Voyage en Malaisie en 2020
Janvier-Février
1ère partie
Malacca
La ville multiculturelle
Ile de Tioman
Le paradis
Taman Negara
La forêt tropicale primaire
Cameron Highlands
Mille nuances de vert
Visa
. Pas de visa pour un séjour inférieur ou égal à 3 mois.
. Passeport valable 6 mois après la date de retour.
. Billet d'avion (ou de bateau) attestant la sortie du pays dans les 3 mois.
Vaccination
Vaccins recommandés :
. vaccinations universelles : hépatite B, DTPC.
. Hépatite A, fièvre typhoïde.
. Pour les secteurs ruraux et les séjours prolongés : rage et encéphalite japonaise.
Question argent
1 euro = 4.45 Ringgit malaisien (MYR ou Rm).
Question transport
Aérien
Vol avec la compagnie Qatar Airways. Les deux billets achetés le 14 septembre 2019. 1 010,20 €.
Aller : Paris-Singapour avec une escale à Doha le 8 janvier 2020.
Retour : Kuala Lumpur-Paris avec une escale à Doha le 24 mars 2020.
Vol retour avancé au 19 mars à cause de l'épidémie du coronavirus.
2 nouveaux billets achetés dans les bureaux de la Compagnie Qatar Airways à Jakarta : Jakarta-Paris avec une escale à Doha. 1 200 €.
Vol Penang (Malaisie) - Banda Aceh (Sumatra) le 9 février 2020.
2 Billets achetés le 20 novembre 2019 à la Compagnie Firefly. 392 Rm, soit 106, 51 €.
Terrestre
Bus
Malacca-Mersing. Distance 240 kilomètres. 4 heures de route. 52,40 Rm les 2 billets.
Mersing-Kuantan. Distance 200 kilomètres. 4 heures de route. 37 Rm les 2 billets.
Kuantan-Jerantut. Distance 180 kilomètres. 3 heures de route. 36 Rm les 2 billets.
Jerantut-Kuala Tahan. Distance 70 kilomètres. 1 heure de route. 14 Rm les 2 billets.
Kuala Tahan-Tanah Rata. Distance 260 kilomètres.
- Bateau de Kuala Tahan à Jerantut. 90 Rm les 2 billets.
- Minivan de Jerantut à Tanah Rata. 100 Rm les 2 billets.
Ferry
Mersing-Ile Tioman
Aller et retour: 140 Rm les 2 billets.
Question hébergement
Malacca
Oltown Guest House.
119-1 Jalan Temenggon.
Maison d'hôtes très colorée. Accueil chaleureux de Maria. Bons conseils du personnel. Emplacement idéal. Chambre confortable, très bonne literie. Climatisation. 100 Rm la nuit, avec le petit-déjeuner. Bon wifi.
melakaguesthouse@yahoo.com.
Adresse à recommander.
Ile Tioman
Kampung Air Batang
Moktar's Guest House
Accueil chaleureux de Moktar. Bungalow avec la vue sur la mer. Expérience parfaite à tous points de vue : calme, propreté, hébergement d'une grande simplicité (eau froide). 4 Rm la nuit.
mokhtarplace@gmail.com.
Adresse à recommander.
Kuala Tahan
Teresek View Hôtel
Emplacement idéal. Chambre confortable avec climatisation. Balcon face à la rivière. Pas de wifi. 70 Rm la nuit.
teresekviewmotel@gmail.com.
Bonne adresse.
Tanah Rata
Eight Mentigi Guest House
Jalan Mentigi Pekan.
Emplacement idéal. Bon accueil par une équipe souriante et professionnelle. Chambre confortable. Bon wifi. Café et thé à volonté. 80 Rm la nuit.
Adresse à recommander.
Question au quotidien
Décalage horaire :
La Malaisie n'applique pas le système heure été-hiver.
Décalage horaire avec la France : + 7heures l'hiver. + 6 heures l'été.
En hiver, quand il est 12h en France, il est 19 heures en Malaisie.
- - - - - - - - - - - - - - -
Carte de la Malaisie
Itinéraire en Malaisie
EN bleu - trajet en bus.
En rouge - trajet en ferry.
Suite de notre voyage en Asie du Sud-Est
Après une longue escale de 4 jours à Singapour, pour visiter la Cité-État, mais aussi pour obtenir les visas pour l'Indonésie, nous entrons en Malaisie en bus.
Lundi 13 janvier 2020
Nous changeons de pays à la frontière Singapour-Malaisie. Le chauffeur nous fait descendre du bus avec nos sacs. Pour notre passage des deux frontières, les formalités administratives sont réduites au maximum par des douaniers accommodants. Après avoir apposé un tampon sur le passeport, ils nous font signe de passer en souriant.
À 10 heures, nous reprenons nos places dans le bus, le conducteur prend la direction de Malacca.
Sur des kilomètres, le constat est amer... La plus vieille forêt primaire de la planète cède la place à la culture intensive des palmiers à huile. Sûrement un bienfait pour l'économie du pays, mais une catastrophe pour la biodiversité.
Nous croisons des camions chargés lourdement. Les fruits seront transformés en huile primaire, puis, ça sera l'étape de raffinage dans les ports industriels.
Les parcelles sont exploitées par des sociétés étrangères, de grands panneaux signalent le nom des firmes sur le bord de la route.
Le temps est magnifique, le soleil radieux. Vers midi, le conducteur s'arrête dans un boui-boui réservé essentiellement aux chauffeurs routiers. La pause est rapide, nous nous contentons d'un thé et de quelques gâteaux secs.
Enfin, nous arrivons à 15 heures à Malacca. Denise se procure des devises du pays, dans un bureau de change, situé dans le hall de la station de bus Sentral Melaka. 1 € = 4,45 Rm.
Nous rejoignons le Old Town Guest-House, en taxi (20 Rm). Denise a repéré cet établissement sur le site de Booking.com, car son emplacement est proche du centre historique.
L'accueil est excellent, le mari de notre hôtesse nous délivre immédiatement mille informations sur sa ville !
Malacca (appelée aussi Melaka), est une ville chargée d'histoire. Classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 2008, son centre historique est une étape incontournable en Malaisie.
La ville portuaire a connu et subi, du fait de son emplacement stratégique, l'invasion de nombreux peuples colonisateurs... Indiens et musulmans, puis les Portugais, les Hollandais et les Anglais. Rien que ça ! De nos jours, on peut y ajouter les chinois et les voisins indonésiens... La boucle est bouclée, mais c'est la richesse de cette cité multiculturelle.
Le centre historique ne manque ni de caractère, ni de personnalité. Jalan Laksamana, la rue qui mène à la place centrale garde le souvenir des nombreuses colonisations. Aujourd'hui, le passé colonial se mêle à l'énergie vibrante de l'époque moderne. De nombreux restaurants et des boutiques ont poussé comme des champignons.
Nous concentrons nos premiers pas sur l'histoire et l'héritage du passé de la ville. L'Église St-Francois-Xavier, a été construite en 1849. Cette beauté, à deux flèches, est dédiée à Saint-François Xavier, un missionnaire français.
Face à l'édifice religieux, au pied d'une gigantesque fresque colorée, il ne reste que des ruines des fondations en latérite du Bastion Victoria.
Nous arrivons à Dutch Square. Le cœur de la cité est un lieu pittoresque. Autour d'une fontaine centrale, trois monuments emblématiques du passé colonial témoignent de l'architecture européenne.
Christ Church, est une église protestante construite en 1753 par les Hollandais, pour commémorer le centenaire de leur occupation. Construite en brique rouge et avec une croix-blanche à son sommet, est devenu un second lieu de culte en plus d'une chapelle sur la colline Saint-Paul.
Stadthuis, construite en 1660, est l'ancienne résidence des gouverneurs hollandais. Pendant l'occupation britannique il a été utilisé comme hôtel de ville. De nos jours, le bâtiment a été transformé en musée qui relate l'histoire, l'ethnographie et la littérature de Malacca.
