €).
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CARTE DE SINGAPOUR
Mardi 7 janvier 2020
Début de notre voyage qui va nous faire découvrir durant 11 semaines, la Cité-État de Singapour puis la Malaisie et ensuite l'Ile de Sumatra.
Le vol retour est prévu à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, le 24 mars.
Le thermomètre affiche - 1 ° à 5 heures du matin sur les quais de Bordeaux... Nous grimpons dans un bus "Flixbus" pour rejoindre la capitale. Le trafic SNCF est perturbé par une grève contre la réforme des retraites, ce qui nous a obligé dans l'urgence, à trouver ce moyen de transport.
Dans le centre du pays, la circulation devient de plus en plus dense. Dans le flot des bagnoles, nous roulons sous une horrible bruine qui voile le ciel. La température est bien fraîche jusqu'à Tours, la ville étape, où nous changeons de véhicule et de conducteur à 11 heures 30.
Le conducteur du bus nous dépose à Roissy au Terminal 3. Nous grimpons dans la navette automatique CDGVAL pour rejoindre le Terminal 2. Il faut maintenant grimper dans la navette bleue (gratuite) qui nous permet de rejoindre l'hôtel F1 Roissy 2.
Mercredi 8 janvier 2020
À 5 heures, Il fait frisquet lorsque le conducteur de la navette nous mène à Roissypôle.
De la gare routière, nous prenons le TGV Val pour le Terminal 1.
L'enregistrement et les formalités douanières sont rapides. L'avion quitte le tarmac à 8 heures 45, à l'heure prévue. Nous atterrissons à Doha à 17 heures 1 5, heure locale.
La pause de 3 heures entre les deux vols est agréable. Le temps passe vite en compagnie de 3 couples qui partent pour plusieurs semaines en Asie et en Océanie. Nous échangeons des anecdotes et nos expériences sur nos différents périples.
Nous quittons l'aéroport Hamas International à 20 heures 30. Il y a 7 heures 45 de vol pour atteindre Singapour. La nuit va être bien longue...
Jeudi 9 janvier 2020
Lors du survol de l'ile de Singapour, la météo est capricieuse, le panorama impressionnant sur la Cité-État est bouché par la brume. Je ne peux m'empêcher d'être déçu.
Côté maritime, l'activité dans le port est intense. Deuxième plus grand port à conteneurs du continent asiatique, ce port stratégique attire des bateaux de croisière, mais surtout une multitude de porte-conteneurs, qui sont à l'ancre dans le Détroit de Malacca, carrefour des routes commerciales entre la Chine, l'Inde et l'Europe.
Côté terre, nous sommes frappé par l'architecture futuriste à la pointe de la technologie. L'avion survole une forêt de gratte-ciel et de grands ensembles résidentiels.
Ce sont les symboles de la prospérité d'une ville riche et moderne. Pourtant, je suis surpris par la verdure... Singapour est aussi une ville-nature ! La nature, avec d'innombrables jardins et de parcs arborés a pris le dessus. Le quartier de Marina Bay, avec son emblématique complexe hôtelier Marina Bay Sands, est un exemple parfait de l'architecture futuriste.
Choc de température à la descente de l'avion, l'air est lourd, la chaleur écrasante... et il n'est que 9 heures du matin !
Dès la sortie de l'avion, dans le couloir qui nous mène à la récupération des bagages, nous sommes surpris par la présence d'un appareil, genre radar routier. Intrigué et curieux, je reviens en arrière... Il s'agit d'une caméra thermique, qui prend la température corporelle des passagers, surtout ceux venant de Chine. (Quelques semaines plus tard, nous comprendrons ces mesures sanitaires, pour lutter contre l'épidémie de Covid-19).
Les formalités d'entrée et la récupération des sacs sont ultra rapides. L'aéroport Changi, au design incomparable, est classé comme le meilleur au monde. Au Terminal 2, nous prenons quelques minutes pour profiter des nombreuses attractions proposées aux visiteurs et aux passagers
Des jardins de papillons dans une végétation luxuriante, un centre de thalassothérapie, une galerie commerciale et des cinémas.
Au centre du dôme, un jardin est constitué de 900 arbres, de plantes et de fleurs. La Forest Valley est une des plus importantes collections végétales de Singapour. Une forêt tropicale dans un aéroport !
Nous restons bouche-bée devant une attraction unique... La Rain Vortex, la plus haute chute d'eau intérieure au monde. Avec une longueur de 40 mètres, le spectacle est grandiose. À la tombée de la nuit, la cascade d'eau se transforme en spectacle son et lumière.
Nous ne pouvons pas profiter pleinement de tous ces divertissements, car nous devons rejoindre rapidement l'Ambassade d'Indonésie, pour obtenir un visa de plus de 30 jours.
Dans les bureaux de change, le taux n'est pas très favorable, alors, nous changeons juste 50 € pour 73, 45 SGD, une somme largement suffisante pour rejoindre le centre-ville.
Nous nous installons dans le Skytrain (gratuit) pour le Terminal 1 à la Station MRT (métro), le parcours dans les couloirs est bien signalé. À une borne nous achetons les billets du métro, confortable et climatisé ( 2, 40 SGD) pour la station Redill. Le trajet est court, seulement 45 minutes.
De la station, munis d'un plan de la ville récupéré à l'aéroport, nous nous dirigeons au pas de course, avec nos sacs sur le dos, dans un quartier résidentiel, à l'ambassade, rue Chatsworth.
Les bureaux sont ouverts jusqu'à 13 heures, sauf le vendredi, où cette administration ne traite pas les demandes de visa.
À l'entrée du bureau, un agent nous délivre un badge. Après une légère attente, nous laissons nos passeports et divers documents (voir liste sur leur site de Singapour, ils sont très pointilleux) et nous payons 140 SGD.
ATTENTION, ils n'acceptent que la monnaie locale. Pas de dollars US.
Nous pourrons récupérer les documents demain après-midi avant 15 heures.
Quelle facilité (et à moindre coût, 94 € pour nous deux). La délivrance en France des visas, par des organismes, coûtent 198 € pour deux.
De la station, munis d'un plan de la ville récupéré à l'aéroport, nous nous dirigeons au pas de course, avec nos sacs sur le dos, dans un quartier résidentiel, à l'Ambassade d'Indonésie, rue Chatsworth.
Les bureaux ferment à 13 heures, heureusement, nous sommes jeudi, car le vendredi, cette administration ne traite pas les demandes de visa.
À l'entrée, un agent nous délivre un badge. Après une légère attente, nous laissons nos passeports et des documents (voir liste sur leur site de Singapour, car ils sont très pointilleux) et nous payons 94 € (140 SGD).
ATTENTION, ils n'acceptent que la monnaie locale. Pas de dollars US.
Nous pourrons récupérer les documents demain après-midi avant 15 heures. Quelle facilité et à moindre coût... Acheter les 2 visas en France, par des organismes, revient à 198 €.
Nous reprenons le MRT de la station Redill à la station Farmer Parc, dans le quartier de Little India.
Le thermomètre doit afficher 32°, abrutis de chaleur, nous posons nos sacs de le hall du Penta Hotel, Denise a effectué la réservation depuis la France.
Le quartier de Little India est le centre culturel et névralgique de la communauté indienne. Les premiers immigrants indiens arrivèrent à Singapour en 1819. Vers la fin du XIXe siècle, une deuxième vague de nouveaux migrants à la recherche d'un travail, s'installent dans ce quartier animé et coloré.
Dès les sacs déposés dans la chambre, nous nous lançons dans les ruelles de ce petit bout d'Inde au cœur de Singapour.
C'est notre "nez" qui nous guide... Mille odeurs d'encens, d'épices, et même de transpiration, tant la foule est dense, nous mènent au Mustapha Center. Le grand bâtiment, composé de deux magasins, est une institution dans le quartier ! On trouve de tout et à toute heure.
Les portes sont ouvertes 24h-24 et 7J-7). Le choix est extraordinaire dans ce véritable labyrinthe. Du poivre de Kampot, des saris colorés, des robes de princesses, jusqu'aux montres de luxe...C'est le temple du shopping, un bâtiment commercial immense sur 4 niveaux, le dépaysement est complet.
Sous l'insistance d'un gardien, Denise dépose avant d'entrer, notre petit sac à dos à la consigne (gratuite et surveillée) dans une petite cafétéria. La carte propose des plats musulmans et indiens... Il y a même des frites !
Nous entrons dans le premier magasin, dans ce bric-à-brac, il est difficile de repérer les différents rayons où sont empilés toutes sortes de produits, à tous les prix et pour toutes les qualités !
Nous achetons un petit sac à dos, la fermeture éclair de l'ancien à rendue l'âme ce matin. Le spectacle est coloré, mais je range mon appareil photo, aucun cliché ne pourra jamais reproduire le grouillement humain et le tourbillon de couleurs, qui peu à peu nous emporte.
À l'extérieur, dans un tohu-bohu tonitruant, nous errons au milieu de la foule. Les bruits et toutes les émotions vives nous chassent. Alors, nous allons flâner dans les rues Serangoon et Desker, qui sont au cœur de la communauté indienne.
Le quartier est atypique, original et authentique. Les maisons anciennes, appelées Shophouses aux façades couleurs arc en ciel, abritent au rez-de-chaussée, sous des arcades, de nombreuses petites épiceries, des kiosques et des restaurants, qui dégagent des odeurs épicées.
Nous sommes en Inde !
Dans Serangroon Road, nous découvrons le Temple Sri Veeramakaliamman (ouvert de 8 heures à 12 heures et de 16 heures à 20 h 30. L'entrée est libre).
Quelle surprise de trouver en pleine rue le temple hindou, dédié à Kali, la déesse Destructice du Mal, et épouse de Shiva est d'un style des temples tamouls d'Inde du Sud. La tour (Gopuram) une pyramide qui fait office d'entrée, couverte de divinités hindoues, est très colorée et ouvragée.
Les fidèles et les touristes, déchaussés et vêtus correctement, se côtoient sans problème. Prières et offrandes pour les uns, photos pour les autres ! Une cérémonie religieuse va se dérouler, nous quittons les lieux. Nous y reviendrons plus tard.
Je ne suis plus les indications du plan, le quartier nous offre ses secrets au fur et à mesure. Au fil des ruelles, nous arrivons à la résidence chinoise de Tan Teng Niah. Là, règne un silence bienfaisant. Étourdis par la foule, nous nous y reposons un instant.
Son architecture originale attire l'attention. L'histoire de cette dernière villa Chinoise remonte à 1900. Restaurée dans les années 1980, son toit est fait de tuiles de bambou et ses façades aux été peintes aux couleurs arc-en-ciel.
Le dépaysement est total au Tekka Market. Ce grand marché couvert, à l'atmosphère orientale, éveille tous les sens... Couleurs, senteurs, des bruits et de la musique. À l'étage, nous déambulons entre les étals qui proposent des saris aux couleurs chatoyantes. Des tailleurs, promettent aux clientes, un chemisier ou une robe sur mesure dans les deux heures. Les boutiques des bijoutiers offrent un choix infini de bracelets et de boucles d'oreilles à tous les prix.
Au rez-de-chaussée, ça grouille de vie... Nous entendons différents dialectes : malais, tamoul, mandarin et anglais, nous avons l'impression de visiter plusieurs pays en même temps. Des fruits et des légumes d'une extrême diversité, du poissons séché à l'odeur tenace, du poisson frais qui baigne dans la glace fondue et une explosion d'odeurs, doublée dune expérience multisensorielle, à l'approche des stands de découpe de la viande !
Comme dans tous les marchés du monde, la négociation des prix fait partie des rites incontournables.
Le "nez" nous conduit vers des saveurs de curry. L'hygiène, n'est pas au rendez-vous, dans la multitude de stands de restauration. Mais la cuisine est authentique et délicieuse.
Pas besoin de parler la langue locale, d'un index gourmand, nous désignons des plats. Ils sont préparés " à la minute" avec des produits frais, qui viennent directement des échoppes de poissons et de légumes, qui jouxtent ce temple de la nourriture.