La Tour de l'Horloge est un autre point de repère. Haute de 3 étages et peinte en rouge comme les autres bâtiments, elle possède une horloge sur chaque façade.
À Venise, il y a les gondoles, à New York, les taxis jaunes et à Malacca, ce sont les Trishaws !
Une expérience inédite est possible, pour les touristes capables de supporter la musique à tue-tête des enceintes, posées à l'arrière des tricycles.
Les pilotes de ces cyclo-pousses sont postés à tous les endroits stratégiques de la ville. Les engins arborent les couleurs extravagantes d'Hello kitty, de Pokémon, ou de Pickachu.
Chaque propriétaire bricole et décore son pousse-pousse. C'est la compétition pour celui qui aura le plus coloré et le plus excentrique...
"Kitchissime et bling-bling" au possible, mais la clientèle asiatique semble adorer !
En flânant, nous traversons le pont avant d'entrer dans le quartier de Chinatown par Jalan Hang Jebat, une longue rue commerçante. Les trishaws déboulent, un, deux, puis dix, avertisseurs bloqués à fond ! Un petit peloton du Tour de France. C'est un cortège de vénérables asiatiques qui affichent un large sourire.
Le quartier est constitué de ruelles et de rues où s'alignent les shophouses. Ces élégantes maisons à un étage, sont occupées au rez-de-chaussée, par des commerces aux charmes désuets. La plupart sont ornées de délicates sculptures aux motifs chinois.
Au n° 27, le Temple Hokkien Huay Kuan est magnifique. L'entrée est très décorative, c'est une explosion de couleurs ! Deux colonnes avec des sculptures de dragons, les panneaux du portail sont ornés de deux grands personnages peints.
Il faut lever les yeux, pour admirer la toiture et ses hauts-reliefs en céramique, représentant des figurines humaines et animales.
Alors que le soleil décline, il faut effectuer un petit effort supplémentaire, pour retourner vers notre guest house, en longeant les rives de la Melaka River.
Nous faisons une halte dans un restaurant populaire chinois. Les employés sont accueillants et chaleureux. La cuisine est simple et authentique. J'apprécie les satay de poulet, marinés et cuits sur le grill, accompagnés d'une sauce aigre-douce. Denise est conquise par les saveurs d'une assiette généreuse de nouilles au porc.
L'ambiance est familiale, les convives semblent tous se connaître.
La discussion se prolonge dans la soirée. Le propriétaire me donne de précieuses informations sur les transports dans le pays.
Mardi 14 janvier 2020
Le street art à Malacca
Le petit-déjeuner est avalé en compagnie de Maria, de Chua, son mari, deux autres touristes se joignent à la conversation. La discussion, démarrée hier soir se poursuit. Ce matin, c'est sur le climat de la côte Est, notre prochaine destination.
Nous démarrons la journée le ventre plein. La chaleur est intense, il doit faire 35°, lorsque nous traversons la Melaka River. Dans ce quartier, entre Chinatown et Kampung Morten, les traditions et la culture chinoise y ont été magnifiquement conservées. Mais une autre culture tente de s'imposer... Le Street art ! Cet art urbain, a vu le jour le long des quais de la "Venise de l'Orient", en 2010.
Les paroles n'ont plus de sens. Que du visuel. Les tableaux muraux sont si colorés que mon appareil photo mitraille sans relâche.
Les artistes, ont embelli et coloré les façades anciennes un peu délabrées des ruelles. Ici, règne un silence bienfaisant, épargné des bruits et la foule, nous sommes admiratifs devant chaque fresque. Il y en a de nombreuses, nous ne les verrons pas toutes...
Jalan Tukang Emas, est une rue particulière. Les résidents donnent trois noms à longue rue : Jalan Tukang Emas, Jalan Tukang Besi et Jalan Tokong. Mais son nom le plus connu est Harmony Street ! Pourquoi ? À cause de la religion... Malacca, a su conserver à travers le temps, les traces de sa très forte mixité culturelle et religieuse. Trois communautés de fidèles peuvent se croiser pour prier leur dieu.
Les musulmans, peuvent prier dans deux mosquées. La première est appelée Kampung Kling. Près du bassin aux ablutions, dans un petit cimetière, des sépultures sont regroupées anarchiquement, comme posées au hasard.
La deuxième, s'appelle Masjid Kampun Hulu. Son minaret traditionnel à des airs de pagode. L'édifice a été construite en 1720, au lieu d'un minaret, il n'y a qu'une seule grande tour.
Les hindouistes se rendent au Sri Poyatha Moorthi Temple, construit en 1781. C'est un des plus anciens temples hindous de Malaisie. Nous ne pouvons pas y entrer, ses portes sont fermées.
Les adeptes du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, prient au Temple Cheng Hoon Teng, ouvert de 7 heures à 19 heures. Construit en 1646, les trois systèmes doctrinaux y sont pratiqués. L'édifice est un des plus notables de Malacca. L'intérieur est richement décoré.
Que de contrastes dans cette rue, nous sommes conquis par cette ville, à l'immense richesse de son patrimoine et son étonnant mélange de cultures.
Il est intéressant pour un Occidental, de constater que les gens peuvent coexister, malgré les différences de croyances religieuses. Peut-être une lueur d'espoir !
Dans ces rues étroites, une multitude de marchands proposent aux gourmands, leurs délicieux produits cuisinés sur place. Nos sens sont sollicités dans cette orgie d'odeurs et de saveurs. Les jambes quelque peu fatiguées, nous nous arrêtons devant l'étal d'un vendeur de boissons. Le choix est large, avec du jus d'orange, du thé glacé ou encore du jus de canne à sucre.
Les rues sont le royaume des petits métiers, exercés parfois par des travailleurs, qui, chez nous seraient à la retraite.
L'artisanat malais est diversifié. Les boutiques recèlent d'exquises sculptures en bois, des paniers tressés ou encore des lanternes en osier.
Nous prenons notre temps dans le dédale des petites rues du quartier indien. C'est une immersion dans leur culture ancestrale. Devant les boutiques des vendeurs de fleurs, c'est un tourbillon de couleurs... Des artisans, confectionnent avec minutie, des couronnes de fleurs. Les couronnes revêtent une signification spirituelle importante et les couleurs jouent un grand rôle dans la religion.
Le blanc symbolise la paix et la pureté, le bleu représente le courage, le rouge est la couleur du bonheur, le jaune, est le symbole de la connaissance et l'orange, est la couleur sacrée de l'hindouisme.
Le lotus, le banian, le jasmin, l'œillet et l'hibiscus, sont des fleurs qui nécessitent des connaissances indispensables pour se rapprocher de l'idéal religieux.
Dans Chinatown, la population est avant tout d'origine chinoise. Bien que la majorité soit Malais, ils n'hésitent pas à affirmer leur attachement à une culture millénaire, en conservant les croyances, les langues, les coutumes et les dialectes.
Le quartier est très touristique, mais il ne perd pas de son authenticité. La couleur rouge symbolise la chance, le bonheur et le feu. Dans les commerces, à l'occasion du Nouvel An, le rouge est éclatant ! Des vêtements traditionnels, en passant par les souvenirs et les décorations, il est absolument partout...
C'est un festival de couleurs éclatantes, même le design est parfois, un peu kitsch !
Mercredi 15 janvier 2020
Notre logement est confortable, mais dès 5 heures du matin, nous sommes réveillés par un charivari. À l'heure de la prière, chaque imam entend montrer qu'il a la plus belle voix pour attirer les fidèles... Et les mosquées sont nombreuses !
Jalan Bendahara, est une des principales artères de la cité, elle est située dans le quartier indien. Devant notre auberge, nous grimpons dans un bus (jaune) le n°17 (4 Rm les 2 billets). Le conducteur passe dans la rue toutes les 30 minutes.
Sentral Melaka est la gare routière centrale. Le terminal assure les départs en bus vers les principales ville de Malaisie, et même vers Singapour. Denise achète les billets pour aller à Mersing. Là-bas, il faudra prendre un ferry pour accoster sur l'Ile de Tioman.