Le service est souriant, pour nous, c'est une belle façon de s'imprégner de la vie du quartier.
Les rues sont parées de décorations traditionnelles aux couleurs vives lorsque l'on rentre à l'hôtel. Nous sommes fatigués et on ne s'attarde pas. Pour ne pas subir les effets du décalage horaire, nous adoptons rapidement l'heure du pays.
Vendredi 10 janvier 2020
Après une bonne nuit de repos, nous sommes d'attaque pour visiter la ville.
Il est 9 heures, le soleil est déjà haut et la journée promet d'être une étuve. La moiteur, caractéristique de ce climat équatorial nous prends à la gorge.
Le petit Temple bouddhiste Leong San See (ouvert de 6 heures à 18 heures tous les jours. Entrée libre), dans Race Course Road est un des plus anciens de Singapour. Il a été érigé en l'honneur de la divinité Guanyn, la déesse de la pitié.
Le toit comporte un grand nombre de figurines colorées.
À deux pas de là, mais du côté opposé, le Sakya Muni Buddha Gaya Temple est ouvert de 8 heures à 16 h 30 tous les jours. Son entrée est libre. Il est aussi appelé Temple des 1000 lumières.
Deux tigres jaunes encadrent l'entrée. L'intérieur, est décoré par des images murales et par un bouddha assis de 15 mètres de haut et d'environ 300 tonnes. À l'arrière, un moine nous signale la présence d'un bouddha couché.
Une fiche détaillée écrite en français, permet de comprendre les aspects intéressants du Temple.
Le quartier s'éveille, nous nous installons dans un boui-boui. Le patron est tout souriant, il est rare, sans doute, que des occidentaux s'aventurent à sa table.
Nos habituelles tartines beurre-confiture sont oubliées. Ce matin, l'expérience est différente, notre petit-déjeuner est épicé et salé ! C'est simple et incroyablement savoureux, juste après quelques bouchées, nous sommes dans un autre monde... Du Masala Chai (du thé noir aux épices) aux saveurs gourmandes vient adoucir notre palais.
Pleinement rassasié, nous nous dirigeons dans Serangoon Road vers le Temple Sri Vadapathira Kaliamman, le plus ancien de la capitale.
Les sculptures qui ornent l'édifice sont censées être les plus belles de la ville. Dans le sanctuaire principal, la déesse Kali est entourée de ses fils, et des restes sanguinolents de ses victimes.
Les fidèles prient et déposent des offrandes, des fleurs et de l'encens au son d'une musique lancinante. À l'entrée du temple, un Prêtre Brahmane bénit la voiture neuve d'un fidèle. Le spirituel cohabite avec le réel...
À l'ombre des hauts bâtiments, le dernier temple du quartier, le Sri Srinivasa Perumal (ouvert de 5 h 45 à 12 heures et de 17 heures à 21 heures) semble résister à la folie bétonnière de la mégapole. Construit en 1865, il était dédié à Vishnu. Il a été rénové dans les années 1960.
De nos jours, c'est le point de départ de la procession, lors du festival de Thaipusam, un rituel, au cours de laquelle les fidèles se transpercent de tiges en métal et d'hameçons, le visage et le corps.
Pour 2020, ce sera le 8 février. Lors de la préparation de l'itinéraire, j'ai coché cette date pour assister à l'évènement à Georgetown sur l'Ile de Penang en Malaisie. Ici aussi, les fidèles entonnent des chants et des prières. Dans le silence, nous restons à l'écart.
Pour aller au quartier de Chinatown, nous remontons le temps en découvrant une partie du passé colonial de Singapour.
La capitale a conservé de nombreux bâtiments de son héritage colonial. L'influence britannique est importante dans le Colonial District. C'est le quartier où sont regroupés de superbes bâtiments du XIXe siècle, l'immense Parc de Fort Canning et ses sentiers pédestres, des musées dont le Musée National.
Changement d'ambiance avec des centres commerciaux, comme les aiment les asiatiques. Ce sont de vrais refuges quand il fait très lourd ou qu'il pleut.
La caserne des pompiers, appelée Fire Central Station est la plus ancienne de la Cité-État.
Ce magnifique bâtiment, en brique rouge avec des bandes peintes en blanc et une tour de guet de 32 mètres de haut, possède une galerie qui retrace le patrimoine et l'histoire des hommes du feu.
L'accueil est sympathique, je laisse en souvenir de notre passage un écusson des pompiers de la Gironde. Aussitôt, la petite pièce distinctive trouve une place dans une vitrine.
Nous trouvons un peu fraîcheur en traversant la Rivière Singapour par le Coleman Bridge. L'ouvrage d'art relie les quartiers d'affaires et parlementaires de la cité-État.
À notre gauche, la vue est imprenable sur l'emblématique Marina Bay Sands, un complexe hôtelier et commercial en forme de bateau, unique au monde.
Quel contraste, avec sur le côté droit, Boat Quay, la promenade qui longe d'anciens entrepôts. Aujourd'hui, c'est un des hauts lieux de divertissements de la ville.
La nature est dans la capitale. L'immobilier végétalisé est omniprésent le long des avenues.
Toute nouvelle construction doit restituer en verdure une surface équivalente au sol. Une manière d'apporter de la fraicheur dans ces bâtiments, où les architectes, doivent faire preuve de créativité et d'ingéniosité pour édifier le building le plus vert.
En levant la tête, j'aperçois des arbres plantés sur les toits, des plantes tropicales qui recouvrent les étages. Au sol, de vastes pelouses décorent les halls et les atriums.
Le quartier Chinatown est décoré pour le Nouvel An chinois. Le passage de la nouvelle année débute le samedi 25 janvier et dure 15 jours. Selon l'astrologie chinoise, en 2020, c'est le Rat qui est à l'honneur, avec l'élément Métal.
Au milieu de la cohue, nous sommes saisis et groggy par la fournaise. Les Singapouriens, s'approvisionnent en nourriture spécifique à cette période festive.
Le centre-ville est si propre et éclatant, que l'on hésite à fouler les trottoirs. Cracher dans la rue ou jeter un mégot à terre peut coûter cher. Pas de fantaisie, pas de cris, ni de ronflements de puissantes voitures.
La pollution sonore est totalement éliminée. Seul le "shopping" et la restauration sont les passe-temps populaires.
Le cœur de la mégapole vit au rythme de l'ouverture des centres commerciaux !
En ce début d'année, les touristes déferlent sur la ville. Nous flânons, sans hâte, la tête légère, heureux de ces instants. Nous nous restaurons au Chinatown Complex Food, qui abrite 240 stands de restauration. Nous commandons une assiette d'excellentes crevettes et une d'un délicieux riz avec du poulet.
Sur une esplanade, à l'arrière d'un temple, des retraités jouent au Jeu de Dames jeux. Très sérieusement, le visage concentré et impassible, ils poussent leurs pions sous les regards d'un public connaisseur.
Il est l'heure de récupérer nos passeports. Nous prenons le métro pour la station Redill. Sous une petite pluie, nous arrivons à l'Ambassade. Un employé, installé confortablement dans un fauteuil, nous rends nos passeports munis du précieux visa Indonésien, il est valable jusqu'au 8 avril 2020, soit 60 jours.
Retour à Chinatown, le quartier abrite le Temple Sri Mariamman. C'est le plus vieux temple indien (1827). Il est classé Monument Historique depuis 1973. (l'entrée est libre de 7 heures à 11 h 30 et de 18 heures à 20 h 45).
À l'intérieur d'une enceinte , il abrite d'innombrables sculptures représentant des divinités, des déesses et des bêtes mythologiques. Sur les murs d'enceintes, des sculptures de vaches sacrées, de couleur bleu gris, avec un air réjouit se succèdent.
À un carrefour, il est impossible de passer à côté du Buddha Tooth Relic Temple (temple de la relique de la dent de bouddha) tant il est coloré. De construction récente, en2007, il comprend aussi un musée où des reliques du Bouddha sont exposées, la relique principale est une canine gauche.
Quel calme et quelle fraîcheur à l'intérieur. Des fidèles pratiquent leur religion, discrètement je prends quelques photos pour ne pas gêner les fidèles.
Nous quittons Chinatown par Erskine Road et ses shophouses de style ancien.
Nous prenons notre temps dans un joli sentier carrelé, ici, dans le paisible quartier de Ann Siang Hill Park, il fait beau et la nature est très belle. Quelques instants de sérénité, entre de belles demeures et plus loin, les immenses constructions du quartier des affaires.
Le difficile passé de Singapour de la fin du XIXe siècle se trouve au bas de la petite colline. Autrefois, des bateaux accostaient sur les rives d'un bassin et puisaient l'eau à des puits. Le précieux liquide était ensuite transporté dans les différents quartiers.
La pollution des puits a entrainé leur fermeture. Le Water Wells In Chinatown, classé au patrimoine, est l'un des rares qui subsiste.
Le soleil se cache lorsque nous arrivons dans le quartier de Telok Ayer Street.
Ici, dans le temps, le Nagore Durgha, un sanctuaire construit par les musulmans du sud de l'Inde, faisait face à la mer. Il est fermé à cette heure tardive.
Le Temple Thian Hock King, un temple construit pour le culte de Mazu, une déesse de la mer chinoise, est lui aussi fermé. Nous aurons sûrement l'occasion de revenir dans les environs.
Le quartier recèle d'une multitude de magasins, d'hôtels, de bars et de temples mais Singapour est appelée aussi la ville-jardin. Nous traversons un petit parc luxuriant, enrichi de sculptures aux formes simples.
Chinatown est au cœur de la fête du Nouvel An !
La nuit est tombée, pour les fêtes de fin d'année, Singapour ressemble à un conte de fées étourdissant, avec des lumières étincelantes.
Des lanternes, des lampions et des décorations représentant le Rat, égaient de leurs couleurs chaudes et vives, les artères de la ville.
Cette fête, qui marque le début du calendrier lunaire chinois, est l'occasion pour les familles de se réunir et de partager des repas traditionnels.
Dans les marchés de rue, l'activité est élevé au rang d'une religion... Le travail, une vertu ! Des centaines de piétons, à la queue leu leu dans les étroites ruelles, se ruent sur les étals qui proposent une multitude de spécialités culinaires.
Le rouge porte bonheur ! La décoration est traditionnelle dans les étals. Charcuteries, viandes, gâteaux, pâtes, tofu et bonbons et des stands d'arachides, c'est la cohue. Pour nous c'est l'occasion de goûter de nouvelles saveurs. La célébration du Nouvel An est déroutante...
Il flotte ce soir dans la ville un parfum de gaité bruyante et généreuse. Les illuminations sont spectaculaires et créent un spectacle magique, mettant en valeur les monuments qui brillent de mille feux.
Nous arrivons enfin à Little India. La fatigue de cette journée nous écrase... 10 heures de marche, nous nous endormons d'un coup !
Samedi 11 janvier 2020
La nuit a été réparatrice. À la réception, nous réservons la chambre pour deux nuits supplémentaires, l'employé nous fait un prix, 100 SGD la nuit.
Bien reposé, nous marchons d'un bon pas vers Kampong Glam, le quartier qui rend honneur à la Malaisie voisine. La population est principalement de culture musulmane. Kampong Glam est une des perles les plus resplendissantes de la capitale, les rues sont bordées de beaux édifices et des œuvres d'art contemporain et des graffitis colorés, témoignent de l'authenticité des lieux.
Syed Alwi Road, la rue de notre hôtel est bordée par de superbes Shophouses à un ou deux étages, avec une boutique au rez-de-chaussée pour le commerce et une résidence au-dessus du magasin. Jadis, la beauté des façades était un signe de richesse et de réussite.
L'artère se termine aux abords du quartier musulman.