Notre logeur nous a déconseillé cette destination, il pense que le climat à cette saison n'est pas approprié. Nous sommes bien décidés... Le départ est prévu demain matin.
Les lieux d'intérêts ne manquent pas, mais flâner dans les rues photogéniques, c'est plonger dans le temps. Avant que les trottoirs ne débordent de passants, nous déambulons sous des arcades, entre les boutiques d'antiquités, de galeries d'art et des magasins de souvenirs.
Comme partout en Asie, la population se retrouve dans les rues, en fin d'après-midi, jusqu'à tard dans la nuit.
L'histoire des Chinois, ayant intégré durant une période de 400 ans la culture malaise, a donné un nom à leurs descendants... Les Baba Nyona, issus des mariages, entre les Chinois et les femmes malaises.
Baba, est un mot chinois qui signifie "père" et noya vient du portugais, donha "dame". Situé dans la rue Sun Tan Cheng Lock, le Baba Nyonya Heritage, est un musée privé, dans une maison datant de 1896.
La façade présente des boiseries finement sculptées. À l'intérieur, l'exposition d'un riche mobilier, relate les influences chinoises, anglaises et hollandaises.
La particularité et la fierté de cette très belle demeure, sont un grand escalier en bois chevillé, non clouté et orné de feuilles d'or.
Le centre-ville est formé d'une multitude de rues étroites et sympathiques, mais à quelques mètres plus loin, la rumeur et le brouhaha s'estompent le long des quais. Le quartier appelé Kampung Morten bénéficie d'un environnement plus calme et serein. Dans ce coin endormi, sur les bords de la rivière, de gros varans paressent sur les pierres chaudes.
Après avoir dépassé la discrète Mosquée Surau Al Abidin, construite sur pilotis, dans un quartier envahit par la verdure, nous arrivons à la Villa Sentosa, une maison typiquement malaisienne, construite elle aussi sur pilotis. Aujourd'hui, plusieurs pièces ont été transformées en musée.
C'est le propriétaire qui assure les visites. Pas de chance, la porte est fermée, le propriétaire est absent. Nous nous contentons d'une vue extérieure et du charme des maisons voisines, très colorées.
C'est notre dernière promenade à Malacca. Changement total de direction. Nous nous dirigeons vers les quartiers, au sud de la cité. Au pied de la colline qui surplombe la ville, la Porte de Santiago, est un monument qui est représenté sur la plupart des cartes postales. Ce vestige architectural européen, est le témoin de l'histoire de la forteresse construite par les Portugais en 1512. Elle passa aux mains des Hollandais, puis des Britanniques.
À proximité, la façade du Mémorial de la proclamation d'Indépendance est étonnante avec sur chaque côté un dôme doré. Un musée, retrace la fascinante et mouvementée histoire de la libération du pays.
Il fait beau, nous quittons le centre-ville. Le nouveau quartier, plus populaire, nous incite à prendre notre temps. Nous marchons sans hâte en direction de la Mosquée Selat Melaka. Notre hôte, nous a vanté ses couchers de soleil...
Il nous faut seulement une grosse heure de marche pour atteindre les rives du Détroit de Malacca.
La mosquée, construite en 2006 est dressée sur des pilotis, que l'on aperçoit plus ou moins, suivant la hauteur de la marée. Cette merveille architecturale à couper le souffle est située au niveau de la mer. À la marée haute, son emplacement unique lui donne l'apparence de flotter sur l'eau.
Si l'intérieur n'a rien de remarquable, sa façade de style moderne, son dôme doré et des minarets gracieux créent une vue époustouflante.
Pour y entrer, les femmes doivent être couvertes de la tête aux pieds. Pas une mèche de cheveux ne doit se voir. Denise sacrifie au rite, aidée par une charmante assistante.
C'est l'heure du coucher du soleil. Installés sur des rochers, nous regardons l'astre doré qui entame sa descente, petit à petit, les couleurs prennent des teintes pourpres et orangées.
Puis, c'est l'apogée. Aux dernières minutes de clarté, le muezzin, via des haut-parleurs, lance l'appel à la prière.
La fatigue de cette longue journée de marche nous écrase. Nous trouvons du réconfort dans un restaurant chinois. Pas de riz ou de nouilles, mais une omelette pour moi et des cuisses de grenouilles pour Denise. Deux délicieux plats.
Il fait nuit, Malacca nous charme encore plus. Les trishaws sillonnent les rues, les conducteurs abusent du klaxon et diffusent les hits du moment ! Les touristes en raffolent.
Dans la ville, il flotte ce soir, un parfum de légèreté, un enthousiasme généreux et bruyant.
Jeudi 16 janvier 2020
Il est très tôt, mais Maria nous a préparé un léger en-cas. Nous quittons l'auberge en grimpant dans le bus n°17 en direction de la station routière en direction de la gare routière.
Le conducteur de l'autocar, de la compagnie "Transnational" quitte la ville à 8 heures. Le voyage est long, très long !
Le paysage est constitué par un long défilé de plantations de palmiers à huile. Les petits planteurs sont majoritaires, mais de gros mastodontes internationaux, gèrent des centaines de milliers d'hectares.
Enfin, le conducteur, après nous dépose à la station des bus de Mersing à 12 heures 30.
L'embarcadère pour l'Ile Tioman est à 2 kilomètres. Le ciel est menaçant, les commerçants protègent leurs étals avec des bâches, nous préférons prendre un taxi.
Le conducteur est volubile et il nous refile plein de tuyaux, sur les transports en bus, lorsque l'on reviendra de notre séjour sur l'ile.
Denise achète les 2 billets du ferry (70 Rm) au guichet de la compagnie Bluewater Ferry. Le départ se fait en fonction des marées, le nôtre est prévu à 16 heures.
La fréquence en janvier, est de 2 départs par jour. Il faut régler une taxe de 30 Rm par passager, imposée par les autorités de Johor, pour accéder à l'ile.
Pour combler l'attente, à l'abri de la pluie, nous prenons une petite collation dans la cafétéria de la station.
Enfin, nous pouvons nous installer dans le bateau, nous sommes une poignée de touristes étrangers. Calé dans un fauteuil, à l'intérieur, je cherche à voir les côtes de l'ile.
Le ferry est un lieu de rencontre pour les habitués. Les Malais ont retrouvé leurs habitudes, les conversations passent du malais, au mandarin et au Tamoul, les verres de Thé Tarik, du thé noir avec du lait condensé, défilent.
Bercé par le ronronnement des moteurs, je feuillette une brochure touristique de l'ile, pour glaner quelques informations. Entre les grosses gouttes d'eau et les nuages, j'aperçois les sommets de Tioman qui émergent. Les rivages verdoyants se dévoilent peu à peu, je distingue même quelques plages dorées.
Le pilote, fait le taxi. Il effectue 5 escales depuis le sud de l'ile.
Il dépose quelques passagers directement à leur ponton, car ils ont pris la précaution de le signaler à l'embarquement.
Nous, nous descendons au ponton du Kampung Air Batang, appelé plus communément ABC.
À l'origine, le nom du village était Ayer Batang, ce qui voulait dire "Eau Bâton". Les gens du village, utilisaient du bambou comme tuyaux, pour transporter l'eau.
Les villageois, après avoir construit les chalets, nommèrent le lieu Ayer Batang Chalets, d'où ABC.
La météo est menaçante, de quoi se poser des questions pour la suite de notre séjour ! Nous sommes en pleine saison de la mousson, qui va de mi-novembre, à mi-février.
Entre les grosses gouttes d'eau et les nuages, j'aperçois les sommets de Tioman qui émergent. Les rivages verdoyants se dévoilent peu à peu, je distingue même quelques plages dorées.
Le pilote, fait le taxi. Il effectue 5 escales depuis le sud de l'ile.
Il dépose quelques passagers directement à leur ponton, car ils ont pris la précaution de le signaler à l'embarquement.
Nous, nous descendons au ponton du Kampung Air Batang, appelé plus communément ABC.