Un petit vent léger nous rafraîchit sur les berges du Canal Rochor, le moment est venu de faire une pause, devant cet ancien grand égout pluvial pollué. Il a été transformé en une rivière propre et les berges engazonnées sont un espace convivial pour les piétons. De chaque côté, les anciens bâtiments ont été remplacés par des tours à l'architecture moderne.
Le canal sépare les quartiers de Little India et de Kampong Glam.
La Mosquée Malabar Muslim Jama'ath est située dans ce coin paisible à l'intersection de Jalan Swayer et de Victoria Street.
L'édifice religieux, éloigné du centre-ville, est un joyau oublié par les touristes pressés. Elle se caractérise par des céramiques bleues et blanches qui habillent ses façades, et des dôme dorés, surmontés d'une lune et d'une étoile.
Lundi, nous devons quitter Singapour pour aller en Malaisie. Notre logeur nous a donné le meilleur itinéraire pour rejoindre à pied, le Terminal des bus de Golden Mile, qui se situe dans le quartier.
Un employé nous signale que la compagnie n'assure pas de départ les lundis, alors, il nous dirige vers le Plaza Hôtel qui est à quelques pas. La société de transport One Travel propose des trajets tous les jours de la semaine pour le pays voisin.
Mais le lundi, Il n'y a pas départ pour la ville de Mersing, la destination que nous avons choisi, sur la côte Est. Seul, un bus démarre le matin pour Malacca. Après quelques secondes de réflexion, nous choisissons d'inverser notre itinéraire. Denise achète deux billets (416 SGD).
Nous sommes saisi par le romantisme du quartier oriental de Kampong Glam, et pour respirer le parfum nostalgique de son passé, nous flânons à pas de limaçon dans les rues. Mais que de monde !
Les touristes sont attirés par l'étonnante mosquée, les fresques qui habillent les murs, ou faire du lèche-vitrine.
Il est connu sous le nom de quartier Arabe, mais c'est en réalité le quartier malais. Face aux buildings, quel plaisir de déambuler dans les rues Haji Lane et Arab Street qui rutilent de couleurs. Les maisons aux teintes vives créent un joyeux tableau éclatant, sous des porches, le quartier musulman regorge de boutiques traditionnelles, façon souk.
Denise, entre tour à tour dans des échoppes, en savourant les fragrances exotiques des parfums orientaux, ou dans des magasins de tissus, allant des soies les plus fines aux batiks colorés... Des trésors à dénicher !
L'air de la rue Arab Street est empli d'un air aux senteurs d'encens et d'huiles essentielles.
Les belles surprises, nous les trouvons dans les ruelles. Elles ont été transformées en galeries d'art à ciel ouvert. De grandes œuvres s'inspirent de portraits et de paysages lointains et exotiques.
Dans la rue piétonne Bussorah, nous nous immergeons dans le charme oriental, la Mosquée du Sultan, couronnée par un majestueux dôme doré, est d'une rare magnificence. Digne des contes Aladdin et Mille et Une Nuits.
La météo est avec nous, le monument resplendit sous le soleil. Reconnu monument national en 1975, la mosquée fait la fierté de la population arabe. Ouverture du Sam-jeu. 10h-12h, 14h-16h. Vend. 14h30-16h.
À l'entrée, nous sommes accueillis chaleureusement par un fidèle, qui remet à Denise, une tenue vestimentaire longue. Alors, parmi les touristes et les singapouriens, nous entrons dans sa grande salle de prière, qui accueille jusqu'à 5 000 personnes.
La grande salle de prière est ornée de moelleux tapis persans et de lustres monumentaux scintillants. Les murs sont enrichis de calligraphies arabe reprenant les paroles d'Allah. Que l'on soit musulman ou non, on ne peut qu'apprécier la beauté de l'art et de l'architecture islamique en Asie du Sud-Est.
Il suffit de traverser une rue pour entre dans les jardins qui entourent le Malay Heritage Centre, un ancien palais royal Malais. Aujourd'hui, il abrite un musée qui retrace l'histoire et la culture de la communauté malaise.
Pour échapper quelques instants à la chaleur tropicale, nous trouvons refuge sous les arbres du grand jardin. Sur les pelouses, des peintres pratiquent leur art à l'encre, au fusain ou à l'acrylique, sous le regard intéressé des touristes.
Nous nous engageons dans une ruelle qui n'a rien de touristique, pour découvrir peut-être, la seule mosquée au monde, dédiée à une femme...
La Mosquée Hajjah Fatimah, est comme "éclipsée" par sa grande sœur, nous sommes les seuls touristes. Quel calme !
La mosquée a été construite en 1845, par une riche femme, née à Malacca. (Entrée libre de 7 heures à 20 heures tous les jours).
Le minaret, conçu comme un clocher d'église, a été construit sur un sol sablonneux, et s'incline depuis. De nos jours, l'inclinaison est de 6°.
Le style de construction est hétéroclite, l'architecture reflète un mélange de styles islamique, malais, chinois et européen. L'édifice n'a pas qu'un rôle religieux, c'est aussi un lieu de vie. Des fidèles qui se promènent dans le jardin ombragé, nous invitent a y entrer. L'intérieur de la salle de prière est simple, son dôme, d'une sublime couleur verte, semble flotter en apesanteur à 20 mètres du sol.
Kampong Glam... L'héritage malais de Singapour.
Nous quittons Kampong Glam pour aller à Marina Bay, en suivant la grande avenue Beach Road qui semble être le trajet le plus direct.
Singapour, est un nom qui nous fait rêver depuis longtemps. Ce n'est pas qu'une capitale exotique du bout du monde, après les couleurs de Little India et les commerces de Kampong Glam, nous découvrons un panorama urbain exceptionnel... Les buildings et les centres commerciaux s'élèvent comme des champignons.
L'arrêt au Suntec City est époustouflant. Le bâtiment combine, un centre commercial, des bureaux, des restaurants, un cinéma et un centre de congrès.
Sur une terrasse, blottie entre les immenses tours, la Fontaine de la Richesse, est le symbole de la richesse et de l'unité pour les Singapouriens. Cette attraction, construite en 1995, mesure 21 mètres de diamètre et est agrémentée d'un immense anneau de bronze, elle est considérée comme la plus grande fontaine au monde.
Un rituel quotidien est exécuté par les habitants, au sous-sol, ils font trois fois le tour d'une mini fontaine, pour faire un vœu.
Denise sacrifie à la tradition, mais surtout pour se rafraîchir !
Nous avons bien marché et maintenant nous avons un souci : nous avons faim... La cuisine que l'on a choisi est bonne, mais un peu chère. Il semble que les chaines de restauration sont un peu surévaluées.
Visiter à pied Singapour ne manque pas d'attrait. Entre les gratte-ciels et les boutiques tendances, en sortant du restaurant, nous avons une vue fascinante sur le Marina Bay Sands. Voir une piscine dans le ciel ! Posée sur 3 piliers, le roof-top en forme de paquebot est célèbre grâce aux milliers de photos prises par les touristes... Impressionnante beauté démesurée !
Sur les rives de la Marina Reservoir, loin de la foule, nous arrivons à hauteur de la Singapore Flyer.
La Grande Roue culmine à 165 mètres, elle a été la plus haute grande roue du monde, jusqu'au 31 mars 2014. Elle a été détrônée par la High Roller de Las Vegas.
Depuis le Running By The River (sentier pédestre) nous contemplons la marina. Le sentier continue de grimper, mais en douceur qui nous mène au Double Pont Hélix (pont-hélice) un pont piéton à l'architecture futuriste.
Le panorama qui s'offre à nous est fabuleux. Nous éprouvons chacun, une jubilation muette et une joie profonde, à découvrir les attractions qui bordent la baie :
Le Stade flottant avec, en toile de fond, le quartier financier de Singapour. L'ArtScience Muséum, un musée atypique en forme de lotus.
Parc Gardens By The Bay et les deux dômes de Cloud Forest et Flower Dome. L'autre attraction majeure est Supertree Grove... Quoi de plus futuriste, que ces immenses arbres artificiels.
Inauguré en juin 2010, le Marina Bay Sands est un complexe commercial et hôtelier.
L'hôtel, de 55 étages, comporte 2 560 réparties sur les trois tours. Le tout est surmonté d'une terrasse qui accueille entre autres, une piscine à débordement. Longue de 150 mètres, elle est bordée de palmiers, culminant à 206 mètres, c'est la piscine d'hôtel la plus haute du monde !
Les avis divergent quant à la construction de cet édifice ; pour certains, elle est en forme de planche de surf, pour d'autres, en forme de paquebot. Un casino gigantesque et un centre d'exposition, complètent cette superbe réalisation
Pour ma part, son design entre dans l'histoire de l'architecture avant-gardiste.
Le Shoppes at Marina Bay est un centre commercial haut de gamme, qui abrite 270 boutiques, dans 74 000 m2 !
Tout est démesuré.... The Shoppes, est une structure spectaculaire en verre et en acier, dotée d'un vaste puits de lumière. Nous restons bouche bée, devant l'Oculus de la Pluie. À intervalles réguliers, plus de 22 000 litres tombent d'une cascade d'eau, de 22 mètres de diamètre.
Nous trouvons les plus grandes boutiques de luxe, dont Roles, Dior, Gucci, ou encore Cartier. Les enseignes françaises occupent des places de choix. Il est possible de s'y rendre en barques traditionnelles, en naviguant sur un canal.
Le centre commercial est le lieux de prédilection des accros du shopping de luxe, mais pas pour des "backpackers", recherchant à s'immerger dans les cultures locales...
Nous sortons rapidement de l'oasis de fraîcheur, dehors, les feuilles des palmiers ne peuvent pas nous protéger de la chaleur étouffante du soleil.
La boutique Louis Vuitton, un petit palais de verre et d'acier , trône au milieu de la baie... Quel design ! Les riches clients sont attirés par des montres, des bagages, des habits... Nous, dans cet espace feutré, l'air climatisé nous satisfait.
Marina Bay, c'est une terre gagnée sur la mer, la carte postale incontournable des amateurs de paysages urbains. Le passage obligé des touristes du monde entier.
Déambuler autour de la baie est un vrai bol de paix et de tranquillité, jusqu'à la statue du Merlion. Nous sommes devant un décor de film !
La statue du Merlion, est fascinante par son allure mythologique et son emplacement stratégique face à la baie. Ce site majeur attire les touristes du monde entier. Dans un brouhaha indescriptible, nombreux sont ce qui vont attendre le coucher de soleil.
La célèbre icône et légende de Singapour représente une statue à tête de lion et au corps de poisson. D'une hauteur de 8,60 mètres, un jet d'eau puissant jaillit de sa gueule.
Nous passons devant l'Opéra Théâtre Esplanade, un des symboles culturels de la mégapole, est cerné par un mur de buildings et de tours, où les gens s'entassent, dans ce quartier, les architectes ne construisent que du logement vertical.
La structure de cette merveille architecturale est extravagante ! Les architectes se sont inspirés du durian pour l'habiller de deux coupoles, composées de plus de 7000 panneaux en aluminium .
Il s'agit de l'un des centres d'art les plus renommés au monde avec deux salles : un théâtre de 2 000 places et une salle de concert de 1 600 places.
Entourée de gratte-ciels, de temples hindous et chinois, aux couleurs vives, la Cathédrale Saint Andrew, aux lignes sobres et au blanc immaculé a été construite en 1834, devenant la première église anglicane de l'ile.
Nous nous arrêtons dans restaurant de rue. Un assiette de "noodles" pour l'un, de "rice" (riz) pour l'autre. C'est donc plein d'énergie et le ventre plein que l'on se dirige vers Little India.
La journée a été longue et épuisante, émerveillés par toutes ces découvertes. Les jambes lourdes, nous poussons la porte de l'hôtel à 21h.
Fourbus par cette journée de marche mais émerveillés par toutes ces découvertes, nous rentrons à l'hôtel à 21h.
Dimanche 12 janvier 2020
Ciel bien dégagé ce matin, la température comme la veille est déjà bien élevée.