À l'origine, le nom du village était Ayer Batang, ce qui voulait dire "Eau Bâton". Les gens du village, utilisaient du bambou comme tuyaux, pour transporter l'eau.
Les villageois, après avoir construit les chalets, nommèrent le lieu Ayer Batang Chalets, d'où ABC.
La météo est menaçante, de quoi se poser des questions pour la suite de notre séjour ! Nous sommes en pleine saison de la mousson, qui va de mi-novembre, à mi-février.
Sac sur le dos, nous remontons à pas lents, un long sentier bétonné. ABC n'est pas un village structuré, mais un long chapelet de petits chalets, destinés aux voyageurs.
Nous n'avons pas de réservation. Une dizaine de minutes seulement de marche, et des bungalows en bois, au milieu d'une végétation luxuriante, sont alignés le long du chemin.
Dans un petit champ, un homme, cassé en deux ramasse de l'herbe. Il s'appelle Moktar, d'un air rigolard, il nous signale qu'il est le propriétaire des logements, et nous en propose un, pour 40 Rm la nuit.
Ce n'est pas cher, c'est propre, il y a une douche en état de fonctionnement, mais avec l'eau froide seulement... Ce n'est pas le luxe, mais il y a surtout la climatisation et une moustiquaire. Le wifi est absent, mais pour ce prix, c'est excellent !
La pluie de ce matin a cessé et un chaud soleil brille sur les plages. Nous déballons nos sacs et nous nous détendons sous la douche.
En début de soirée, depuis la terrasse, nous assistons à un instant de magie, lorsque le soleil se teinte d'or dans une mer de nuages.
Il fait nuit lorsque nous allons diner dans le seul restaurant ouvert à cette période à Air Batang.
Vendredi 17 janvier 2020
L'ile volcanique de Tioman, appelée en malais Pulau Tioman, compte 8 villages et est située en Mer de Chine, à 60 km du continent, ses dimensions sont modestes : 20 kilomètres du nord au sud et 11 kilomètres d'est en ouest.
Le jour se lève à peine, la nuit a été très calme. Seuls deux bungalows, le nôtre compris, sont occupés. Nos voisins, un couple d'Anglais de plus de 75 ans, sont là depuis 6 mois.
Le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Il est d'abord timide, puis rapidement chaud. Les sommets se réveillent sous une grisaille tenace.
Sur le petit sentier, nous avançons sans effort, la vue porte loin sur la mer. Nous prenons le petit-déjeuner dans le même restaurant qu'hier soir.
Une longue promenade permet d'atteindre Tekek, le seul village, où les engins motorisés, tels les scooters peuvent circuler. Nous prenons le temps d'observer le comportement des macaques crabiers. Tout leur est prétexte pour jouer, très bruyants, ils se poursuivent, en prenant la terre et la mer comme terrains de jeux.
Tioman à une particularité... L'ile possède un petit aérodrome à "piste unique", les avions ne peuvent atterrir et décoller que dans une seule direction. La balade est agréable, l'atmosphère est bucolique entre le port et les bateaux échoués sur la plage à marée basse.
Dans le centre du village, les gens, juchés sur les scooters, nous saluent d'un geste de la main.
Au guichet de la Compagnie des ferrys, Denise achète les billets de retour (70 Rm). Départ lundi à 16 heures. Tekek n'est pas une station balnéaire touristique. Un chemin balisé nous dirige vers le sud du village.
Les touristes fortunés se rendent au Berjaya Tioman, un hôtel quatre étoiles. Nous croisons de drôles de touristes, mais comme nous, ce sont des voyageurs "à petit budget"...
Nous traversons le terrain de golf. Parfaitement entretenu, il est géré par les responsables du Berjaya Resort. L'hôtel est fermé, ce sont des singes et des varans, qui ont envahis le parcours 18 trous, qui surplombe l'océan d'un bleu azur.
Les plages ne sont pas accessibles à pied, mais seulement en bateau. Bunot Beach n'échappe pas à la règle. Une base pour la protection des tortues y est établie.
La chaleur est étouffante sur le chemin qui s'enfonce dans la jungle, il n'y a pas une habitation... Quelle tranquillité !
Photo de carte postale ! Sable doré. Eau à 30°, peu profonde et turquoise. La plage est paradisiaque, nous sommes les seuls à en profiter. Notre principal souci est de surveiller les singes chapardeurs.
L'exploration de la jungle est plus ardue pour aller à Kampung Paya.
Nous entrons dans une sombre forêt, la randonnée est plus raide, avec des passages escarpés. Le chemin est jonché de grosses pierres et il faut longer un terrain marécageux. Équipés de tongs, nous arrêtons notre petit trail, avant d'arriver à la plage.
C'est une formalité pour revenir dans le centre de Tekek. Tioman est reconnue pour ses fonds marins, la plongée et le snorkeling sont les principaux loisirs. Mais à cette saison, les touristes sont rares et les agences de plongée sont fermées. Sur la jetée, nous croisons un couple de Canadiens de Winnipeg, il cherche comme nous, une sortie snorkeling.
Ensemble, nous trouvons sur les quais du port, un pêcheur, qui nous met en relation avec un professionnel.
Plus tard, l'homme nous propose la sortie qu'il effectue pendant la bonne saison : 5 spots et le déjeuner, au prix de 200 Rm pour nous deux.
Rendez-vous demain à 9 heures à son agence. Linda et Brian, nous offrent une bière sur la terrasse de leur bungalow.
Moktar bricole devant son bungalow. Toujours aussi affable et souriant, il nous offre un verre d'eau. Nous sommes bien chez lui, nous prolongeons le séjour de deux nuits.
Samedi 18 janvier 2020
Nuit sonore. Dès 4 heures du matin, les singes se déplacent de toit en toit. En quête de nourriture, ils arrivent tôt de la forêt, pour trouver de la nourriture autour des bungalows.
Au soleil du matin, la nature s'éveille autour du chalet. Nous grignotons quelques gâteaux, avant de partir à une allure de limaçon, à Tekek.
À 9 heures, nous sommes devant le chalet de l'agence, Linda et Brian nous rejoignent rapidement. Notre homme d'hier arrive, il est indécis et fait preuve de beaucoup d'improvisation.
Nous nous rendons à pied à la marina. Le capitaine du bateau est à quai, après une brève présentation de la sortie, il lâche les amarres à 10 heures.
Coral Island, appelée Pulau Tulai, au nord-ouest de ABC est notre première destination.
L'approche de la petite ile est superbe. Le capitaine stoppe l'embarcation au-dessus d'un récif, au large d'une plage de sable fin, surmontée de cocotiers. Il n'est pas possible de débarquer, nous sautons à proximité du récif corallien.
Dans ces eaux limpides, les coraux, très colorés demeurent en bon état. Une multitude de poissons-perroquets et quelques poissons chirurgiens, broutent les algues sur les récifs.
Respectueux de la nature, le capitaine ne donne pas de nourriture pour appâter les poissons. Ils sont là, en grand nombre, c'est un vrai feu d'artifice de couleurs.
oubli de ma part de modifier la date sur la GoPro
1 heure plus tard, notre skipper met le cap sur Maland Rock, un amas de rochers, qui affleure à quelques centaines de mètres de Pulau Tulai.
Le skipper laisse le bateau dériver. Nous sautons dans l'eau, les fonds sont assez profonds, j'aperçois d'immenses plaques de coraux durs en bonne santé.
Il y a peu de poissons, et un fort courant qui nous incitent à regagner l'embarcation. Si j'ai mon matériel (masque et tuba), dans l'improvisation, l'organisateur de la sortie, a oublié les palmes !
Denise, est plus chanceuse, elle a du matériel de prêt, mais son masque prend l'eau !
Le troisième spot de plongée s'appelle Monkey Bay. Une belle plage nichée près de Kampung Salang, tout au nord-ouest de l'ile.
L'endroit est sauvage, désert avec du sable doré. L'eau est transparente.
Un petit paradis oublié. Accessible uniquement en bateau ou par un sentier dans la jungle.
La sortie est vraiment improvisée, le repas, prévu dans la prestation a été "oublié". Le pilote prend la direction de la marina de Tekek pour déjeuner.
Le ventre repu, nous repartons pour une nouvelle séance de snorkeling à Marina's Bay, entre ABC et Tekek.
Le spot est facilement accessible depuis une belle plage. Ici, quelques touristes, entre deux bains de soleil, profitent gratuitement des plaisirs du snorkeling. Une baraque, à l'entrée d'une jetée en bois, propose tous les accessoires.
La journée tire à sa fin, le pilote met le cap sur Renggis Island. La mer se creuse lorsque l'on atteint l'ilot, situé dans une zone protégée.
C'est un des sites les plus connus, mais aussi, il est le plus fréquenté... Comme lors de notre première expérience à Coral Island, il suffit de mettre le visage dans l'eau pour admirer des dizaines de poissons différents.
L'ile de Tioman fait partie d'une aire marine protégée.
L'activité de la pêche est contrôlée, la vie sous-marine (récif corallien et faune aquatique) se porte de mieux en mieux.
Dimanche 19 janvier 2020
La nuit a été courte et mouvementée, la faute aux singes, qui font tomber les fruits d'un manguier sur notre toit.
Nous nous accordons une "grasse matinée" jusqu'à 8 heures ! Le ciel est dégagé sur la mer, mais une pluie fine arrose l'intérieur des terres.
Nous enfilons nos chaussures de randonnée, une grande partie de Tioman est recouverte par la jungle.
Au bout de la plage, en direction du nord, un chemin dans la forêt, rejoint le village de Kampung Salang, en passant par la plage de Monkey Bay.
Quelques minutes après notre départ du village d'ABC, nous arrivons dans un quartier où toutes les maisons sont fleuries. Les varans et les singes, partagent avec les chats, des jardins de rêve.
Le sentier est dessiné dans la végétation luxuriante, lorsqu'il est recouvert par des broussailles, j'ai remarqué un gros câble électrique qui passe au-dessus, il suffit alors de le suivre des yeux. Être dans cette forêt tropicale est une merveilleuse expérience. Nous marchons lentement et sans bruit.
Je suis du regard les énormes troncs des arbres qui montent jusqu'à la voûte verte de la canopée, tandis qu'une infinie variété de fougères, de lianes et d'autres épiphytes s'accrochent aux branches pour glaner les rayons du soleil et la pluie du ciel.
Le dénivelé est important, la marche est fastidieuse, car la rocaille se dérobe sous nos pas.
Depuis un pic rocheux, nous avons une vue magnifique, sur Panuba Beach, un petit coin de paradis...
Monkey Bay (la Baie aux Singes) est en vue. Nous avons mis plus d'une heure pour l'atteindre.
Nous avons la plage pour nous seuls. Pas de hordes bigarrées, pas de pollution ! La récompense, après l'effort.
Le sable doré, l'eau translucide et une multitude de poissons. What else ?
Nous sommes à seulement 30 minutes de marche de Salang. Mais hors saison, le chemin est rarement emprunté, alors la végétation reprend ses droits. La nature est joueuse, nous sommes amenés à revoir notre plan. Nous faisons demi-tour vers ABC.
L'air ambiant, est gorgé d'humidité. Je suis trempé de sueur, nous avançons parfois à l'aveuglette dans la "forêt-sauna". Que d'efforts... Mais quel plaisir !
Retour au bungalow. Crottés et fourbus, le début de soirée est consacré au nettoyage et au séchage de nos équipements. Nous pouvons enfin nous détendre longuement sous une douche, à l'eau presque chaude.
Lundi 20 janvier 2020
Le petit-déjeuner est royal. La gastronomie malaisienne est un étonnant mélange d'influences indiennes et chinoises.
En bord de plage, un cuisinier, prépare dès le lever du soleil, une spécialité indienne appelée Roti Canai. À la façon d'un pizzaiolo, il fait tourner sa crêpe sur elle-même dans les airs. Autour de nous, les locaux dégustent les crêpes sucrées ou salées.
Le centre-ville de Tekek est une concentration de logements et de boutiques de souvenirs pour les voyageurs. Pour rencontrer les habitants, nous prenons une petite rue qui mène sur les hauteurs.
L'accueil est charmant dans l'école de petite section. Pour une bonne santé des enfants, une enseignante, dirige une séance obligatoire de brossage des dents !
Face à la mosquée, je découvre le chemin qui mène à Juara, sur la côte est. C'est la seule destination touristique accessible avec un engin motorisé sur le côté est. Nous sommes trop courts en temps, le village est à 10 kilomètres.
Nous passons les derniers instants, au restaurant d'ABC, pour profiter du wifi.
Le centre-ville de Tekek est une concentration de logements et de boutiques de souvenirs pour les voyageurs. Pour rencontrer les habitants, nous prenons une petite rue qui mène sur les hauteurs.
L'accueil est charmant dans l'école de petite section. Pour une bonne santé des enfants, une enseignante, dirige une séance obligatoire de brossage des dents !
Face à la mosquée, je découvre le chemin qui mène à Juara, sur la côte est. C'est la seule destination touristique accessible avec un engin motorisé sur le côté est. Nous sommes trop courts en temps, le village est à 10 kilomètres.
Nous passons les derniers instants, au restaurant d'ABC, pour profiter du wifi.
En ce début d'après-midi, le ciel est radieux, le soleil de plomb. Nous sommes une dizaine de touristes, à prendre place dans le ferry qui quitte son ponton, à 15 heures.
Le pilote du bateau fait sa tournée habituelle des pontons, et nous quittons l'ile depuis le sud.
Après 2 heures de navigation, le capitaine accoste à son appontement de Mersing.
À pied, sac sur le dos, nous nous rendons à la gare routière.
Après les plaisirs de la mer, j'ai prévu des randonnées dans le Parc National Taman Negara, en plein cœur de la Malaisie. Un voyage qui ne devrait pas être simple !
Le bus démarre ce soir à 22 heures. La gare routière ne possède pas de consigne à bagages, alors chacun à notre tour, nous allons visiter deux édifices religieux voisins.
Le temple hindou Sri Subrananiar Temple, date de 1892. Il est dédié à la divinité Murugan.
Je passe sous le gopuram, décoré de magnifiques figurines et de sculptures. L'intérieur de ce trésor architectural, est une prolifération de divinités colorées.
La ville est emblématique du multiculturalisme malaisien. Tout à côté, une autre communauté, une autre religion... Le Fushun Temple, appelé aussi Hock Soon, accueille les fidèles Chinois.
Le début de soirée est pluvieux. Un orage de mousson, particulièrement violent, déverse des trombes d'eau.
Enfin, à 22 heures, le conducteur, démarre en direction de la ville de Kuantan. Cette ville étape, est située sur la côte est, dans la région de Pahang.
Mardi 21 janvier 2020
Le bus, très confortable, est un "frigo roulant". Le conducteur a mis le bouton de la climatisation sur extra-froid ! Denise, toujours prévoyante, a récupéré, avant de monter, nos polaires dans un sac.
Nous entrons dans la station routière de Kuantan, après 4 heures de "frigo".
L'attente est longue, avant l'ouverture des agences des bus, le bâtiment est à l'écart du centre-ville.
4 heures du matin, les 2 ou 3 échoppes lèvent leurs rideaux. Un Mee Goreng Mamak au poulet pour moi et simplement du thé pour Denise.
Dès l'ouverture des comptoirs, Denise achète au guichet de la compagnie "Transnational", deux billets (36,20 Rm) à destination de la ville de Jerantut.
Cette grande ville est la porte d'entrée du Parc Taman Negara.
Chua, notre logeur à Malacca, nous avait prévenu des horaires, parfois irréguliers dans les déplacements en bus. Enfin, le conducteur démarre son véhicule à 11 heures 30.
Les rangées sont pratiquement vides, nous sommes les seuls Occidentaux. À travers la vitre, je constate l'avancée des plantations de palmiers à huile. La forêt tropicale primaire ou secondaire s'efface inexorablement.