Les longues heures de marche nous oblige à nous hydrater régulièrement nous achetons une bouteille d'eau au Mustapha Center et un lunch dans une échoppe.
Dans Serangoon Road, des marchands installés près des temples indiens, trônent au milieu de vastes étendues de fleurs. De leurs mains expertes, ils assemblent en guirlandes du jasmin blanc, du lotus rose, des fleurs d'hibiscus et des lilas d'Inde aux couleurs dédiées suivant le dieu vénéré : blanches pour Shiva, rouges pour Shakti, jaunes pour Vishnou.
La forme, la couleur et l'odeur ont une grande importance.
Dans Dickson Road, la communauté indienne fête Pongal Heritage Carnival.
Les agriculteurs principalement, remercient Surya, le dieu soleil, de la promesse d'une prochaine bonne récolte.
Nous sommes au troisième jour, appelé "Mattu Ponga", les vaches, abondamment nourries, sont à l'honneur. Leurs cornes sont peintes, des perles multicolores et des cloches sont placées autour du cou.
Pas très loin, un déballage sur le trottoir (genre vide-grenier) attire quelques clients. Des scènes que nous suivons avec intérêt en sirotant un masala chai. (thé aux épices).
Nous descendons vers le centre-ville par Jalan Besar, la grande rue qui délimite le quartier à l'est. Après avoir traversé Rochor Road, nous arrivons au Albert Centre et Food où de nombreux stands proposent de la nourriture typiquement singapourienne.
Dans les rues, un marché propose toutes sortes de produits, en l'honneur du nouvel an chinois.
C'est une explosion de couleurs, entre les fleurs, les gadgets et les affiches des signes astrologiques du calendrier chinois.
C'est grouillant, "bon enfant". Les différentes communautés religieuses se côtoient sans soucis, le chinois prie à côté de l'indien qui vénère son dieu.
A quelques mètres de là, Le Goddess Of Mercury Temple construit en 1884, est dédié à la déesse Guanyin.
L'encens est interdit à l'intérieur. Les dévots, bâtons d'encens allumés, prient à l'extérieur.
Dans la continuité, situé sur Waterloo street, le Sri Krishnan Temple, construit en 1870, est le seul temple dédié exclusivement à Krishna et son épouse Rukmini. L'entrée est libre.
Multi-religieux, il attire les touristes et communautés de toutes les religions.
Tous les croyants de la ville viennent y prier. Nous sommes invités à entrer.
A l'extérieur, une manifestation religieuse, avec chants et danses, unie toute l'assemblée. Une belle leçon de coexistence.
Terminé le moment culturel et spirituel.
Nous poursuivons sur North Bridge Road en direction de Eldin Bridge (pont de poutres). construit en 1929, il relie la zone centrale de la cité au centre-ville proprement dit.
Nous y retrouvons les imposants bâtiments végétalisés.
Nous déjeunons au Hong Lim Market and Food Centre. Installé au milieu des lotissements à l'entrée de Chinatown, il abrite une centaine d'étals de colporteurs (stands de nourriture). Difficile de faire son choix ; le mélange des plats est acidulé, épicé. Le porc, les oeufs, baignent dans une soupe avec nouilles.
Les plats sont différents d'un stand à l'autre, mais souvent savoureux. Le tout à un prix dérisoire.
Un peu à l'écart du quartier chinois, on arrive au Tian Hock King Temple. (Ouvert de 7h30 à 17h30).
Plusieurs bâtiments à la belle architecture sont réunis dans une cour. Calme, sérénité et harmonie des couleurs caractérisent l'ensemble, propices à la méditation pour les fidèles.
Nous passons devant l'imposante mosquée Al-Abrar, une des plus anciennes de la ville.
Modeste et simple, elle a été classée monument national en 1974.
Vient le moment de la démesure dans Cecil Road, Robinson Road et Raffles Quay.
Le quartier de City Hall est à notre avis sans âme, il n'y a personne dans les rues.
Le risque pour le touriste, c'est un torticolis à force de lever la tête pour apercevoir le sommet des buildings. Mais là aussi, ça vaut le détour.
En fin d'après-midi nous arrivons sur l'esplanade de Marina Bay. Au loin, nous apercevons dans le parc, les Supertrees Grove (des structures métalliques qui forment des arbres).
Depuis le Marina Bay at The Shoppes (centre commercial) nous trouvons facilement le couloir qui mène à Gardens By The Bay (Jardins de la baie).
Il suffit de suivre les flèches en passant sous le Marina Sands Bay (le complexe hôtelier).
Nous accédons à l'immense parc futuriste (100 hectares en bordure de la baie de Singapour) et achetons les billets pour visiter les attractions qui nous intéressent.
Tarif : l'accès aux deux dômes coûte SGD28 pour un adulte et SGD15 pour un enfant de 3 à 12 ans.
Le Flower Dôme, une immense serre avec de nombreuses variétés de fleurs et d'arbres.
Cloud Forest, un deuxième dôme qui reproduit un climat humide tropical.
Supertree Grove, un ensemble de 18 structures métalliques qui forment des arbres recouverts de végétation (gratuit).
La balade sur OCBC Skyway (passerelle à 22 mètres de hauteur, qui relie les arbres métalliques) SGD8/p.
Floral Fantasy, des paysages de jardins diversifiés et un voyage en 4D. SGD20 pour un adulte et SGD12 pour un enfant.
L'accès à la balade dans les jardins est gratuit, ainsi que le spectacle son et lumières, à 19h45 et 20h45 (durée 20 minutes).
Horaires d'ouverture des Gardens By The Bay :
. Dômes + OCBC Skyway - de 9h à 21h.
. Partie extérieure gratuite - 5h AM à 2hAM.
Dès les premiers pas, lorsque nous sommes face aux supertrees (arbres), il nous semble être dans un nouveau monde, dans un décor de film de science-fiction.
Plan des jardins en main, nous débutons la balade.
La" mise en bouche" avec les oeufs flottants est des plus rafraîchissante. Difficile d'en connaître la signification.
De nombreuses jeunes asiatiques se font photographier en prenant des airs de "diva" ou de miss Univers avec cette attraction en toile de fond.
Nous débutons la visite proprement dite par le Flower dôme.
La gigantesque serre climatisée (structure en verre et acier) regroupe un ensemble de végétation (arbres et plantes) de différentes parties du monde.
Il y règne en permanence une température entre 23° et 25°.
Parfois le décor est un peu kitch, mais nous sommes en Asie quand même !
L'espace est ponctué d'oeuvres d'art, dont celle d'un artiste français Bruno Catalano : la Famille de Voyageurs.
Des sculptures végétales en racines de litchi représentent de nombreux animaux, dont ces superbes gazelles.
Dans une partie de la serre, au climat plus sec, ce sont les cactus, baobabs et arbres bouteilles qui sont à l'honneur.
Cloud Forest est la deuxième serre (la plus haute).
Une forêt tropicale située entre 1000 et 3000 mètres d'altitude, baignée par de la brume en est le thème avec au centre, un immense mur végétal que surplombe une cascade de 35 mètres de haut (plus haute cascade intérieure au monde).
Six étages plus haut (ascenseurs), un chemin est aménagé pour pouvoir admirer, sur le mur : des plantes tropicales, des orchidées (espèces rares), des plantes carnivores... Toutes plus magnifiques les unes que les autres.
La haut, des expositions relatent la pollution, le réchauffement climatique, l'extinction des espèces, les différentes roches...
Le jour décline, nous apercevons les supertrees aux formes futuristes.
Il est temps pour nous de descendre pour se trouver un bon endroit pour le premier spectacle son et lumières qui débute à 19h45.
Le Parc est immense. Nous déambulons dans les allées, les supertrees sont recouverts par plus de 200 espèces de plantes retenues pour des raisons pratiques :
- Adaptées au climat de Singapour.
- Intérêt visuel et peu d'entretien.
- Facilitées à s'adapter à un support (lierre par exemple).
- La passerelle qui relie certains arbres permet d'avoir un panorama à 360°.
Avant le spectacle, un orage se déclenche, nous nous réfugions dans le restaurant.
A la tombée de la nuit, les arbres s'illuminent progressivement, le Marina Sands Bay aussi.
Le spectacle visuel démarre.
Comme par magie, la météo s'améliore légèrement, laissant le nombreux public profiter des animations du son et lumières.
Beaucoup d'émotion et de bonheur, le spectacle est fascinant, la musique tonitruante.
Le spectacle est fini, la pluie redouble de force, nous sommes en plein dans la saison de la mousson, nous devons nous mettre rapidement à l'abri. Le regard est bref sur les œufs flottants, eux-aussi illuminés. Pas de marche ce soir pour le retour à l'hôtel, nous prenons le métro, il pleut vraiment trop.
La chaleur, avec la pluie d'orage, est tombée, épuisés par des kilomètres de déambulation dans les rues, nous regagnons notre chambre. Demain, les choses sérieuses commencent, nous partirons vers la frontière, puis Malacca.
Lundi 13 janvier 2020
Les sacs sont bouclés et nous rejoignons le Plaza Hôtel, dans le quartier Kampong Glan, en taxi (11, 50 SGD).
Dans les bureaux de la Compagnie Five Star, Denise achète les billets de bus. Mais c'est dans un bus de la compagnie One Travel, que nous montons pour aller en Malaisie... Mystère de l'Asie !
Le bus qui nous emporte démarre à 8 heures 45.
Nous traversons la banlieue de Singapour en direction du nord. De l'autoroute, nous apercevons des bâtiments imposants et de nombreuses tours d'habitation. Le conducteur s'engage sur une route secondaire, et dans un secteur forestier se gare dans un immense parking. Après quelques minutes d'attente, de nouveaux passagers grimpent dans le véhicule.
Nous changeons de pays à la frontière Singapour-Malaisie. Le chauffeur nous fait descendre du bus avec nos sacs. Pour notre passage des deux frontières, les formalités administratives sont réduites au maximum, par des douaniers accommodants. Après avoir apposé un tampon sur le passeport, ils nous font signe de passer en souriant.
Nous sommes impatients de découvrir la Malaisie. Le conducteur prend la direction de la ville Johor Bahru, séparée de la Cité-État, par le détroit de Terbrau, ensuite, il va s'engager sur la route de Malacca, sur la côte ouest.
Fin de notre court séjour à Singapour.
Good bye Singapour
Selamat pagi Malaysia
Notre avis sur SINGAPOUR
Une ile... Une rivière... Une ville... Un pays !
La sécurité
Singapour est connue pour ses lois très sécuritaires et ses amendes.
Ici peu de risque de se faire agresser, arnaquer ou voler. Mais le moindre manquement à la loi peut coûter cher, la ville est couverte de caméras.
Les religions
Cité-Etat multiculturelle avec trois peuples principaux : les malais, les indiens et les chinois.
Les nombreux temples, monastères, mosquées, églises et synagogues témoignent de la liberté de culte garantie.
La gastronomie
Elle est diversifiée et multiculturelle, un gros avantage en Asie.
Le climat
Singapour possède un climat équatorial. Pour notre court séjour, une soirée avec une (grosse) averse.
Chaleur et surtout hygrométrie importante.
Coût de la vie
Singapour est dans le top 5 des pays les plus chers au monde. Le touriste au "choix de vie simple" ne ressent pas ces effets.
Budget logement
Légèrement éloigné du centre-ville, on peut se loger à un prix identique aux grandes villes européennes.
Mais pour un séjour agréable, choisir la chambre avec la clim. Impératif !
Budget nourriture
On peut se régaler dans les échoppes et restaurants indiens et chinois à des prix dérisoires.
Les plus
. La propreté (parfois un peu trop aseptisée).
. La facilité d'utilisation des transports.
- La cuisine très savoureuse.
. La possibilité de se faire comprendre facilement, l'anglais est parlé et compris par toute la population.
. La diversité et la beauté des monuments multiculturels.
. La sécurité de jour comme de nuit.
Les moins
. Une population un peu "blasée" envers le touriste en règle générale.

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