Dans la gare de Jerantut, dès notre descente, un homme s'avance et nous propose deux places dans un bus local (14 Rm) pour Kuala Tahan.
La Malaisie est un joyau "vert". Dans cette région montagneuse, nous le comprenons rapidement... Des averses courtes, puis du soleil, avec des températures de 32°. Mais pas de problème de climatisation durant les 2 heures passées dans ce vieux bus, les vitres sont bloquées sur la position ouverte !
Alors que nous approchons du but, il n'y a que des palmiers à huile et des plantations de bananiers... Aussi, loin, que porte le regard, le décor est bien tristounet !
À l'heure de notre arrivée, Kuala Tahan est presque désert. Sac sur le dos, nous nous rendons au Teresek View Motel. À l'accueil, le propriétaire nous fournit un plan des sentiers du Parc.
La chambre est propre et simple. Il n'y pas la climatisation, ni internet, mais la vue sur la rivière Tembeling est extraordinaire.
À l'heure de notre arrivée, Kuala Tahan est presque désert. Sac sur le dos, nous nous rendons au Teresek View Motel. À l'accueil, le propriétaire nous fournit un plan des sentiers du Parc.
La chambre est propre et simple. Il n'y pas la climatisation, ni internet, mais la vue sur la rivière Tembeling est extraordinaire.
Après une douche chaude apaisante et réparatrice, nous filons sur les berges de la rivière.
Sur le chemin, dans une baraque qui fait office de tourisme, une employée distribue des plans et des informations, sur les randonnées et les sorties en bateau.
Le must des attractions, est d'aller à la rencontre des "Orang Asli" (le peuple autochtone) ou de dormir dans une grotte, mais nous ne supportons pas la course à la montre.
Le Parc Taman Negara, au cœur de la Malaisie, est considéré comme la plus ancienne forêt tropicale au monde. Elle aurait 130 millions d'années. Après quelques minutes de réflexion, nous décidons de faire nous-même, les randonnées dans le Parc National.
La sortie en bateau, nous la ferons, lors de notre retour à Jerantut.
Mercredi 22 janvier 2020
La nuit a été excellente, mais dès l'aube, un imam, depuis son pupitre sonorisé, récite l'adhan, qui signale l'heure des cinq prières quotidiennes de l'islam... Allah Akhbaaaaaaaaaaaar ! Quel réveil !
Tous les coqs du quartier lui répondent !
Le ciel est nuageux et le soleil encore frais. Nous prenons un petit-déjeuner copieux dans un boui-boui au bord de l'eau.
Revêtus de nos vêtements de randonnées, en 30 secondes, nous traversons la Tembeling en bateau-taxi, le tarif est de 1 Rm par passager.
Pour entrer dans le parc, Denise remplie un formulaire, dans le cabanon des gardes, installé dans les jardins du Mutiara Lodge.
Entrée : 1 Rm par personne.
Appareil photo : 5 Rm.
Canopy Walkway (le pont suspendu) : 5 Rm par personne.
Les sentiers sont parfaitement balisés, il est inutile de prendre un guide.
Nous nous engageons dans le sentier qui mène au Bumbum Tahan, un poste d'observation sur pilotis.
Le sentier glisse dans la forêt débordante. Parfois, il disparait, recouvert par une végétation débordante et foisonnante. En silence, je lève les yeux sur une harde de singes, qui jouent en criant au sommet d'un arbre géant.
Le parc, abrite une faune sauvage, dont des éléphants, des tigres et des ours, mais ceux-ci, sont très loin des zones habitées. Petite sensation, dans une prairie, nous observons des cochons sauvages.
L'un derrière l'autre, nous prenons de la hauteur, et en respectant un écart de 10 mètres entre nous, nous avançons sur la Canopy Walkway, l'attraction incontournable du parc... Ce sont des ponts suspendus sur 500 mètres de long et à une hauteur de 40 mètres, au-dessus de la canopée.
Les passerelles sont conçues pour une circulation sécurisée et stable. Cette expérience nous permet sans torticolis, ni lumière à contre-jour de profiter d'une vue inédite sur la jungle.
Nous entamons la montée d'une crête, où culmine le Bukit Teresek.
L'air est gorgé d'humidité. Le sol se dérobe à chaque pas, sur un sentier parsemé de racines et de rocailles.
La-haut, à travers les ouvertures des feuillages, les points de vue sont impressionnants, et s'étendent à perte de vue, en nous révélant la densité de la forêt tropicale.
Descendre vers le sentier de Lata Bertok est un petit défi. Je prends un petit raccourci, mais la pente est rocailleuse, les escaliers sont taillés dans la roche. Si la descente a été brutale, le sentier qui longe la berge de la Sungai Tahan, au niveau de la piscine naturelle de Lubuk Simpson est reposant.
Nous repasserons ici demain pour aller au site de Lata Berkok.
La balade est terminée, nous pouvons récupéré au soleil, après 6 heures d'efforts dans cette jungle sombre, riche d'arbres millénaires, aux racines enchevêtrées.
Tout en sirotant un lassi à l'ananas, la soirée est employée à faire une lessive complète de nos vêtements, qui sécherons sur la terrasse de la chambre.
Dans les bureaux de l'agence NKS, Denise achète les billets, pour se rendre aux Cameron Highlands. Départ vendredi matin, le tarif est de 190 Rm. Le voyage va se faire en 2 tronçons :
1re partie : en bateau jusqu'à Kuala Tembeling.
2e partie : en minibus privé, jusqu'à Tana Ratah.
Jeudi 23 janvier 2020
La température est agréable, mais un orage menace. À l'horizon, les nuages noirs sont si bas, qu'ils se marient avec le sommet des arbres des forêts. Le Taman Negara, à cette époque, peut subir une pluviométrie importante.
Nous traversons la rivière en bateau taxi. Au bureau des gardiens, un employé nous signale que les billets achetés hier sont encore valables.
La randonnée pour aller à Lata BerKoh en longeant sur près de 8 kilomètres la rivière Tembeling, nous paraît correcte. Nous progressons sur le sentier, entre les arbres géants, décorés de longs filaments de mousse, et les lianes envahissantes qui s'élèvent vers le ciel à la recherche de la lumière.
Sur le chemin, nous faisons un détour par un passage court, et envahit par la végétation, pour atteindre Bumbun Tabing. C'est un promontoire pour observer les animaux. Nous sommes les seuls voyageurs. La jungle bruisse de mille bruits et au loin, nous entendons des hurlements de singes. Devant nous, même pas la vue d'un seul animal.
Revenus sur nos pas, nous sommes admiratifs devant un arbre géant, ou une fleur multicolore.
L'ambiance dans la forêt est fascinante, entre les bruits continuels des cigales, l'absence d'horizon et la densité du feuillage. Enfin, après 4 heures de marche, nous arrivons sur les berges de la rivière à l'eau couleur cuivrée. Nous passons à gué, l'eau jusqu'aux genoux, pour aller à Lata Berkoh.
C'est une plage de galets, encastrée dans un petit canyon. La cascade n'est pas très spectaculaire. Pas de bain, des insectes tourbillonnent en nombre autour de nous, et puis, il faut retourner sur nos pas...
Le contact, avec ce monde sauvage à les airs d'une petite aventure. Mais cette journée, auprès de l'eau, restera gravée dans ma mémoire... La traque aux sangsues sous la douche ! Les vers sanguinaires se cachent sous les feuilles, et se hissent sur les chaussures des marcheurs. Elles montent le long des jambes pour s'installer dans tous les replis charnus du corps. Leurs morsures sont indolores, mes chevilles et mon abdomen ont des petites plaies en sang... Rien de grave, j'applique un désinfectant et une mèche hémostatique cicatrisante, de notre petite pharmacie.
Enfin, après 4 heures de marche, nous arrivons sur les berges de la rivière à l'eau couleur cuivrée. Nous passons à gué, l'eau jusqu'aux genoux, pour aller à Lata Berkoh.
C'est une plage de galets, encastrée dans un petit canyon. La cascade n'est pas très spectaculaire. Pas de bain, des insectes tourbillonnent en nombre autour de nous, et puis, il faut retourner sur nos pas...
Le contact, avec ce monde sauvage à les airs d'une petite aventure. Mais cette journée, auprès de l'eau, restera gravée dans ma mémoire... La traque aux sangsues sous la douche ! Les vers sanguinaires se cachent sous les feuilles, et se hissent sur les chaussures des marcheurs. Elles montent le long des jambes pour s'installer dans tous les replis charnus du corps. Leurs morsures sont indolores, mes chevilles et mon abdomen ont des petites plaies en sang... Rien de grave, j'applique un désinfectant et une mèche hémostatique cicatrisante, de notre petite pharmacie.
Le contact, avec ce monde sauvage à les airs d'une petite aventure. Mais cette journée, auprès de l'eau, restera gravée dans ma mémoire... La traque aux sangsues sous la douche !
Les vers sanguinaires se cachent sous les feuilles, et se hissent sur les chaussures des marcheurs. Elles montent le long des jambes pour s'installer dans tous les replis charnus du corps. Leurs morsures sont indolores, mes chevilles et mon abdomen ont des petites plaies en sang...
Rien de grave, j'applique un désinfectant et une mèche hémostatique cicatrisante, de notre petite pharmacie.
Vendredi 24 janvier 2020
Hier, à l'agence de transport, le rendez-vous avec un batelier, a été fixé pour 9 heures, au restaurant flottant Mama Chop.
Le pilote démarre du ponton flottant, pour rejoindre Kuala Tembeling Jetty. Nous sommes 5 touristes à monter dans l'embarcation. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, notre appétit de nouveaux paysages est inépuisable. Nous apercevons un village d'Orang Asli de la tribu Batek.
Malgré le bruit infernal du moteur, je comprends les paroles d'un passager, qui nous parle de cette communauté. De nos jours, ils se sont sédentarisés, mais ils vivent en respectant leurs traditions, de l'élevage des buffles, de maraîchage et de la pêche.
Le pilote de la pirogue est expérimenté, il faut être précis pour passer quelques "rapides".
Après deux heures, sur la rivière Tembeling, nous arrivons au débarcadère.
Tout est bien rodé. À midi, un minibus privé se gare dans la gare routière de Jetty Tembeling.
En compagnie d'une dizaine de touristes, nous grimpons dans le véhicule, pour rejoindre la ville de Tanah Rata, située à 80 kilomètres, dans l'État du Pahang.
Le trajet est rapide. Le seul arrêt à l'initiative du conducteur est fait à Kuala Lipi, pour se restaurer. Les brèves pauses supplémentaires se font à notre demande.
Nous traversons de jolies forêts primaires, mais la situation devient désastreuse, la jungle recule face à la culture des palmiers à huile, et dans cette région, d'une production horticole et maraîchère intensive.
Le trajet est rapide. Le seul arrêt à l'initiative du conducteur est fait à Kuala Lipi, pour se restaurer. Les brèves pauses supplémentaires se font à notre demande.
Nous traversons de jolies forêts primaires, mais la situation devient désastreuse, la jungle recule face à la culture des palmiers à huile, et dans cette région, d'une production horticole et maraîchère intensive.
Vers 16 heures, le conducteur nous dépose dans le centre-ville de Tanah Rata, nous sommes dans le centre du pays, sur le plateau des Cameron Highlands.
Sac sur le dos, nous faisons le tour des maisons d'hôtes. La chance est avec nous, la deuxième est la bonne ! La Eight Mentigi Guest-House est bien située sans un quartier paisible. L'accueil est cordial, la chambre correcte, convient à Denise, le wifi est bon et le café et le thé sont proposés à volonté.
Il est facile de s'orienter Tanah Rata, nous arpentons les trottoirs de la seule rue touristique, qui monopolise tous les commerces, les boutiques de souvenirs et les restaurants...
En début de soirée, nous nous dirigeons vers les agences de voyages, mais aucune n'attire notre attention, et à l'hôtel, l'employé à l'accueil, nous a donné un plan des sentiers qui sillonnent les plantations de thé.
Soudain, il se met à pleuvoir, des bourrasques s'engouffrent dans les rues. Ce soir, la douche à l'eau brûlante est la bienvenue.
Samedi 25 janvier 2020
Des croissants au petit-déjeuner ! La Malaisie n'a pas fini de nous surprendre.
Les Cameron Highlands sont situées à une altitude de 1 400 mètres environ, la chaleur qui nous accueillit dans le pays est oubliée, ici un grand bol d'air frais est garanti.
Ce matin, pour nous dégourdir les jambes avant une longue journée de marche dans les plantations, nous dépassons les dernières maisons du village, pour visiter le Sri Subramaniar Temple.
C'est toujours impressionnant de regarder les statues et les divinités hindoues. Certaines semblent sympathiques, alors que d'autres sont effrayantes. En-tout-cas, elles sont très colorées !
Le plateau est réputé pour ses sentiers de randonnées. Un plan dans la main, je choisis l'itinéraire n°10 qui passe au sommet du Gunung Jasar, le volcan qui domine la ville.
L'ascension démarre à 10 heures, lorsque nous dépassons un vieux panneau qui signale le sentier, au niveau de l'hôtel Camélia Garden.
Entre les éboulis, les blocs rocheux et les racines, il faut poser le pied intelligemment pour ne pas tomber. La marche est technique, chacun son style... Des jeunes, des habitués sûrement, ne se posent pas de questions, ils nous dépassent et foncent à grandes enjambées.
La montée, à l'abri du soleil est terminée après une heure d'effort, la vue au sommet est la récompense ! Mais quel gâchis, au loin, se dévoilent sur les flancs des montagnes, d'innombrables serres de maraîchage en plastique.
Maintenant, je prends le plan du sentier n°6. Il faut descendre dans un sentier mal entretenu, la végétation est envahissante, les feuillages coupants.
Je cherche sans succès des repères... De toute façon, il faut toujours descendre. Maintenant, le chemin est boueux et glissant, les dernières pluies ont creusé de grosses ornières.
Des paysans travaillent dans des parcelles, ils cultivent de la coriandre, des choux, des petits-pois et des chayotes. Avec des gestes significatifs, ils nous expliquent leur mode de travail.
Maintenant, nous arrivons enfin sur un large chemin, puis une route goudronnée.
Des paysans travaillent dans des parcelles, ils cultivent de la coriandre, des choux, des petits-pois et des chayotes. Avec des gestes significatifs, ils nous expliquent leur mode de travail.
Maintenant, nous arrivons enfin sur un large chemin, puis une route goudronnée.
Au détour d'un lacet, nous avons une vue de carte postale.
Les collines, sont enveloppées d'un monde végétal, aux camaïeux de verts.
La main de l'homme est passée par là pour exploiter des plantations de thé. Le samedi est un jour de repos pour les employés, il n'y a pas de ramassage des feuilles de théiers.
Le village des employés, est blotti au creux d'un coteau. La vétusté des habitations contraste avec les belles brochures des offices de tourisme, qui vantent la beauté des Cameron Highlands. Les maisons en bois sont disposées en haut d'un talus, des vêtements sèchent sur des fils, nous ne tardons pas dans ce village désert, je n'ose prendre qu'une photo.
Le village des employés, est blotti au creux d'un coteau. La vétusté des habitations contraste avec les belles brochures des offices de tourisme, qui vantent la beauté des Cameron Highlands.
Les maisons en bois sont disposées en haut d'un talus, des vêtements sèchent sur des fils, nous ne tardons pas dans ce village désert, je n'ose prendre qu'une photo.
Il y a plus de deux heures que nous marchons. Au fond de la vallée, nous pouvons allonger le pas, vers les deux principales exploitations de thé, la Cameron Valley tha house et la Bharat Tea Plantation.
Ce n'est pas des champs de thé, mais des "jardins de thé". Malgré la très forte déclivité des collines, les plants de thé sont cultivés droit dans les pentes. Un soin particulier est apporté à la taille des arbustes et à l'alignement des rangées.
Les jeunes feuilles et les bourgeons sont recouverts d'un duvet argenté. Une mer de feuillage, immense et épaisse, recouvre les coteaux, d'une couleur d'un vert, virant progressivement du doux au sombre, du fauve au rouge.
Nous remontons un sentier à travers les champs, vers la route.
Nous croisons des voiturettes de golf, qui transportent les nombreux visiteurs asiatiques. Le thé noir, qui reflète la tradition locale, est particulièrement apprécié des consommateurs des pays voisins.
La boutique de dégustation et les bars sont pris d'assaut, nous ne trouvons que peu de touristes étrangers. Il n'y a pas de transport public.
Vers 15 heures, nous rentrons à Tanah Rata en stop.
Dimanche 26 janvier 2020
L'aube est humide et tiède. La région est réputée pour avoir une pluviométrie importante, même lors des mois les plus secs.
Actuellement, devrait se dérouler les manifestations du Nouvel An chinois, mais seules les guirlandes sont visibles ce week-end. Notre logeur est inquiet, les informations à la télévision ne sont pas bonnes. Les autorités du pays, ont détecté des cas de COVID-19 sur des ressortissants chinois en provenance de Singapour.
Nous prenons un petit-déjeuner gourmand dans une minuscule échoppe de fruits et de légumes. Le patron nous prépare un mélange mangue et pastèque.
Le marché traditionnel de Tanah Rata regroupe quelques producteurs qui sont descendus de leurs villages. Il n'y a pas de touristes chinois ou même malaisiens. L'ambiance est familiale, nous prenons un petit moment pour discuter avec eux.
Il est près de midi, le soleil est haut et chaud, lorsque l'on grimpe dans un bus local (4 Rm les deux billets) en direction de Brinchang, une bourgade à 5 kilomètres. C'est la deuxième ville des Cameron Highlands.
Si Tanah Rata est fréquentée par les Occidentaux, les commerces et les restaurants de Brinchang, attirent essentiellement le tourisme chinois.
Un immense embouteillage bloque la circulation : pour la fête du Nouvel An, les Chinois retournent dans leurs villages d'origine.
Nous descendons du bus à l'entrée de la ville. Le centre n'a rien d'attrayant, la population vit dans de grands bâtiments gris et laids. Tout est fait pour attirer la clientèle chinoise : les inscriptions, les écriteaux et les informations, sont écrits en mandarin, et les restaurants ne proposent que des spécialités... Chinoises.
À l'entrée de la cité, le temple hindou Sri Thendyuthapany Swami est aussi beau que son nom est long. Dans cette atmosphère sereine, nous flânons entre des statues très colorées, représentant Muruga, Vinayagar et Amman.
Nous avançons, en sautant de la chaussée embouteillée, aux trottoirs encombrés par des cartons et des étals de souvenirs. Un marché, permet à des commerçants ambulants, qui n'ont pas les moyens d'ouvrir une boutique, de commercer.
Autour des étals, les gens se pressent et nous bousculent, les foulards des femmes éclatent de couleur. Ça parle, ça crie, ça bouge, dans une ambiance décontractée.
Dès le dernier grand immeuble dépassé, nous nous arrêtons chez Arked Peladang Cameron. C'est une galerie marchande, qui regroupe des boutiques de plantes, de cactus et la fraise, sous toutes ses formes.
À Brinchang, il y a la fraise et les papillons...
La Ferme aux Papillons (le tarif est de 10 Rm) est située à Kea Farm. C'est un enclos construit sur la pente d'une colline, entre un grand marché, où la fraise est reine et des serres en plastique, à l'hygiène immondes.
Quelques papillons volettent autour de nous, mais nous apercevons de pauvres mammifères qui méritent des soins. Nous quittons les lieux rapidement et en pestant. Pour nous, la visite ne se justifie pas. Nous revenons vers le centre-ville.
Nous rentrons à pied à Tanah Rata... Et ce choix est le bon.
Le soleil est haut et chaud, nous profitons des allées ombragées du terrain de golf.
Le quartier, appelé Taman Sedia, est constitué de jolies maisons colorées. L'activité des habitants, est dédiée à la culture du durian et de la fraise.
Ici, les gens font la queue devant les boutiques et les bars connus. Nous prenons un Fresh Milk Boba, une boisson à la fraise !
Le séjour dans les Cameron est terminé, demain, nous allons prendre la direction d'Ipoh dans l'État du Perak.
Ici, les gens font la queue devant les boutiques et les bars connus. Nous prenons un Fresh Milk Boba, une boisson à la fraise !
Le séjour dans les Cameron est terminé, demain, nous allons prendre la direction d'Ipoh dans l'État du Perak.
Avis sur la 1ère partie du voyage en Malaisie
Malacca
Une ville très tranquille, que nous avons adoré. Son centre historique mérite le classement au patrimoine mondial de l'humanité. Des monuments et des édifices colorés, et une architecture préservée. Quel coup de cœur de flâner dans les rues commerçantes, sillonnées par les trishwas ultra-kitsch. Découvrir une cuisine exotique multiculturelle, aux mille saveurs.
Malacca, une très jolie découverte !
Ile Tioman
Nous avons adoré l'ile pour son calme et sa diversité. Tioman est un petit paradis, encore méconnu du tourisme de masse, nous avons bien profité des fonds marins et de la forêt tropicale à la végétation exubérante.
Pour un séjour réussi :
- Un simple masque et un tuba, pour l'observation des riches et exceptionnels fonds marins.
- De bonnes chaussures de marche pour crapahuter et explorer la jungle tropicale.
- Des possibilités d'hébergements à moindre coût, les pieds dans l'eau.
Taman Negara
Chaleur et humidité, bienvenue dans le Parc National...
Des sentiers bien balisés, pour la randonnée en solo. Le parc est touristique, mais seulement sur les sentiers de la Canopy Walkway .
En produisantquelques efforts, l'éloignement nous a apporté la solitude, dans une végétation incroyable. Tout est démesuré, les plantes, les arbres, les lianes et les racines... Pour espérer approcher les gros mammifères, il faut aller beaucoup plus loin.
Cameron Highlands
La région est réputée pluvieuse, nous avons été chanceux. De la fraîcheur et un ciel bleu lors de nos sorties.
L'Architecture et la "morosité" des deux villes sont à oublier. Il faut occulter aussi les serres en plastique qui défigurent les montagnes.
Quel plaisir de randonner sur les sentiers n° 10 et n° 6. La fin du petit trek offre un superbe panorama sur les "jardins de thé".
Fin de notre 1ère partie en Malaisie
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _
La 2ème partie
IPOH
ILE DE PANGKOR
ILE DE PENANG ET GEORGETOWN

/image%2F1530467%2F20260123%2Fob_7623eb_880img-4.jpg)
/image%2F1530467%2F20260125%2Fob_5a2b71_p-20181124-112025-largejpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20260124%2Fob_366ce2_image-1530467-20260123-ob-5c1cfb-villa.jpg)
/image%2F1530467%2F20260130%2Fob_26bc54_capture-d-ecc81cran-2017-04-13-acc80-1.png)



/image%2F1530467%2F20260130%2Fob_052bdc_pict0079.jpg)
/image%2F1530467%2F20260130%2Fob_a3e80a_pict0135.jpg)
/image%2F1530467%2F20260130%2Fob_c1c445_pict0136.jpg)



/image%2F1530467%2F20260130%2Fob_bdd279_pict0549.jpg)


/image%2F1530467%2F20260131%2Fob_23d2e7_pict0214.jpg)

/image%2F1530467%2F20260131%2Fob_a6f92b_pict0200.jpg)


/image%2F1530467%2F20260131%2Fob_b89803_tioman-map-638x1024.gif)

/image%2F1530467%2F20260203%2Fob_a834c1_photo2jpg.jpg)
/image%2F1530467%2F20260204%2Fob_bcee44_gate.jpg)